Ecologie végétale 5

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE DES GROUPEMENTS VEGETAUX

A. Localisation des groupements végétaux dans le paysage.

Il y a les étages et les zones de végétation

Le présent chapitre porte sur les caractères géographiques des groupements végétaux définis par leur association.

1. La surface occupée par une communauté végétale

- Les différentes associations sont représentées sur des surfaces d'importance variable. Parfois, leur aire est très étendue ( ex : certaines associations forestières ) telle que la chênaie acidiphile à Bouleau en Europe occidentale ; si elle paraît segmentée c'est parce que l'homme l'a morcelée à la suite de ses défrichements . Lorsque la population humaine est demeurée peu dans certains groupements végétaux occupent encore des surfaces énormes d'un seul tenant.

- Par contre d'autres associations limitent leur étendue à quelques m2. Par ex. par exemple des criques de suintement ( association à Philonotis fontana( mousse)en eaux acides, et l'association à Cratoneurum commutatum ( mousse) en eaux calcaires ).

- Entre les deux cas précédents , il y a tous les intermédiaires.

- Autre considération : une association est une entité abstraite , elle n'est matérialoisée concrètement qu'à la condition de disposer d'une surface suffisante . Or l'aire minimale d'une association varie d'un groupement à l'autre . Lorsque la place manque le cortège floristique d'une association est généralement incomplet. Le groupement est alors représenté par un fragment d'association.

2. Les limites des communautés végétales

a) Les activités humaines sont responsables du morcellement végétal en unités bien individualisées : bois , prairies, cultures diverses. Surtout en agriculture intensive.

Mais : de telles limites bien nettes se retrouvent également dans des territoires qui ont conservé leur génération naturelle , ou encore dans des régions à agriculture de type extensif. Par ex à la suite d'un changement du milieu, brusquement, sur une courte distance.

- dunes internes du littoral gascon en bordure de dépressions ( dépôts tourbeux ).

- ailleurs ( pays de Galle par ex ) ---> forêts jusqu'à la limite extrême des grandes marées ; ---> au delà : prés salés ou lichens, + algues halophiles.

- on rencontre même souvent une zonation de groupements végétaux lorsqu'un facteur écologique décisif varie de façon graduelle.

b) On appelle écotone  une zone de contact plus floue , entre deux formations distinctes

Ex. : Zone de buissons souvent épineux entre bois (hêtraie) et pelouse ( Brachypodium pinnatum ) sur sols calcaires.

D'autres exemples sont fréquents : limites de forêt en hautes montagnes et alpages ...

La végétation d'un écotone n'est pas simplement un mélange d'espèces des deux formations voisines  : on y trouve des associations particulières spécialisées et souvent assez originales   .

Les hollandais ont reconnu deux types de zones de contact:

---> ou bien la végétation de la zone de contact subit des variations écologiques brutales par exemple :

- dans la zone de balancement des eaux autour d'un étang

- sur les bords d'un chemin où la végétation est piétinée.

De sorte qu'un grand nombre d'espèces sont éliminées: la végétation est qualitativement pauvre , mais le nombre d'individus des espèces qui résistent peut être très élevé : Potentilla anserina, Rumex crispus, Carex hirta, Potentilla reptans, Juncus effusus - que ce soit dans les zones de contact sec-mouillé salé-non salé, piétiné - non-piétiné ; oligotrophe - eutrophe

---> ou bien les caractères écologiques de la zone de contact restent stables  ( à moins de varier très peu ). Dans ce cas, la végétationb reste riche en espèces  ( ex. fourrésentre une vieille forêt et une prairie pelouse à la ligne de contact entre substrat riche en calcaire et substrat pauvre.

autres ex. : haies et buissons le long de certains chemins ruraux : ont la même végétation que celle des lisières forestières = témoins de l'extension passée de la forêt.

3. La disposition des communautés végétales dans le paysage  

Elle est le reflet des conditions offertes à la végétation :

- groupements xérophiles --> sols filtrants ou pente opposée au sud.

- groupements hydrophyles --> plaine alluviale où on peut, dans celle-ci, entrevoir divers sous-groupes.

Il y a cependant des cas particuliers dans l'ordonnance des associations.

- des zonations

- Des catenas : cas de plis et creux parallèles entre eux formant autant de maillons végétaux

- des mosaïques : cas de microreliefs avec associations correspondantes

- voir plus haut les tourbières bombées typiques ( bosses et creux ).

4. Les cartes de la végétation  : 3 types selon l'échelle utilisée.

- Petite échelle : 1/10.000.000 à 1/1.000.000 ne représentent généralement pas la végétation réelle mais une végétation potentielle ( si l'homme n'y était pas installé ).

On y reproduit les principales formations végétales ou les climax, ou les groupements les plus évolués.

Exemples .

- région méditerranéenne : carte 1/5.000.000 ( Unesco )

- Afrique sud Sahara ( 1/10.000.000

- USA ( 1/5.000.000 )

- Grande échelle : 1/50.000 à 1/25.000 = Tapis végétal réel . Les unités choisies sont des alliances phytososciologies, les associations, les sous-associations ) Belgique : 1/20.000 ; France : 1/20.000, Allemagne 1/25.000   

des cas particuliers peuvent étendre les surfaces au 1/5.000 ou 1/10.000 ( réserves naturelles, surfaces à aménager par exemple ).

- Echelles intermédiaires : en France = 1/200.000 . Le but est alors une représentation de la végétation réelle en lui donnant une interprétation synthétique  

La même série évolutive a la même couleur sur la carte ; des intensités différentes des teintes indiquent différents stades de développement ; les différentes couleurs indiquent les différences écologiques : humidité, sécheresse, températures...

B. La structure chorologique des associations.

     

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Date de dernière mise à jour : 10/10/2015