Dicotylées 9

Ordres dialypétales superovariés

V.1.7 Ordre des Malvales ( O. Columniférales ).

- Plantes ligneuses ou herbacées.

- Feuilles toujours alternes ou stipulées

- Type : Sans 145; placentation axilaire ; étamines en bouquet (Tilliacées), ou soudées par les filets ( Malvacées, colonnes ).

Sans 146

Cet Ordre est important, car il contient des plantes à mucilages ayant des propriétés adoucissantes et aussi des plantes à fibres développées ( textiles ).

Dans ces notes, j'ai repris l'ancienne classification pour les Cistacées et les ai classées dans l'ordre des Violales, actuellement elle font partie de cet ordre des Malvales

-Fa Malvacées

Herbacées ou arbustes à feuilles palmées 

Anatomie

- fibres péricycliques et libériennes en strates concentriques dans les tiges et les racines.

- organes jeunes, pétioles et feuilles fibres péricycliques sans liber.

- cellules à mucilage isolées ou groupées pour former des poches lysigènes.

- Exceptionnellement, les Gossypium ont des canaux à gomme schizogènes.

-cellules à tanin à parois ordinairement épaissies et ponctuées, de l'oxalate de calcium en macle ou en prisme, et des poils tecteurs et sécréteurs variés.

Fleurs

- grandes fleurs à colonne centrale par soudure des filets staminaux : Sans 147préfloraison contortée.

- solitaires ou groupées en inflorescences variables, axillaires ou terminales : cymes corymbiformes ou paniculiformes, fascicules, etc.

- pentamères et actinomorphes, très exceptionellement zygomorphes.

- axillées par des bractéoles involucrales, en nombre supérieur à 3, faisant office de calicule.

- Le calice a préfloraison valvaire,, 5 sépales libres ou connés.

- Corolle a préfloraison contortée à imbriquée, et , 5 pétales libres ou fréquemment légèrement soudés à la base. On assiste là à un début de gamopétalie. 

L'androcée si caractéristique des Malvaceae est la conséquence de la superposition de trois phénomènes.

Le premier consiste à la subdivision, par meristémonie, des 5 étamines de l'androcée primitif, en 5 phalanges d'étamines.

Le second consiste en la soudure des étamines par leur filet en un tube.

Ce dernier, chez les espèces les moins évoluées (Hibiscus), porte encore 5 dents au sommet, correspondant aux 5 phalanges et montrant bien l'origine pentamère de l'androcée. De plus, les étamines ne sont pas encore toutes groupées au sommet, comme chez le genre Malva, mais réparties tout le long du tube staminal.

Enfin, un dernier phénomène, plus secondaire, consiste en la segmentation de chaque étamine en deux demi-étamines, expliquant la présence des anthères uniloculaires. 

Les carpelles fermés, sont soudés en un ovaire à placentation axile.

- 2 à de nombreuses loges, mais la pentacarpellie est de règle.

- styles sont unis en une colonne centrale qui coulisse à l'intérieur du tube staminal, laissant les stigmates libres au sommet, d'où le nom de Columnifères donné par les anciens botanistes à cette famille.

- les stigmates ne s'épanouissent généralement que lorsque le tube staminal est flétri et tombe : les éléments mâles et femelles d'une même fleur ne sont donc pas mûrs en même temps, ce qui favorise la pollinisation croisée. 

- évolution parallèle à celle décrite pour les étamines,: subdivision des carpelles, mais ceci avec un certain retard. En effet, chez les Malvaceae actuelles, on n'observe jamais l'androcée primitif à 5 étamines non encore subdivisées, alors que certains genres actuels et primitifs ont conservé 5 carpelles pluriovulés (Hibiscus, Gossypium). 

- ces carpelles, par subdivision comme chez les étamines, se transforment en 5 phalanges de carpelles. Chez certains genres (Malope), ces cinq phalanges de styles sont encore observables. Chez les autres (Malva...), les carpelles, disposés en méricarpes  forment une couronne et les stigmates ne sont plus groupés en faisceaux : il est alors impossible de distinguer les phalanges primitives, tant au niveau des corps ovariens que des stigmates groupés en 5 faisceaux. Cette multiplication des carpelles, chez les espèces évoluées, entraîne un manque de place pour chacun d'eux, aussi les loges sont devenues uniovulées. Les espèces des pays chauds, chez lesquelles cette multiplication n'a pas eu lieu, ont conservé une capsule. 

  • Si Sans 148: carpelles concrescents → capsule loculicide à 5 loges, (la capsule loculicide, dont la déhiscence se fait selon une fente longitudinale au niveau de la nervure des loges)

exemple : cotonnier ou Gossypium 

- Gossypium : G. hirsutum barbadense, G. arboreum herbaceum.

Plantes dont les fibres entourant les graines ont de longs poils cellulosiques = coton; les graines sont oléagineuses et donnent un tourteau de coton après extraction de l'huile. 

- Hibiscus : ornementale.

Si Sans 150: carpelles coalescents à styles libres fruits méricarpes → polyakènes

G. Malva = la Mauve, plante médicinale

G.Alyhea : A. officinalis = la guimauve, plante médicinale. ; A. rosa = la rose trémière, décorative.

Nous noterons encore dans cette famille, certaines plantes tropicales :

- Hibiscus cannabinus, Hibiscus sabdariffa, constituent ce que l'on appelle le Kenaf

- Uréna lobata : le jute africain

- Abutilon avicennoe, Sida rhombifolia, constituent le faux jute. 

Les fruits des espèces tropicales et primitives, qui ont conservés un ovaire à 5 carpelles individualisés, sont des capsules dehiscentes à 5 fentes. Chez les genres évolués, ayant réalisés la complete fusion des carpelles, les fruit est schizocarpique(Un fruit schizocarpe ou cénocarpe désigne un fruit sec ou rarement charnu dérivé d'un pistil aux carpelles à l'origine soudés (gynécée bi ou pluricarpellé) qui se divise en segments (méricarpes)Ces méricarpes deviennent à maturité des akènes, drupes) .. , libérant à maturité de nombreux akènes. Exceptionnellement, le genre Malvaviscus produit des baies. 

Les graines sont souvent couvertes de poils fins, qui peuvent être disposés en touffes comme chez Gossypium. Elles ont peu ou pas d'albumen, et un embryon courbé ou droit. 

Sans 149

Exemple de Malva sylvestris :

Sans 151

Décombres,haies, chemins, champs, dans toute la Belgique,France et en Corse.Toute l'Europe ; Asie occidentale ; Afrique septentrionale.Floraison de Juin à Septembre.

. Plante bisannuelle ou pérennante, munie de poils étalés

- tiges de 30-50 cm, dressées ou ascendantes ; Hauteur : 30–100 cm. Tige rampante–dressée, à poils en étoile ou dressés.

Sans 152

Fleur : Régulière (actinomorphe), 3–6 cm de large. Cinq pétales, rougeâtre-violet, à nervures foncées, de couleur plus claire à la base, dentelés. Calice à cinq lobes. Calicule constitué de trois feuilles elliptiques étroites. Nombreuses étamines dont les filets sont regroupés et encerclent le pistil comme un tube. Pistil composé de plusieurs carpelles soudés. Fleurs en paires ou en petites grappes partant des aisselles des feuilles.

Feuilles : Alternes, pédonculées et munies de stipules. Limbe de réniforme à cordiforme, de poilu à presque glabre, vernissé sur la surface supérieure, de trilobé à septalobé, lobes de semi-arrondis à ovoïde, dentés.

Fruit : Gros schizocarpe plat en anneau. Méricarpes (carpelles) à la surface plissée, à dents pointues, glabres ou poilus, à graine unique.

- feuilles palmatifides, à lobes plus ou moins profonds, crénelés 

- fleurs d'un rose violacé, veinées, grandes, en fascicules axillaires 

- calicule à folioles oblongues ou elliptiques-lancéolées, plus courtes que le calice

- calice peu accrescent, à lobes largement triangulaires, ne cachant pas les carpelles à la maturité

- corolle 3-4 fois plus longue que le calice

- carpelles glabres, ridés, jaunâtres à la maturité. Plante polymorphe. 

Exemple du G. Gossypium :

Gossypium  est le genre des cotonniers « véritables ».

On compte près d'une cinquantaine d'espèces sauvages appartenant à ce genre. Ce sont des plantes herbacées annuelles, pérennes ou des arbustes. Parmi ces espèces, quatre d'entre elles sont à l'origine des variétés cultivées actuellement pour la production de coton : Gossypium arboreum, Gossypium barbadense, Gossypium herbaceum et Gossypium hirsutum.

Herbes annuelles, arbustes ou petits arbres, Branches, debout ou couchées, tiges pubescentes. Feuilles palmées 3-9,  exceptionnellement trifoliées rarement indivises, stipules persistantes ou caduques. Fleurs solitaires ou  inflorescences en cimes.  épicalice à  3 pièces libres, filiformes caduques, cachant parfois le calice, persistant, rarement à sépales caduques, En forme de tasse , tronqué ou 5 dents, rarement : profondément 5-lobé. Pétales beaucoup plus grands que le calice, de couleur jaune ou blanchâtre, avec ou sans  tache pourpre à la base. Ovaire de 3 à 5 loculaire, style en massue par la coalescence des stigmates, déhiscents. Fruit: capsule loculicide; loges 2-polispermique. Graines subglobuleuses, ± angulaires, densément recouvertes beaucoup plus longtemps que les poils qui sont rarement presque glabres. 

Sans 153

Fa. Bombacacées 

Ce sont des arbres tropicaux à feuilles digitées, à contreforts puissants à la base de la tige.

Le fruit est une capsule contenant les graines et bourrée de fibres  

Cette famille d'arbres tropicaux, très bien représentée en Amérique de Sud, inclut des espèces remarquables. De nombreux spécimens se signalent par leur tronc épais ou renflé qui leur permet de stocker beaucoup d'eau ainsi que par leur couronne spectaculaire, étalée et aplatie. Leur feuilles souvent lobées sont réunies à l'extrémité des branches épaisses. Leur fleurs dotées de cinq pétales et de nombreuses étamines sont généralement grandes et éclatants. Les capsules des fruits, parfois ailées, contiennent des poils fins.

Les Bombacacées comprenant 180 espèces réparties en 30 genres :

Adansonia, Aguiaria, Bernoullia, Bombacopsis, Bombax, Catostemma, Cavanillesia, Ceiba, Chorisia, Coelostegia, Cullenia, Durio, Eriotheca, Gyranthera, Huberodendron, Kostermansia, Matisia, Neesia, Neobuchia, Ochroma, Pachira, Patinoa, Phragmotheca, Pseudobombax, Quararibea, Rhodognaphalon, Rhodagnaphalopsis, Scleronema, Septotheca, Spirotheca.

Parmi les membres les plus connus de cette famille on peut citer :

les baobabs (genre Adansonia) au tronc massif, parfois appelés arbres-bouteille

les fromagers (Bombax ceiba et Ceiba pentandra) qui fournissent une fibre végétale, le kapok

le balsa (Ochroma pyramidale) dont on emploie en aéromodélisme le bois extrêmement léger

le durian (Durio zibethinus) est cultivé en Asie du Sud-Est pour ses fruits comestibles et odorants

la pachira (Pachira aquatica) aujourd'hui à la mode pour être cultivé en appartement

La classification phylogénétique regroupe les Bombacacées, les Tiliacées et les Sterculiacées au sein de la famille des Malvacées.

Sans 154Baobab

Leurs fleurs sont hermaphrodites, avec un calice-gamosépale et une corolle à cinq pétales. Les étamines, très nombreuses, sont souvent monodelphes dans une étendue variable, puis se séparent en 5-10 faisceaux, eux-mêmes ramifiés, et supportant chacun 2-8 anthères uniloculaires, de forme variable. Le fruit est sec, déhiscent ou indéhiscent, ordinairement divisé en cinq loges renfermant chacune des graines nombreuses, souvent enveloppées de poils ou de filaments laineux. Les cotylédons sont foliacés ou épais, droits ou chiffonnés, plus ou moins repliés sur eux-mêmes.

Fa. Tiliacées

Arbres tropicaux ou tempérés, étamines en bouquets et non en colonne ; G. Tilia = Tilleul, inflorescence insérée sur une grande bractée membraneuse qui persiste avec le fruit, appelé carcérule.

Sans 156

Feuilles alternes, simples, dentées, accompagnées à leur base de deux stipules en général caduques. L'écorce et la moelle contiennent des canaux gommifères.

Les fleurs, hermaphrodites, régulières, sont solitaires ou diversement groupées. Le calice se compose de 4-5 sépales libres, rapprochés en forme de valves avant l'épanouissement de la fleur. La corolle, parfois nulle, comprend 4-5 pétales libres, souvent pourvus à leur base d'un nectaire. Les étamines, libres, hypogynes, très nombreuses, sont d'ordinaire groupées en 5-10 faisceaux; les étamines externes peuvent se transformer en staminodes pétaloïdes ; les anthères possèdent 2 loges. L'ovaire, libre, présente de 2 à 10 loges contenant chacune plusieurs ovules; le style, simple, est surmonté d'autant de stigmates qu'il y a de carpelles.

Sans 157

Le fruit est une capsule à plusieurs loges, quelquefois indéhiscente; chez les Grewia et chez quelques Apeiba, le fruit est une baie. Les graines, généralement nombreuses, renferment un albumen charnu ; l'embryon a des cotylédons foliacés ou charnus.

 

Sans 155

 

Ces plantes peuvent avoir des propriétés médicinales, textiles ( fibres du liber ) ; plantes fixant les poussières atmosphériques; bois à propriétés spéciales ( tables à dessin )

 g. Corchorus = jute vrai, C.capsularis et C.olitarius ; textile tropicale

 g. Cephalonema polyandrum : faux jute.

- Fa Sterculiacées ( maintenant reprise par la phylogénie dans la famille des Malvacées )

Ce sont des arbres tropicaux sciaphiles.

Genres :

Acropogon, Aethiocarpa, Ambroma (Abroma), Astiria, Ayenia, Brachychiton, Byttneria, Cheirolaena, Chiranthodendron, Cola, Commersonia, Corchoropsis, Cotylonychia, Dicarpidium, Dombeya, Eriolaena, Firmiana, Franciscodendron, Fremontodendron, Gilesia, Glossostemon, Guazuma, Guichenotia, Hannafordia, Harmsia, Helicteres, Helmiopsiella, Helmiopsis, Heritiera, Hermannia, Herrania, Hildegardia, Keraudrenia, Kleinhovia, Lasiopetalum, Leptonychia, Lysiosepalum, Mansonia, Maxwellia, Megatritheca, Melhania, Melochia, Neoregniella, Nesogordonia, Octolobus, Paradombeya, Paramelhania, Pentapetes, Pterocymbium, Pterospermum, Pterygota, Rayleya, Reevesia, Ruizia, Rulingia, Scaphium, Scaphopetalum, Seringia, Sterculia, Theobroma, Thomasia, Trichostephania, Triplochiton, Trochetia, Trochetiopsis, Uladendron, Ungeria, Waltheria.

Je ne le fais pas pour chaque famille, mais içi je donne un exemple de descrition plus précise :

Feuilles.

-Arbres et arbustes, ou des lianes, ou des herbes (rarement).

-Plantes non succulentes . Autoportantes, ou se maintiennent par l'escalade.

- Leptocaules, ou pachycaules. .

- Mésophile ou xérophile 

- pétiolées; non-gainées ; simples, ou composées; parfois palmées .

- nervation palmée, ou pennatinervé;. 

- Stipules intrapetiolaires ; ou pétioles libres

- caduques ou persistantes. 

- Épiderme mucilagineux présent.

- En général,stomates  principalement confinés à une surface (la plus faible);

- Poils de nombreux types présents dans la famille

- Limbe avec cavités sécrétoires ou sans cavités sécrétoires. Cavités sécrétoires contenant du mucilage.

- Le mésophylle contient dans certains taxons, des cellules à mucilage.

Organes reproducteurs

- Fleurs agrégées en «inflorescences» (généralement, parfois cauliflores); en cymes. 

- inflorescences axillaires (généralement) ou terminale, ou opposées aux feuilles 

- cymes complexes 

- Fleur régulière (habituellement), ou quelque peu irrégulière, généralement 5-mère; cyclique; tétracycliques à polycyclique. 

- Périanthe avec calice et  corolle distincts, ou sepalin (corolle souvent absente ou réduite) ; 5-10 ; 1 verticillées, ou 2 verticillées. 

- Calice (3 -) 5; 1 verticille; dyalisepale, ou gamosépale,lobes du calice nettement plus longs que le tube. 

- si corolle présente, de type 5; 1 verticille; 

- Androcée . 5, ou 10, ou 25-500 membres androcée ramifiés (couramment), ou non ramifiés; libres du périanthe, ou adnés (le tube staminal souvent attaché aux pétales) ;étamines  souvent 5-adelphes (avec 5 paquets de 2-3 (-10 ou plus)); (1 -) 2 verticilles. 

- Les faisceaux de l'androcée quand ils existent , en alternance avec les membres de la corolle, ou à l'opposé des membres de la corolle. 

- Androcée avec exclusivement des étamines fertiles, ou avec staminodes. 

- Si staminodes, 2-15; externes aux étamines fertiles ou non pétaloïdes , étamines 5, ou 10-500 ; 

- Anthères s'ouvrant par des fentes longitudinales (généralement), ou s'ouvrant par des pores; extrorse ; biloculaires ; épaississements fibreux. Anthères épiderme persistants. 

- Gynécée (1 -) 5 carpelles, ou 10-12 carpelles. Carpelles  faisant face aux éléments du périanthe, ou en nombre réduit par rapport au périanthe, ou encore ont augmenté en nombre par rapport au périanthe. 

- Si pistil syncarpe, (1 -) 5 alvéoles, ou 10-12 alvéoles (rarement). 

 Gynécée apocarpe à syncarpe .si apocarpe, 2-100 ovules (à «beaucoup») Placentation marginale . 

Si ovaire syncarpe (1 -) loculaire 5, ou 10 à 12 loculaire (rarement). Styles 1 ou 2; libres, ou partiellement joints. Placentation généralement axile. ovules par loge 2-50 (à «beaucoup»); 

- Fruit charnu, ou non charnu (alors coriaces ou ligneux);.  un follicule, samarre , capsule

Description précise tirée de : «Watson, L., et Dallwitz, MJ 1992. Les familles de plantes à fleurs: descriptions, illustrations, l'identification et la recherche d'information.

Exemples importants

- Theobroma cacao : cacaoier...fleurs sur les tiges; capsule plus ou moins grosse, charnue et appelée cabosse : riche en alcaloïdes. Les graines du cacaoier sont extraites après fermentationdes cabosses ; elles donnent le cacao : fabrication du chocolat et du " beurre de cacao".

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- Cola acuminata... le colatier, fournit la noix de cola contenant de la caféine, de la théobromine. 

V.1.8 Ordre des Euphorbiales

Plantes ligneuses ou herbacées ( parfois cactiformes ), des régions chaudes ou tempérées, généralement à latex, à feuilles stipulées et alternes ; souvent toxiques.

L'ordre des Euphorbiales (anciennement Tricoques), est essentiellement constitué par la famille des Euphorbiaceae, famille majeure des Angiospermes. Les autres familles, plus secondaires sont les Buxaeae et les Pandaceae. C'est un groupe caractérisé entre autre par un important appareil secréteur et aussi par des structures florales et inflorescentielles de plus en plus condensées. Jadis, on y incluait aussi les Callitrichaceae ( , maintenant placées parmi les Lamiales. C'est un groupe parfois placé à côté des Celastrales en raison notamment de la présence d'un disque nectarifère, parfois absent chez les espèces a fleurs trop condensée. Toutefois, les classifications phylogénétiques remettent en question l'existence même de cet ordre, et ses familles sont desormais frequemment dispersées dans d'autres groupes (notamment les Malpighiales pour les Euphorbiaceae).

Fleurs en inflorescences variées , unisexuées par avortement des fleurs mâles ou femelles type 3, Sans 158donnant un fruit tricoque ( 3 coques monospermes qui se désarticulent a maturité) ; Périanthe double, simple ou nul. 

Fa Euphorbiacées (consulter http://www.euphorbiaceae.org/pages/about_euphorbia.html)

Cette famille présente les caractères précédents ; plantes nombreuses, surtout tropicales , plus ou moins 7500 espèces.

Les Euphorbiaceae sont une grande famille de plantes à fleurs, dont trois des genres (Euphorbia, Croton et Phyllanthus) couvrent à eux seuls près de la moitié des espèces. C'est la plus grande des familles de phanérogames, venant après les Asteraceae, les Fabaceae et les Orchidaceae.

Bien que la famille doive son nom au plus vaste de ses genres, Euphorbia, la simplicité et l'extrême réduction de ses fleurs ne sont pas représentatives de l'ensemble de la famille.

Aucune autre famille ne présente plus de diversité par rapport à l'appareil végétatif. Les Euphorbiaceae sont des arbres, des arbustes parfois cladodisés ou grimpants, des plantes cactiformes, des herbes vivaces ou annuelles, des lianes herbacées, voire des herbes aquatiques flottantes (Phyllanthus fluitans). Les rameaux sont souvent couverts d'un indumentum de poils simples et stellés, ou de poils glanduleux, voire d'écailles glandulifères. Les tiges sont parfois succulentes ou épineuses, et les racines peuvent être tubéreuses.Sans 161

Plantes monoïques dont les fleurs unisexuées sont réunies en une inflorescence appelée Cyathum, le cyathum est constitué d'une fleur femelle entourée de quelques fleurs mâles, celles ci réduite à une étamine portée par un pédicelle articulé; la fleur femelle est formée d'un ovaire à trois carpelles , porté sur un pédicelles'allongeant à maturité , ce groupe de fleurs est entouré d'un involucre simulant un calice et portant  4-5 dents alternant avec des glandes souvent colorées.

Sans 162

L'inflorescence générale est une ombelle dont les rameaux se divisent une ou plusieurs fois de manière généralement dichotomique pour se terminer par les cyathums ; chaque point de ramification est pourvu de bractées. En plus, il peut y avoir sous l'ombelle principale, des rameaux alternes divisés également dichotomiquement.  

 Sans 163

 

Description plus détaillée : Texte basé sur  http://www.plantes-botanique.org/

Le feuillage est également des plus variés. -

Généralement alternes, mais parfois opposées (Mercurialis) ou pseudo-verticillées, spiralées ou distiques,

- les feuilles sont le plus souvent simples, aux marges entières, elles peuvent être aussi composées, palmatilobées (Hevea, Ricinus), entières mais plus ou moins découpées.

- Le limbe possède une nervation pénnée ou palmée, et on trouve parfois des glandes le long des marges ou sur la surface.

- Dans quelques cas, les feuilles sont réduites à des écailles. Les stipules sont présentes, caduques ou persistantes, et peuvent être parfois modifiées en glandes ou en épines.

- Le pétiole, généralement présent, est parfois muni de glandes basales ou apicales.

L'anatomie montre des caractères très variables dans la famille.

- Souvent, on trouve des fibres pericycliques et parfois libériennes à parois sclérifiée extérieurement, cellulosiques intérieurement.

- Il peut aussi y avoir du liber perimedullaire (certains Croton, Mallotus, etc.) ou des poils tecteurs simples, en bouquet (Mallotus), étoilés (Crotoneae) et des poils sécréteurs simples ou composés (Mallotus).

- L'appareil sécréteur interne est fréquent et varié. Il peut s'agir : de laticifères vrais (Euphorbia, Hippomane, quelques Crotoneae) ou articulés anastomosés (Jatropha, Manihot, Hevea...), de cellules sécrétrices, de cellules à tanin ou de cellules et poches à mucilage.

- Les Euphorbiaceae sont donc très frequemment des plantes exsultant un latex blanchâtre et visqueux, généralement assez toxique.

Reproduction 

De la même façon que leur appareil végétatif, l'appareil reproducteur des Euphorbiaceae est extrêmement variable, mais présente deux caractères constants :

- les fleurs sont toujours unisexuées, et le fruit est une capsule à déhiscence tricoque, ce type de dehiscence donnant d'ailleurs son nom à la famille chez les anciens botanistes (Tricoques). 

-  grande evolution des inflorescences, qui sont basiquement des cymes unipares ou multipares, ou encore des grappes composées de cymules, axillaires ou terminales, généralement axillées par des bractées. 

- Les fleurs sont actinomorphes et unisexuées, très exceptionellement bisexuées (quelques espèces de Drypetes et Aporosa), la monécie étant la plus fréquente, la dioecie plus rare (Mercurialis). Fréquemment d'ailleurs, les inflorescences sont mixtes, comprenant les fleurs mâles au sommet, et les fleurs femelles à la base. La pollinisation est entomophile. 

- Les espèces les moins évoluées ont des fleurs possédant un périanthe complet avec sépales et pétales (Chozophora). Il y a pentamérie chez quelques genres (Jatropha, Aleurites, Caperonia). Dans ce cas, ces fleurs ont souvent été comparées à des fleurs de Malvaceae. Les étamines y sont très nombreuses (Mallotus), parfois soudées en faisceaux (Ricinus) ou en tube. Les anthères ont 2, parfois 3-4 loges, à déhiscence longitudinale, rarement poricide. Le disque hypogyne est présent, parfois morcellé ou de forme annulaire. 

- Ces fleurs de type primitif sont portées par des inflorescences lâches. A partir de ce stade, les Euphorbiaceae réalisent une évolution orientée dans deux voies complémentaires :1) réduction du nombre de pièces florales : les pétales disparaissent, la majorité des Euphorbiaceae étant des apétales, 2) les étamines deviennent moins nombreuses par avortement et concrescence, puis les sépales disparaissent à leur tour ; 

condensation des inflorescences.

Ces deux voies sont complémentaires, car, pour réaliser des inflorescences contractées, contenant de nombreuses fleurs, ces dernières doivent être petites, ce qui s'obtient en réduisant le nombre de pièces florales. Cette évolution touche surtout les fleurs mâles : le gynécée tricarpellé des fleurs femelles n'est pratiquement pas compressible, sauf chez quelques espèces (Mercurialis) où la tricoque se réduit à une bicoque. Aussi, les fleurs femelles restent-elles en inflorescences lâche, qui d'ailleurs se limite souvent à quelques fleurs, voire à une seule. Parallèlement, tandis que les fleurs femelles restent en inflorescences lâches ou isolées, les fleurs mâles se condensent en inflorescences contractées, souvent elles-mêmes associées en inflorescence lâche, ressemblant à un capitule, d'abord nu, puis entouré d'une ou plusieurs bractées formant un involucre. 

De la même façon que leur appareil végétatif, l'appareil reproducteur des Euphorbiaceae est extrêmement variable, mais présente deux caractères constants : les fleurs sont toujours unisexuées, et le fruit est une capsule à déhiscence tricoque, ce type de dehiscence donnant d'ailleurs son nom à la famille chez les anciens botanistes (Tricoques). 

- Cette variabilité florale s'accompagne d'une grande evolution des inflorescences, qui sont basiquement des cymes unipares ou multipares, ou encore des grappes composées de cymules, axillaires ou terminales, généralement axillées par des bractées. 

Les fleurs sont actinomotrphes et unisexuées, très exceptionellement bisexuées (quelques espèces de Drypetes et Aporosa), la monécie étant la plus fréquente, la dioecie plus rare (Mercurialis). Fréquemment d'ailleurs, les inflorescences sont mixtes, comprenant les fleurs mâles au sommet, et les fleurs femelles à la base. La pollinisation est entomophile. 

- Les espèces les moins évoluées ont des fleurs possédant un périanthe complet avec sépales et pétales (Chozophora). Il y a pentamérie chez quelques genres (Jatropha, Aleurites, Caperonia). Dans ce cas, ces fleurs ont souvent été comparées à des fleurs de Malvaceae. Les étamines y sont très nombreuses (Mallotus), parfois soudées en faisceaux (Ricinus) ou en tube. Les anthères ont 2, parfois 3-4 loges, à déhiscence longitudinale, rarement poricide. Le disque hypogyne est présent, parfois morcellé ou de forme annulaire. 

- Ces fleurs de type primitif sont portées par des inflorescences lâches. A partir de ce stade, les Euphorbiaceae réalisent une évolution orientée dans deux voies complémentaires :

- réduction du nombre de pièces florales : les pétales disparaissent, la majorité des Euphorbiaceae étant des apétales, les étamines deviennent moins nombreuses par avortement et concrescence, puis les sépales disparaissent à leur tour ;

- Un excellent exemple de condensation commençante est offert par le genre Jatropha. Une inflorescence élémentaire de J. multifida comprend, autour d'une fleur femelle centrale, 5-7 cymes ramifiées de fleurs mâles. Les fleurs mâles, nectarifères et brillamment colorées, s'épanouissent d'abord. La fleur femelle, réduite à un calice vert sous un ovaire tricoque surmonté d'un appareil stylaire ramifié très court, mûrit tardivement.-

- Chez les Euphorbia, les fleurs mâles sont groupées en inflorescences très contractées en cymes unipares hélicoïde de 4-6 fleurs, et pourvues à la base d'une bractée. Mais ici, chaque fleur est réduite à une seule étamine sans calice. Le filet se distingue du pédoncule par une légère articulation à la limite de l'organe. Chez un genre voisin tropical, l'étamine est encore entourée par un petit calice rudimentaire. Les 5 inflorescences mâles sont situées de telle façon qu'elles entourent une inflorescence femelle réduite à une seule fleur réduite elles même à son gynécée : l'ensemble forme une cyathe.

- Les bractées situées à la base de chaque inflorescence, que l'on nomme cyatophylles, se soudent en un involucre appelé péricyathe. Parfois, les feuilles sous jacentes deviennent aussi colorées (Euphorbia pulcherima). En outre, les stipules de ces bractées s'unissent pour former 4-5 glandes nectarifères, souvent en forme de croissant qui, chez certaines espèces s'accroissent et deviennent des lobes pétaloïdes (Euphorbia fulgens>, E. corollata, Dalechampia roezliana).

- De plus, les cyathes sont à leur tour groupés en inflorescences complexes. Ce sont généralement des cymes de cyathe chez les Euphorbia, et même chez les espèces exotiques des incyathescences : plusieurs cyathes devenus exclusivement mâles par avortement de la fleur femelle entourent un cyathe femelle réduit à la fleur femelle, le tout très condensé et protégé par des bractées (Anthostema). Enfin, chez certaines autres espèces américaines, on observe la présence d'un cyathe zygomorphe, ce qui est tout à fait remarquable et exceptionnel au niveau de l'inflorescence : chez les Pedilanthus, l'involucre pseudo-périanthaire offre l'aspect d'une corolle bilabiée de teinte pourpre.

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 Le cyathium des Euphorbiaceae. A - Diagramme typique d'un cyathium (Euphorbia sp.) ; B - Détail d'une fleur mâle, d'une fleur femelle et d'un cyathium (Euphorbia sp. : 1 fleur mâle, 2 pédicelle, 3 et 4 gynécée et style d'une fleur femelle, 5 pedicelles, 6 fleur mâle, 7 fleur femelle, 8 bractéole, 9 glande, 10 involucre, 11 cyathophylle) ; C à I : diversité des cyathium chez diverses Euphorbia, avec des glandes simple, en croissant, solitaires, munies d'appendices pétaloides, etc ; J : un cyathium zygomorphe chezPedilanthus

L'intérêt de l'étude de la fleur et de l'inflorescence chez les Euphorbiaceae est de nous montrer le type d'une évolution pseudocyclique où partant d'un organe donné, par transformations successives, on retrouve un organe ressemblant morphologiquement au premier, mais dont la structure est différente. Mais l'unité des Euphorbiaceae est due, en fait, à son gynécée très particulier qui, à maturité, donne naissance à un fruit tout à fait typique. Le gynécée est formé de trois carpelles fermés à parois cocoïdes et à styles et stigmates séparés. Chaque carpelle contient 1 seul ovule anatrope, généralement recouvert par une excroissance du placenta axile, l'obturateur. Les Phillanthus ont exceptionnellement 2 ovules, et d'autres fois, la placentation peut etre apicale.

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Le fruit est une capsule dite tricoque, ou rhegmacarpe, à triple déhiscence. A maturité, il se divise en trois coques, par déhiscence septicide et septifrage ; les 3 coques s'ouvrant elles-mêmes dorsalement par déhiscence loculicide. Ce fruit est très constant. Il peu se réduire à une bicoque (Mercurialis), et exceptionnellement, il peut y avoir subdivision des carpelles (Hura crepitans). Les graines ont un important albumen et sont fréquemment pourvues d'une excroissance tégumentaire, le caroncule.

ciblons quelques genres :

Genre. Mercurialis : Mercurialis perennis, annua 

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La mercuriale annuelle ou Mercurialis annua est une mauvaise herbe très commune qui pousse un peu partout, elle appartient à la famille des euphorbiacées.

 

La plante, généralement glabre, produit une racine pivotante et une tige quadrangulaire vert jaunâtre qui se ramifie avec des nœuds épais. Elle atteint 20 à 40 cm de haut et ne laisse pas écouler à la cassure, de suc laiteux comme les euphorbes .

 

Les feuilles opposées, lancéolées, dentées et munies d'un court pétiole, dégagent au froissement, une odeur plutôt désagréable. A leur sortie, elles sont roulées en cornet. De juillet à novembre, cette mercuriale fleurit mais de façon assez discrète.

 

Comme la plante est dioïque, il existe des pieds mâles dont les fleurs sans pétales sont bien visibles bien que petites, de couleur verdâtre et regroupées en épis dressés partant de l'aisselle des feuilles. Ces fleurs ont une odeur de miel et présentent la particularité de pouvoir être projetées à 10 ou 20 cm de distance ; le pollen est transporté par le vent et les insectes.

 

Les pieds femelles ont généralement le feuillage plus fourni et il faut y regarder de près pour distinguer les petites fleurs en groupes réduits, portées par un court pédoncule, également à l'aisselle des feuilles.

 

Les fruits sont des capsules poilues de 2 à 3 mm, elles sont composées de 2 coques. Les graines sont ovoïdes, ridées et couvertes d'un réseau clair ; les fourmis les disséminent.

 

Il existe d'autres espèces de mercuriale dont Mercurialis perennis qui est vivace et fleurit au printemps.

 

La mercuriale est une plante toxique et, utilisée avec précaution, elle a des vertus laxatives.

 

 

 

 

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Genre. Hevea : H. brasiliensis, arbre à caoutchouk 

 Dans son milieu naturel en Amazonie, l’Hevea brasiliensis est un arbre pouvant atteindre fréquemment plus de 30 m de hauteur pour une circonférence de 1 m.
L’hévéa a une écorce vert grisâtre. Les feuilles sont composées de trois folioles disposées à l’extrémité d’un pétiole. L’hévéa perd ses feuilles et les renouvelle chaque année. Elles se forment périodiquement, par étage à l’extrémité des unités de croissance. Les fleurs sont petites, jaune clair et rassemblées en grappes. Les fruits sont composés d’une capsule à trois loges contenant chacune une graine de 2 cm environ, ovale, de couleur brune décorée de tâches blanchâtres. Fruit qu’il est déhiscent

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1. fleur mâle mature ; 2. idem pleinement développée,  3. étamines à colonne centrale, élargie; 4. fleur femelle fermée, ; 5. ovaire en début de maturité, ;  6. idem section horizontale , élargie; 7 fruits verts taille naturelle; 8 fruits mûrs en grandeur nature.

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L’Hevea est une Euphorbiacée monoïque ligneuse atteignant 25 à 30 mètres de haut à l’état spontané et 15 à 20 mètres en culture industrielle. Il contient des tubes laticifères dans toutes ses parties et spécialement dans le tronc où ceux-ci sont rassemblés en zones concentriques dans la partie profonde de l’écorce (le liber) près du cambium, sous la protection d’un parenchyme pierreux. Les fleurs jaunes sont unisexuées et groupées mâles et femelles en panicules axillaires, les femelles en position terminale. La floraison commence par les fleurs mâles et se termine par les femelles, ce qui rend l’autofécondation impossible. Le fruit est une capsule déhiscente à trois loges, contenant chacune une graine ovoïde brune marbrée de noir. Les feuilles caduques, longues, pétiolées sont alternes et trifoliées, elles tombent au début de la saison sèche ou à l’époque des précipitations moindres.  Le latex des tubes laticifères contient des globules de caoutchouc (30-40%), de l’eau (50-60%), des matières protéiques (2%), des résines (1,5%) et des matières minérales (0,5%).

 

Genre Manihot : M. utilissima, le manioc, plante dont la racine tubérisée ( amidon ) est à la base de l'alimentation en Afrique noire. On fabrique le tapioca à partir du manioc.

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Manioc. — Manihot utilissima, Pohl. — Jatropha Manihot, Linné.

 

Le Manioc est un arbuste ou arbrisseau de la famille des Euphorbiacées, dont plusieurs racines se renflent dès la première année, prennent une forme ellipsoïde irrégulière et renferment de la fécule (Tapioca), avec un suc plus ou moins vénéneux.

 

La culture en est commune dans les régions équatoriales ou tropicales, surtout en Amérique, du Brésil aux Antilles. En Afrique, elle est moins générale et paraît moins ancienne. Dans certaines colonies asiatiques, elle est décidément d'introduction moderne. On la pratique au moyen de boutures des tiges.

 

Les botanistes se sont divisés sur la convenance de regarder les innombrables formes de Maniocs comme appartenant à une, à deux ou même plusieurs espèces différentes. Pohl  (Plantarum Brasiliæ icones et descriptiones, in-folio, vol. 1.).en admettait plusieurs à côté de son Manihot utilissima, et le Dr J. Müller 7,( dans Prodromus, XV, sect. 2, p. 1062, 1064)

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Genre. Ricinus : R.Communis, graine oléagineuse

Le ricin commun (Ricinus communis, seule espèce du genre Ricinus) est un arbrisseau d'origine tropicale de la famille des Euphorbiacées. C'est la source de l'huile de ricin, qui a diverses applications et de la ricine, un poison.

Le nom générique Ricinus signifie « tique » en latin : la graine est ainsi nommée parce qu'elle a des marques et une bosse qui la fait ressembler à certaines tiques.

Le ricin se présente sous la forme d'une plante herbacée ou arborescente, annuelle ou vivace suivant les conditions climatiques de la région. Sa hauteur serait de 2 à 5 mètres en France (jusqu’à 10 mètres dans son pays d’origine)[réf. nécessaire].

Les feuilles palmatilobées (5 à 12 lobes) sont portées par de longues tiges et leur bord est denté. Elles sont vertes ou rouges, verticillées et caduques. Certaines variétés ornementales ont des feuilles dont la face inférieure et le pétiole sont colorés en rouge.

Les fleurs sont regroupées en cyathes, les fleurs femelles en haut, les fleurs mâles en bas. C'est donc une espèce monoïque. La floraison a lieu en été.

Les fruits sont des capsules tricoques hérissées de pointes (parfois absentes). La graine est luisante, marbrée de rouge ou de brun, elle présente une ligne saillante sur la face ventrale et est surmontée par un élaiosome. Elle contient entre 40 et 60 % d'huile riche en triglycérides, principalement la ricinoléine

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Fig.  239.  Ricinus communis: a, b, étamine, anthères, c, d, stigmates; section transversale de la capsule, e, semences ;/, embryon.

Ricinus communis: a,une étamine, b, anthères, c, stigmates, d, coupe transversale de la capsule, e, semences ;/, embryon.

Fa.Buxacées

Cette famille est aussi classée parmi les Hamamélidales voire les célastrales, nous prenons l'option de les classer parmi les Euphorbiales, à tort ou a raison ,.....La famille est presque cosmopolite, mais est essentiellement concentrée dans les régions subtropicales.Les Buxaceae sont une petite famille d'arbustes persistants, plus rarement des arbres ou des plantes herbacées. 

Les buxacées, plantes monoïques ont des fleurs assemblées en glomérules :

Le périanthe se compose le plus souvent de 2 sépales libres et de 2 pétales libres, imbriqués et sépaloides chez les fleurs mâles ou de 3 sépales libres et de 3 pétales libres, imbriqués et sépaloide chez les fleurs femelles 

fleur femelle :Sans 174, carpelles soudés avec trois styles courts, capsule à 3 loges.Les fleurs femelles ont donc 3 carpelles, formant 3 loges, parfois 4 (Styloceras) ou 6 (Pachysandra) par apparition de fausses cloisons. Chaque loge comprend 2 ovules apotropes ou anatropes, sur des placentas xiles ou apicaux. Les styles sont libres ou soudés à la base.  Tous ces caractères les rapprochent des Euphorbiacées

fleur mâle : S4 A4-n  Les fleurs mâles possèdent 4-6 étamines libres voir plus et opposipétales, plus nombreuses chez Simmondsia et Stylocera. Les anthères, biloculaires, dorsifixes ou basifixes, sont introrses et dehiscentes par des fentes longitudinales. Un ovaire stérile et rudimentaire est parfois présent. 

Les feuilles, alternes ou opposées, pétiolées et exstipulées, ont un limbe simple, généralement coriace, aux marges entières à denticulées, et à la nervation pennée.

Les inflorescences sont des racèmes ou des épis denses, plus rarement des têtes denses ou réduites à des fleurs solitaires, munies de bractées. Les petites fleurs sont actinomorphes et unisexuées (monécie, plus rarement dioecie ou polygamodioecie). Chez Buxus, les inflorescences regroupent des fleurs mâles latérales et une fleur femelle centrale, un peu à la manière, mais de façon beaucoup moins condensée et surevoluée que les cyathes des Euphorbia.

Le fruit est une capsule loculicide ou une drupe, avec des graines noires et brillantes, quelquefois caronculées. Elles ont un albumen charnu entourant un embryon droit aux cotylédons plats. La germination est de type phanerocotylée.

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Genre : Buxus, avec Buxus sempervirens, le buis ; Pousse naturellement sur des sols calcaires exposition sud, c'est une plante thermophyle. 

Illustration buxus sempervirens1 cleaned

Les Buxaceae sont principalement connues par le buis, Buxus sempervirens. C'est une plante très fréquemment employée comme haie ou comme bordure. Le bois du buis commun et du buis du Cap (B. marcowani) est excellent pour la sculpture, la marquetterie, et fut très prisé pour la gravure sur bois. Pachysandra procumbens, de l'est de l'Amérique du nord, et P. terminalis du Japon sont d'autres arbrisseaux employés comme couvre-sol. Certaines espèces de Sarcococca possèdent de petites fleurs hivernales fortement parfumées.

Fa. Callitrichacées

Les Callitrichaceae sont une famille des plantes dicotylédones. Classiquement elle comprend 25 espèces du genre Callitriche.

Ce sont des plantes herbacées, aquatiques, fixées, annuelles des régions froides à tropicales.

En classification phylogénétique APG III (2009) cette famille est invalide ; ce genre est incorporé dans la famille Plantaginaceae.

Finalement, on a jamais vraiment su où classer, dans quel ordre mettre cette famille, puique on les classe également à côté des Boraginacées et des Labiées.Cronquis a même érigé un ordre des Callitrichales

Les plantes de cette famille ont des fleurs les unes staminées, les autres pistillées ou encore stamino-pistillées, quelquefois toutes de cette dernière sorte. Les fleurs staminées ou stamino-pistillées ont 1 ou 2 étamines. On ne distingue, dans aucune fleur, ni calice, ni corolle. L'ovaire est à 4 loges renfermant chacun un seul ovule ; il y a 2 styles. Le fruit se sépare a la maturité en quatre parties ne s'ouvrant pas, chacun ne renfermant qu'une graine. Ce sont des plantes aquatiques, à feuilles opposées, à fleurs vertes ou verdâtres.
On   a   décrit   5   espèces principales  de   cette   Famille,   habitant   les   contrées   froides   ou   tempérées.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 09/06/2014