1. Historique

1. Historique

La structure de ces notes est basée sur un cours de Master Ingénieur en agronomie proposé par J.HEMPTINNE EN 1990 / DES CHAPITRES ET MODIFICATIONS Y SONT ET Y SERONT AJOUTES

1.1 Antiquité à la fin du XVIIè siècle

Peu de données scientifiques sur l'origine du monde, de l'homme, les questions posées  trouvaient réponses dans les DOGMES RELIGIEUX .

On parlait de "Création" en un petit nombre d'étapes : l'Univers et les êtres vivants. 

Les penseurs  de l’antiquité gréco-romaine n’ont pas élaboré l’idée d’une nature en évolution,  mais certains d’entre eux avaient tout de même émis à titre hypothétique des  idées qui s’approchent de quelques aspects de la théorie de Darwin Par  exemple, plusieurs Présocratiques, tels Héraclite et Empédocle, prétendaient que  l’univers se transforme sans arrêt.  Plus tard, Épicure et Lucrèce vont  enseigner une doctrine selon laquelle le hasard intervient d’une certaine façon  dans le développement de la nature.

Au quinzième  siècle, Léonard de Vinci imagine que des transformations successives de la terre  et des êtres vivants expliqueraient la présence de fossiles marins en montagne.

1.2 XVIIIè siècle 

Progrès important en paléontologie  ( cuvier fossiles )

Les positions précédentes deviennent insoutenables

pourquoi ?

Mise en évidence de "Variations " dans la flore et la faune au fil du temps

Ex : Ere secondaire : Ptérodactyles, Ichtyosauriens ------------------------------------------------> Ere tertiaire : néant.

Les  chercheurs qui ont élaboré des hypothèses et des théories qui ont dû influencer  la réflexion darwinienne sont assez nombreux. Carl Von Linné (1707 – 1778),  Buffon (1707 – 1788) et Georges Cuvier (1769 – 1832) ont tous plus ou moins  adhéré à l’idée que des transformations limitées affectaient peut-être les êtres  vivants. 

En 1744,  Buffon annonce que l’âge de la Terre serait d’environ 74 000 ans, un calcul qui  nous éloigne beaucoup du calcul biblique selon lequel Dieu aurait créé le monde  il y a un peu plus de 5 000 ans. Disciple de Buffon, Lamarck (1744 – 1829)  formula une théorie du transformisme qui explique l’évolution des êtres vivants  depuis l’origine en tenant compte d’une progression qui irait du plus simple au  plus complexe.

1.3 XIXè siècle

 L'idée des "variations" est acceptée par tous les naturalistes.

 

MAIS :

l'interprétation de ces faits fut à l'origine de divergences profondes.

Deux grands courants d'idées  :

 - Premier courant : existence de filiation entre les différentes formes ayant peuplé notre planète.

D'où lien de parenté entre formes existant à la même époque

= TRANSFORMISME ( transmutation des espèces ) ( LAMARCK-DARWIN ...) .

Le transformisme est une théorie  proposée par le chevalier de Lamarck (1744-1829). Le début du dix-neuvième  siècle, puisant ses racines dans le siècle des lumières qui s'achevait,         vit l'apparition du mot "biologie" qui, un peu plus tard, allait remplacer  l'appellation d'histoire ou de sciences naturelles. C'est à cette époque,  en 1809, que Lamarck publia sa "Philosophie Zoologique".          

Dans son ouvrage, il formula une  théorie scientifique globale qui tentait d'expliquer les transformations des êtres vivants dans leur progression du simple vers le complexe. Pour Lamarck, la matière a une tendance naturelle à se compliquer grâce aux "fluides" qui modifient le tissu cellulaire dans lequel ils se meuvent  pour y ouvrir des passages, des canaux, pour y créer des organes. La vie se développe de l'inférieur vers le supérieur de façon progressive et régulière, en suivant son penchant naturel. Cette régularité est  troublée par les circonstances extérieures qui expliquent la diversité parfois mal ordonnée du vivant.

Porté par l'élan de son "transformisme généralisé", Lamarck formula deux lois qui rendent compte de sa vision  du processus évolutif :

1. "Dans tout animal qui n'a point  dépassé le terme de ses développements, l'emploi plus fréquent et soutenu  d'un organe quelconque fortifie peu à peu cet organe, le développe,           l'agrandit et lui donne une puissance proportionnée à la durée de cet  emploi, tandis que le défaut constant d'usage de tel organe l'affaiblit  insensiblement, le détériore, diminue progressivement ses facultés et   finit par le faire disparaître."

2. "Tout ce que la nature a fait  acquérir ou perdre aux individus par l'influence constante des circonstances  où leur race se trouve depuis longtemps exposée, et par conséquent par           l'influence de l'emploi prédominant de tel organe, ou par celle d'un  défaut d'usage constant de telle partie, elle le conserve pour la génération  de nouveaux individus qui en proviennent, pourvu que les changements  acquis soient communs aux deux sexes, ou à ceux qui ont produit ces  nouveaux individus."

En amalgamant ces deux hypothèses, le langage courant simplifie en affirmant que "la fonction crée l'organe". La seconde loi de Lamarck postule sa fameuse thèse de l'hérédité qui           aura, bien plus tard, une résonance exceptionnelle dans l'histoire des sciences. Dans son ouvrage, il étayait ses deux lois par de nombreux exemples qui le conduisirent à les considérer comme des vérités et non  plus comme de simples hypothèses. Il convient de noter que ses arguments pourraient, encore aujourd'hui, emporter la conviction du profane. Ainsi,           l'exemple célèbre de la taupe pratiquement aveugle qui "par ses habitudes  fait très peu usage de la vue", ou encore le cas de la girafe  vivant "dans les lieux où la terre, presque toujours aride  et sans herbage, l'oblige de brouter le feuillage des arbres", a  résulté en un cou allongé qui porte sa tête à six mètres de hauteur.  >

La philosophie de Lamarck suppose l'apparition de la vie par génération spontanée sous la forme d'êtres inférieurs qui auraient jailli dans un passé très éloigné. Mais, malgré  son caractère implicitement déterministe et la nécessité d'un auteur  suprême, il ne faut cependant pas oublier l'avertissement de Lamarck :  "c'est donc une véritable erreur que d'attribuer à la nature un but, une intention quelconque dans ses opérations".

- Deuxième courant : pas de filiation entre espèces

= FIXISME OU CREATIONNISME    ( appel au créateur )

Idée de base : l'espèce une fois créée est IMMUABLE

Dès lors comment expliquer  :

- Les variations de faune ?

- Le progressionnisme ? 

Tentatives d'explications.

La théorie de la création unique étant devenue indéfendable , elle fut remplacée par :

1° Théorie des créations successives ou créations spéciales  ( Promoteur : Agassiz :http://www.merke.ch/biografien/biologen/agassiz_darwinisme.php )

 Schéma : 

Création n°1 se maintenant des millions d'années grâce au statisme du milieu. Bouleversements, cataclysmes ......

Création n°2  idem , bouleversements cataclysmes .....

Création n°3  idem etc,etc,...

En passant de la création initiale à la finale : perfection croissante des êtres vivants.

D'après Sedwick : " évolution graduelle de la puissance créatrice ".

Point faible de cette théorie : discontinuités entre créations .

Remarque :

- Progessionnisme n'implique pas Evolutionnisme.

- Cette " élévation" des faunes successives ne s'est point faite par transmutation mais par additions à la création 

2° La théorie de la création continue  

La mise en évidence de discontinuité entre les créations était insoutenable.

Pourquoi ?

On rencontre à notre époque des formes inchangées depuis les périodes  géologiques les plus reculées.

Ex. : Lingules, Brachiopodes déjà présents au Primaire.

Dans cette nouvelle théorie , on imagine que les extinctions des formes anciennes ne sont pas synchronisées.

A chaque époque : disparition de certaines espèces et créations de formes nouvelles en compensation.

Conclusion bilan entre ces deux courants :

Au XIXè siècle, les arguments paléontologiques en faveur du transformisme étaient faibles 

Grosses difficultés rencontrées par cette théorie qui reniait le concept divin : le manque de formes intermédiaires.

1.4 Au XXème siècle 

Les preuves de l'évolution se multipliant, ont fait basculer la totalité des biologistes et des paléontologistes dans le clan du transformisme .  

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 24/12/2013