III.10 La Classe des Rhodophycées.

L'étude des Algues rouges est difficile. Au grand nombre de leur représentants répond la diversité des types d'organisation, des modes de vie et surtout des cycles de reproduction qui sont plus compliqués que dans les autres classes. 

L'originalité physiologique des Rhodophycées consiste dans le présence d'un pigment hétéroprotidique , à noyaux pyrroliques, comme la chlorophylle et l'hémoglobine  ( mais sans métal ) , la phycoérythrine. On sait que la lumière est absorbée par l'eau d'une manière inégale suivant la couleur , les radiations de grandes longueurs d'onde  ( rouges puis vertes ) étant beaucoup plus absorbées , de sorte qu'à partir de quelques mètres de profondeur, la lumière est presque privée de ces radiations  qui sont précisément les plus actives pour la photosynthèse. La phycoérithrine rouge absorbe sa couleur complémentaire verte et transfère l'énergie correspondante sur le système chlorophyllien ( fig 20 ); ce qui explique que la proportion relative des algues rouges augmente avec la profondeur . 

Scan0009 1fig1 

Les algues rouges ne produisent pas d'amidon proprement dit, mais un glucide de plus faible poids moléculaire , analogue au glycogène, appelé "amidon floridéen" qui se colore en brun et non en bleu par l'iode. Beaucoup de Rhodophycées vivent en épiphytes sur d'autres Algues . Certaines sont liées à une espèce-supportdéterminée, pénètrent souvent le thalle de l'hôte par des filaments et peuvent être considérées comme hémiparasites. Quelques unes sont dépourvues de pigments assimilateurs et réellement parasites.

La reproduction ne fait jamais intervenir d'éléments flagellés . La fécondation est comparable à une oogamie dans laquelle les gamètes mâles ( spermaties ) sont dépourvus de mobilité et transporté passivement sur une partie réceptrice de l'oogone , le trichogyne. Ce mécanisme se retrouve chez une partie des ascomycètes supérieurs que l'on a parfois , pour cette raison , interprétés comme dérivés des Floridées. 

Scan 64

fig2

Les Rhodophycées comportent deux sous-Classes d'importance très inégale,

a) Bangiophycidées

Algues rouges, la plupart marines, de structure simple unicellulaire ( Rhodosorus, Porphyridium ), en lame ( Porphyra) ou en tube ( Bangia ).

La morphologie et la reproduction de Porphyra sont représentées par la figure fig 2

b) Floridées

C'est la principale sous-classe, qui s'identifie pratiquement à la classe. L'appareilvégétatif est évolué et la reproduction complexe, comportant deux ou souvent trois générations .

Les Floridées comprennent une dizaine d'ordres, dont l'étude est difficile et ne sera pas présentée ici, d'autant plus qu'elle serait essentiellement descriptive. Nous nous limiterons à quelques exemples caractéristiques.

Chez les Némalionales la reproduction ne fait intervenir que deux phases  ( cycle digénétique ). La figure 3 représente le cas d'un Némalion et les figures 5 A et B une Floridée qui par exception est d'eau douce , le Batrachospermum.

Scan 65fig 3

Dans les autres ordres ( dont les principaux sont les Gigartinales, les Rhodyméniales, les Cryptonémiales et les Céramiales ) le cycle est généralement trigénétique , la figure 4 décrit un tel cas , celui d'un Polysiphonia,

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et la figure 5 représente le thalle de divers genres.   

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Date de dernière mise à jour : 26/10/2015