Bio an 7Protozoaires

6. Systématique

La systématique et la phylogénèse des protozoaires n’est pas encore unifiée, grossièrement, l’on constate 2 tendances qui ont été chacune à leur tour prépondérantes  :

1) L'embranchement des Protozoaires est probablement monophylétique : son origine serait une souche unique et extrêmement ancienne qui a peut-être disparu sans laisser de fossiles. Malgré cette origine commune, les rapports entre les divers sous-embranchements sont difficiles à préciser car ces grandes divisions apparaissent bien distinctes l'une de l'autre. Au cours de l'évolution elles se sont de plus en plus différenciées et leurs affinités se sont estompées.:

2) En 1980, les spécialistes de la protozoologie ont considéré que le monde des protozoaires ne constitue pas un groupe naturel, mais un ensemble comprenant au moins  7 phylums :

1)   Sarcomastgophora

2)   Labyrinthomorpha

3)   Apicomplexa

4)   Microspora

5)   Ascetospora

6)   Myxospora

7)   Ciliospora

Nous choisirons la première option ( la plus ancienne mais aussi la plus pratique à notre niveau) qui postule l’existence de 4 sous embranchements différentiés sur base de :

- La nature de l’appareil locomoteur

- Le cycle de développement

6.1 Classification globale

a)  Sous-embranchement des Rhizoflagellés

Super classe des Flagellés

Leur appareil locomoteur comprend un ou plusieurs flagelles pendant au moins une partie de leur cycle. Ils présentent des formes libres, parasites ou symbiotes

En général cycle diplobionte

Super classe des Rhizopodes

Leur appareil locomoteur est constitué de pseudopodes. Ils présentent des formes libres, parasites ou symbiotes

En général, cycle diplobionte.

La démarcation entre ces deux super classes,qui, à première vue paraît simple, ne l’est pas en réalité. Il existe en effet entre ces deux groupes un ensemble charnière se présentant suivant les circonstances , sous la forme d’un Flagellé ou sous la forme d’une Amibe. En plus, certains grands Flagellés, mangeurs de bois , montrent une potentialité rhizopodiale élevée.

b)    Sous embranchement des Actinopodes

- Fins pseudopodes rayonnant non locomoteurs

- Flagelles rigides  ou axopodes

- Formes libres

Classe des Acanthaires

Axopodes .

squelettes non siliceux.        

Classe des Radiolaires

Pas d’axopodes

Squelettes siliceux

Classe des Héliozoaires

Axopodes

Squelettes siliceux ou organiques

c)  sous embranchement des Sporozoaires

-Organismes parasites haploïdes

- Pas d’organites locomoteurs

- Le cycle commence toujours par un sporozoïte

- Gamètes mâles biflagellés

d)   Sous embranchement des Ciliés

Cils locomoteurs.

Appareil nucléaire à deux noyaux.

Reproduction sexuée par conjugaison

Formes libres parasites ou symbiotes

7. Tour d'horizon des organismes de l'Embranchement 

A ) LE SOUS EMBRANCHEMENT DES RHIZOFLAGELLES

A. 1)   La Super classe des Flagellés

A.1.1) La classe des Zooflagellés

A.1.1.1 définition

- Organites locomoteurs : un ou plusieurs flagelles

- Multiplication sexuée, bipartition longitudinale

- Tous hétérotrophes ( osmotrophes ou phagotrophes )

- Axe du corps passant par le centrosome et l’axe du noyau

- Formes libres parasites ou symbiotes.

 sans-titre-460.png

sans-titre-461.pngA. 1.1.2 caractères généraux des Zooflagellés

a)    l’appareil flagellaire

Le flagelle est inséré sur un dérivé centrosomienn, le blépharoblaste ou grain basal.

Le blépharoblaste peut rester en communication avec le centrosome par un filament ou rhizoblaste.

Le flagelle travaille à la manière d’une hélice, sa trajectoire décrit un cône de révolution.

Ce flagelle joue, en plus de son rôle locomoteur un rôle dans l’alimentation de l’organisme , il entraîne vers la membrane les
particules nutritives.

b)    l’axostyle et appareil parabasal

Le blépharoblaste est en relation avec un axe squelettique, l’axostyle et avec l’appareil de Golgi ou appareil parabasal .

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A. 1.1.3 Classification des Zooflagellés

a)    Super ordre des Protomonadines

Ce sont des petits Flagellés sans axostyle ni centrosome indépendants. Un ou deux Flagelles, appareil parabasal globuleux.

RAPPEL SYSTEMATIQUE

E. Protozoaires, S-E. Rhizoflagellés, S-Cl. Flagellés, Cl. Zooflagellés, S-O. Protomonadines.

Principaux ordres

O. CHOANOFLAGELLES

Caractérisé par une collerette au centre de laquelle se trouve un flagelle.

Ce sont généralement des Protozoaires fixés par un pédoncule et protégés par une tèque,

O. TRYPANOSOMIDES

Parasites redoutables, notamment des vertébrés,

Le flagelle unique est relié à la masse cytoplasmique par une membrane ondulante ( extension de la cuticule), ou alors, il peut faire défaut

L’appareil parabasal ou kinétonucléus possède de l’ADN.

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Ce sont des parasites hétéroxènes dont le cycle exige le passage de deux hôtes

1°Invertébrés ( Sangsues, Insectes…).

2°Vertébrés, dans le sang, le liquide céphalo rachidien.

1) Genre Tripanosoma sp

Tripanosoma gambiense, agent de la maladie du sommeil, taille 15 à 30 μ,

Le vecteur est la mouche tsé-tsé ( Glossina  palpalis).

Les trypanosomes injectés à l’homme se développent d’abord dans les ganglions lymphatiques ( 15 jours) et passent ensuite dans le sang ( fièvre , oedèmes) pour aboutir dans le liquide céphalo rachidien ( troubles nerveux, du sommeil, torpeur,affaiblissement).

La maladie évolue sur une ou plusieurs années et aboutit au décès.

Les Glossines s’infectent en aspirant le sang d’un homme malade, dans l’organisme de l’insecte, le protozoaire va prendre une forme plus svelte pour aboutir finalement dans les pièces buccales ( trompe) et reprendre sa forme normale.

 

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Autres exemples :

Tripanosoma sp :

brucei ( equidés )

congolense (Equidés, Bovidés, Porcins)

evansi  ( Equidés, Dromadaires )

Shyzotripanosoma sp :

cruzi  ( maladie de Chagas chez l’homme, vecteur : punaise.)

Etc…                             

2) Genre : Leptomonas sp

Caractérisés par la position antérieure de leur blépharoblaste et par la présence fréquente d’un flagelle intracytoplasmique. Ce sont des parasites fréquents de certains Nématodes, Rotifères, Insectes , Mollusques, Vertébrés et plantes à latex . Ils ont la faculté de s’enkyster, de passer dans le milieu extérieur et ainsi de parasiter de nouveau hôtes. 

Leptomonas drosophilae

3) Genre : Leishmania

Parasites hétéroxènes polymorphes :

des Vertébrés, formes leishmaniennes, globuleuse, sans flagelle…

Chez insectes inoculateurs ( Phlébotome) , forme Leptomonas.

Leishmania donovani

Homme : Leishmaniose ( maladie noire) .

Invertébré inoculateur : Le Diptère Phlébotome.

C’est un parasite qui entre dans la cellule de l’homme, il provoque chez celui-ci de la fièvre,une hypertrophie de la rate et du foie, une diminution du nombre de globules blancs.Cette maladie est souvent mortelle.

O. BODONIDES

Libres ou parasites,  possèdent deux flagelles, l’un dirigé vers l’avant , l’autre vers l’arrière libre ou lié au cytoplasme par une courte membrane ondulante

Bodo saltans : Fréquent dans les eaux croupissantes.

Cryptobia sp : Parasite de Gastéropodes pulmonés, de Poissons, de Poissons…via la Sangsue

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b) Super ordre des Métamonadines 

Taille plus grande que chez les précédents, centrosome et axostyle présent.,3 à 6 flagelles, membrane ondulante.

O.TRICHOMONADINES

Nutrition par osmose ou phagocytose, certaines formes peuvent s’enkyster.

Formes libres parasites ou symbiotes.

Exemple : Trichomonas vaginalis responsable de la blennorragie chez l’homme, l’homme contamine la femme qui devient ainsi
réservoir des Flagellés.

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Le gamète mâle enfonce son rostre dans la région postérieure du gamète femelle et y pénètre progressivement ; ses organites sont résorbés , son noyau s’accole au noyau femelle puis fusionne avec lui. Le noyau ainsi formé ( 2n ) subit une division réductionnelle et engendre deux individus fils haploïdes. Le cycle est donc haplobiontique.

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c)    Super ordre des Opalines

Flagellés de grande taille ( 100 à 300 μ ), nombreux flagelles courts disposés en rangées obliques sur tout le corps cellulaire .

Division binaire et le cycle vital comporte la fusion de gamètes flagellés anisogames

Une seule Classe ( Opalinatea), un seul Ordre ( Opalinida).

Exemple : Opalina  sp

Ces organismes sont souvent parasites du tube digestif de Vertébrés poïkilothermes.

Leur corps est foliacé et fusiforme, ils sont dépourvus de centrosome et d’axostyle.

Ils contiennent beaucoup de noyaux identiques ( Syncitium ).

Leur nutrition est osmotrophe, ils présente de la reproduction sexuée et de la multiplication asexuée ( fissuration longitudinale).

Exemple : Opalina ranarum , dans le rectum des Batraciens.

Son cycle biologique est complexe. Pendant la vie active de l’hôte, les noyaux se divisent , la masse cytoplasmique s’accroît considérablement, puis ces plasmodes se divisent longitudinalement. Cette multiplication asexuée où la caryocinèse est en avance sur la plasmotonie cesse au printemps quand l’hôte se reproduit. A cette époque l’Opaline se divise plusieurs fois de suite formant de petits Flagellés contenant un nombre réduit de noyaux, qui s’enkystent et sont rejetés à l’extérieur , dans l’eau. Si les kystes sont ingérés par un têtard de l’espèce appropriée, ils éclosent dans l’intestin, libérant des petites Opalines qui se divisent immédiatement en donnant des éléments uninucléés, sexués ou gamètes : microgamètes mâles et microgamètes femelles. Ces gamètes fusionnent 2 à 2 ; le zygote grandit reconstituant la plasmode ou Trophozoïte originel. Le cycle est certainement diplobiontique .

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A.1.2)  La classe des phytoflagellés

Ce sont les Flagellés verts, nous ne les traiterons pas en détail en raison de leurs affinités plutôt végétales. Les Ordres principaux en sont les suivants :

O. Chrysomonadines

O. Euglénoïdés

O. Phytomonadines

O.  Dinoflagellés

A. 2)  La super classe des Rhizopodes

2.1 Définition

Ces Protozoaires se déplacent et capturent leurs proies à l’aide d’extension temporaire du cytoplasme, les pseudopodes. Cet état amiboïde n’est pas toujours présent selon le milieu ou d’autres paramètres( état flagellé).

2.2 Classification des Rhizopodes

Les principaux critères de classification des Rhizopodes sont :

La présence ou l’absence de thèque.

La morphologie des pseudopodes.

O.AMIBIENS NUS

Pseudopodes : lobés, rarement filiformes, jamais anastomosés.

Jamais de thèque.

Exemple 1) Amoeba proteus

- Amibe type, constamment à l’état amibien

- Grande taille (500 μ )

- Habitat : eau douce, surface des eaux stagnantes, terre humide.

- Alimentation : phagocytose de Rotifères, Crustacés, Protozoaires, algues…

- Polymorphe : Sphérique lorsque contractée, étalée sur son support avec long pseudopodes dans toutes les directions ( au repos).

Progression : s’allonge en limace, émet de long pseudopodes antérieurs alors que sa partie postérieure ne présente qu’une touffe de petites saillies collantes et visqueuses formant le collopode qui adhère au substrat, agglutine et entraîne les particules et les proies .

- Pas de reproduction sexuée connue.

- Forme particulière de mitose : la mitose acentrique dite «  Chaosienne », noyau elliptique.

Exemple 2) Amoeba histolitica

- Existe sous deux formes : forme mobile végétative ou forme kystique de résistance..

- Amibe pathogène pour l’homme, responsable de la dysenterie amibienne.

- Habitat : gros intestin de l’homme.

La forme végétative

Cette forme peut présenter deux aspects différents présentant une physiologie particulière :

Le stade hématophage

- Grosse amibe ( 20 à 30 μ ) à endoplasme granuleux et ectoplasme hyalin.

- Se déplace activement dans l’intestin.

- Hématophage, provoque des ulcérations intestinales et hémorragies, cette forme détermine les phases aigües de la maladie.

- Pseudopodes nombreux et larges.

- Se multiplie par division binaire.

- Peut passer dans la lymphe ou le sang et former des colonies au niveau du poumon, du foie, de la rate, cutanées…

Le stade minuta

- forme plus petite que la précédente

- Non hématophage, se nourrit de débris cellulaires.

- Localisée uniquement dans l’intestin.

- Mouvements moins rapide que la forme hématophage.

Correspond à la forme chronique de la maladie.

La forme hématophage et la forme minuta sont interchangeables en fonction de l’état physiologique de l’individu parasité ( maladies, faiblesse…).

La forme kystique

Avant de s’enkyster, l’amibe élabore des produits de réserve . Les kystes ( 5à 20  μ ) , à quatre noyaux, se forment quand le pH et l’oxygénation du milieu diminuent.Ces kystes sont très résistant et résistent en particulier au suc gastrique ( contamination orale).Rejeté avec les excréments, ils peuvent souiller les légumes, l’eau et les aliments crus. Leur dissémination est assurée par la mouche domestique ( hôte auxiliaire ).

Cycle évolutif d’Amoeba histolitica

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Source : Biologie animale, T 1 , A. BEAUMONT et P. CASSIER.

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O. THECAMIBIENS

Pseudopodes : Idem que pour les amibiens nus

Thèque : Présente, composée de matière organique incrustée de grains de sable, de diatomées,…

Ce sont des Rhizopodes libres inféodés aux eaux douces , acides ( tourbières ).

Reproduction sexuée douteuse.

Genres :  Arcellinida, Trichosida, difflugia…

La forme et la structure de la thèque sert d’élément de base à la reconnaissance de ces organismes en paléontologie.

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O.FORAMINIFERES.

Pseudopodes : fins et anastomosés

Thèque : Présence d’une coque percée de un ou plusieurs trous

Différentes formes de thèques de Foraminifères

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Animaux essentiellement marins, benthiques ou planctoniques . La coquilles est formée de calcite et est généralement recouverte par le cytoplasme.Elle peut être formée d’une seule loge ou être multilobée. Les loges communiquant entre elles par des perforations .Les
pseudopodes sont très longs.

Cycle de développement ( Elphidium crispum)

Cycle hétérotypique : plusieurs générations schizogoniques et une génération gamogonique ; générations séparées par des phases de croissance.

La phase gamogonique

Le noyau se divise de nombreuses fois, il se forme un schizonte.

La coquille se dissout partiellement, le schizonte élimine enclaves et pigments et les noyaux sortent avec un peu de cytoplasme , ce sont les schizozoïtes

Chaque schizozoïte forme une thèque de grande taille, formant la loge initiale d’un nouvel individu générateur de gamètes , le gamonte.

La phase gamogonique

L’individu s’accroît, le nombre de loges augmente, mais le noyau reste indivi.

Terme de la croissance, division du noyau, puis du cytoplasme et formation de gamètes biflagellés.

Chaque gamonte engendre un seul type de gamète.

Fusion par les flagelles d’un gamète + et d’un gamète -  ( isogamie), formation d’un zygote

Le cycle recommencera avec l’individu issu du zygote.

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 Remarque :

Avant de quitter ce sous embranchement des Rhizoflagellés, un mots sur ces organismes « charnières » capable de passer de l’état amibien à l’état flagellé.

Exemple : Tetramitus rostratus .

Le passage d’un stade à l’autre est conditionné par les fluctuations de facteurs externes tels que :

-   Teneur en oxygène

-   Teneur en sels dissous

-   pH

La forme flagellée comporte quatre flagelles insérés sur des blépharoblastes différents.

Certains de ces organismes seraient responsables de graves maladies, ils sont mal connus.

B)  SOUS EMBRANCHEMENT DES ACTINOPODES

Caractéristiques

Organismes marins libres

Disposition radiaire des pseudopodes et axopodes.

Squelette particulier

A.1.La Classe des Acanthaires

A.1.1  Définition 

A. 1.1.1  Squelette

Organismes généralement sphériques, 10 à 20 spicules non siliceux unis au milieu du corps et dont les extrémités émergent du Protozoaire. Les spicules sont disposés de manière régulière et sont formées de substances organiques et minérales complexes ( Sulfate de Sr, Silicates d’Al, de Ca, etc…).

A.1.1.2 Cytoplasme

Trois couches :

Une couche gélatineuse périphérique se prolongeant en manchon jusqu’aux extrémités des spicules

Un ectoplasme clair contenant des zoochlorelles symbiotiques et générateur de pseudopodes réticulés, anastomosés.

Un endoplasme, contenant l’appareil nucléaire , des vacuoles, de nombreuses inclusions diverses ; il émet les axopodes flagellés plus ou moins rigidesqui assurent la capture des proies.

A.1.2  Multiplication

La multiplication asexuée se fait par division binaire, celle ci semble jouer un rôle effacé.

La reproduction sexuée quoique constituant la règle est imparfaitement connue. Le noyau se divise plusieurs fois tandis que les enclaves alimentaires et les zooxanthelles sont éliminées ; les pseudopodes se rétractent et le corps de l’Acanthaire se découpe en territoires plurinucléés ( 6 à 8 noyaux ), qui, à leur tour se résolvent en gamètes biflagellés.

Les gamètes libres copulent, mais la transformation du zygote en jeune Acanthaire n’a pas été observée.

On distingue parmi eux 5 ordres :

Holacanthida,Symphyacanthida, Chaunacanthidae, Arthracanthida, Actineliida.

Disposition des spicules d’Acanthaire

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Squelette d’un acanthaire

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A.2. La Classe des Radiolaires

A.2.1 définition

Animaux marins planctoniques.

Pas d’axopodes

Squelette interne chitineux

Capsule centrale grillagée séparant ectoplasme et endoplasme et renfermant le noyau unique.

Pseudopodes fins et réticulés.

Dans l’ectoplasme, des zoochlorelles, des vacuoles à gaz carbonique et de nombreuses gouttelettes d’huile.

2.2 Multiplication

La multiplication asexuée se fait par division binaire, la reproduction sexuée est imparfaitement connue.

On distingue parmi eux 6 ordres :

Phaeocystida, phaeosphaerida, Phaeocalpida, Phaeogromida, Phaeoconchida, Phaeodendrida.

A.3. Classe des héliozoaires

3.1 Définition

Animaux d’eau douce libres ou fixés par un pédoncule

Axopodes grèles

Pseudopodes rayonnants très fins

L’ectoplasme contient également des Zooxanthelles et de nombreuses vacuoles digestives et pulsatiles.
L’endoplasme contient un ou plusieurs noyaux et généralement un corps central vers lequel rayonnent les axopodes. Le squelette n’est pas toujours présent

3.2 multiplication

La multiplication asexuée est assurée par une division binaire ou par bourgeonnement. Il ya formation de kystes lorsque les conditions sont défavorables.

La reproduction sexuée n’est pas bien connue sauf pour les Genres Actinophrys et actinosphaerium

Structure d’un Radiolaire

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Schéma d’un Héliozoaire

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C)      LE  SOUS EMBRANCHEMENT DES SPOROZOAIRES (Apicomplexa)

1.    Définition

Protozoaires parasites   

      
Haplobiontes et dépourvus  d’appareil locomoteur

Le cycle débute toujours par un sporozoïte

Alternance entre gamogonie et schyzogonie.

Monoxènes ou hétéroxènes.

Gamètes le plus souvent flagellés.

sans-titre-480.pngOn les scinde souvent en trois groupes :

-  Classe des Grégarinomorphes ou Grégarines.

-  Classe des Coccidiomorphes ou Coccidies.

-   Classe des Sarcosporidies.

2. Etude particulière

2.1 La Classe des Grégarinomorphes

deux Ordres :
1) Archigrégarinida (Exoschizon, Selenidiodes), 2) Eugregarinida ( Siedleckia,Urospora, Sténospora…).

2.1.1Définition

Parasites d’invertébrés

Mobiles à l’état végétatif

Les gamontes de sexe différent s’accolent avant la gamétogénèse.

Anisogamie peu marquée, mâle flagellé.

Plus de schizogonie.

Exemple : Stylocephalus longicolis parasite de l’intestin de Blaps. sp

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Structure : Le corps de plus ou moins 3mm se divise en trois parties

1)  Un suçoir enfoncé dans une cellule du mésentéron de Blaps.

2) Une partie moyenne courte

3) Un véritable corps cellulaire avec noyau, substance de réserve ( paraglycogène) etc  … une cuticule épaisse le recouvre.

Cycle de développement 

-    L’individu fixé et décrit ci-dessus porte le nom de céphalin, c’est un gamonte.

-   Arrivé à la croissance optimum, le corps cellulaire se détache et se meut dans l’intestin, c’est le sporadin

-   Accolement des gamontes, qui se contractent, prennent une forme hémisphérique et forment les gamétokystes.

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-         Division active des noyaux, les noyaux fils se portent à la périphérie du cytoplasme qui se découpe . C’est le perlage
des gamètes.

-     Danse des gamètes autour du reliquat cytoplasmique.

-     Formation du zygote

-     La première division du zygote est réductionnelle, elle est suivie de deux mitoses, formation de 8 sporozoïtes par zygote.

-     Le sporozoïte ingéré par un Blaps ira se planter dans une cellule intestinale.

3.2 La Classe des Coccidiomorphes

3.2.1 Définition

Parasites d’invertébrés et de vertébrés

-     Immobiles à l’état végétatif

-     Anisogamie marquée

-     Alternance des phases gamétogoniques et schizogoniques.

-     Monoxènes ou hétéroxènes

Exemple : a) Eimeria perforans,    Coccidie monoxène. C’est un parasite de l’intestin grèle du lapin. 

Cycle de développement

- Le sporozoïte pénètre dans une cellule intestinale

- Croissance du sporozoïte par accumulation de matières de réserve, Schizonte.

- Multiplication asexuée, division du schizonte en schizozoïtes

- Les schizozoïtes sont libérés après la dégénerescence de la cellule hôte, vont coloniser d’autres cellules intestinales et un nouveau cycle recommence.

- Après un certain nombre de générations asexuées, une reproduction sexuée se prépare : les gamontes apparaissent.

-  Le gamonte mâle donne de nouveaux gamètes mâles biflagellés ( idem que chez les grégarines).

- Le gamonte femelle se charge de matières de réserve et se transforme en une macrogamète femelle.

-  Formation du zygote qui s’entoure d’une coque résistante, le tout portant le nom de spore, qui sera expulsée avec
les excréments.

-    Chaque spore donnera après méïose et mitose, 8 sporozoïtes. 

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b) Plasmodium flaciparum, Coccidie hétéroxène. Agent d’une forme de  paludisme chez l’homme.

Les Hémosporidies sont des Coccidies hétéroxènes apparentées aux Eimeridae. Les gamètes mâles sont peu nombreux ; la copula mobile s’accroît tout en multipliant ses noyaux. La schizogonie se déroule à l’intérieur des hématies des Vertébrés alors que la gamogonie a lieu chez un Diptère piqueur . Les hémosporidies parasitent exclusivement des Vertébrés ( Reptiles,oiseaux, mammifères ).

Cycle de développement

La multiplication asexuée ou schizogonie se déroule chez l’homme.

- Inoculation de sporozoïte dans le sang de l’homme par le moustique Anophèle.

- Les sporozoïtes gagnent le foie,se transforment en schizontes volumineux ( 30 à 40 μm ) qui donnent des schizozoïtes qui infectent d’autres cellules hépatiques.

-   Les schizozoïtes finissent par passer dans le sang et se nourissent au dépens de l’hémoglobine, croissent et se divisent pour donner des schizozoïtes de deuxième ordre. A ce stade, les globules rouges éclatent et des schizozoïtes pénètrent dans de nouvelles hématies. La destruction des cellules sanguines correspondent aux accès de fièvre du malade.

sans-titre-485.pngAprès plusieurs phases schizogoniques, les schizozoïtes deviennent des gamontes

- Les gamontent passent dans le sang périphérique et leur développement s’arrête .

La multiplication sexuée se déroule chez le moustique

-  Les gamontes seront prélevés par un moustique piquant l’homme.

-  Le gamonte femelle se transforme en un macrogamonte femelle.

-  Le gamonte mâle forme 4 à 6 gamètes mâles sans flagelle.

-   Fécondation dans l’intestin du moustique.

-  Le zygote doué de mouvements amoeboïdes traverse la tunique intestinale et va se loger entre elle et l’enveloppe péritonéale.

-  Le zygote subira de nombreuse divisions qui donneront de nombreux sporozoïtes qui gagneront les glandes salivaires du moustique (méïoses et mitoses).

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3.3 Classe des Sarcosporidies

Ce sont des parasites des muscles des Vertébrés. Ils y forment des Kystes contenant de nombreux noyaux ( plasmodes) . Ces plasmodes donneront des Schizozoïtes. Ces plasmodes donnent des schizozoïtes dont l’évolution est actuellement mal
connue.

Trois ordres : 1) Agamococciida, 2) Protococciida, 3) Eucoccidiida.

Voir exemple page suivante avec : Sarcocystis tenella, parasite de l’œsophage, du diaphragme et du cœur de mouton.

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Des protozoaires proches des Sarcosporidies font partie du phylum des Myxozoa dans la nouvelle classification, il s’agit des classes des Myxosporidies et des Actinomyxidies.

Ce sont des parasites de poissons et de Vertébrés.

Ex : Myxobolus pfeifferi , parasite de Cyprinidés.

d. LE SOUS EMBRANCHEMENT DES INFUSOIRES OU CILIES (ciliophora).

1.  Définition

-   Protozoaires de grande taille menant généralement une vie libre dans les eaux douces ou salées

-   Munis de cils vibratiles au moins pendant une partie de leur cycle vital.

-   Appareil nucléaire bipartite : un micronucléus et un macronucléus.

-   Multiplication asexuée : division binaire transversale.

-  Reproduction sexuée : par conjugaison.

-  Phagotrophes ou osmotrophes .

1.1 La classe des Ciliés

Comme exemple les Paramécies, grands ciliés de 100 à 350 μm dont le corps est fusiforme et renflé dans sa partie moyenne. Une vaste dépression s’étend de la partie antérieure à l’extrémité renflée, cette gouttière aboutit aux organites de la nutrition.

Le corps est entièrement recouvert de cils, il s’agit d’un Cilié holotriche.

Au point de vue structure, à souligner : l’appareil nucléaire constitué de deux noyaux :

- Le macronucléus , polyploïde, il régente les fonctions trophiques de l’organisme.

- Le micronucléus, diploïde il régente les fonctions sexuelles de la Paramécie.

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1.1.1 Le  cycle de développement

a)     la multiplication asexuée : division binaire         

Caryocinèse : division des deux noyaux , le macronucléus se divise par amitose.

Cytodiérèse : à la fin de la division précédente, le corps de la paramécie s’allonge, s’étrangle en son milieu puis se divise en deux Paramécies filles.

b) la reproduction sexuée : conjugaison

b.1 phases précédent la fécondation

Accolement de deux Paramécies par leur péristome.

Les macronucléus qui ne jouent aucun rôle dans la reproduction disparaissent.

Les micronucléus subissent d’abord une cinèse réductionnelle, chaque micronucléus donne ainsi quatre micronucléus
haploïdes. Trois de ces quatre micronucléus dégénèrent dans chaque conjoint, le quatrième subit une mitose normale.

Dans chaque conjoint, deux pronucléus de forme allongée et unis par un fin tractus.

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b1 La fécondation

Echange entre les deux individus accolés d’un pronucléus appelé mâle qui fusionnera avec le cytoplasme du pronucléus resté dans le cytoplasme de l’autre individu et considéré comme femelle .

Après quelque temps, séparation des individus

b3  Phase suivant la fécondation

Restauration de l’appareil nucléaire

Chaque Paramécie isolée verra son noyau subir deux mitoses ; des quatres noyaux formés, deux se transformeront en macronucléus et deux se transformeront en micronucléus.

Une division cytoplasmique aura ainsi lieu et sera suivie par une cytodiérèse qui donnera deux individus identiques.

1.1.2 Classification des Ciliés

Cette classification est basée sur les dimensions et la répartition des cils. On distingue notamment deux grandes sous
classes :

Sous classe des Holotriches :

Ciliature uniforme sur tout le corps et formée de cils séparés

Colpidium : petit Cilié se nourrissant de bactéries et servant de proie aux Paramécies

Paramécies

Vorticelles : Ciliés pourvus d’un pédoncule de fixation mais pouvant mener une vie libre

Epistymis, Carchasium : autres Ciliés pédonculés mais formant des colonies.

Sous classe des Spirotriches :

Ciliature non uniforme et les cils soudés forment des membranes ou des cirres.

Ex : Stentor, cilié ayant la forme d’une corne d’abondance, il est de grande taille (jusque 4 mm)

1.2 La classe des tentaculifères ou Acinétiens

Alors que les embryons portent une ciliature uniformément répartie ( idem les Holotriches ), les adultes en sont dépourvus mais possèdent sur une partie du corps des tentacules creux suceurs terminés par une ventouse .

Par ces ventouses, ils aspireront le contenu de leurs proies.

Ces organismes restent fixés à un support. Il se reproduisent par bourgeonnement.

REMARQUES SUR LE CHAPITRE

Ce chapitre ne constitue qu’une initiation et ne passe en revue que les caractéristiques des grands groupes. On aurait par exemple pu étudier tous les cas de conjugaison chez les Ciliés ( Vorticelles…) plutôt que se limiter aux Paramécies, il était possible  également d’étoffer leur classification, seulement voilà, nous ne voulions pas rédiger un traité de protistologie !!!

Dans ce même ordre d’idées, et conscients des importants changements et précisions apportés  à la systématique des Protozoaires, il aurait peut-être été utile de présenter ce groupe en tenant compte de ces nouvelles classifications. Nous ne l’avons pas fait, d’une part parce que la classification traditionnelle est encore couramment utilisée dans le langage,et d’autre part parce qu’elle apporte suffisamment de précisions à notre niveau pour séparer les grands types .

Les lignes qui suivent vous aideront à faire la correspondance entre classification récente et traditionnelle :

Phylum : Sarcomastigophora

Sous phylum : Mastigophora = Sous embranchement  Rhizoflagellés

Classe : Phytomastigophora =  Classe des Phytoflagellés

Classe :  Zoomastigophora = Classe des Zooflagellés

Sous phylum : Opalinata 

Classe : Opalinatea = Super ordre des Opalines.

Ordre :Opalina

Sous phylum : Sarcodinea

Super classe : Rhizopoda = Super classe des Rhizopodes

Super classe : Actinopoda = Sous embranchement des Actinopodes

Classe : Acantharea = Classe des Acanthaires

Classe : Phacodarea = Classe des Radiolaires

Classe : Heliozoa = Classe des Héliozoaires

Phylum Apicomplexa

Classe : Perkinsea

Classe : Sporozoea = Sous embranchement des Sporozoaires

Sous classe : Gregarina = Classe des Grégarinomorphes

Sous classe : Coccidia = Classe des Coccidiomorphes

Sous classe : Sarcosporidies =  Classe des Sarcosporidies

Phylum Labyrinthomorpha =

Phylum : Microspora =        Sous embranchement des Cnidosporidies

Phylum : Ascetospora  =     Sous embranchement des Cnidosporidies

Phylum : Myxospora  =        Sous embranchement des Cnidosporidies

Phylum : Ciliophora =         Sous embranchement des Infusoires ou Cilliés

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Commentaires (3)

1. djibus 14/09/2012

2. kenza 04/10/2013

vraiment tres intéressant pour la zoologie

3. marc 06/11/2013

J'ai beaucoup aimé !!!

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Date de dernière mise à jour : 16/06/2015