Dendrologie sylviculture 1

 

SYLVICULTURE GENERALE
CHAPITRE I . CARACTERES DENDROLOGIQUES
Sources : notes personnelles et le livre " la forêt " de P. Gathy, A. Bary-Langer, R. Evrard
1. Les parties de l'arbre
1.1. L'appareil aérien , lien  (voir biologie végétale sur ce site)
1.1.1 Vocabulaire
- La tige : axe de croissance principal, qui s'allonge du niveau du sol jusqu'au bourgeon terminal.
- Le tronc : portion de la tige qui s'allonge du sol jusqu'à une certaine hauteur dans la cime. Cette portion de tige représente tout le bois d'oeuvre.
- Le fût : portion de la tige comprise entre le niveau du sol et les premières branches principales. C'est la partie la plus précieuse eu égard aux dimensions et à la qualité du bois.
-La flèche : partie supérieure de la tige située au dessus du tronc . Elle peut être utilisée comme bois de chauffage ; ses dimensions faibles et sa qualité médiocre lui interdisent généralement d'autres usages.
- La recoupe : section séparant la flèche du tronc ( voir cubage )
- La grume est un arbre abbatu, ébranché et tronçonné, coupé au niveau de son extrémité supérieure, la grume correspond approximativement au tronc d'un arbre debout.
- La cime ou le houppier ou couronne : ensemble des ramifications qui couronnent le fût. On y trouve une relativement grande quantité de bois, mais tortueux, noueux , donc souvent utilisé comme bois de chauffage.
- Les gourmands : petits rameaux accessoires qui apparaissent sur le fût de certains arbres adultes, généralement à la suite d'un déséquilibre physiologique. Ils se développent à partir de bourgeons proventifs et déprécient l'aspect de l'arbre et la qualité du bois.
 
Fig 1 : les parties de l'arbre ( La forêt - P.Gathy - A. Bary-Langer - R. Evrard )
R. Evrard était mon professeur de sylviculture.
1.1.2 Types de tiges , lien (Organographie des Phanérogames )
On distingue deux grands types de tiges suivant le fonctionnement de leur bourgeon terminal.
Une tige sera dite monopodiale lorsqu'elle se développe d'une année à l'autre à partir du même bourgeon terminal, chez les résineux, une tige de 100 ans est terminée par un bourgeon agé de 100 ans, sauf accident.
Une tige dite sympodiale est formée par une succession annuelle de bourgeons terminaux, chez les feuillus, une tige de 100 ans est terminée par un bourgeon de 1 an maximum.
1.1.3 Anatomie interne de la tige, lien : ( anatomie des phanérogames ), pour plus de détails
Tout végétal, et en particulier l'arbre croit selon un axe horizontal à partir de ce que l'on appelle " la sructure anatomique primaire ", le bourgeon terminal ( au sommet) assure la croissance vers le haut et la coiffe des racines assure la croissance vers le bas. Ces deux " foyers de croissance " sont constitué d'un tissus ( lien : tissus végétaux ) très  jeune appelé "méristème" et ayant une croissance par multiplication cellulaire très rapide
Cependant, pour assurer la stabilité de la tige, celle-ci doit s'épaissir à l'aide de structures de soutien et de structures conductrices de la sève minérale ( montante) et organique ( descendante après assimilation chlorophylienne au niveau de l'appareil foliaire) qui est grossièrement une sève minérale chargée en glucides). Ces structures de soutiens constituent la structure anatomique secondaire et sont produites par deux autres lémirstèmes chez les arbres : le cambium et le phellogène, voir schéma çi-dessous.
 
1.2 L'appareil radiculaire , lien :   ( organographie des Phanérogames)
a.Morphologie
La racine est la partie souterraine de l'arbre. Elle est destinée à fixer la plante au sol ( rôle physique ) et à absorber l'eau et les sels minéraux destinés à la nutrition ( fonction physiologique ).
La racine comporte trois parties ayant des fonctions déterminées; de bas en haut :
- La coiffe jeunes cellules dites méristématiques,lien:( rubrique biologie végétale)
- La région lisse ( cellules en pleine croissance )
- La région pilifère ( poils absorbants qui captent la solution nutritive du sol )
- La région subéreuse ( tissus définitif de la racine en croissance permanente ), les radicelles apparaissent à ce niveau.
Fig 2 : les parties de la racine ( "La Forêt"......... )
b.Enracinement, lien : ( voir biologie végétale )
Classiquement, l'on distingue chez les arbres 3 grands types d'enracinnement : Le pivotant, le traçant et l'oblique :
- L'enracinement pivotant ou profond : le pivot, évolution de la radicule, persiste très longtemps et s'enfonce profondément dans le sol. Les racines principales font de même ( Chênes, Pins sylvestres,....)
- L'enracinement traçant ou superficiel : le pivot s'oblitère très vite; un enracinement peu ramifié, mais parfois très étendu se développe à peu de distance du sol  ( Bouleaux, Epiceas,Charmes,......)
- L'enracinement oblique : le pivot principal est moyennement développé mais on note l'existence de puissant(s) pivot(s) secondaire(s).
Le type d'enracinement est spécifique ; il varie cependant avec la nature et la qualité des sols: on peut dire qu'il s'adapte, dans une certaine mesure, aux conditions du sol.
Ex.
- Les racines de Pinus nigra var.austriaca s'enfoncent très profondement dans les sols calcaires à roche mère géologique fissurée ; par contre, elles s'étendent très loin latéralement et peu profondément en terrain superficiel.
- d'ordinaire fort bien enraciné, le Douglas vert verse pourtant aisément en terrain riche limoneux: en cause, un appareil radiculaire anormalement ramassé près du collet.
L'enracinement de la plupart des arbres se compose de deux parties :
- des racines profondes dont le rôle est essentiellement l'ancrage et l'alimentation en eau
- Des racines superficielles responsables de l'alimentation minérale.
c. conséquence de l'enracinement au point de vue forestier ( selon R.EVRARD )
1) Les arbres à enracinement profond demandent un sol profond, tandis que les essences à enracinement superficiel se contentent souvent d'un sol peu profond. Mais les essences adaptent leur enracinement selon les conditions édaphiques et leurs exigences en eau.
2) Les arbres à enracinement profond ont une assiette plus solide, ils explorent le sol plus profondément et utilisent mieux les réserves nutritives.
3) Les essences à enracinement superficiel profitent d'avantage de la fertilité de la surface ; elles sont plus exposées au froid, à la sécheresse et à la culbute       ( vents accompagnés de pluie ).
4) Dans un peuplement mélangé, il est bon de réunir des essences à enracinements différents, de manière à permettre une exploration à toutes les profondeurs du sol et à renforcer la résistance au vent.
5) Les arbres se transplantent d'autant plus difficilement que l'enracinement est plus profond.
d) associations plantes microflore
L'exemple le mieux connu et depuis longue date est l'association des microorganisme de type Rhizobium avec les racines des légumineuses  ( Pois, Haricots, Vesces, Gesses, .......)
Il s'agit d'une symbiose sous forme de "bénéficé" réciproque au niveau nutritionnel, mais aussi, et plus particulièrement, d'une association protégeant la " santé " de la plante. On trouve de nombreuses structures similaires au niveau du chevelu racinaire des Arbres. 
1.3 l'appareil foliaire
a) Organographie
La feuille est un organe vert porté par la tige, elle est composée de deux parties : le limbe et le pétiole.
Le limbe est une masse verte et mince traversée par des nervures, c'est la partie essentielle de la feuille car elle est le siège de l'assimilation (élaboration)  chlorophyllienne .
Le pétiole est le support de le feuille sur le rameau. Il peut être très court ou absent : On dit alors que la feuille est sessile. A la base du pétiole, sur le rameau, se trouve un bourgeon latéral.
La forme des feuilles contribue largement à la reconnaissance des essences, il est donc nécessaire de définir les types de feuilles tout en sachant que celles là se caractérisent par la forme générale du limbe, son mode de découpure ainsi que sa nervation et sa position sur le rameau : lien organographie des feuilles.
Remarque : En général les feuilles des arbres tombent au bout d'un certain temps. Chez les feuillus et les Mélèzes, toutes les feuilles tombent chaqua année ; on dit que ces espèces sont à feuilles caduques ou tropophylles. D'autres espèces sont dites à feuilles persistantes ou sempervirentes parce que leurs feuilles subsistent plus d'un an; la persistance est plus ou moins longue, le renouvellement annuel n'est jamais que partiel.
b) Anatomie
Pour comprendre le rôle de la feuille, il faut en connaître l'anatomie. Les tissus essentiels d'une feuille sont: le parenchyme chlorophylien ( lacuneux et palissadique, le conducteur ( faisceau ) et le protecteur ( épiderme )
c) photosynthèse, respiration.....le rôle de la feuille.
1) absorption de l'oxygène de l'air et rejet de dioxyde de carbone ( CO2), c'est la fonction catabolique de la respiration.
2) Libération d'une partie de l'eau contenue dans la sève minérale, par les stomates. Par ce fait, la sève se concentre au niveau des feuilles et provoque un appel de nouvelle sève venant des racines. C'est la transpiration des plantes, et ce phénomène consomme une quantité d'énergie solaire  bien plus grande que celle attribuée à la Photosynthèse.
3) L'assimilation chlorophyllienne est la fonction principale de toutes les plantes vertes. Les pigments chlorophylliens étant en quelque sorte "excités" par le rayonnement solaire, il sont ainsi capables, en journée, de combiner l'au de la sève minérale au CO2 atmosphérique et ainsi de catalyser la formation d'hexoses. Ces hexoses sont déchargés dans la sève minérale pour donner de la sève organique qui les distribue dans la plante.
La réaction est compliquée, mais son bilan est représenté par l'équation chimique suivante :
Il s'agit d'une équation d'oxydo-réduction entre l'eau qui s'oxyde et le dioxyde de carbone qui se réduit.
Cette réaction contient deux phases, une phase claire et une phase sombre. lien biologie végétale
Les réactions claires sont des actes photochimiques qui transforment l'énergie lumineuse en énergie chimique. Il s'agit de la photolyse de l'eau. Cette phase est suivie de la phase obscure : ce sont des réactions de synthèse intégrant le CO2 dans le production d'hexoses ou reconstituant les précurseurs ( Glucides existant à un stade antérieur ). Le glucose intervient dans la plante pour la synthèse de molécules plus complexes ou encore comme matière énergétique a moins qu'il ne soit mis en réserve sous forme d'amidon.
L'oxygène libéré par cette réaction, à l'échelle de la planète, est a l'origine du rôle d'assainisseurs de l'atmosphère conféré aux vastes étendues de végétaux ligneux, ce, grâce à leur densité de feuillage.
Notons enfin que la respiration et la transpiration ne s'arrêtent pas pendant la nuit, contrairement à la photosynthèse. Le rôle d'épuration des arbres n'est rempli que la journée avec dégagement d'oxygène. La journée le dioxyde de carbone et l'oxygène sont libérés, mais dans des proportions différentes en faveur de     l'oxygène.
1.4 L'appareil reproducteur
1.4.1 La fleur
Composition d'une fleur complète
Elle est l'organe reproducteur des feuillus, les résineux ne portent pas de fleurs mais des cônes reproducteurs ( strobiles ).
Pédicelle ou pédoncule : petit support s'épanouissant en forme de plateau ou réceptacle où viennent s'implanter divers organes appelés pièces florales
Les pièces florales sont d'une part les carpelles ( pistils ) et les étamines surmontées de leurs anthères, ce sont les organes reproducteurs, et d'autre part les pétales et les sépales qui sont les organes protecteurs des précédents.Sur la figure il y a un seul carpelle mais il peut y en avoir plusieurs par fleur.
Les carpelles dont la base est l'ovaire forment la partie femelle ou gynécée. A l'intérieur des carpelles existent un ou plusieurs ovules. Les carpelles sont surmontés d'un col ou style dont l'extrémité porte le nom de stigmate .
Les étamines sont les organes mâles de la fleur ; l'ensemble des étamines forment l'androcée. Ces étamines sont composées d'un support effilé ou filet, et terminées par une masse appelée anthère. Les anthères libèrent une poussière jaune appelée pollen.

 

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Date de dernière mise à jour : 24/09/2015