Faunistique 16

2.5 Classe des Mammifères

Il s'agit d'un groupe homogène , très bien adapté aux conditions actuelles et dont la différenciation a commencé au Tertiaire.

2.5.1. Caractères généraux

- Peau : le corps est protégé par des poils qui peuvent se transformer en laine , crins, soies, duvets, ongles, griffes , écailles, cornes.

Les bois des Cervidés a une autre origine , ils sont d'origine dermique

- Chez la plupart des Vertébrés étudiés jusqu'à présent les dents n'avaient qu'un rôle : la préhension des aliments.

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Chez les mammifères, elles servent surtout à la mastication et leur forme sera évidemment liée aux habitudes alimentaires de l'animal. Les variations de la denture seront donc un moyen utilisé pour classer les différents mammifères.

- Formule dentaire : représente la répartition des dents pour la moitié de la bouche ( demi mâchoire sup et inf ).

ex. souris : I  1/1 ; C  0/0 ; PM 0/0 ; M 3/3 soit :

Incisives : 1 à chaque demi-mâchoire du haut et du bas

Canines : 0                                    idem

Pré-molaires : 0                             idem

Molaires : 3                                    idem

- Appareil digestif

- Appareil respiratoire : poumons bien développés ; les bronches se ramifient plusieurs fois pour finalement donner des bronchioles aboutissant aux vésicules à parois très minces.

 

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- Appareil circulatoire : coeur à 4 cavités avec une seule crosse aortique gauche.

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- Appareil génito-urinaire : les reins primitifs disparaissent de bonne heure pour faire place aux reins définitifs. Leurs canaux excréteurs persistent en partie . Le canal de Wolf devient le canal déférent chez le mâle tandis que le canal de Müller disparaît. Chez la femelle, au contraire , le canal de Müller est le seul permanent et constitue l'oviducte.

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- Appareil locomoteur : les membres des Mammifères diffèrent de ceux des reptiles dont ils dérivent par ce fait que non contents d'assurer la locomotion de l'animal ils supportent le corps dont la face ventrale ne touche plus le corps . Les modifications peuvent se classer de la façon suivante :

a) Primitivement : bras et avant bras - cuisse et jambe sont seuls à être relevés. Ce sont les Plantigrades. Tarse, métatarse, doigt à plat sur le sol. Déplacement lent - Singe, Homme, Ours,... 

b) Première spécialisation : la main et le pied se relèvent, seuls les doigts reposent sur le sol. Ce sont les Digitigrades. Animaux mieux adaptés à la course.

c) Deuxième spécialisation : les doigts eux-mêmess sont relevés. Seule, l'extrémité de l'ongle repose sur le sol. Animaux les mieux adaptés à la course. Ce sont les Onguligrades , Cheval, Antilope.Chez ces animaux, les doigts qui servent à la course sont allongés tandis que ceux qui ne servent pas à la locomotion sont atrophiés ou même inexistants.

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- Mamelles : glandes épidermiques pour l'allaitement, 2 ( femme, jument), 4 chez la vache, 10 chez la lapine, chienne.Position thoracique ou inguinale de ces glandes.

- Placentation : les mammifères sont vivipares sauf les Monotrèmes et les Marsupiaux qui sont respectivement ovipares et ovovivipares. On appelle placenta, le raccord entrer l'embryon et les organes maternels.

Cette placentation peut être :

complète ( porcins, jument, ruminants )

partielle ( rongeurs, primates, carnivores, insectivores, etc...).

2.5.2. Classification

2.5.2.1 Sous classe des Protothériens ou Monotrèmes

Mammifères les plus primitifs

Ovipares mais nourissent leurs petits

Bec corné, pas de dents

Cloaque dans lequel aboutissent les voies urinaires, génitales, intestinales.

Deux vagins et deux utérus.

Originaires d'Australie, de Tasmanie.

ex. Ornithorhynque

Ornithorynque

 

L'aspect physique

 

L'ornithorynque est un mammifère ovipare, qui pond des oeufs tout en produisant du lait, qui a un drole de bec de canard aplati, des pattes palmées et le corps recouvert de fourrure (roux sur le dessus et blanc en-dessous).

 

L'alimentation

 

L'ornithorynque choisit sa nourriture par saison. Il mange des bebes insectes, des ecrevisses, des crustaces invertebres au fond des cours d'eau. Il mange aussi des cigales, des papillons et des oeufs de truites.

 

L'habitat

 

L'ornithorynque habite en Australie et en Tasmanie dans les rivieres tranquilles, les ruisseaux et les lacs.

 

Reproduction

 

A rajouter a ces particularites, il possède cinq paires de chromosomes sexuels, alors que les mammifères ou les oiseaux n'en possèdent qu'une. Chez les mammifères, une femelle possède deux chromosomes X, le male un X et un Y. Chez les oiseaux le male est ZZ et la femelle ZW. Chez l'ornithorynque, la femelle est XXXXXXXXXX et le male est XYXYXYXYXY.

 

L'ornithorynque male a deux types de spermatozoides, précisent Graves et Grutzner, qui publient leurs résultats dans l'édition électronique avancée de Nature. Les uns portent cinq chromosomes X, les autres portent cinq Y. Les chromosomes X qui forment le début de la chaine ont des gènes communs avec les chromosomes humains X et Y. En revanche, les X de l'autre bout de la chaine sont plus proches des chromosomes sexuels des oiseaux.

 

2.5.2.2 Sous classe des Thériens

2.5.2.2.1 Infra classe des Métathériens ou Marsupiaux

Mammifères ovovivipares . Une partie de développement embryonnaire s'accomplit dans l'utérus, l'autre partie dans la poche marsupiale

Rudiment de cloaque.

Un vagin et deux utérus.

Dents.

Les Marsupiaux sont moins bien protégés à l'état foetal que les mammifères placentaires.

Celà explique que la concurrence vitale les ait éliminés partout où ils n'étaient pas isolés.

Il existe des types de Marsupiaux comparables à ceux des placentaires : loups marsupiaux, souris marsupiales, taupes marsupiales, etc...

Leurs aspects sont donc très divers.

ex. : kangourou, loup de Tasmanie, etc...

Les Marsupiaux, Didelphes ou Métathériens forment une sous-classe de Mammifères parfaitement caractérisés. Leurs mamelles sont situées au fond d'une poche ventrale (poche marsupiale) où les petits sont introduits après leur naissance et restent suspendus aux tétines de leur mère, pendant un temps plus ou moins long, pour achever leur développement. Ils sont propres à l'Australie, sauf une seule espèce, la sarigue, qu'on trouve en Amérique. En dehors du caractère commun de la poche marsupiale, les animaux de cet ordre forment un grand nombre d'espèces très différentes les unes des autres.
 
Une mère Koala et son petit.

 

Koala

Le Loup à bourse, de la taille du Chacal, ressemble à un Chien comme aspect; il est carnivore, et il cause de grands dégât dans les régions qu'il habite. Le Sarcophile ursieu plus petit, est également carnassier, très sauvage et très vorace. Le Tapoa-tafa est gros comme un Rat, carnassier; il passe partout et cause de grands ravages dans les poulaillers.

D'autres espèces du même genre sont plus petites encore. La Sarigue a une forme bien différente comme aspect. Elle se nourrit de plantes, mais aussi d'insectes, d'oeufs, d'oiseaux, de mollusques. Selon les espèces, la taille varie de celle du chat à celle d'une souris. La femelle porte 25 jours ; les petits, comme chez tous les Marsupiaux, naissent incomplètement forrnés et continuent à se développer dans la poche marsupiale. L'Opossum est la plus grande des Sarigues; sa taille est celle du Chat domestique; il a une queue préhensible qui lui sert pour se tenir sur les arbres; il fait une grande destruction de gibier et de volailles. L'Opossum a beaucoup souffert de la chasse qui lui a été faite pour sa fourrure.

Les Kangourous sont les plus grands Marsupiaux et les plus singuliers. Tout le haut du corps est petit, la partie postérieure, les membres postérieurs, la queue sont au contraire très développés. Les longues jambes de derrière leur permettent de sauter avec une extrême rapidité, et de faire des bonds prodigieux. Le régime est herbivore.
 

Anatomie, reproduction. Ce qui différencie avant tout les Marsupiaux des autres groupes de Mammifères est le mode de développement du jeune qui naît sous forme d'embryon très peu développé, et doit rester attaché aux mamelles de la mère un temps beaucoup plus long que dans aucun autre groupe de cette classe, avant d'être en état de se suffire à lui-même. Par ce mode de développement, les Marsupiaux sont intermédiaires entre les Ornithodelphes (Monotrèmes ou Prototheria), où le produit de la conception est expulsé encore enveloppé dans l'oeuf, et les Monodelphes ou Mammifères placentaires (Eutheria), dont le jeune passe un temps relativement très long dans l'utérus de la mère, s'y nourrissant par l'intermédiaire des vaisseaux du placenta, de manière à venir au monde dans un état de développement beaucoup plus avancé, ce qui abrège considérablement le temps de l'allaitement. Chez les Marsupiaux, au contraire, l'embryon ne fait que traverser l'utérus, y séjournant à peine quelques jours, de telle sorte que l'avortement est ici la règle; mais une gestation mammaire précoce et prolongée supplée à l'insuffisance de la gestation utérine, si bien que Flower a pu dire que les Marsupiaux étaient les Mammifères typiques, car c'est chez eux que la lactation a le plus de durée et d'importance.

 

Les organes génitaux de la femelle ont une conformation en rapport avec la brièveté du séjour de l'embryon dans l'utérus. Les oviductes ne se réunissent pas pour former un utérus unique; il y a donc deux utérus qui se présentent sous forme de canaux à peine renflés s'ouvrant séparément dans le vagin qui lui-même est double dans une partie de son étendue et forme ensuite une cavité médiane, ou cul-de-sac, continue avec le sinus génito-urinaire (cloaque), qui s'ouvre à l'extérieur par un orifice unique peu ou past distinct de celui de l'anus. Les uretères débouchent à la base de la vessie. Chez le mâle, les testicules sont renfermés dans un scrotum suspendu par un étroit pédicule à l'abdomen, en avant du pénis qui fait saillie par l'anus au moment de l'accouplement. Les canaux déférents s'ouvrent dans l'urètre qui forme un canal bien distinct de l'anus, en dedans de l'ouverture cloacale unique. Le gland est bifurqué comme le vagin. Il existe, dans les deux sexes, des os épipubiens plus ou moins développés et qui ne s'ossifient pas dans le genre Thylacinus. Chez les femelles, ces os marsupiaux donnent attache aux muscles qui ferment la poche, repli de la peau plus ou moins développé qui recouvre les mamelles et sert à soutenir et cacher les petits, mais fait complètement défaut chez certaines espèces. Les mamelles, en nombre variable, sont abdominales, à long mamelon. Le petit, à sa naissance, est nu, aveugle, très petit relativement à la taille qu'il atteindra plus tard, et, sauf une cicatrice ombilicale (E. Geoffroy), ne présente plus trace des membranes foetales, sans doute par suite de son passage à travers les canaux longs et étroits qui constituent le double vagin et le cloaque. La mère le saisit avec ses dents et l'applique sur l'un de ses mamelons où il adhère immédiatement. La tetine pénètre jusque dans le pharynx ou l'oesophage, et le lait est injecté directement dans l'estomac, grâce à des muscles spéciaux qui compriment les glandes mammaires. Pour que la respiration puisse s'opérer sans gêner la déglutition et simultanément, le larynx s'allonge et remonte jusque dans les arrière-narines, disposition transitoire qui rappelle ce qui existe pendant toute la durée de la vie chez les Cétacés. Lorsque le petit est couvert de poil et qu'il a atteint une taille comparable à celle des jeunes des autres Mammifères, il quitte la poche pour y rentrer à volonté lorsqu'il a besoin de teter ou de se mettre sous la protection de la mère.

Toute l'organisation des Marsupiaux est en rapport avec l'infériorité que leur mode de reproduction indique, quand on les compare aux Mammifères placentaires. Le cerveau est petit, à circonvolutions peu nombreuses ou nulles, et ses replis présentent une disposition différente de celle des Placentaires. La fissure de l'hippocampe se prolonge en arrière jusqu'au corps calleux qui est très petit. La commissure antérieure est très large. Par ces caractères et la présence d'os marsupiaux, les Marsupiaux se rapprochent des Monotrèmes, tandis que, par leurs mamelles pourvues de mamelon, la forme de l'oreille et de la clavicule, etc., ils sont plus semblables aux Placentaires. Cependant l'os tympanique reste distinct et il existe encore d'autres différences anatomiques. L'angle de la mandibule inférieure est généralement plus ou moins infléchi en dedans, sauf chez le Tarsipes, mais ce caractère n'a pas l'importance qu'on a voulu lui assigner à une certaine époque. 

La denture, très variable suivant les types, et rappelant plus ou moins celle des Placentaires, en diffère essentiellement par le mode d'évolution des dents. Oon constate qu'il n'existe qu'une seule dent de lait, c.-à-d. qu'une seule dent (la dernière prémolaire) remplace tardivement une dent semblable à une vraie molaire). Dans Hypsiprymnus, cette dent de lait reste en place jusqu'à ce que l'animal soit presque adulte; elle n'est remplacée qu'après que les dernières molaires sont développées. Chez le Thylacinus, cette dent est rudimentaire et tombe ou est résorbée avant que les autres dents sortent de l'alvéole. On n'a pas encore vu cette dent chez les Dasyures, le Wombat, le Myrmecobius, etc., mais elle existe chez le Koala comme chez les Kangourous et les Marsupiaux américains.

Wallabies.

Wallabies

Les Marsupiaux présentent une grande variété dans leurs formes extérieures et dans leur denture qui est en rapport avec un régime tantôt carnivore ou insectivore, tantôt herbivore ou frugivore, et leurs moeurs varient suivant la nature de ce régime. Le parallélisme, que l'on a cherché à établir entre leurs principaux types et ceux qui leur ressemblent dans la série des Mammifères placentaires, ne peut être qu'approximatif, car on remarque, d'une manière  générale, que les types didelphes sont beaucoup moins, spécialisés que les types monodelphes. Ainsi les Sarigues ressemblent à la fois aux Lémuriens et aux lnsectivores; les Phalangers aux Lémuriens et aux Rongeurs; les Kangourous aux Rongeurs et aux Ongulés, car les Marsupiaux, à l'époque actuelle, n'ont pas de véritables Ongulés, tous étant onguiculés ou sub-ongulés. Cependant il est tel genre de la famille des Peramelidae, le Cherope, par exemple, que l'on pourrait considérer comme un Ongulé. D'après la denture et le régime, Flower a partagé les Marsupiaux en deux groupes : 

1° les Polyprodontes (à incisives nombreuses), comprenant tous les types créophages ou carnivores;

2° les Diprotodontes (n'ayant que deux incisives inférieures), c.-à-d. les types phytophages ou herbivores. Cette division n'est pas absolue, car les Peramelidae, par leurs caractères, peuvent être considérés comme intermédiaires entre les deux groupes.

Les Polyprodontes comprennent les familles des Didelphidae, Dasyuridae et Peramelidae. On a formé en outre une quatrième famille pour le Notoryctes (Stirling), type insectivore, à forme de taupe, découvert dans le centre du continent australien.

Les Diprotodontes ont trois familles : les Macropodidae, Phalangistidae (comprenant les Tarsipedinae et Phascolaretinae) et les Phascolomydae.

Un nombre énorme d'espèces existent, que nous n'avons pas citées. On trouve chez les Marsupiaux une série de formes presque aussi variées que dans tous les autres mammifères réunis. Cinq familles sont mentionnées ci-dessous :

Coenolestidés, péraméloidés,Dasyuroïdés, Sarigues, Phalangéroïdés : Kangourous et Wallabies, Wombats et Koalas. -

Distribution géographique et paléontologique.

La distribution géographique des Marsupiaux est fort remarquable. A l'exception des Didelphidae qui habitent les deux Amériques et plus particulièrement la région néotropicale, toutes les autres familles sont propres à l'Australie et aux îles qui en dépendent (Nouvelle-Guinée et Tasmanie). Mais il est vraisemblable qu'à la fin de l'époque secondaire et au début des temps tertiaires il y avait des Marsupiaux sur presque tous les points du globe. A l'époque tertiaire il a certainement existé des représentants de la famille des Didelphidae dans le nord des deux continents. 

A l'époque tertiaire et jusqu'à une époque relativement récente (pléistocène), il a existé sur le continent australien des Marsupiaux d'une taille bien supérieure à celle des plus grands Kangourous actuels et comparable à celle de l'Hippopotame (Diprotodon, Nototherium) : ces grands Marsupiaux étaient ongulés et herbivores. A côté d'eux vivaient des Onguiculés de grande taille (Thylacoteo, Thylacorpardus) que l'on a comparés aux grands Carnivores de l'époque actuelle, bien que leur dentition les rapproche plutôt du groupe des Phalangistidae et rappelle aussi celle des Plagiaulacidaé éocènes, notamment des genres Ptilodus et Catopsalis. (Trouessart).

2.5.2.2.1 Infra Classe des Euthériens

2.5.2.2.1.1 Super Ordre des Carnivores 

a . Ordre des fissipèdes 

Formule dentaire : 3/4; 1/1; 3-4/3-4; 1-3/1-3. ( formes primitives )

Nous étudions les principales familles en partant de la moins différenciée sur le plan dentaire pour en terminer par la plus spécialisée.

1° Formes les plus primitives

- Proéminence des canines qui dépassent les autres dents

- Une molaire très développée : la carnassière

- Les prémolaires sont tranchantes , les vraies molaires sont broyeuses ( caractère omnivore )

- Les incisives se réduisent mais leur ensemble forme cependant une rangée tranchante.  

Le taxon des fissipèdes (Fissipedia) regroupe les animaux mammifères quadrupèdes dont les pieds sont divisés en plusieurs doigts comme les chiens et les loups. Il est issue du latin fissipes qui signifie fourchu et pedis qui signifie pied. Ce sous-ordre s'est avéré paraphylétiques et n'est donc plus utilisé dans les classifications actuelles, basées sur la phylogénie. Ce taxon obsolète regroupaient les espèces aujourd'hui classé dans les Carnivora qui est lui-même divisé en Caniformia (dont les mustélidés, les ursidés, les canidés, etc.), les Feliformia mais aussi Anagalida (dont les rongeurs) et les primates. Georges-Louis Leclerc de Buffon l'utilise en 1755 dans son Histoire naturelle générale et particulière. Le terme paridigité est synonyme dans ce contexte.

Les oiseaux dont les doigts des pattes ne sont pas réunis par une membrane sont également dits « fissipèdes ».

L'autre grand taxon de mammifères était celui des Solipèdes, également paraphylétique, qui regroupait les animaux dont le pied est d'une corne continue, tels que le cheval, l'âne, le mulet et le zèbre, taxon qui allait devenir celui des Equidae.

  • Ordre Carnivora ou Super Ordre
    • Sous ordre Fissipedia (Maintenant inusité) ou Ordre
      • Famille Canidae : 35 espèces en 10 genres, loup et renard
      • Famille Procyonidae : 19 espèces en 7 genres, raton laveur
      • Famille Ursidae : 8 espèces en 5 genres, ours et petits pandas
      • Famille Mustelidae : 55 espèces en 24 genres, putois et loutres
      • Famille Mephitidae : 10 espèces en 3 genres, mouffette
      • Famille Felidae : 37 espèces en 4 genres, chats
      • Famille Viverridae : 35 espèces en 20 genres, civettes
      • Famille Herpestidae : 35 espèces en 17 genres, mangoustes
      • Famille Hyaenidae : 4 espèces en 2 genres, hyènes
    • Sous ordre Pinnipedia (Maintenant inusité)

 

Fam. VIVERIDES  

Digitigrades ou Plantigrades.

Assez ressemblants au chat, mais corps plus étiré, pattes courtes, museau pointu

Griffes rétractiles ou non

Glandes à musc.

Civettes, genettes,mangoustes.

Fam. MUSTELIDES

Digitigrades ou semi-plantigrades.

Animaux de petite taille, au corps allongé, aux pattes courtes.

Griffes rétractiles ou non.

Glande anale dégageant une odeur fétide.

Ils sont plus carnivores que les précédents. Surtout mangeurs d'oiseaux mais aussi gros dégats chez les rongeurs, plus utile que nuisibles.

Putois : ventre plus coloré de brun noir que les flancs et le dos. Grosse tête au crâne applati, museau moyennement allongé et arrondi au bout ; queue courte et touffue.

Furet :variété domestique et albinos du Putois .

Fouine : museau pointu - couleur blanche de sa tache jugulaire

Belette : très petite taille, corps presque serpentiforme.

Hermine : idem mais en hiver, le pelage passe au blanc uniforme. 

Martre, vison, loutre, glouton, zibeline, etc...

Fam. CANIDES

Griffes non rétractiles.

Chien, Loup, Renard, Chacal, Coyotte, etc...

2° De ces formes primitives dérivent deux séries divergentes. L'une dans laquelle s'accentue le caractère carnivore et qui conduit aux Félidés et aux Hyénidés, l'autre où le régime cesse d'être exclusivement carnassier pour redevenir omùnivore et qui aboutit aux Ursidés.

Fam. FELIDES

Carnivores hautement spécialisés. Plus aucun caractère omnivoire ; les molaires , dents tuberculeuses se réduisent( 1 ou deux sur chaque mâchoire et encore petites et caduques )

Les canines et prémolaires par contre sont devenues énormes.

La mâchoire  se raccourcit diminuant de la sorte le bras de levier de la résistance. Ce raccourcissement entraîne une réduction dans le nombre de pré-molaires :

Formule dentaire : 3/3 ; 1/1 ; 3/2 (1/1)

griffes rétractiles

Digitigrades.

Chat, Lion, Panthère, Tigre, Guépard,etc... 

Fam. HYENIDES 

Comparer le Faciès d'une Hyène avec celui d'un Félin.

Félin : dos horizontal, arrière train bien développé, ce qui indique que l'animal est apte à la course

Hyène : dos oblique, arrière train peu développépar rapport à l'avant. Animal peu apte à la course.

Fam URSIDES 

Omnivores.

Prémolaires très réduites tandis que les molaires tuberculeuses deviennent prohéminentes et présentent une surface triturante complexe

Crâne allongé

Plantigrades.

Grizzli, Ours brun, Ours à lunettes,... 

b. Ordre des Pinnipèdes

 

Les pinnipèdes constituent un clade largement distribué et très diversifié de mammifères marins semi-aquatiques aux pattes en forme de nageoires. Ils comprennent les familles existantes des Odobenidae (dont le seul membre vivant est le morse), des Otariidae (les otaries : les lions de mer et otaries à fourrure), et des Phocidae (les phoques, complètement dépourvus d'oreilles). Il y a 33 espèces existantes de pinnipèdes, et plus de 50 espèces éteintes ont été décrites à partir de fossiles. Alors que l'on pensait historiquement que les animaux de ce groupe descendaient de deux lignées ancestrales, les analyse moléculaires semblent indiquer qu'il s'agit d'une lignée monophylétique. Toutefois ce groupe n'est pas reconnu par l'ensemble de la communauté scientifique. Les pinnipèdes sont placés par ceux qui reconnaissent ce taxon dans l'ordre Carnivora, généralement en tant que super-famille, et leurs plus proches parents sont les ours et les mustélidés.

 

Les pinnipèdes ont une taille qui varie entre 1 m pour 45 kg pour le Phoque de Sibérie et 5 m pour 3 200 kg pour l'Éléphant de mer du sud le plus grand représentant de l'ordre des Carnivora. Plusieurs espèces présentent un dimorphisme sexuel. Ils ont un corps simplifié, pourvu de quatre membres qui ont évolué en nageoires. Bien qu'il ne se déplace pas aussi vite dans l'eau que les dauphins, les pinnipèdes sont plus souples et plus agiles. Les otariidés utilisent leurs membres antérieurs pour se propulser dans l'eau, tandis que phocidés et les morses utilisent pour cela leurs membres postérieurs. Les otariidés et les morses ont des pattes arrière qui peuvent se retirer sous le corps et être utilisées comme pieds pour se déplacer sur la terre ferme. Par comparaison, la locomotion terrestre des phocidés est plus lourde. Les otariidés ont des oreilles extérieures visibles, tandis que les phocidés et les morses en sont dépourvus. Les pinnipèdes ont des sens bien développés ; leur vue et leur ouïe sont adaptées à la vie à l'air libre comme sous l'eau, et ils sont munis de vibrisses qui leur permettent de détecter des vibrations dans l'eau. Certaines espèces sont bien adaptées à la plongée à grande profondeur. Ils ont une couche de graisse sous la peau pour les isoler et maintenir leur corps à une température suffisante dans l'eau froide et, à l'exception du morse, toutes les espèces sont couvertes de fourrure.

 

Ce sont des carnivores splendidement adaptés au milieu aquatique. Des trois ordres de mammifères aquatiques , Pinnipèdes, Cétacés, Siréniens, ce sont les moins modifiés par leur mode d'existence.

Leur corps est pisciforme mais ils ont conservé leur système pileux, leurs quatre membres et sont susceptibles de venir à terre et de s'y déplacer.

L'accouplement et la mise bas se fait également sur la terre ferme .

Phoques, Otaries, Morses.

2.5.2.2.1.2 Non Carnivores 

a) Ordre des Artiodactyles

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Ce sont des onguligrades . L'extrémité du doigt portant sur le sol est protégée par un épais revêtement corné, le sabot qui recouvre la dernière phalange .Pour donner plus de solidité à l'édifice formé par l'ensemble des doigts, ceux-ci au lieu de se placer côte à côte sur le même plan, se disposent, le doigt médian en avant, les autres en retrait de façon à former une sorte de voûte résistante assurant la stabilité.Les membres s'allongent pour donner plus d'étendue aux enjambées mais sans cependant nuire à la solidité du squelette. Cet allongement porte principalement sur les os de l'avant bras et de la jambe et surtout sur les métacarpiens et métatarsiens. S'adaptant à la course , le membre cesse de servir à la préhension ; les mouvements de latéralité ont disparu et par suite, le cubitus et le péroné sont en régression complète , les clavicules n'existent plus. La multiplicité des doigts n'a plus elle-même de raison d'être et leur nombre diminue au point que , dans les formes terminales, il n'en existe plus qu'un (cheval) ou deux ( boeuf). Les Artiodactyles sont toujours porteurs d'un nombre pair de doigts, c'est - à - dire , deux ou quatre.     

Sous ordre des Suiformes

Non ruminants.

Formule dentaire : 3/3 1/1 4/4 3/3, la denture est dite complète : 44 dents

Canines modifiées aux deux mâchoires .

Epaisse couche de graisse sous une peau épaisse recouverte de soie

Porc, Hippopotames, Sanglier, Phacochère etc ...

Sous ordre des Ruminants

Ruminants : estomac à plusieurs loges.

Cornes , sauf Camélidés.

Herbivores

Ce sont des artiodactyles dont les dents jugales sont de type solénodonte. Ils possèdent un estomac divisé en compartiments successifs. Le premier compartiment (panse) sert à la digestion anaérobie de la cellulose ingérée grâce à des bactéries symbiotiques (Clostridium, Ruminococcus) et des protozoaires holotriches dont on ne sait pas quel rôle exact ils jouent. Les bactéries transforment la cellulose en différents acides gras à courte chaîne (acide acétique, lactique, butyrique) qui en se combinant avec des bases forment des savons qui traversent la paroi épithéliale pour pénétrer dans le réseau sanguin irriguant la panse. Ces sels jouent probablement un rôle important dans la lactation. Les boulettes prédigérées sont régurgitées, puis longuement remâchées et enduites de salive (rumination) avant de passer dans les autres compartiments de l’estomac (bonnet, feuillet).

Les ruminants possèdent un grand nombre de glandes tégumentaires (glandes pré-orbitales ou larmiers, glandes maxillaires, glandes péniennes à musc, glandes urogénitales, glandes pédieuses) dont les sécrétions jouent un rôle important dans la vie sociale (établissement des hiérarchies, reconnaissance des sexes) ou le marquage du territoire.

On distingue les Super-Familles suivantes :

CAMELIDES : Dromadaire, Chameau, Vigogne, Lamas, etc...

ELAPHIDES : qui ont des bois, Chevreuil, Elan, Renne, Cerf.

TAURIDES : qui ont des cornes, Antilopes, Bisons, Buffles, Chèvre, Moutons, Chamois, Elan d'Afrique, Okapi.

b) Ordre des Périssodactyles

Ongulés ayant un nombre impair de doigts.

Axe du membre passant par le 3ème doigt.

Canines réduites

Estomac simple, herbivores

Cheval, Rhinocéros, Tapir, Zèbres, Anes.

L’ordre des périssodactyles (Perissodactyla) est un ordre de mammifères ongulés possédant un nombre impair de doigts aux membres postérieurs. Le poids du corps est supporté par le doigt médian. Les périssodactyles ont un nombre impaire de doigts. Ce sont des animaux onguligrades, ce qui veut dire qu'ils marchent sur les os terminaux des orteils formant un sabot. Contrairement aux artiodactyles, les périssodactyles marchent sur trois orteils comme les rhinocéros, les tapirs et quelques espèces de chevaux aujourd'hui éteintes ou sur un seul orteil comme les chevaux actuels. Les périssodactyles ont évolué pendant le mésozoïque et se sont rapidement diversifiés dans tout le continent américain. La faune des ongulés de l'Eocène a été dominé par les périssodactyles et ses 13 familles. Leur rang comprenait certains des plus grands mammifères terrestres ayant jamais existé tel que Baluchitherium grangeri qui dépassait les 5 m de haut et pesait environ 15 à 20 tonnes. La diversité des périssodactyles a continuellement baissé depuis l'Oligocène avec l'arrivée des artiodactyles. Seulement 16 espèces réparties en 6 genres ont survécu jusqu'à nos jours. Les espèces restantes sont les équidés (8 espèces), les rhinocéros (5 espèces) et les tapirs (4 espèces). La plupart de ces espèces sont aujourd'hui en danger d'extinction telles que les rhinocéros et d'autres se sont récemment éteintes comme le quagga disparu en 1883 en raison de la chasse et de la perte de son habitat.

c) Ordre des Lagomorphes.

Lagos signifiant Lièvre.

Lèvre supérieure échancrée

Formule dentaire : 2/1 ; 0/0; 3/2 ; 2-3/3 . Ce n'est pas encore la formule simplifiée des vrais rongeurs. 

Il existe une autre différence avec les autres rongeurs : il y a deux incisives à la machoire supérieure et elles se recouvrent ( duplicidentés). Elles ne cessent de s'accroître et forment avec les incisives de la mâchoire inférieure un véritable ciseau.

X1

L'articulation mandibulaire est différente de celle des rongeurs vrais . La mandibule se déplace surtout transversalement, ce qui confère cette manière très particulière que les animaux ont de mâcher leurs aliments. Ces animaux possèdent des pattes postérieures très longues et très puissantes, qui leur donnent de remarquables aptitudes à la course et au saut. Ces animaux, strictement herbivores, disposent pour digérer la cellulose d'un très long cæcum. Certaines espèces (toutes ?) pratiquent ce que l'on appelle la cæcotrophie. Cela consiste, pour l'animal, à récupérer, au sortir de l'anus une ou plusieurs petites crottes, émises la nuit, non constituées de matières fécales, mais d'une mésoglée très riche en bactéries du cæcum et de les ingérer, sans les mâcher, probablement pour enrichir tout le tube digestif en ces bactéries.

Lapins, Lièvres.

d) Ordre des rongeurs

Beaucoup de rongeurs, surtout les petites espèces ou celles vivant en milieu difficile adoptent des stratégies démographiques de type r. Mais il arrive, pour différentes raisons, pas toujours bien élucidées (pression de prédation diminuée, fécondité accrue, raisons physiologiques ou hormonales, toutes ces raisons en même temps ?), que les régulations de leurs populations ne remplissent plus, provisoirement ou plus ou moins durablement, ses fonctions. On assiste alors à des pullulations qui s'accompagnent rapidement de troubles sociaux. Ces troubles sont dus pour une part essentielle à une augmentation importante et ingérable du nombre de signes et de messages sociaux auxquels les animaux deviennent incapables de répondre de façon adaptée, c'est-à-dire en éteignant la source d'information sollicitante. Il s'ensuit des stress qui mettent en jeu une régulation en tendance conduisant à l'hypersécrétion d'ACTH hypophysaire et d'hormones surrénaliennes, non consommées. Puis d'un coup, une grande part de la population meurt. Les effets du stress sont souvent très reconnaissables sur les animaux autopsiés, mais aussi et remarquablement, ces animaux semblent aussi mourir d'hypoglycémie sévère.

La classification traditionnelle des rongeurs est encore assez confuse. Il est certain que, pour cet ordre, une classification phylogénétique apporterait quelques éclairages pour des genres ou des espèces dont la position systématique n'est pas sûre. 

Formule dentaire générale : 1/1 0/0 1/1 3/3

Présence d'abajoues.

L'ordre des rongeurs montre combien est grande la variété des moyens que peut employer un type mal défendu pour échapper  aux causes de destruction qui tendent à le décimer . L'un des plus efficace et des plus généraux est incontestablement la prodigieuse fécondité de l'animal. Un autre est l'homochromie de leurs pelages.

- Famille des SCIURIDES.

Ecureils : type approvisionneur

Spermophiles

Marmottes : type hivernant

- Famille des CRICETIDES

Hamster : type approvisionneur, terrier à nombreuses chambres, queue très courte et très poilue.

- Famille des MICROTIDES

Museau arrondi, oreilles petites.

La longueur de la queue est inférieure ou égale à la moitié de celle du corps.

Molaires à croissance ininterrompue.

Ne vivent pas en contact avec l'homme.

Type approvisionneur ; terrier avec orifice surmonté d'un monticule.

Ce sont les Campagnols

- Famille des MURIDES

Museau pointu

Queue longue

Oreilles grandes

Ce sont les rats ordinaires

Le rat noir ( Rattus rattus ) : queue plus longue que le corps, oreilles plus longues que la moitié de la tête. Ils occupent les parties hautes et sèches des maisons.

Le rat gris ou surmulot ( Rattus norvegicus ) : queue moins longue que le corps, oreilles font à peu près le tier de la tête. Ce sont les rats d'égouts, des caves.

La souris ( Mus musculus )

Le mulot ( Podemus sylvaticus ), plus petit que le surmulot. Pattes postérieures plus longues que les antérieures.Creuse des terriers. Type approvisionneur. Queue plus courte que le corps.

Les rats et les souris ne font pas de provisions et n'hibernent pas; deux moyens de se soustraire à la mauvaise saison . Ils sont dès lors inféodés à l'homme.

- Famille des CASTORIDES

Corps massif, trapu.

Palmures aux pattes postérieures

Queue en forme de battoir et recouverte d'écailles

Type approvisionneur.

Castors

- Famille des GLIRIDES 

Ce sont les rats de verger.

Museau pointu comme chez les rats ordinaires, queue longue, épaisse et poilue .

Arboricoles et frugivores

Type hibernant

Loir, Lérot, Muscardin.

- Famille des CAVIDES

Ce sont les Cobayes ( Cavia sp)

Les ragondins ( Myocastor) : c'est un rat d'eau. Ses avantages sur le rat musqués sont énormes ; il ne creuse que des terriers insignifiants et ne cherche guère à s'évader. Il est très fécond. Il est herbivore strict.

Chinchilla, Porc-épic, etc ... 

e) Ordre des Insectivores 

Formule dentaire : 3/3 1/1 4/4 3/3

Tous des animaux de petite taille.

Ordre de grande importance du point de vue historique car c'est de lui que sont issus les Chiroptères et les Primates.

Cerveau relativement très développé. Plantigrades.

Tupaie, hérisson, taupe, musaraigne

La musaraigne est souvent confondue avec la souris. La queue est longue et elle possède des glandes à sécrétion musquée sur les flancs. Redoutable Carnivore. Très utile.

Les Insectivores sont des euthériens plantigrades ou semi-plantigrades, le plus souvent pentadactyles. La formule dentaire est de type I 3/3 C 1/1 Pm 4/4 M 3/3. Dents jugales à pointes aigues. Les insectivores sont très probablement phylogénétiquement les ancêtres des dermoptères, des chiroptères et des primates.

L'ordre des Insectivores comprend trois sous-ordres : les Chrysocloroïdés, les Euinsectivores et les Menotyphia.

Les Chrysochloroïdés comprennent des animaux à l'habitus de taupe dont la fourrure dense et soyeuse est jaune avec des reflets métalliques. Leurs mains sont tétradactyles. Plusieurs genres dont Chrysochloris et Amblysomus.

Les Euinsectivores comprennent trois familles : les Tenrécoïdés, les Érinacoïdés et les Soricoïdés.

Les Menotyphia forment un groupes d'animaux très proches phylogénétiquement des primates. Les systématiciens ne sont pas tous d'accord pour conserver le Toupaye parmi les insectivores ou le classer avec les Prosimiens. Bien que ces animaux ne possèdent pas encore un cerveau très développé, diverses esquisses de scissures propres aux primates sont observables ; leur rhinencéphale se réduit au profit de structures plus évoluées (néopallium).

f. Ordre des Dermoptères

Les Dermoptères sont des euthériens dont les pattes avant sont rattachées aux pattes arrière par une membrane, le patagium, grâce à laquelle ces animaux sont doués pour le vol plané. Les Galéopithèques (Galeopithecus) ne quittent guère les arbres où ils trouvent leur nourriture (feuilles, fruits, insectes) et où ils dorment, se reproduisent et élèvent leurs petits. Ils ne descendent guère à terre, puisqu'ils sont capables, pour rejoindre d'autres arbres, de franchir des distances relativement grandes, en planant.

g. Ordre des Chiroptères.

Seul mammifère volant

Les doigts sont palmés. L'adaptation au vol est mauvaise.

Les yeux sont petits mais l'ouïe est extraordinaire.

Chauve souris, vampire, oreillard, etc...

La chauve souris de nos régions est insectivore donc utile.

Beaucoup de chauves-souris entrent en léthargie hivernale. D'une manière remarquable, les chauves-souris qui hibernent le plus longtemps sont aussi celles qui sortent le plus tard. Au contraire, les chauves-souris qui sortent tôt dans la soirée ont un sommeil hivernal bref, quelquefois interrompu et même suivi de sorties quand le temps est très doux. C'est le cas pour des pipistrelles (bretonnes) que je vois sortir brièvement pour un petit tour au-dessus du jardin avant de regagner leur abri, parfois jusqu'en mi-décembre et dès le mois de février.

Les régimes alimentaires des chauves-souris traduisent parfaitement ce qui se passe à chaque fois qu'une classe d'animaux occupent un espace qu'aucune autre classe comparable ne sait occuper. L'espace aérien n'est fréquenté par aucun mammifère autres que les chauves-souris. La seule concurrence qui pourrait exister serait celles des oiseaux, s'ils étaient nocturnes. Toutes les niches sont donc libres, sauf celle occupée par les strigiformes (chouettes et hiboux). Il est donc logique de faire l'hypothèse qu'il ne peut pas y avoir beaucoup de chauves-souris rapaces, ce qui se confirme, mais que beaucoup d'autres régimes alimentaires peuvent être adoptés et que les chauves-souris ont pu évoluer ou s'adapter à ces régimes. Ce raisonnement ne vaut pas seulement pour les chauves-souris, mais pour n'importe quel groupe systématique. C'est ainsi que les requins (poissons cartilagineux), contrairement à ce que l'on pense généralement, ne sont pas que de redoutables prédateurs, mais peuvent, selon les espèces, occuper des niches diverses : planctonivores, malacophages, ichtyophages, détritiphages, etc. sans entrer véritablement en compétition avec les poissons osseux, même s'ils occupent des niches très proches. L'évolution des espèces, c'est-à-dire la différenciation formidable qui sépare sans ambiguïté une classe systématique d'une autre, en augmentant la biodiversité, offre également un plus grand choix de niches écologiques et contribue ainsi à une plus fine régulation homéostasique de la biosphère, par exemple, en complexifiant les transferts d'énergie et de matière. Les espèces sont autant de cellules composant des organes " écosystèmes " dans l'organisme biosphère. Si l'on admet que la multiplication des neurones et des " centres nerveux " dans le cerveau le rend plus performant, on pourrait aussi admettre qu'un nombre toujours plus grand d'espèces ferait une biosphère plus performante. Alors que penser des actions de l'homme dont on constate qu'elles tendent au contraire à diminuer cette diversité ? L'homme n'est peut-être qu'une erreur évolutive puisqu'il ne comprend désespérément pas quelle place aurait dû être la sienne dans l'homéostasie de la biosphère.

La classification des Chiroptères reste encore très artificielle. Elle fait mention de deux sous-ordres : les microchiroptères (petites chauves-souris) et les mégachiroptères (grosses chauves-souris). Or certaines chauves-souris classées parmi les petites peuvent être beaucoup plus grandes que certaines classées parmi les grosses.

h. Ordre des Proboscibiens 

Les incisives supérieures sont modifiées en défenses. Six molaires par demi mâchoire qui se remplacent l'une après l'autre au fur et à mesure qu'elles sont usées. Trompe mobile à la fois respiratoire, préhensible, olfactive.

Les Proboscidiens ou éléphants sont des animaux massifs, lourds, aux membres en pilier et porteurs  d’une trompe nasale qui leur sert pour respirer, sentir, mais aussi saisir des objets ou aspirer de l’eau. Trois espèces d’éléphants vivent sur terre : l’éléphant des savanes (Loxodonta africana) et l’éléphant des forêts (Loxodonta cyclotis) qui vivent en Afrique et l’éléphant d’Asie (Elephas indicus).

Eléphants

i. Ordre des siréniens

Mammifères aquatiques

Ils n'ont pas de membres postérieurs, Ils se rapprochent donc plus des Cétacésque des Pinnipèdes . Comme eux, ils possèdent une nageoire caudale horizontale . Pas de nageoire dorsale . Pas d'incisives, pas de canines .

Herbivores

Lamantin, dugong, rhytines

Les Siréniens sont des euthériens strictement aquatiques. Les lamantins vivent dans les eaux douces, les dugongs sont marins. Ces animaux possèdent deux mamelles pectorales qui leur auront  probablement valu leur nom de sirénien et ce sont probablement ces animaux qui firent croire aux marins  qui en rencontraient, qu’ils avaient vu des sirènes. Ces animaux herbivores ont une denture pratiquement  monophyodonte : I 0/0 C 0/0 pM 4/4 M 2/2. Bien que disposant de nombreuses adaptations à la plongée  (réseaux admirables), il semble que les siréniens soient nettement moins doués pour cet exercice que les cétacés.  En réalité, il semble que ces animaux soient quelques peu décadents au plan évolutif. On ne connaît plus que deux familles de siréniens : les Trichéchidés ou lamantins et les Dugongidés ou dugongs. Il en existait une troisième :  les Rhytinidés, mais la dernière Rhytine de Steller fut tuée en 1763 dans le détroit de Behring qui était son habitat. 

j. Ordre des Cétacés.

Mammifères les mieux adaptés au régime aquatique. Ils sont devenu pisciformes à l'extrême ( bel exemple de convergence ).

Forme du corps : alors que les pinnipèdes avaient encore une tête distincte, les cétacés ont acquis la forme de torpille qui fait plus songer à un poisson comme le Thon qu'à un Phoque . La queue s'étale horizontalement en nageoire ( les requins ont la nageoire caudale verticale ). Les membres antérieurs sont des nageoires, les membres postérieurs ont disparu. Il existe une nageoire dorsale.

On distingue :

- Les cétacés pourvus de dents : dents toutes identiques.

- Les Cétacé à fénons, rorqual.

k. Ordre des Edentés.

Dents toutes semblables ou absentes.

Fourmililier ou tamanoir , aï, tatou, etc... 

Les Xénarthres ou Édentés sont des euthériens tous localisés en Amérique du Sud. Ce sont des animaux dont les habitus, très dissemblables, n'inciteraient pas à les regrouper dans un même ordre. Pourtant ces animaux ont en commun divers caractères qui les rapprochent : cerveau sans circonvolutions, denture homodonte, dents sans émail, estomac simple, régime alimentaire de type végétarien ou insectivore, apophyses vertébrales surnuméraires, troisième doigt de la main prédominant, etc.

Les xénarthres comprennent actuellement quatre familles : les Bradypodidés ou Paresseux, les Myrmécophagidés ou Fourmiliers, les Dasypodidés ou Tatous vrais et les Chlamydophorinés ou Tatous-rats.

l. Ordre des Pholidotes

Corps ouvert d'écailles placées en quinconce.

Museau allongé, pas de dents.

Pangolins

Les Pholidotes ou Pangolins sont des euthériens également recouverts de plaques épidermo-osseuses, comme les Tatous, de la tête jusqu'à la queue qui est très longue, préhensile, continuant insensiblement le corps et donnant à ces animaux des aspects reptiliens. Ces animaux se nourrissent de termites et de fourmis. Pour cela, ils disposent, comme les fourmiliers d'une langue très longue, protractile, visqueuse et de fortes griffes pour attaquer les fourmilières ou les termitières ; ces animaux ne possèdent pas, non plus, de dents ; les glandes salivaires sont aussi surdimensionnées ; leur estomac, au moins dans sa première partie, séparée de la seconde par un étranglement est également revêtu d'un épithélium corné. On pense que cette première partie de l'estomac sert à achever de tuer les insectes ingérés et à les triturer afin de les réduire en parties minuscules susceptibles d'être plus faciles à digérer. Le cerveau de ces animaux est très primitif, à peine plus évolué que celui d'un grand nombre de reptiles sauriens ou ophidiens. Les pangolins, comme les tatous ont la faculté de s'enrouler sur eux-mêmes. Les pangolins se rencontrent en Afrique et en Asie.

Le genre Manis comprend le pangolin géant (Manis gigantea), exclusivement terrestre, se nourrissant principalement de termites champignonnistes et qui peut peser une trentaine de kilogrammes ; le pangolin à longue queue (Manis longicauda), exclusivement myrmécophage et le pangolin à trois pointes (Manis tricuspis), arboricole.

m. Ordre des Primates 

La racine des primates est à rechercher chez les insectivores.

- La boîte crânienne est relativement plus importante que le massif facial.

- Les yeux, pour la première fois sont en position frontale.

- les os du bras, radius et cubitus sont mobiles l'un par rapport à l'autre, ce qui permet une rotation de la main vers l'extérieur ou vers l'intérieur .

- L'encéphale relativement très développé.

- frugivore, omnivores.

- arboricoles.

Sous ordre des Lémuriens  

Les plus archaïques

Taille petite

Yeux sont gros, museau

Nocturnes ou diurnes selon les genres.

Lémurs

Sous ordre des Tarsiens

Egalement de petite taille

Tête arrondie avec de gros yeux

Insectivores

Un seul genre : Tarsius ( Océanie )

Ce sont des primates arboricoles, sauteurs, insectivores et strictement nocturnes. Ils possèdent d'ailleurs de très grands yeux logés dans des cavités orbitales énormes au regard de la taille du reste du crâne. Bien que nocturnes, les tarsiers sont des animaux qui ont privilégié la vision, non seulement pour trouver leurs proies, mais dans bien d'autres domaines de leur vie relationnelle et comportementale. Leur cerveau montre parallèlement un fort développement des aires corticales, surtout visuelles, mais aussi auditives. En cela, les tarsiers ressemblent beaucoup aux mégachiroptères (roussettes). Les tarsiers (Tarsius) ne se rencontrent que dans les îles Philippines, Java, Sumatra, Célèbes, Bornéo et quelques autres îles de Malaisie.

Sous ordre des simiens

Ce sont à proprement parler les singes

Le développement du cerveau est important : 1/75 ème du poids du corps contre 1/35 ème chez l'homme.

( 1/560 ème pour l'éléphan,t, 1/15.000 pour le Rorqual).

Velus avec phase glabre

On distingue :

- Les platyrrhiniens : narines écartées, longue queue préhensile, ce sont les singes d'Amérique. Ouistiti, Sajou, etc...

- Les catarrhiniens : narines rapprochées, queue non préhensile, ils se divisent en :

Cynomorphes : à queue courte ou même absente , Cercopithèque , macaques, cynocéphales, etc ...

Anthropomorphes : pas de queues. Gibbon, Chimpanzé, orang outan, gorille.

Sous ordre des Hominiens

Intelligence

Ils ne sont plus arboricoles, ils se sont adaptés à la station debout.

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Date de dernière mise à jour : 23/01/2015