Faunistique 4

2. LES CLASSES DE VERTEBRES
 
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2.1 Classe des cyclostomes
Les lamproies, les myxines ( ne pas confondre avec les anguilles).
Caractères généraux
- corps serpentiforme pouvant atteindre 1 m  de longueur
- pas de bouche au sens propre mais un entonnoir circulaire sans aucune trave de machoire articulée et toulours béant.
- pas de dents mes des organes cornés
- en arrière des yeux , 7 paires d'orifices branchiaux cylindriques
- peau nue excessivement visqueuse
- pas de membres pairs , deux nageoires dorsales dont la dernière se continue avec la caudale et l'année.
On a deux lignées diverses qui persistent : les lamproies et les myxines. Les deux lignées perdent le bouclier céphalo-thoracique. L’endo-squelette est cartilagineux ; le régime alimentaire microphage, au moins à l’état larvaire.
2.1.1. La sous-classe des Pétromyzonoïdes (des lamproies).
Les lamproies forment le groupe le plus nombreux des cyclostomes avec neuf genres et trente cinq espèces.
· Anatomie.
Le corps est long, cylindrique, recouvert d’une peau nue et visqueuse, riche en cellules à mucus. Les nageoires sont impaires, dans le plan sagittal du corps avec deux nageoires dorsales séparées par un court intervalle et une nageoire caudale. Ce sont de simples replis du tégument. Qui n’ont pas de rôle important dans la propulsion. Celle-ci est assurée par des mouvements ondulatoires du corps (comme chez les anguilliformes). La bouche est arrondie, antérieure et sert à la succion. Elle ressemble à un entonnoir tapissé de denticules cornés, renouvelables périodiquement.
· Le squelette.
Le squelette est composé d’une série d’arcs cartilagineux, ouverts dorsalement. C’est sur la face dorsale des arcs que passe le système nerveux.
· La musculature.
Il existe des masses musculaires disposées symétriquement le long de la corde. Elles ne sont pas divisées comme on pourrait l’observer chez les poissons où l’on a des muscles latéro-dorsaux et latéro-ventraux.
· L’appareil digestif.
L’appareil digestif forme un tube allongé et droit. Au niveau de la bouche, on trouve une langue râpeuse. La bouche est suivie par un œsophage prolongé par l’intestin qui comprend une valvule spirale.
·L’appareil circulatoire.
L’appareil circulatoire rappelle celui des poissons. Le cœur a trois cavités successives : le sinus veineux, l’oreillette et le ventricule. L’hémoglobine du sang est légèrement différente de celle des vertébrés. Elle s’apparente plus à celle des invertébrés (érythrocruorine).
·Les organes sensoriels.
On trouve des yeux primitifs, une oreille interne comprenant deux canaux semi-circulaires. La région antérieure présente dix paires de nerfs crâniens qui se détachent du cerveau.
·Biologie.
La bouche fonctionne comme une ventouse : elle s’attache à un substrat dur (pour combattre le courant) ou sert à la nutrition en se fixant sur un poisson. Les adultes sont souvent des ectoparasites de poissons et sucent leurs proies. Ce sont des carnassiers sans mâchoire. On trouve dans la bouche, des glandes spécifiques qui sécrètent des substances anticoagulantes pour avaler plus facilement le sang des proies.
Les lamproies ne se reproduisent qu’une fois dans leur vie. Le cycle est à moitié en mer, à moitié en eau douce. Les œufs donnent des larves (larve ammocète) qui vivent plusieurs années dans les sédiments des rivières. Elles subissent la métamorphose et retournent vers la mer (en automne et hiver). Elles subissent ensuite une phase de grossissement et de maturation sexuelle. Les adultes font la montaison (au début de l’hiver) et la reproduction a lieu au cours du printemps. Le cycle est appelé « migration anadrome » (les adultes, marins, se reproduisent en eau douce) (les animaux catadromes ont les adultes qui vivent en eau douce et la reproduction a lieu en mer Exemple : les anguilles).
La remontée des adultes en eau douce se fait par différents moyens : ils peuvent se déplacer seuls en nageant ou rampant ou prendre une « taxi ».Dans ce dernier cas, il s’accroche sur un poisson migrateur. Pendant la montaison, ils vivent sur leurs réserves (ne mangent pas) et s’amaigrissent. Ils se reproduisent dans des petites rivières à fonds sableux ou pierreux. Pendant l’accouplement, la femelle est fixée sur un substrat et le mâle, fixé sur la tête de la femelle. La fécondation est externe et les œufs sont fécondés au fur et à mesure de la ponte. Les adultes meurent ensuite.
Certaines espèces vivent constamment en rivière (comme la « lamproie de Planer »). Là, la phase larvaire est de longue durée (7 à 8 ans dans les sédiments). Les adultes sont juste là pour la reproduction.
La lamproie marine est consommée (Lamproie à la Bordelaise). La lamproie de Planer peut être utilisée comme appât.
2\ La sous-classe des Myxinoïdes (des myxines).
Les myxines n’ont pas de parenté directe avec les lamproies. On trouve chez les myxinoïdes six genres et une quinzaine d’espèces.
· Anatomie.
Le corps a une forme proche de celle de la lamproie. On ne trouve qu’une nageoire caudale, très réduite. La peau est visqueuse, riche en cellules à mucus.
La bouche est située ventralement et est entourée de huit tentacules courts. Elle est en forme de fente.
· Les organes sensoriels.
Les organes sensoriels sont représentés par des yeux primitifs, situés sous la peau et par une oreille interne à un canal semi-circulaire.
·Le squelette.
Le squelette est beaucoup plus rudimentaire que celui des lamproies. Il ne contient pas d’éléments vertébraux.
·Biologie.
Quelques espèces sont hermaphrodites mais la majorité ont les sexes séparés. Toutes les myxines sont marines, dans les zones tempérées et froides (atlantique nord). Elles sont benthiques, vivant en grande partie enfouies dans le sédiment. Ce sont des carnivores qui vont faire des trous dans le corps de la proie pour en dévorer l’intérieur. Elles vont essentiellement s’attaquer aux poissons blessés, mourant ou morts.
Les lamproies sont beaucoup plus proches des gnathostomes que des myxines. On trouve une cinquantaine de caractères évolués chez les lamproies. Le partage de caractères évolués est appelé « synapomorphie ». Par exemple, on peut citer : présence d’une hypophyse subdivisée, innervation cardiaque, osmorégulation, présence de muscles associés aux nageoires impaires.
Les myxines ont des caractères très primitifs, comme : un système immunitaire très rudimentaire, un cœur sans innervation. Elles sont incapables de survivre à une petite modification de salinité.
L’étude synapomorphique fait penser que les lamproies et les gnathostomes ont un ancêtre commun différent de celui des myxines. Dans la classification récente (20 ans !!!) il a été créé un groupe pour les myxines et un groupe pour lamproies et gnathostomes.
2.2 Super-classe des poissons 
 
 
 
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2.2.1 Caractères généraux 
- Peau : recouverte d'écailles. on distingue :
Les écailles cycloïdes imbriquées les unes dans les autres.
Les écailles cténoïdes aussi imbriquées mais munies sur leurs bords de petits peignes rugueux
Les écailles placoïdes rondes, épaisses munies d'une épine
Les écailles ganoïdes grandes émaillées, parfois avec une épine.

 
- Appareil digestif :
Dents : uniquement préhensive, implantées dans toute le bouche toutes identiques ou remplaçables.
Intestin : contient un repli spiralé ( augmenter la surface d'absorption ) chez chondrichtyens.
Glandes salivaires : néant
Vessie natatoire : en connection avec oesophage. Organe hydrostatique et jouant rôle important dans la perception des sens
 
Organisation générale estomac
L'estomac des vertébrés inférieurs (poissons, amphibiens, reptiles) est la plupart du temps tubulaire . Il prend le plus souvent une forme en j, en u ou en y. La forme droite, telle qu'on la retrouve chez certains poissons comme la perche, est rare. Il est inexistant chez différents poissons (cyclostomes, dipneustes, certains téléostéens). Chez d'autres, la portion inférieure (pylorique, voir plus loin) est assortie de nombreux cæca ou appendices. La présence de ces cæca, dont le nombre peut aller jusqu'à 1500, est une particularité des poissons. Ils ont, semble-t-il une fonction glandulaire digestive et une fonction d'absorption. Les cæca s'abouchent en fait au tube digestif au niveau du pylore à la limite entre l'estomac et l'intestin. Dans la plupart des cas, ils sont localisés après la constriction pylorique, faisant donc plus partie de l'intestin que de l'estomac quoique classiquement considérés avec ce dernier.
Organisation générale intestin
Les lamproies et la plupart des poissons, à l'exception des téléostéens évolués, ont un intestin assez gros et court dont la lumière est occupée par un repli longitudinal le plus souvent à disposition spiralée, ce qui ralentit considérablement le cheminement du bol alimentaire en augmentant son trajet. Cette structure, dite valvule spirale, peut atteindre l'axe central de l'intestin et se souder à elle-même en une columelle offrant l'aspect d'une vis. Cette disposition est particulièrement développée chez les requins où on peut compter jusqu'à 50 tours de spires .
- Appareil respiratoire :   Branchies
Type sélacien: 5 ouvertures en fentes
Type téléostéen: deux ouvertures protégées par des opercules qui peuvent se fermer hermétiquement
Type dipneuste: branchies recouvertes par des opercules et complètées par des poumons servant à la respiration aérienne
Les branchies sont des lamelles remplies de sang, recouvertes d'une peau fine et placées sur des arcs branchiaux (os) rigides. Les branchies sont recouvertes par l'opercule, sorte de couvercle osseux qui se soulève et s'abaisse. La bouche aspire l'eau puis se referme. Le sang se charge d'oxygène au contact des branchies et perd son gaz carbonique. L'eau ressort ensuite par les opercules qui se soulèvent.
Les systèmes branchiaux
Les branchies sont des structures d'allure pennée, lamellaire ou filamenteuse (figures 3-20 et suivantes). Leur organisation anatomique particulière, en général extrêmement plissée, permet d'obtenir une surface d'échange considérable dans un volume relativement peu important.
Les branchies peuvent être externes ou internes.
 a. branchies externes
Les branchies externes, pennées, sont considérées comme plus primitives. Elles sont répandues chez les invertébrés. Elles n'existent chez les vertébrés adultes que chez quelques espèces de protoptères et chez quelques urodèles dits pédogénétiques (Necturus, Amphiuma, Pseudobranchus, Amblystoma d'Amérique du Nord ou encore Proteus européen). Elles se rencontrent également à titre transitoire chez certains vertébrés à l'état larvaire (amphibiens et certains poissons: dipneustes et brachipterygiens).
Les mouvements nécessaires au renouvellement de l'eau au niveau de ces branchies (ventilation) sont obtenus par des mouvements du corps ou des arborescences branchiales elles-mêmes. Ceci limite leur développement, la résistance de l'eau aux mouvements devenant vite très grande. On voit dès lors se développer rapidement au cours de l'évolution des systèmes de branchies internes. Les branchies se trouvent ici logées dans des cavités au niveau desquelles il est possible de créer un mouvement d'eau important, améliorant la ventilation branchiale.
b. branchies internes
Dans la plupart des cas, les branchies sont logées dans des cavités spécifiques dites branchiales. Elles présentent de notables avantages par rapport aux branchies externes: protection, possibilité de réaliser dans la cavité branchiale un débit d'eau important et ajustable en fonction des besoins.
On retrouve ce type de branchies chez différents crustacés et mollusques ainsi que chez tous les poissons . Chez les invertébrés, les branchies sont des excroissances tégumentaires lamellaires ou filamenteuses. Chez les poissons, elles sont toujours lamellaires et d'origine endoblastique. Chez ces derniers, elles se développent à partir des parois de diverticules latéraux du pharynx; ce qui a permis à certains de considérer la fonction respiratoire chez les vertébrés comme dérivant d'une organisation de système alimentaire de type microphage. Les stomocordés et les procordés actuels permettent dans une certaine mesure d'imaginer comment cette évolution a pu se réaliser. Rhabdopleura, Cephalodiscus et Balanoglossus sont trois stomocordés. Les deux premiers sont pourvus d'un lophophore collecteur de particules. Chez Rhabdopleura, le pharynx est banal. Chez Cephalodiscus, il est percé d'une paire de fentes dites viscérales qui permet une filtration alimentaire. Balanoglossus n'a pas de lophophore et la nutrition est assurée par filtration au niveau de 20 à 40 paires de fentes viscérales. Chez les stomocordés, la respiration est cutanée et les fentes pharyngiennes n'ont aucun rôle respiratoire. Ce rôle apparaît chez l'amphioxus, procordé microphage qui possède un pharynx important percé d'environ 90 paires de fentes (branchiales et viscérales) fonctionnant à la fois comme filtre alimentaire et comme organe respiratoire. Le pharynx conserve cette double fonction alimentaire et respiratoire chez les ammocètes, larves microphages des lamproies actuelles.
Chez les cyclostomes (lamproies et myxines), les branchies sont groupées dans des poches, subsphériques chez les myxines et lenticulaires chez les lamproies. En fait, les parois des poches se soulèvent en une série de lames branchiales portant elles-mêmes 5000 à 8000 lamelles. Les lamproies ont 10 paires de poches pharyngiennes dont 7 s'ouvrent directement à l'extérieur par des spiracules. Les myxines ont de 5 à 14 paires de sacs branchiaux s'ouvrant à l'extérieur par un spiracle commun

- Appareil circulatoire :
Voir plus haut
Un coeur veineux . L'aorte en sortant du ventricule se divise en arcs branchiaux amenant le sang aux branchies.
- Appareil excréteur :
Voir plus haut pour les reins
a) Chez les plus primitifs, organe génital mâle dépendant des reins
b) Chez les plus évolués : ( présence du métanéphros) . Ovules évacués par le canal de Müller. Spermatozoïdes par canal de Wolff ( le canal de Müller s'atrophie). Les produits génitaux de certains poissons ( truite) tombent dans la cavité générale du corps avant d'ëtre expulsés par les pores génitaux se trouvant en arrière de l'anus .
- Reproduction :
Fécondation généralement externe . Les oeufs après avoir été pondus par la femelle sont fécondés par le mâle qui les arrose de son liquide séminal appelé, vu sa teinte , la laitance. En général, les poissons ne prennent pas soins de leurs rejetons.
-Appareil locomoteur :
a) Membres classiques des Vertébrés :
- Nageoires pectorales
- Nageoires pelviennes ou ventrales
b) Membres impairs
- Nageoire dorsale
- Nageoire caudale
- Nageoire anale
L'adaptation progressive des nageoires se marque par une diminution de leur taille .
 Les nageoires classiques n'ont pas de place bien fixée car les poissons n'ont pas de ceinture scapulaire ; les nageoires ventrales pouvant même se trouver en avant des pectorales.
 Les salmonidés et les silures possèdent sur le dos un amas de graisse ; le lobule adipeux ressemblant à une nageoire.
 
 
 
 
 

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Commentaires (2)

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Date de dernière mise à jour : 15/06/2013