Ecologie végétale générale 1

Ecologie végétale générale

 

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On distingue en général trois secteurs conventionnels qui, en réalité, s'interpénètrent.

a) Ecologie mésologique ou mésologie : c'est l'étude du milieu physique, elle s'intéresse à l'analyse et à la mesure des facteurs de l'environnement  - traduisez des conditions de vie - dans l'habitat et fait appel à divers facteurs :

- climatiques,  =  écoclimatologie : rayonnement solaire, air, précipitations, vent, CO2 ( animaux ) , O2 (végétaux),luminosité, photopériodisme. Ces facteurs agissent de manière directe ou indirecte sur la croissance, la production de biomasse, la fécondité, etc... 

édaphiques = édaphologie : le sol est le principal substrat physique principal de la vie, voir géologie, pédologie, hydrologie...

En application, les principaux caractères sylvicoles des des essences belges et du Nord de la France . 

 


 

b) Ecologie spécifique ou auto-écologie : c'est l'étude du comportement écologique des organismes considérés de manière individuelle ou comme population d'une espèce ou de plusieurs espècesq qui vivent dans un même contexte .

Le concept de base de l'auto-écologie est l'adaptation . Il répond à la question de savoir comment se comportent loes animaux et (ou) les végétaux vis à vis du milieu, c'est - à - dire des facteurs qui leurs sont extérieurs.

L'auto - écologie peut se subdiviser en autant de branches qu'il existe de catégories d'organismes ( par exemple : poissons, mammifères...), écologie végétale ( céréales, plantes ligneuses, aquatiques, épiphytes). 

L'adaptation, c'est la propriété que possède tout organisme à vivre et à se survivre ( reproduction ), dans certaines conditions d'environnement physique et social.

Dans la nature, il n'existe pas de "vides" à cause de la diversité des adaptations : tous les habitats, même les plus extrêmes , comportent un minimum d'organismes.

On distingue plusieurs types d'adaptation :

1) L'adaptation spécifique ou préadaptation : c'est l'adaptation innée que les organismes héritent et se transmettent par voie génétique et qui leurs permettent de vivre dans les conditions du milieu. Elle se traduit par des exigences +/- larges ou étroites à l'égard de l'environnement physique et social. Elle gouverne la distribution et la localisation des espèces dans la nature

L'adaptation spécifique garantit la survie de l'espèce : il faut la caractériser par rapport à la fécondité, la reproduction et la multiplication de l'espèce.

Ex: On peut cultiver beaucoup de plantes dans des climats et sur des terrains différents de leur habitat naturel, mais elles ne se reproduisent naturellement que dans leur pays naturel Belgique ...)..

L'adaptation spécifique  est de nature génotypique ; elle peut donc varier d'un individu à l'autre, différer d'une race ou d'une variété génétique à l'autre. ( races climatique = climatypes : races écologiques ou écotypes ).

NB: Le milieu peut sélectionner dans une population des nouvelles lignées adaptées autrement ( mouches résistantes aux insecticides ), c'est le phénomène d'adaptibilité, ce phénomène n'est pas exceptionnel hez les espèces à vie brève ( virus, levures, bactéries, mouches ) ; l'adaptabilité est plus exceptionnelle chez des êtres à vie +/- longue mais également possible ( écotype résistantsà certains insecticides ).

2) l'adaptation individuelle ou accommodation.

Au cours de son développement un organisme acquiert l'aptitude à s'accommoder de conditions écologique qui s'écartent des normes propres à l'espèce. L'accommodation est purement somatique et non transmissible . Elle assure la survie de l'individu.  

Ex : petite taille alimentation chronique ; économie d'effort ou de nourriture.

- feuilles d'ombre ( économie dans l'utilisation de l'éclairement disponible ) et de lumière.

- la Sagittaire : types de feuilles selon le milieu.

- aspect de deux pissenlits , sur vieux mur et en prairie.

3) l'adaptation statistique.

Des individus différents appartenant à des familles différentes qui vivent dans un même type de milieu présentent souvent des caractères morpho-physiologiques convergents, qui leur procurent la même qualité d'adaptation ( c'est ce que l'on appelle le phénomène de convergence épharmonique. 

par exemple : des mammifères aquatiques ont une forme apparentée à celle des poissons et les membres sont transformés en nageoires , chez les végétaux, les cas de convergence sont fréquents ; il en est de même pour les cas de divergence : des espèces très proches ( renoncuel rampante et bulbeuse ), peuvent présenter des traits adaptatifs différents si elles vivent dans des milieux très contrastés.

Les phénomènes de convergence permettent de classer les espèces ( végétales ) en un certain nombre de types fondamentaux d'adaptation qu'on appelle formes biologiques.

4) concepts autoécologiques importants :

Notion de facteur limitant et loi du minimum

Tous les facteurs écologiques sont susceptibles de se comporter comme des facteurs limitant lorsqu'ils atteignent des valeurs incompatibles avec la vie d'une espèce. Par exemple, en Belgique, le charme n’est pas en place au delà de 500 m d’altitude.

Découverte en 1840, la loi du minimum dit que " la croissance des végétaux n'est possible que si tous les éléments minéraux sont présents en quantité suffisante dans le sol " ou encore que " Le rendement d'une culture dépend alors uniquement de l'élément nutritif dont la quantité vient à manquer."

L'interaction des facteurs écologiques est déterminante dans la loi du minimum. Par exemple, le zinc serait pour les plantes moins nécessaire lorsque les sols se trouvent à l'ombre.

Loi de tolérance (ou loi de Shelford)

Pour tout facteur de l'environnement, il existe un intervalle de tolérance pour un bon déroulement de la vie. La loi du minimum peut être considérée comme un cas particulier de cette loi de tolérance. Il existe pour chaque facteur une zone optimale, une borne inférieure (carence) et une borne supérieure (excès).L'intervalle de tolérance est plus ou moins large en fonction de l'espèce. Les espèces à large amplitude sont dites euryoeciques tandis que les espèces à faible amplitude sont sténooeciques.Exemples :Le pin sylvestre des forêts boréales est eurytherme (- 45°C à + 30 °C) alors que le hêtre est mésotherme.

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Endémisme et vicariance

L’endémisme désigne la tendance des plantes et des animaux à être naturellement confinés dans une région particulière. On peut envisager l’endémisme à plusieurs niveaux géographiques : une chaîne de montagnes, un lac, une île, un pays ou même un continent. Le terme est souvent utilisé au niveau de l’espèce mais il peut également s’appliquer aux sous-espèces, genres, familles ou autres groupes taxonomiques (par exemple : les lémuriens de Madagascar).

L’endémisme est préservé par des « barrières » qui s’ opposent à la migration des espèces concernées. Plus longtemps une région est restée isolée des autres régions similaires, plus sa proportion d’espèces endémiques sera élevée. Des îles très anciennes telles que Madagascar et la Nouvelle-Zélande ont un taux d’endémisme très élevé. Les régions méditerranéennes comportent également untaux élevé d’endémisme.

L’endémisme a deux origines principales :

-l ’apparition de nouvelles espèces ou processus de spéciation liées à l’isolement géographique.Ce sont les espèces «néo-endémiques » puisque l’endémisme provient de l’apparition de nouvelles espèces. Plus un territoire isolé est ancien (exemple : une île), plus son taux d’endémisme est élevé(ex : Madagascar, Chypre en Méditerranée, renforcé par le fait que cette île se trouve à la croisée detrois zones biogéographiques : européenne, africaine et asiatique).

-Une espèce peut devenir endémique sur une aire géographique restreinte et isolée si elle a disparu partout ailleurs sur son ancienne aire de répartition. Ce sont les espèces «paléoendémiques». Il en est ainsi d’un type de végétation qui existait en Afrique du Nord et aux îles Canaries. La désertification a éliminé cette flore du continent africain mais des vestiges subsistent aux Canaries.

Les îles comportent généralement nombre d’espèces endémiques. Les massifs montagneux et les lacs peuvent aussi avoir un taux d’endémisme élevé.

Ainsi, le lac Tanganyika contient beaucoup d’espèces endémiques.

Autre exemple, le Lac Baïkal, dans l’est de la Russie, comporte plus de 60 % d’espèces endémiques (sur un total de plus de 3.500 espèces) malgré le fait qu’il soit relié à la mer glaciale arctique. Ainsi, une famille d’éponges (Lubomirskiidae) unique au monde s’y trouve, certains sujets pouvant dépasser 1 m de haut. Certaines espèces de poissons ne ressemblent à aucune autre au monde. Il en est ainsi de la « Golomianka », petit poisson de 12 à 25 cm au corps blanc transparent tirant sur le rose et dont on raconte qu’on peut lire le journal à travers son corps ! D’autres espèces de poissons comme l’omoul semblent avoir migré depuis l’océan glacial arctique et se seraient adaptées sur place (cette espèce comme d’autres a été mise en danger par la construction d’un barrage sur le fleuve Angara

Un des animaux les plus représentatifs de l’endémisme au lac Baïkal est une espèce de phoque qui descendrait du phoque annelé de l’arctique et qui aurait évolué progressivement. Ses griffes sont plus importantes pour mieux accrocher la glace plus dure que celle de l’arctique ; ses dents correspondent à une alimentation de plus petits poissons et ses globes oculaires plus gros lui permettent des plongées plus profondes. Il y en aurait approximativement 68.000 au lac Baïkal ; leur poids moyen étant de 50 kg avec des sujets jusqu’à 150 kg pour 1m 80.Le kiwi de Nouvelle-Zélande est un autre exemple d’endémisme.

Les activités humaines modifiant l’aire de distribution des plantes et des animaux, on considère seulement l’aire de distribution naturelle des espèces lorsqu’on parle d’endémisme.La Wallonie compte une espèce endémique : la joubarbe d’Aywaille (Sempervivum funckii var aqualiense) qui croit sur les falaises siliceuses du « Heyd des Gattes », cette variété étant seulement connue en Belgique.

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Les espèces endémiques se montrent particulièrement sensibles sur le plan de la conservation de la nature.

On dit d’un taxon qu’il est vicariant d’un autre lorsqu’on le trouve dans un habitat naturel similaire mais séparé géographiquement et qu’il occupe un rôle écologique similaire.

Les pinsons de Darwin (ou pinsons des Galapagos) sont 13 ou 14 espèces de même taille et denmême couleur mais à la taille et à la forme du bec différente. Ces variations s’expliquent par les différences de nourriture de chaque espèce.

En réalité, chacune de ces espèces occupe une île différente et l’isolement géographique a mené à la formation d’espèces distinctes à partir d’ancêtres communs, un lien étant établi entre la végétation, le régime alimentaire de l’espèce et la forme du bec.

Des évolutions causées par des changements environnementaux ont encore lieu, comme par exemple la sécheresse qui influence la végétation en favorisant les plantes à graines enveloppées dans une coquille résistante, ce qui se répercute à son tour sur un renforcement de la taille du bec.


 

c) Ecologie des ensemble ou synécologie  

I . DEFINITION DE LA DISCIPLINE 

C'est l'étude des communautés végétales ou animales en association  ; l'étude de leur organisation, de leur fonctionnement, de leur rapport avec l'environnement.

L'écologie accède ainsi au niveau plus complexe des phénomènes biologiques, celui des rapports sociaux.

Le concept de base de la synécologie est celui d'intégration , c'est celui de l'Ecosystème.

La synécologie se décompose en autant de branches qu'il y a de catégories de milieux : écologie aquatique et terrestre ; écologie du désert, de la steppe, de la savane, de la savane, du champs cultivé  ( betterave, froment, pomme de terre ), de la forêt mélangée naturelle, de la peupleraie, de la pessière, du verger, du champs de fraisiers , etc...

II. LA SYNECOLOGIE  -  LES ECOSYSTEMES  

II.1 Intro.

C'est au siècle dernier, que l'on s'est aperçu - les chasseurs de gros gibier notamment- de la nécessité de certaines restrictions pour maintenir le taux de certaines populations. Et plus tard , que la disparition d'espèces animales, que la dégradation de certains paysages naturels étaient dus à l'intervention anarchique de l'homme. Progressivement, on assista à la création de réserves naturelles ( 1872 : Yellowstone dans les montagne rocheuses aux USA ), mais c'est au cours de ces 40 dernières années que la situation s'est dramatisée, par suite de l'accroissement démographique , de mauvaises pratiques agricoles, forestières, l'épandage inconsidéré de pesticides, l'envoi dans l'atmosphère et les eaux de déchets de manière abusive ...,...,...

C'est de ces diverses circonstances que l'on a pris conscience de l'écologie , science de synthèse, en dehors de toute considération sentimentale ou passionnelle, politique ( !!!). Hors, l'écologie, la synécologie, est généralement ignorée et du grand public et des pouvoirs politiques  - exemples tristement célèbre de l'Amoco-cadiz et du Torrey-canyon : les détergents utilisés pour combattre le pétrole ont fait plus de mal que de bien ! ... 

II.2 Notion de Biome ou biocénose ( biocoenose)

II.2.1 Définitions

On appelle biome : un ensemble biologique complexe composé d'animaux et de végétaux de toutes tailles , réunis par des liens variés dont les principaux sont des liens alimentaires.

pour certains biome : =

  • Tout type de biocoenose
  • Formation végétale et tout ses habitants 

 

Un biome (du grec bio = vie), appelé aussi macroécosystème, aire biotique, écozone ou écorégion est un ensemble d'écosystèmes caractéristique d'une aire biogéographique et nommé à partir de la végétation et des espèces animales qui y prédominent et y sont adaptées. Il est l'expression des conditions écologiques du lieu à l'échelle régionale ou continentale  : le climat qui induit le sol, les deux induisant eux-mêmes les conditions écologiques auxquelles vont répondre les communautés des plantes et des animaux du biome en question.

Les biomes terrestres sont décrits par la science de la biogéographie. La classification écologique des terres définit le vocabulaire utilisé pour évaluer la taille de ces zones du micro-habitat à la biosphère. Leur concept embrasse les notions de communauté, d'interaction entre sols, plantes et animaux.

A l'échelle de la planète, les biomes sont de vastes écosystèmes caractérisés par un type de végétation dominant susceptible d'occuper de grandes surfaces. La conjonction de deux facteurs écologiques fondamentaux, température et pluviométrie, détermine,dans une large mesure, le type de biome et son étendue. Pour la végétation, aller de l'équateur au pôle revient à escalader une montagne. De manière générale, une élévation de 100 m correspond à un déplacement de 100 km vers le pôle. On retrouvera donc à une altitude donnée l'équivalent d'un biome caractéristique d'une certaine latitude. Les grands biomes sont :

la toundra est un biome circumpolaire situé entre forêt et glace. Le sol y reste gelé en permanence en profondeur. La saison de végétation ne dépasse pas 60 jours. La température moyenne du mois le plus chaud ne dépasse pas 10°C. La toundra se compose de pelouses, de petits arbustes, d’arbres nains, de lichens et de tourbières. On retrouve un équivalent dans les tourbières d'altitude situées dans les Alpes, les Vosges ou le Jura.

 

La forêt boréale de conifères ou taïga est présente aussi bien en Eurasie qu'en Amérique du Nord.Son équivalent dans les Alpes se situe entre 1500 et 2000 m. Elle exige deux mois consécutifs sans gelée où les températures moyennes restent supérieures à 10 ° C. C'est la plus vaste forêt du monde. Les sols y sont généralement pauvres; la litière se décompose mal. Les conifères sont adaptés à la rudesse des conditions de végétation (épicéas à cime étroite).

 

La forêt tempérée feuillue à feuilles caduques est le type même de biome de nos latitudes. En altitude, on la retrouve jusque vers 1500 m. La température moyenne annuelle se situe entre 4 et 12 ° C et la pluviosité annuelle est comprise entre 600 et 1500 mm. Quatre saisons sont généralement bien marquées.

 

Les écosystèmes méditerranéens se retrouvent dans les zones tempérées chaudes, avec une période de sécheresse estivale de trois mois ou plus. Chênaies (chêne vert, chêne liège, chêne pubescent, maquis sur sol acide, garrigue sur sol calcaire).

 

La steppe tempérée (prairie américaine). Les précipitations inférieures comprises entre 250 et 750mm d'eau par an sont insuffisantes à la forêt. La végétation est formée d'étendues de graminées à feuilles adaptées à la sécheresse, parsemées de plantes à bulbes et à rhizomes et parcourue par des troupeaux de grands herbivores.

 

Les déserts se retrouvent dans les zones où il pleut moins de 200 mm par an. La végétation, très clairsemée et pauvre supporte la sécheresse et la chaleur. Les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit peuvent être élevées.

 

La savane tropicale se compose d'herbes hautes avec des arbre isolés (baobab, acacias…). Elle se développe entre les tropiques partout où les précipitations sont insuffisantes pour permettre l'installation des écosystèmes forestiers. On y retrouve une saison sèche et une saison des pluies.

 

La forêt ombrophile équatoriale. C'est la forêt pluvieuse toujours verte. C'est le biome le plus complexe et de loin le plus riche en espèces de la biosphère. Il y tombe de 1800 à 4000 mm (voire plus) d'eau par an; les pluies étant réparties de manière régulière tout au long de l'année. Les conditions climatiques y restent constantes.

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 Influence combinée des facteurs géographiques climatiques sur les écosystèmes (en réalité les écosystèmes influent aussi rétroactivement sur le climat et produisent du relief, sur le très long terme

En écologie, un biote ou biota [du grec βίος, vie] est l’ensemble des organismes vivants (flore, faune et champignons ainsi que les micro-organismes tels que bactéries, levures, microchampignons…) présents dans un habitat (naturel, semi-naturel) ou biotope particulier, ou un lieu ou une région précise.

 Par particularisation, on parle de microbiome, pour désigner l'espace de vie du microbiote.

Le microbiote est l'ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus) vivant dans un environnement spécifique (appelé microbiome). Par exemple, le microbiote intestinal, anciennement appelé flore intestinale, constitue l'ensemble des microorganismes vivant dans l'intestin (environ 100 000 milliards, soit au moins deux fois plus que le nombre moyen de cellules de l'organisme. Au même titre que le microbiote intestinal (et plus généralement du microbiote de l'organisme humain), il existe également un microbiote du sol et de l’océan.

Parmi les êtres vivant qui composent un biome, on distingue 3 niveaux :
 

Les producteurs : organismes autotrophes qui produisent des matières organiques ( glucides, lipides, protides,...). Ces matières organiques proviennent de l'activité photosynthétique ; réactions chimiques activées par l'énergie solaire.

Les consommateurs se nourrissent de matières organiques élaborées par les producteurs

Consommateurs de premier ordre : herbivores mangeant les plantes

Consommateurs de second ordre : carnivores mangeant les herbivores ( belettes, putois, renards, loups, ........)

Consommateurs de troisième ordre : carnivores mangeant des carnivores ( puces, poux, tiques, Aigle mangeant des éperviers,....)

Les décomposeurs ou bioréducteurs : c'est ma multitude d'animaux de petite taille , de champignons, bactéries, insectes → Cadavres, excréments, décomposant la matière organique et assurant ainsi la minéralisation.

Pyramides

Image empruntée à http://users.skynet.be/the.fly/htm/ecologie/pyradia1.htm

L'ensemble des liens s'établissant entre les différents organismes du biome aboutit à la constitution d'une structure qui le caractérise

En allant de la plus étendue à la plus petite dans biocénoses, on distingue :

 

- Les communautés majeures qui sont au nombre de trois : les communautés terrestres (vivant sur la terre émergée), les communautés dulcicoles ou dulçaquicoles (qui vivent dans l'eau douce) et les communautés marines.

- Les biomes, formations ou complexes

Comme nous l'avons vu : le biome est un groupement de physionomie homogène qui s'étend sur une aire géographique assez grande et dont l'existence est sous le contrôle du macroclimat.

En fonction de la latitude, la succession des grandes biomes continentaux est la suivante : la forêt tropicale humide ou forêt dense équatoriale, la forêt sèche tropicale ou forêt claire, les savanes tropicales ou prairies tropicales, les déserts, la forêt méditerranéenne ou maquis méditerranéen, les forêts de feuillus caducifoliés (présentes seulement dans l'hémisphère Nord), les steppes ou prairies tempérées d'Amérique du Nord, la Taïga ou forêt boréale des conifères et la Toundra. Cette zonation latitudinale des biomes est très difficile à établir pour les écosystèmes marins à cause de l'homogénéité due aux courants marins et à l'absence des barrières géographiques.Sans 92

 

 

- Les associations 

Ce sont des groupements d'espèces (ou communautés) plus ou moins localisés et définissables avec précision. Ils constituent les biocénoses proprement dites. C'est le cas, par exemple, d'une palmeraie ou d'un champ qui constitue une association avec sa faune et sa flore.

- Les Synusies 

Il s'agit des micro-associations ou des fragments de biocénoses. Un cadavre en décomposition, un tronc d'arbre mort, la surface d'un rocher hébergent des communautés très restreintes ou synusies.

II.2.2 Descripteurs des biocoenoses

Les biocénoses se définissent quantitativement par un ensemble de descripteurs qui prennent en considération l'importance numérique des espèces qui les constituent. La description de la structure de la biocénose ne peut se faire qu'à travers les paramètres tels que l'abondance (densité), la richesse spécifique, la dominance, la diversité spécifique, la fréquence...

- l'abondance

Elle correspond au nombre d'individus par unité de surface ou de volume. Comme il n'est pas toujours facile d'évaluer exactement l'abondance des espèces, les écologues se contentent souvent d'établir des catégories d'après des estimations plus ou moins précises et adoptent six classes d'abondance. Ils utilisent des chiffres allant de 0 à 5 pour exprimer cette abondance. Selon que l'espèce est absente, rare et dispersée, assez abondante, abondante, très abondante ou qu'il s'agit d'un peuplement pur on a respectivement les coefficients 0, 1, 2, 3, 4, 5.

- La diversité 

C'est le descripteur qui désigne la richesse d'une biocénose en espèces. Ce paramètre est fondamental car il permet de comparer la richesse en espèces de deux biocénoses. La diversité spécifique exprime la richesse d'un peuplement donné (c'est-à-dire le nombre plus au moins grand d'espèces qui le compose).

L'abondance relative de ces différentes espèces, appelé équitabilité. La diversité peut s'exprimer par plusieurs indices dont le plus couramment utilisé et celui de SHANNON H'

H' = -

où ni est le nombre d'individus de l'espèce i et N le nombre total d'individus.

Connaissant l'indice de Shannon on peut calculer l'équitabilité :

 

 H' est l'indice de diversité de Shannon et S la richesse spécifique du peuplement.

La valeur de l'équitabilité varie de 0 à 1. Elle est égale à 1 lorsque toutes les espèces ont la même abondance et tend vers 0 quand la quasi-totalité des effectifs est concentrée sur une seule espèce.

- La dominance 

C'est un paramètre d'ordre quantitatif qui sert à décrire la structure d'un groupement végétal. Le degré de dominance d'une espèce par rapport aux autres est évaluée à partir du recouvrement c'est à dire la surface du sol couverte par l'espèce. Il existe cinq coefficients de dominance. Le coefficient 1 correspond à un recouvrement inférieur à 5 %, le coefficient 2 à un recouvrement compris entre5% et 25 %, le coefficient 3 à un recouvrement de 25 à 50 %, 4 à un recouvrement de 50 à 75 % et le coefficient 5 à un recouvrement supérieur à 75 %.

Lorsqu'une espèce est présente en très petit nombre, son recouvrement ne peut pas être estimé. Son degré de dominance est seulement mentionné par le signe + qui signifie présence ponctuelle.

- la structure 

Elle correspond à la disposition des individus de diverses espèces les unes par rapport aux autres (structure verticale et horizontale)

- la fréquence 

C'est le rapport entre le nombre d'individus d'une espèce et l'effectif total. Elle s'exprime en pourcentage. 

Une biocénose est composée d’êtres vivants pouvant vivre en interaction directe entre eux ou non mais étant toujours en interaction avec le milieu commun à tous. Ainsi deux plantes vivant dans le même milieu (biotope) peuvent n’avoir aucun échange direct, mais elles ont chacune une action sur le milieu ce qui peut avoir des conséquences sur l’autre espèce. Par exemple, dans un champ, la mauvaise herbe peut puiser plus vite les nutriments de la terre ce qui empêchera le jeune plant de  blé qui se trouve à côté de bien pousser.

donc : 

En écologie, une biocénose est un ensemble d'êtres vivants de toutes espèces,végétales et animales, coexistant dans un espace défini (le biotope), et qui offre

 

les conditions extérieures nécessaires à leur vie. Un biotope et une biocénose constituent un écosystème.

 

Le terme de biocénose fut inventé par Karl August Möbius, alors qu'il étudiait les huîtres. Il avait remarqué que, chez ces animaux, il fallait placer le cadre d'étude non pas au niveau de l'individu, mais de l'ensemble des individus.

 

En agriculture, le champ cultivé et son environnement immédiat sont définis comme une agro biocénose. Une autre approche est aussi de voir la biocénose en la divisant en phytocénose,

 

ne concernant que les espèces végétales et la zoocénose, ne concernant que les espèces animales. Si on résume c’est l’ensemble des êtres vivants qui peuplent un écosystème.

 

Actuellement, on considère la biocénose comme un ensemble des communautés animales et végétales vivant dans un milieu naturel déterminé. Le milieu naturel dans lequel vivent ces communautés est le biotope.

II.2.3 Evolution des biocoenoses

Les biocénoses évoluent. Les causes de cette évolution sont :

 

- l'action, la réaction et la coaction

 

L'action est l'influence exercée par le biotope sur la biocénose. Elle se manifeste de façon très diverse et les conséquences en sont très variées. Parmi ces conséquences, notons l'apparition des adaptations morphologiques et écologiques, le maintien ou l'élimination de certaines espèces et la régulation de leur abondance.

 

La réaction est l'influence exercée par une biocénose sur son biotope. Elle peut se manifester par la destruction, l'édification ou la modification du milieu.

 

La coaction est l'influence que les organismes exercent les uns sur les autres dans leur milieu naturel.

 

- Les facteurs climatiques

 

L'influence des facteurs climatiques est particulièrement évidente. Les changements qui se sont produits pendant les périodes glacières et interglaciaires du quaternaire qui ont modifié les distributions de la faune et de la flore dans certaines régions du globe en constituent bon exemple.

 

- Les facteurs géologiques et édaphiques

 

Les phénomènes géologiques comme l'érosion, la sédimentation, l'orogenèse, le volcanisme peuvent modifier profondément le biotope pour provoquer un changement considérable dans la biocénose. L'évolution des sols sous l'action combinée du climat et des organismes entraîne une évolution parallèle de la flore.

 

- Les facteurs biologiques

 

Ce sont les plus fréquents Ils agissent plus rapidement que les autres facteurs. L'action de l'homme est, sans doute, le facteur biologique le plus important de l'évolution des biocénoses. Les incendies, les déforestations, les introductions volontaires ou non des espèces nouvelles (espèces exotiques) dans un milieu constituent quelques-unes unes des interventions humaines capables de faire évoluer rapidement les biocénoses.

 

II.3 Notions de biotope et d'écosystème.

Aux éléments qui forment le biome, s'ajoutent ceux qui forment l'environnement ou biotope : il faut prendre en considération, non seulement les différentes interactions entre organismes , mais aussi celles existant avec le milieu.

La nouvelle dimension est celle d'écosystème

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II.3.1 Définition de l'écosystème

C'est un ensemble fonctionnel comportant une communauté d'êtres vivants et leur environnement : climat, sol et facteurs géographiques au sens le plus large :

ECOSYSTEME = BIOCOENOSE + ENVIRONNEMENT ( BIOTOPE ) 

Dans l'écosystème s'élaborent, circulent, s'accumulent, se transforment les matières organiques et minérales par l'action métabolique des organismes soumis à l'environnement biologique.

Une biocénose est un ensemble d’être vivants vivant dans un lieu de vie bien défini que l’on appelle le biotope.

A la partie animale d'une biocénose, on applique le terme spécifique de zoocénose. pendant que la partie végétale de la biocénose constitue la phytocénose .

La biocénose et son biotope forment deux éléments inséparables qui agissent l'un sur l'autre pour former un système plus ou moins stable dénommé Ecosystème. En d'autres termes l'écosystème a deux composantes : l'une organique, la biocénose  et l'autre inorganique ou organique, le biotope.

Le concept «  écosystème » date de l'année 1877 avec les écrits de FORBES et MOBIUS. Ils considèrent que l'unité d'étude en écologie doit inclure à la fois les plantes, les animaux et leur environnement physique. C'est à partir de ces idées que TRANSLEY, en 1935, proposa le terme écosystème qui, d'après lui, peut se traduire par la relation suivante :

 

" Ecosystème = Biotope + Biocénose"

 

L'Ecosystème n'est pas seulement une juxtaposition de deux composantes matérielles mais représente aussi une unité fonctionnelle qui inclut à la fois les êtres vivants et le milieu dans lequel ils vivent avec toutes les interactions réciproques entre le milieu et les organismes. Un écosystème complet comprend les substances abiotiques organiques et inorganiques du milieu, des communautés d'organismes autotrophes capables de synthétiser la matière organique à partir du milieu inorganique, d'organismes consommateurs ou hétérotrophes et des décomposeurs qui transforment la matière organique en substances inorganiques. L'écosystème est une unité écologique relativement stable dans le temps et ouverte. Il y a toujours des éléments qui entrent et ceux qui sortent. Ceux qui entrent sont : l'énergie solaire, l'eau, les minéraux, les gaz... ceux qui sortent sont : la chaleur, l'oxygène, le dioxyde de carbone et d'autres gaz, les composés humiques et les substances biogènes.

Les écosystèmes sont doués d'une autorégulation et sont capables de résister, au moins dans certaines limites, aux modifications du milieu ambiant et aux brusques variations de la densité des populations. Ils obéissent aux lois de la thermodynamique. Les divers écosystèmes de la Biosphère sont repartis en deux groupes d'après leur nature :

 

- Les écosystèmes terrestres associés au continent émergé

 

- Les écosystèmes aquatiques dépendant de l'hydrosphère et qu'on peut subdiviser en écosystèmes limniques (lacs, étangs, fleuves, marais), littoraux (lagunes, estuaires, embouchures, mangroves) et marins ou océaniques

 

D'après l'étendue on peut distinguer :

 

- Les microécosystèmes peu étendus comme un tronc d'arbre mort, une flaque d'eau

 

- Les mésoécosystèmes d'étendue moyenne comme une forêt, un étang

 

- Les macroécosystèmes très étendus comme l'océan.

 

En écologie, un biotope est, littéralement en grec ancien, un type de lieu de vie défini par des caractéristiques physiques et chimiques déterminées relativement uniformes. Ce milieu héberge un ensemble de formes de vie composant la biocénose: flore, faune, fonge (champignons), et des populations de micro-organismes.

 

Un biotope et la biocénose qu'il accueille forment un écosystème caractéristique. L'évolution de cet écosystème tend vers un climax momentané, qui change avec notamment le climat, manifestant un nouvel équilibre du biotope. Ainsi, la vie peut perdurer avec des modifications de la démographie et de la biodiversité des espèces.

 

Le terme biotope vient d'Arthur George Tansley. Un biotope est à distinguer d'un biome, qui est un large regroupement d'écosystèmes caractéristique d'un type de climat et de sol.

 

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Les caractéristiques d'un biotope peuvent être classées de la manière suivante  :

  • géographiquement : latitude, longitude, altitude
  • climatiques et microclimatiques : caractéristiques des influences du climat et de ses interactions avec le couvert végétal (ombre, vent,évapotranspiration, rosée, albédo, etc.)
  • pédologiques : caractéristiques physico-bio-chimiques du sol
  • géologiques : caractéristiques du sous-sol, qui influent sur l'hydromorphie
  • hydrographiques : distribution des eaux dans l'espace
  • hydrologiques : caractéristiques et mouvements des eaux, et interactions avec la biocénose ; Par exemple, les sphaignes stockent de l'eau, les castors aussi, via leurs barrages
  • topographiques et géomorphologiques : caractéristiques altimétriques

 

Toutes ces notions s'intègrent dans le cadre de la biosphère :

II.4 La biosphère

Le terme Biosphère créé par le géologue russe Vladimir Ivanovich VERNADSKY peut être considéré, au sens strict, comme l'ensemble des organismes vivants, animaux et végétaux se retrouvant à la surface de la planète terre. Il désigne aussi, en sens large, la partie du globe où se trouvent les êtres vivants et où la vie est possible en permanence. Théoriquement la limite supérieure de la biosphère se situe entre 6000 et 10000 m d'altitude. Le fond de grandes fosses océaniques des îles Mariannes qui se trouvent en 11000 m de profondeur en constitue la limite inférieure.

Certaines zones dites zones parabiosphériques (calotte polaire, sommet de très haute montage) ne font partie de la Biosphère, car aucun végétal ne peut s'y développer et aucun vertébré ne peut s'y établir.

La Biosphère, prise au sens large, peut se subdiviser en trois compartiments de nature physique différente :

- La lithosphère : formée des couches les plus superficielles de l'écorce terrestre,

- l'hydrosphère ou océan mondial

- l'atmosphère qui est formée de la masse gazeuse autour de la planète.

Deux caractères primordiaux font la spécificité de la Biosphère : l'eau s'y trouve en permanence à l'état liquide et le soleil la baigne d'un flux lumineux continu grâce auquel les végétaux et indirectement les animaux élaborent les substances organiques dont ils ont besoin pour leur survie et leurs activités.

Les écologues utilisent également le terme Ecosphère qui inclut la lithosphère, l'hydrosphère, l'atmosphère, la Biosphère au sens strict et la photosphère représentée par le soleil.

I.Définition

La notion de biosphère désigne à la fois un espace vivant et un processus dynamique sur la planète Terre (jusqu'à ce jour et depuis près de 4 milliards d'années), entretenu par un apport d'énergie et la présence d'un métabolisme dans les cellules vivantes . Le processus est évolutif et correspond à l'entretien et à la complexification de la vie sur Terre. Les milieux produits, adaptés et/ou entretenus par les organismes vivants font partie intégrante des écosystèmes présents dans la lithosphère, l'hydrosphère et une partie de l'atmosphère. On y ajoute parfois la cryosphère).

La biosphère résulte pour l'essentiel de l'action ancienne, présente et conjointe d'une très grande variété de phénomènes, d'organismes et d'espèces vivantes en relation et en interdépendance plus ou moins grande. C'est ce qui constitue l'évolution et la diversité biologique des écosystèmes.

Pour le biologiste, la biosphère est un vaste espace de vie et d'étude. Pour le physicien, la biosphère est un vaste système thermodynamique ouvert aux influences extérieures, qui tire l'essentiel de son énergie du rayonnement solaire, via la photosynthèse, et accessoirement de sources géothermiques (cheminées hydrothermales ou fumeurs). Fixant chaque année, en énergie chimique, quelques 2000 milliards de milliards de joules, soit près de 10 fois plus que n'en utilisent toutes les formes de l'industrie humaine.

La biosphère peut se définir d'une façon plus simple  comme étant la région de la planète qui renferme l'ensemble des êtres vivants et dans laquelle la vie est possible en permanence, Bien sûr, de manière générale,  toute la surface terrestre n'est pas également favorable aux organismes, on y rencontre des territoires comme les calottes polaires et les hautes montagnes, où aucun végétal ne peut se développer et où l'on ne rencontre que de rare spores de bactériers ou de champignons. Notons qu'avec les problèmes de pollution, cette biosphère se trouve minée par des zones où la vie deviendra de plus en plus parcimonieuse... Certains Vertébrés supérieurs ( oiseaux en migration par exemple )  peuvent à l'occasion y faire une incursion mais en aucun cas ne peuvent s'y établir . De telles zones marginales sont qualifiées de parabiosphériques.

 

Comme mentionné plus haut, la biosphère peut se diviser en trois zones de natures physiques différentes :

 

- La lithosphère, ce terme est pris içi au sens restrictif, c'est à dire limité aux couches les plus superficielles de l'écorce terrestre , en quelques sortes le milieu solide constitué par l'ensemble des continents émergés.

 

- L'hydrosphère, ou océan mondial recouvrant les sept dixièmes de liquides de la surface planétaire.

 

- L'atmosphère, couche gazeuse homogène qui constitue la couche la plus périphérique de notre planète et enveloppe les deux précédents mileux.

 

 La biosphère comporte deux caractères fondamentaux :

 

- L'eau s'y retrouve en permanence à l'état liquide

 

- La lumière solaire la baigne d'un flux continu. C'est la seule source d'énergie du système, elle permet directement au végétaux d'élaborer leur matière organique, ceux-ci la mettant à disposition des animaux également comme unique source d'énergie chimique , mécanique, osmotique ... .  

 

 II.5 Le climax

Considérons un milieu qui n'a jamais été peuplé (place vide). Les organismes qui s'installent en premier lieu sur cette place vide sont dits des pionniers. Les biocénoses qui se succèdent après sur ce milieu sont appelées des séries ou successions.

En absence d'intervention humaine, la biocénose d'un écosystème donné évolue progressivement vers un stade terminal, une biocénose stable en équilibre avec le milieu. Ce stade terminal d'évolution s'appelle le climax. La biocénose climax reste identique à elle-même pendant une durée qui correspond à plusieurs vies humaines. Si dans un milieu, qui a déjà été peuplé, on élimine tous les êtres vivants, on constate une apparition des successions secondaires qui conduisent à un climax mais qui est différent de celui qui existait primitivement. Ce nouveau climax est souvent désigné par le terme subclimax. Il existe aussi des successions qui ne se terminent pas par un climax final, ce sont des séries destructives comme ce qu'on observe dans les cadavres d'animaux. Des larves s'y forment mais évoluent négativement et finissent par disparaître.

II.6 Niche écologique

Dans tout écosystème, il est fréquent que de nombreuses espèces puissent se rencontrer dans le même habitat, en revanche, en les observant attentivement on remarque qu’elles occupent chacune une niche écologique bien distincte.

 

La niche écologique peut se définir comme le rôle de l’espèce (proies, prédateurs) dans le fonctionnement de l’écosystème.

 

Selon la célèbre analogie d’Odum (1959) : " la niche écologique, c’est la profession de l’espèce alors que l’habitat en est l’adresse".

 

Deux espèces ayant la même niche écologique sont donc en « compétition ».

 

Le principe de la sélection naturelle tend à favoriser celle qui est la plus « adaptée » à la niche écologique, c’est-à-dire celle qui se reproduit et y survit le plus efficacement.

 

La description d’une niche écologique comprend deux paramètres :

 

  • des paramètres physico-chimiques caractérisant l’environnement où évolue l’organisme

 

    • des paramètres biologiques

 

Exemple :

 

Citons, deux espèces d’Hétéroptères aquatiques, la notonecte (Notonecta glauca) et la corise (Corixa punctata).

 

Ces deux espèces de taille très voisine vivent dans les mêmes biotopes – de petites étendues d’eaux calmes, mares et étangs – et dans le même habitat (végétation aquatique).

 

Cependant, elles occupent des niches différentes :

 

  • les corises sont herbivores à tendance saprophage. Elles se nourrissent de fragments de végétaux morts ou en mauvais état tandis que les notonectes sont carnivores.

 

La séparation entre différentes niches écologiques peut être franche (nature spécifique des proies) ou plus difficile à cerner (taille et date de maturité des proies ).

 

Le concept de niche écologique est une notion qui permet (a posteriori) d'expliquer la coexistence d'espèces différentes sur un même milieu. 

On associe souvent cette notion à celle d'une professionnalisation des espèces dans les domaines propres à l'habitat, au régime alimentaire, au choix du site de nidification et plus généralement pour dire que des espèces différentes ont une biologie différente*.

Un postulat important est associé à cette notion et dit que deux espèces qui auraient des niches écologiques identiques ne peuvent coexister dans un même écosystème.

Il est clair que cette notion permet de concevoir que l'intérêt des espèces, en particulier sur le plan thermodynamique, c'est-à-dire en terme d'approvisionnement de matière et d'énergie, est de diminuer autant que faire se peut la compétition interspécifique... comme c'est de l'intérêt d'une espèce de diminuer les compétitions intraspécifiques au moyen de signes comportementaux significatifs.

Il arrive fréquemment que l'on confonde la niche et l'habitat. On pourra se rappeler que si l'habitat est l'adresse d'une espèce, sa niche est sa profession.

Dans les faits, la niche est une façon simplifiée de décrire la manière dont une espèce joue son rôle dans les échanges d'énergie et de matière dans un écosystème. On pourrait dire aussi que la niche décrit un élément spécifique des régulations thermodynamiques qui règnent sur la Terre ou encore que la niche est un élément de Gaïa.

 [* Remarquablement, la notion de niche qui définit la profession d'une espèce, c'est-à-dire les moyens dont elle est dotée et les stratégies qu'elle a retenu au cours de l'évolution pour trouver et gérer ses ressources alimentaires, occuper et protéger son territoire et se reproduire et perpétuer l'espèce, est totalement en relation avec l'existence du cerveau hypothalamique des pulsions.

La notion de niche, au moins chez les vertébrés, est bien une nouvelle illustration du fait que l'organisation et la mise en place des comportements sont possibles parce que des structures cérébrales spécifiques existent et que les réponses proposées aux contraintes de l'environnement sont bien adaptées à la survie de l'espèce.

La niche peut être considérée comme la résultante d'une fonction hypothalamique dont la satisfaction a conduit des espèces différentes à évoluer en séparant le plus possible leurs exigences pulsionnelles en affinant leur professionnalisation dans un écosystème.

 

La niche écologique traduit à la fois :

 

  1. la « position » occupée par un organisme, une population ou plus généralement une espèce dans un écosystème,
  2. la somme des conditions nécessaires à une population viable de cet organisme.

 

G.E. Hutchinson (1957) définit une niche écologique comme un hypervolume (une « enveloppe ») où chaque dimension de l'espace représente uneressource (alimentaire, en matériaux, spatiale, offre en cachette, substrats ou perchoirs, etc.) ou une condition (température, précipitation, acidité, etc) de l'environnement. La quantité de ressources varie dans l'espace et dans le temps en fonction de l'activité de l'espèce. Les conditions et les ressources sont des conditions limitantes qu'on peut hiérarchiser pour étudier la vulnérabilité de l'espèce dans l'environnement.

 


 

III FORMES BIOLOGIQUE " de Raunkiaer"

III 1 Intro

Il existe une relation entre la physionomie des plantes et les principaux caractères de son environnement.

Ex :

- En Europe occidentale , on rencontre des forêts à feuilles caduques, des plantes à bulbes, à rhizome en sous-bois.....

- En Europe septentrionale, ce sont des forêts à aiguilles

- En région désertique , ce sont des plantes à épineux, succulentes ou encore des plantes herbacées pourvues d'organes souterrains importants et explorant un énorme volume de sol.

Ceci suggère la notion de formation biologique, c'est à dire des groupes de plantes ayant dans leurs traits principaux, le même port, la même conformation, le même comportement. Le système des formes biologiques le plus connu est le suivant :


Raunkiaer était un botaniste scandinave qui proposa, en 1905, une classification des types biologiques pour les végétaux fondée sur le mode de protection de leurs bourgeons face au froid et à l’enneigement. Celle-ci a été élargie par Braun-Blanquet, Ellenberg , etc....

Ce système de RAUNKIAER est basé sur la protection des bourgeons ou des sommets végétatifs durant la mauvaise saison ; ce système met en évidence un aspect important de l'adaptation des plantes à leur milieu.

III.2 Types biologiques 

III.2.1 Plantes croissant de façon indépendante , sans besoin d'un support

A. Plantes enracinées dans le sol

a) Les phanérophytes sont des plantes dont les bourgeons d'hiver sont situés à plus de 50 cm au dessus du niveau du sol (très au dessus de la couche de neige en Scandinavie) et protégés dans des enveloppes.Dans les régions tempérées, les principaux phanérophytes sont les arbres et les arbustes (ex. : Picea abies, Fagus sylvatica). On distingue également:

les nanophanéropytes (ex : bois gentil - Daphne mezereum) qui atteignent moins de 2 m de hauteur;

les microphanérophytes de taille située entre 2 et 5 mètres ;

les phanérophytes lianeux (ex : chèvrefeuille –Lonicera periclymenum);

les Mégaphanérophytes de taille supérieure à 50 mètres.

Quelques types de végétaux à classer dans ces formations :

- Arbres : troncs ligneux avec branches latérales

- Arbustes : plantes ligneuses ramifiées à partir de la base

- Stipes : "tronc" portant une touffe de grandes feuilles à leur sommet ; palmiers,.....

- Arbres-bouteille : tronc enflé ; le Baobab

- Phanérophytes succulents aux organes aériens gonflés de liquide  ; cactées géantes des semi-déserts américains,.....

- Tiges herbacées ;  bananiers,.....  

b) Les chaméphytes possèdent des bourgeons d'hiver situés au dessus du niveau du sol mais à moins de 50 cm de hauteur (censés se retrouver en hiver sous la couche protectrice, en Scandinavie). Les bourgeons des chaméphytes sont aussi protégés par des enveloppes.

- Les chaméphytes frutescents sont de petits buissons à tiges lignifiées et plus ou moins dressées (ex : myrtille - Vaccinium myrtillus).

- Les chaméphytes herbacés ont, par contre, des organes aériens herbacés, souvent plus ou moins appliqués contre le substrat (ex. : lamier jaune – Lamium galeobdolon, stellaire holostée –Stellaria holostea).

- Les chaméphytes sous-frutescents : seule la base de la tige est lignifiée et subsiste en saison défavorable ; Helianthemum nummularium.

- Les chaméphytes en espalier ; divers saules à tige appliquée contre le substrat

- Les caméphytes en coussinets ; Silena acaulis,...

- Les chaméphytes rampants ; Stellaria holostea

- Les chaméphyte succulents; Sedum sp, Sempervirum sp,...

c) Les hémicryptophytes ont des bourgeons d'hiver qui se développent au niveau du sol. On distingue:

- Les hémicryptophytes cespiteux qui croissent en formant des touffes de feuilles, nombreuses graminées et cypéracées  (ex. : canche cespiteuse – Deschampsia cespitosa),

- Les hémicryptophytes à rosette, souvent bisannuels( rosette en première année de végétation ),présentant une rosette de feuilles plus ou moins persistante en hiver (ex. : violette odorante – Viola odorata, digitale pourpre – Digitalis purpurea, Paquerettes, Compagnons)

- Hémicryptophytes dressés : Herbacées de grande taille avec tige feuillue dressée en saison de végétation ; Scrphularia nodosa,...

- Hydrohémicryptophytes : Bourgeons au fond d'une pièce d'eau ; Isoetes sp,...

d) Les géophytes subsistent durant la mauvaise saison grâce à leurs organes souterrains.

- Les géophytes rhizomateux possèdent un rhizome (ex. : fougère aile – Pteridium aquilinum).

- Les géophytes tubéreux passent l'hiver à l'état d'organes souterrains tubérisés ( tubercule ),Corydale,...

- Les géophytes bulbeux : ex. :jacinthe des bois- Hyacinthoides non-scripta,Joncquilles,  Ficaire ( racine tubérisée),....


e) Les thérophytes ont une durée de vie de quelques mois. Ils ne sont représentés que par leurs graines, spores,  durant la saison défavorable ( hiver, sécheresse )  ou, plus rarement, germent déjà en automne et passent l'hiver à l'état de plantule (ex. : coquelicot – Papaver rhoeas).Chez nous, on distingue :

- Les thérophytes printanniers : apparition à l'automne, floraison au printemps ; Draba verna,...

- Les thérophytes estivaux ;germination au printemps, floraison avant l'hiver, nombreuses plantes des moissons,...

- Les hydrothérophytes : plantes aquatiques enracinées.

f) Les hélophytes croissent au bord des eaux; seule leur base, avec les bourgeons d'hiver, est submergée (ex. : massette – Typha latifolia).

B. Plantes flottant librement dans l'eau 

a) Les hydrophytes sont les plantes aquatiques. Les organes qui assurent la pérennité de l'espèce sont submergés durant la saison défavorable.  

- Les hydrothérophytes sont des plantes aquatiques libres ou fixées, à durée de vie relativement courte,qui passent la saison défavorable à l’état de graine (ex. : lentille d’eau – Lemna minor) ou sous forme de bourgeons spéciaux caducs.

- Le phytoplancton : ex nombreuses algues.

C . Plantes fixées dans l'eau

- a) Les hydrogéophytes sont des hydrophytes fixés dont les bourgeons d’hiver sont portés par un rhizome enfoncé dans la vase du fond des pièces d’eau  (ex. :nénuphar ou Nuphar lutea).

- b) Les hydrohémicryptophytes sont également fixés mais leurs bourgeons d’hiver sont situés à la surface du substrat solide ou vaseux (ex. : élodée du Canada – Elodeacanadensis).

III.2.2 Plantes ayant besoin d'un support

A . Lianes

Plantes dont les tiges s'enroulent autour d'un support

- Lianes hémicryptophytiques : les organes aériens meurent pendant la mauvaise saison; Humulus lupulus ( Houblon),...

- Lianes géophytiques : persistent à l'état d'organes souterrains pendant la mauvaise saison ; Tamus communis ( Tamier ),...

- Lianes thérophytiques : développement végétatif en quelques semaines puis mort des plantes après dispersion des semences ; Gallium apparine (Gaillet gratteron),...

B. Les épiphytes

Croissent sans contact avec le sol, sur d'autres plantes vivantes ou  mortes

- Cas de nombreuses Orchidées , Broméliacées ( Tillandsias),...

Remarque 1

Notons que la distinction entre certaines de ces formes biologiques peut être délicate comme c'est le cas entre les hémicryptophytes et certains géophytes ou encore entre les hémicryptophytes et certains hélophytes. La même espèce peut d'ailleurs parfois relever de formes biologiques différentes suivant ses conditions de vie.

Depuis, cette classification comprend également : les épiphytes ou plantes fixées sur d’autres plantes comme les lichens ou les fougères ainsi que diverses plantes supérieures en zone tropicale (Bromeliaceae, Tillandsias).

La répartition des végétaux d'une formation végétale selon cette classification permet de construire un spectre biologique qui la caractérise. Ainsi, par exemple, la forêt ombrophile tropicale comprend plus de 60 % de phanérophytes alors que ce sont les hémicrytophytes qui prédominent (en pourcentage) dans la forêt tempérée à feuilles caduques.

Sans 95 

Remarque 2 :

D'autres systèmes existent comme celui élaboré par Yverse, ce système tient compte des hydrotypes ou économie en eau des plantes

-Plantes xérophytes : Organes aériens demeurant rigides après la mort de la plante, ce sont des plantes croissant dans des milieux secs et chauds ( plante à pF élevé )

-Plantes succulentes : Organes charnus, accompagnent souventles xérophytes en stations arides ; cactées des semi-déserts américains, Orpins et Joubardes,...

-Plantes mésophytes : Ont encore une rigidité après la mort de la plante ; Fougère aigle, Euphorbe des bois , elles végètent dans des milieu ne présentant pas de caractère bien tranché,...

-Plantes tropophytes : Ont des caractères de mésophytes pendant une partie de l'année, et ont des caractères de xérophytes en dehors de cette période ; arbres à feuilles caduques des régions tempérées ( chute en hiver ) et des régions tropicales ( chute en saison sèche ),... 

-Plantes hydrophytes : Croissent en des stations où l'atmosphère est humide, sous-bois frais et prairies mouilleuses ( plantes à pF bas ), leurs organes deviennent flasques après la mort ; Cardamine pratensis, Ranunculus ficaria. 

-Plantes telmatophytes : plantes amphibies ou aquatiques dont les tissus sont allégés pr des cavités remplies d'air ; Nénuphars,...

 


 

 

 

  

 

 

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Date de dernière mise à jour : 10/10/2015