Dicotylées 14

V. LES ORDRES A FLEURS GAMOPETALES = SOUS-CLASSE DES GAMOPETALES

 

N'étant pas omniscient en Botanique, les pages de cette rubrique sont constituées d'une synthèse écrite à partir de notes personnelles, mais aussi du travail publié sous forme d'ouvrages ou de sites internet sérieux, ces sites sont essentiellement les deux suivants :

 

The families of flowering plants

 

Plantes et Botanique

 

En ce qui concerne les ouvrages, essentiellement :

 

Les végétaux, organisation et diversité biologique -- Paul OZENDA--Dunod

 

Botanique systématique, une perspective phylogénétique - JUDD - CAMPBELL... Deboek

CARACTERES GENERAUX

Les pétales sont soudés plus ou moins longuement entre eux parce que le réceptacle floral forme un anneau méristématique, point de départ d'un tube corollin qui se termine par des lobes.

Les lobes sont plus ou moins bien inividualisés.

Le tube a entraîné dans son développement les filets des étamines situées sur le verticille staminal externes paraissent insérés sur le tube corollin.

Conséquences : les plantes à fleurs gamopétales disposent d'un seul verticille d'étamines, l'externe. 

Le verticille interne ne se développe pas et les fleurs gamopétales sont généralement haplostémones A5+0 sauf encore réduction de leur nombre.

En général les fleurs gamopétales sont actinomorphes avec A5+0

Lorsqu'il y a zygomorphie, le nombre d'étamines du seul verticille externe se réduit à A4+0 ou A2+0

Remarque : il faut noter que la dernière famille dialypétale : Ordre des Ombelliflorales, fa des Ombellifères ( = Apiacées ) était déjà A5+0  

1. Fleurs péimorées  G>=5 feuilles spiralées

VI.1 Ordre des Ebenales

Trois familles constituent l'ordre des Ebenales, les Ebenaceae, les Sapotaceae et (Styracaceae.). 
 
Si chacune présente des caractères généraux bien particuliers, par contre les genres chez les Sapotaceae et les espèces chez les Ebenaceae sont restés pendant longtemps fort mal délimités ; les études actuelles se sont efforcées de clarifier cette situation et de mettre de l'ordre dans la classification et la nomenclature.

Ces familles, connues depuis le Crétacé supérieur, renferment essentiellement des arbres et des arbustes des forêts denses intertropicales, où ils se rencontrent à l'état très dispersé ou, exceptionnellement, sous forme de petits peuplements. Leur importance économique est loin d'être négligeable : ils fournissent des fruits, du latex, et surtout les bois d'ébène. Certains Diospyros (Ebenaceae) fournissent des fruits comestibles, dont le kaki, tout comme certains membres des Sapotaceae.
 
Les Ebenales sont :

- des gamopétales primitives qui se distinguent des Ericales par leurs étamines soudées à la corolle.

- L'androcée y est typiquement diplostémone, mais, souvent, les étamines du verticille externe avortent et le verticille interne, epipétale, persiste seul.

- Contrairement aux Primulales, les cloisons de l'ovaire ne sont pas encore virtuelles.

- L'ovule a un ou deux téguments.

- Les graines, fréquemment volumineuses, sont peu nombreuses.

- Souvent G > ou = à 5

- Feuilles spiralées 

Fa Ebénacées

Arbres dioïques, fleurs souvent de type 4; baies

Structure végétative

- Petits arbres et d'arbustes persistants ou caducs, aux rameaux exceptionellement épineux. L'écorce de ces arbustes ou de ces petits arbres est généralement noire. Les feuilles sont alternes, rarement opposées, simples, entières et exstipulées. Il n'y a pas de latex. 

- fleurs, actinomorphes, sont généralement unisexuées

- dioiques ou polygames. 

Appareil reproducteur

- fleurs mâles sont généralement groupées en cymes axillaires, parfois fasciculées ou solitaires

- fleurs femelles sont plus fréquemment solitaires et axillaires.

- calice de 3-4 sépales, libres ou soudés à la base, persistants et croissant lors de la fructification chez les fleurs femelles ou bisexuées.

- 3-7 pétales plus ou moins soudés, aux lobes convolutés. 

-  Chez les fleurs femelles, les étamines sont remplacées par des staminodes, elles sont moins nombreuses.

- L'ovaire, supère, est composé de 2-8 carpelles soudés, et est creusé de 2-8 loges généralement divisées en deux par une fausse cloison délimitant des compartiments uni- ou biovulés. Ces derniers sont pendants et apicaux.

- 2-8 styles libres ou soudés à la base, et les stigmates sont entiers ou bilobés.  

Contrairement à la famille voisine des Sapotaceae qui compte de nombreux genres, les Ebenaceae ne groupent que 2 genres, (+/-550 espèces, selon les conceptions des différents auteurs.150-200 espèces en Asie, 150-200 espèces en Afrique et à Madagascar, 150-200 espèces en Amérique et  en Océanie. Le seul genre Diospyros, auquel on rattache actuellement les genres Maba et Lissocarpa, groupe 90 % des espèces.

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On identifie encore le Genre : Buxifolia, voir ci-dessous

Sans 519

Notons les espèces :

- Dyospyros ebenum : donne le bois d'ébène, à duramen noir.

 

- Dyospyros kaki : kaki, fruit comestible .

 File:200412 - Plaqueminier et ses kakis.jpg

 

Fa Sapotacées

- Très grands arbres équatoriaux à latex ; fleurs hermaphrodites ; 

- La famille est pantropicale

- arbres ou des arbustes, persistants ou caducs, et, pour une espèce, une liane ligneuse. Les feuilles sont alternes, rarement subopposées, simples, aux marges entières ou très rarement dentées, fréquemment groupées à l'extremité des rameaux. Le limbe, souvent coriace, a une nervation pennée. 

Appareil reproducteur

- Les fleurs sont bisexuées ou rarement unisexuées et femelles par réduction staminale, actinomorphes, parfumées, et habituellement pollinisées de nuit par les chauves-souris.

- Elles sont solitaires ou groupées en fascicules ou en pseudoracèmes axillaires et bractéolés. Quelques espèces sont cauliflores.

- fleur formée d'un calice unisérié à 4-6 sépales imbriqués, ou bien encore, disposé sur deux verticilles formés chacun de 2-4 sépales valvaires.

- sépales libres ou courtement soudés à la base.

- corolle gamopétale, campanulée à urcéolée ou tubulaire, est consituée de 4-8 lobes, parfois garnis d'appendices latéraux ou dorsaux.

- étamines s'insèrant en général sur le tube de la corolle en 1-3 verticilles.

- étamines fertiles fixées isolément ou par paquets de 2-3 ou plus au milieu des pétales, alors que des staminodes, scaliformes ou pétaloïdes, alternent avec ces pétales.

- anthères, biloculaires, sont à déhiscence extrorse, ou plus rarement introrse, et longitudinale.

- ovaire supère, syncarpique, 4-8 loges uniovulées, parfois aussi une seule loge ou, à l'opposé, jusqu'à 30 loges.

- ovaire suborbiculaire à conique, il est fréquemment pubescent.

- les ovules sont anatropes, et la placentation est axile ou plus rarement basale. Le style est unique.

- fruits sont quelquefois des capsules, mais plus fréquemment des drupes ou surtout des baies indurées dont les graines se libèrent en général lors de la pourriture du fruit sur le sol. P
ulpe, souvent gluante, est souvent comestible.

- graines, au nombre de 1-5 par fruit, rarement plus nombreuses, très caractéristiques, tégument épais, lisse, luisant, présente une cicatrice mate, basale ou latérale, parfois de grande taille, le hile.

Quelques espèces :

- Achras sapota : son latex produisait le chewing-gum ; ses fruits son comestibles

Sans 522

- Palaquium gutta : donne le gutta-percha, isolant électrique et imputrescible

- Mimusops balata 

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- Butyrospermum parkii : graines fournissant une matière grasse comestible appelée "beurre de karite"

- Atranella sp : arbre immense à fût très droit de 30 à 40 m. Bois de couleur lie-de-vin

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- Chrysophillum symsepalum : ... petits fruits rouges très doux. produisant de la saccharine.

Pour le VI.2 reste des ordres gamopétales, on peut établir un tableau diagnostique, pratique mais non exclusif :

2. Fleurs orthomérées ( possédant une partie droite )

V I.2 GAMOPETALES G2-5 . FEUILLES OPPOSEES

A) Diplostémonie A5+5, à ovaire supère ou infère

- ERICALES

B) Haplostémonie A5+0 ( sauf réduction concommitante d'une zygomorphie )

B.1 Ordres superovariés

B.1.1 Type 5

+ Actinomorphes : PLOMBAGINALES - PRIMULALES - CONTORTALES - TUBIFLORALES

+ Zygomorphes : PERSONNALES - NUCULIFERALES

B.1.2 Type 4

+ Actinomorphes : PLANTAGINALES - LIGUSTRALES

B.2 Ordres inferovariés

B.2.1 Type 4  :  - RUBIALES

B.2.2 Type 5 : - CUCURBITALES - CAMPANULALES - COMPOSALES.

Notre examen successif des ordres gamopétales correspondra au tableau qui précède 

Il faut toutefois noter comme dans bien d'autres groupes et niveaux systématiques que la tittérature relate fréquemment des cas de synonymie , comme au niveau des ordres et des familles gamopétales.

Ainsi, au sein de ce groupe,certaines familles peuvent être classées, par certains auteurs dans un ordre voisin de celui auquel nous les rattachons dans cette rubrique ; que, parallèlement, certaines familles peuvent constituer un ordre à part entière dans d'autres travaux de systématique.  

VI.2.1 Diplostémonie A5+5 Ordre des Ericales = O. Bicornes

Les Ericales constituent un ordre de plantes Magnolopsides gamopétales,  riche de près de 4500 espèces et d'environ 160 genres,  répartis en 7 ou 8 familles numériquement inégales  (Bentham & Hooker, 1876; Drude, 1891; Stevens, 1971; Cronquist, 1981;  Dahlgren, 1983; Thorne, 1992). Les Ericaceae, avec les bruyères,  myrtilles et rhododendrons, regroupent environ 90% des espèces  de l'ordre, le reste se répartissant entre les Epacridaceae et  les autres familles (Cyrillaceae, Clethraceae, Grubbiaceae, Empetraceae,  Pyrolaceae), ces dernieres ne regroupant qu'une centaine d'espèces  au maximum.

- Plantes ligneuses généralement de petite taille;

- Feuilles simples alternes;

- Originaires des régions tempérées ( et tempérées chaudes ) ;

Grandes variations de structure de la fleur et du fruit, correspondant probablement à plusieurs directions évolutives.

- Fleurs généralement de T5 ;Typiquement régulière, la fleur devient zygomorphe chez les rhododendrons par simple accroissement des pétales et étamines antérieurs.

- A5+5 opdiplostémones ( 2 x le nombre de pétales )non soudées aux pétales, parfois réduites à A5+0 ; L'androcée, typiquement à deux cycles d'étamines, présente une tendance à la disparition du cycle interne, qui était encore présent mais stérile chez certaines Diapensiaceae, mais est totalement absent chez certains rhododendrons et chez les Epacridaceae.

- La corolle montre un passage continu de la dialypétalie à la gamopétalie, depuis les Clethraceae, Pyrolaceae, Empetraceae, à pétales libres, ainsi que le Ledum palustre (Ericaceae), jusqu'aux Rhododendron et aux bruyères (Erica).Corolles gamopétales sont de forme très variée : à tube court et lobes étalés (Calluna), en coupe (Kalmia), en trompette (Epacris) ou urcéolée (Erica).

- Grains de pollen souvent réunis en tétrades; Les anthères, biloculaires, deviennent uniloculaires par coalescence chez les Epacridaceae. Le pollen est souvent libéré en tétrades ; chez les Epacridaceae, la tétrade se réduit à un seul grain par avortement des trois autres ; les Clethraceae, Diapensiaceae et Monotropa (Pyrolaceae) ont des grains de pollen isolés.

- Ovaire supère ou infère à placentation axile;Le gynécée compte, sauf exception, autant de carpelles que la fleur a de sépales. L'ovaire est supère, sauf chez la sous famille des Vaccinioideae (Ericaceae).

- Graines de petites dimensions et nombreuses;

- Le fruit, souvent sec (capsule loculicide, septicide chez Rhododendron), est parfois une baie (Vacinium, Arbutus, quelques Epacridaceae). Il arrive que les graines s'ornent d'appendices ou d'ailes formés par l'allongement du tégument unique ; l'embryon, toujours très petit, est entouré d'albumen.

Toutes vivaces, à feuilles entières souvent coriaces, les Ericales prennent une grande part à la constitution de types de végétation particuliers : landes et maquis, brousse éricoïde du cap de Bonne-Espérance, etc. Elles sont presque toujours associées à des champignons endotrophes, au moins au niveau des racines, où les mycorhizes provoquent souvent la formation de nodosités.

Si la majorité du groupe est homogène et bien défini depuis longtemps, ce n'est que recemment que les Cyrillaceae, jadis proches des Celastrales et les Grubbiaceae, auparavant classées parmis les Santatales, ont été incluses dans cet ordre, sur la base d'une accumulation de concordance de caractères embryologiques et palynologiques.

Les Ericales sont parfois rapprochées des Violales ou des Magnoliidae, mais elles sont surtout proches des Ebenales. Ces ordres voisins donnent l'image de plantes assez primitives, probablement anciennes.

Fa Ericacées

- Plantes ligneuses généralement de petite taille; buissonneuse : max 1-2 m de hauteur.

Les Ericaceae sont principalement des arbustes, moins frequemment de petits arbres ou de lianes ligneuses, généralement persistants. Quelques espèces tropicales sont grimpantes, voire épiphytes.

Les feuilles alternes, disposées en spirales, sur quatre rangs ou distiques, sont exstipulées, et ont un limbe simple, aux marges entières. Elles sont souvent coriaces, et très rarement aromatiques. Souvent, les bords du limbe se replient sur eux mêmes, protégeant leur face inférieure, portant les stomates, contre l'évaporation.

La plupart, en particulier les bruyères (Erica) et alliées, sont adaptées à des terrains acides et pauvres, tels les landes. Il en résulte un port végétatif particulier dit ericoïdes. Celui-ci est caractérisé par des tiges d'aspect contourné, ce qui est la conséquence d'une croissance très lente, et aussi à des racines qui entrent fréquemment en symbiose avec des mycorhizes capables d'exploiter directement les composés organiques en décomposition.

- Environ 2.500 espèces des régions tempérées et froides ainsi que des hautes montagnes des régions tropicales.

- Plantes sociales ( = souvent groupées, par exemple : lande à bruyère ), importance phytogéographique (.La répartition de certains genres est intéressante. Les deux genres les plus grands, Rhododendron et Erica, montrent des concentrations d'espèces remarquables dans des aires relativement réduites. Plus de la moitié des Rhododendron, c'est à dire plus de 500 espèces, sont réparties dans la région limitée par la Chine, le Tibet, la Birmanie et l'Assam, la région où les grands fleuves de l'est de l'Asie se fraient un passage à travers l'Himalaya. Une autre bonne partie de ce genre est localisé en Nouvelle-Guinée. Le reste des espèces se rencontrent ans l'Himalaya, au Japon, et pour un petit nombre, en Europe, au sud de l'Asie et aux Etats-Unis. Erica possède une répartition encore plus remarquablement concentrée avec presque toutes les espèces dans le sud de l'Afrique, limitées pour la plupart à la région du Cap, riche de plus de 600 espèces. Les autres se trouvent dans le reste de l'Afrique, en région méditerranéenne et dans le sud et l'ouest de l'Europe. Gaultheria a une distribution aussi intéressante par le fait qu'elle entoure presque complètement l'océan Pacifique, voir site " plantes et botanique " .

De telles distributions sont un véritable défi pour les biogeographes et les spécialistes de l'évolution, et aucun explication acceptable n'a été fournie à ce jour)

- Fleurs en forme de grelots ;  

Sans 524 

Les inflorescences des Ericaceae sont très variables. Ce sont des racèmes, des épis, des corymbes ou des panicules, axillaires ou terminaux. Quelquefois, les fleurs sont solitaires.

- S5(4) P5(4) A5+5 G5 supère ou infère. 

La fleur est cyclique, presque toujours bisexuée, actinomorphe ou zygomorphe par le périanthe et l'androcée (Rhododendroideae). Les 4-5 sépales sont libres ou plus ou moins soudés, généralement persistants, et chez Rhododendron, le calice est entierement gamosépale, réduit à une frange ondulée. La corolle, très généralement gamopétale, est urcéolée ou campanulée, ou encore bilabiée, hypocratériforme ou funneliforme ; elle est encore dialypétale chez Ledum, Leiophyllum et d'autres genres encore. Il y a 4-5 pétales imbriqués ou plus rarement vavaires, parfois plus nombreux (certains Rhododendron).

- Etamines libres avec un connectif formant deux petites cornes, d'où le nom de "Bicorne" donné à l'ordre.

L'androcée est dipostémone,dans le sens ou le nombre d'étamines est double de celui des pétales et sépales, presque toujours ( sauf Loiselleuria sp ),chaque verticille possédant 4-5 étamines alternisépales, le plus souvent directement insérées sur le réceptacle floral. Les anthères, dorsifixes ou basifixes, connaissent une inversion durant l'anthèse : naissant extrorses, elles deviennent introrses ou latrorses. Leur dehiscence est très caractéristique : elle est très généralement poricide, rarement longitudinale (Epigaea, Loiseleuria, Leiophyllum)

- Déhiscence poricide des étamines.

Les anthères sont fréquemment munies de deux appendices dressés, souvent en forme de cornes, d'où le nom de Bicornes donné à l'ordre autrefois. Ces appendices sont absents chez un certains nombre de représentants de la sous-famille des Rhododendroideae. Chez Kalmia, les anthères s'emboîtent dans des poches à l'intérieur de la corolle. Les grains de pollen sont habituellement disposés en tétrades, mais des grains isolés existent chez quelques genres.

- Un disque nectarifère hypogyne et intrasyaminal est frequemment présent.

- L'ovaire, supère, sauf dans la sous-famille des Vaccinioideae où il est infère, est composé de 4-5 carpelles (7 chez Bejaria).

Les 4-5 loges ont une placentation axile ou rarement apicale, et portent de nombreux ovules anatropes à campylotropes, parfois épitrope (Arctostaphylos), unitegumentés et tenuinucellés. Les styles et les stigmates sont soudés.

Le fruit est une capsule loculicide ou septicide,

sauf chez les Vaccinioideae où l'infère-ovarie fait que le fruit est une petite baie. Plus exceptionellement, il peut s'agit d'une drupe ou d'une nucule. Les graines possèdent un albumen charnu et un embryon droit.

Dans les régions tempérées ou subtropicales, les Ericaceae sont principalement pollinisées par les abeilles, alors que dans les neotropiques, la pollinisation se fait par le biais des oiseaux-mouches. Les Ericaceae neotropicales se sont fortement adaptées à eux : les fleurs sont souvent dépourvues d'odeur, leur coloration vive se fait dans des tons étudiés pour les oiseaux-mouches, la corolle possède un long et fin tube et des lobes divergents, et elles secrètent un nectar adapté à leurs hôte.

- La plupart des Ericacées ont des feuilles réduites, coriaces et persistantes car elles vivent dans des endroits secs, en régions froides, en régions tourbeuses ( = physiologiquement sec ); elles donnent un humus de mauvaise qualité appelé " mor " .

Voyons quelques genres et espèces belges 

- Calluna vulgaris = bruyère commune; sur sols secs, sableux ou squelettiques, podzolisés

- Erica tetralix = bruyère quaternée, sur sols pauvres humides

Sans 528

- Erica cinerea = bruyère cendrée, sur sols secs; assez rare

Sans 525

(- Erica arborea = bruyère arborée; méditerranéenne ; fabrication de pipes à partir de ses racines )  

- Vaccinium myrtillus = myrtille noire, baies comestibles noires : indicateur d'un sol pauvre, sec, acide ou filtrant.

sont des arbustes ou des plantes grimpantes, aux inflorescences rarement terminales. Le pollen est sans substance collante, l'ovaire est supère ou infère, le fruit est une baie. On admet 5 tribus et environ 50 genres, beaucoup se trouvant dans les Andes. Les plus connus sont : Agapetes, Arbutus, Enkianthus, Gaultheria, Arctostaphyllos, Cassiope, Lyonia et Vaccinium.

- Vaccinium vitis idaea = airelle ; baie rougeâtre comestible.

Sans 526

- Vaccinium uliginosum = myrtille de Loup; tourbières.

- G. Rhododendron = plante méditerranéenne alpine.

sont des arbustes à inflorescences situées à l'extrémité des rameaux principaux. Les fleurs ont une corolle caduque, l'ovaire est supère, le pollen est souvent mélangé à une substance collante. On y distingue 7 tribus et 19 genres, dont les plus familiers sont Rhododendron, Andromeda, Kalmia, Ledum et Daboecia.

Sans 527

- G. Azalea, avec de nombreuses espèces ornementales.....

Le genre Rhododendron, dont on détache parfois certaines espèces à l'androcée isostémone sous le terme Azalea (azalées), s'illustre par de belles fleurs : ce sont des espèces fréquemment ornementales. Les feuilles sont plus larges que chez les bruyères. La fleur est zygomorphe par allongement des pétales et des étamines antérieures. Le genre est originaire des montagnes de Chine, où il compte des centaines espèces. De là, il s'est répandue dans trois directions : l'Himalaya, le Caucase et l'Europe ; le Japon et l'Amérique du nord ; l'Indonésie

File:Spring-azalea-flowers - West Virginia - ForestWander.jpg

- G. Andromeda. 

Sans 529 

 La classification de la famille fut l'objet de contreverses pendant plusieurs années. Cependant, Stevens proposa récemment une classification convaincante dans laquelle il inclu les Pyrolaceae (sous-famille des Pyroloideae et des Monotropoideae) parmi les Ericaceae. Hormis ces deux sous-familles ici individualisées, cette classification comprend trois sous-familles.

- Les Rhododendroïdées

- Les Ericoïdées

- Vaccinoïdées 

- ( Pyrolacées )

Avant cette initiative, l'on individualisait donc les trois familles correspondantes, celle des :

Fa Pyrolacées

Plantes herbacées des régions froides et tempérées. Caractères évidemment voisins des Ericacées; feuilles en rosette basillaire; Les feuilles sont généralement alternes, simples, aux marges entières ou dentées, et exstipulées.

On y inclut maintenant les Monotropacées avec le genre Monotropa : végétaux achlorophylliens, plus ou moins saprophytes, qui poussent au pieds d'arbres, où ils parasitent leurs racines. En fait, les choses sont un peu plus complexes : c'est un champignon qui parasite l'arbre, mais le monotrope profite de ce parasitisme en détournant une partie des substances volées par le champignon à l'arbre.

- fleurs sont terminales, groupées en grappes, en cymes, ou solitaires.

- actinomorphes et bisexuées.

- Le perianthe se compose de avec 4-5 sépales libres ou soudés à la base, imbriqués, et des 4-5 pétales libres ou plus rarement légèrement soudés.

- 8-10 étamines libres, disposées sur 2 verticilles, le verticille interne étant opposé aux sépales, le verticille externe opposé aux pétales.

- anthères libres et leur dehiscence est poricide.

- Les étamines et les pétales sont souvent situés sur le bord d'un disque nectarifère.

- ovaire supère, 4-5 carpelles soudés, avec 4-5 loges incomplètes aux placentas épais, charnus et axiles.

- ovules nombreux, petits et anatropes. Le style est simple, droit, incliné vers le bas.

Le fruit est une capsule loculicide contenant de très nombreuses et très petites graines dispersées par le vent. Elles contiennent un embryon minuscule et indifférencié.Voir planche ci-dessous du Genre Pyrola

Sans 530

 

 Celle des Monotropacées et celle des Empétracées ( genre Empetrum qui ressemble aux bruyères ) - voir ci-après

 Fa Pyrolacées

La famille se rencontre principalement dans les régions tempérées, froides de l'hémisphère nord et dans l'Arctique, mais quelques espèces sont localisées au Mexique et aux Antilles.

Les Pyrolaceae sont très proches des Ericaceae ( capsule, feuilles en rosette basillaire ), et parfois incluses parmi elles en tant que sous-famille. Mais elles en diffèrent par un port herbacé, un ovaire partiellement septé et un embryon indifférencié.

Les Pyrolaceae sont une famille de plantes vivaces à feuilles persistantes et aux rhizomes rampants. Les feuilles sont généralement alternes, simples, aux marges entières ou dentées, et exstipulées. Eles sont frequemment groupées en rosettes basales.Certains genres sont des végétaux achlorophylliens, plus ou moins saprophytes. Parmis eux, les Monotropa, qui poussent au pieds d'arbres, où ils parasitent leurs racines. En fait, les choses sont un peu plus complexes : c'est un champignon qui parasite l'arbre, mais le monotrope profite de ce parasitisme en détournant une partie des substances volées par le champignon à l'arbre.

Les fleurs sont terminales, groupées en grappes, en cymes, ou solitaires. Elles sont actinomorphes et bisexuées. Le perianthe se compose de avec 4-5 sépales libres ou soudés à la base, imbriqués, et des 4-5 pétales libres ou plus rarement légèrement soudés. Il y a 8-10 étamines libres, disposées sur 2 verticilles, le verticille interne étant opposé aux sépales, le verticille externe opposé aux pétales. Les anthères sont libres et leur dehiscence est poricide. Le pollen est généralement groupé en tétrades. Les étamines et les pétales sont souvent situés sur le bord d'un disque nectarifère. L'ovaire est supère, composé de 4-5 carpelles soudés, avec 4-5 loges incomplètes aux placentas épais, charnus et axiles. Les ovules sont nombreux, petits et anatropes. Le style est simple, droit, incliné vers le bas.
Le fruit est une capsule loculicide contenant de très nombreuses et très petites graines dispersées par le vent. Elles contiennent un embryon minuscule et indifférencié.

Sans 538

 

G. Pyrola : les Pyroles ; rencontrées sur terrils hennuyers par exemple.

- P. minor

- P. rotundifolia 

Pyrola minor sur terril hennuyer

 

File:Pyrola minor G23.jpg

On peut distinguer deux sous familles.
Les Pyroloideae comprennent quatre genres des régions circumpolaires et montagnardes de l'hémisphère nord : Pyrola, Chimaphila, Moneses et Orthilia.
Les Monotropoideae, dont la répartition est plus variée et étendue que la sous-famille précédente, groupe les Monotropa et genre alliés, plantes achlorophylliennes et plus ou moins saprophytes. Cette sous famille est parfois individualisée en tant que Monotropaceae.Cette sous famille constituait traditionnellement la famille des Monotropacées

A noter encore dans cet Ordre des Plombaginales le famille des Empétracées

Empetrum peuple les landes des régions tempérées froides et montagnardes de l'hémisphère nord et du sud de l'Amérique du sud. Les Corema se rencontrent dans l'est de l'Amérique du nord et dans le sud-ouest de l'Europe (C. alba). Le troisième genre, Ceratiola est endémique des régions sud-est de l'Amérique du nord

Sans 539

très petits arbustes persistants, aux petites feuilles linéaires, sessiles, décussées ou opposées-subverticillées et exstipulées.

Les fleurs sont actinomorphes, généralement unisexuées, avec des fleurs mâles et des fleurs femelles sur des plantes distinctes, plus rarement bisexuées. Elles sont groupées par 1-3 à l'aisselle des feuilles supérieures ou assemblées en fascicules ombelliformes terminaux.
Le périanthe est composé de 2-6 sépales pétaloïdes libres, généralement bisériés, mais est dépourvue de corolle. Il y a 2-6 étamines libres et épisépales. Les anthères biloculaire ont une déhiscence longitudinale. Le disque est absent. L'ovaire est supère, globulaire, avec 2-9 carpelles soudés et 2-9 loges, chacune possédant un ovule amphitrope, anatrope ou campylotrope. Le style est unique et court, le stigmate possède 2-9 ramifications lobées ou frangées.
Le fruit est une drupe globuleuse, charnue ou sèche, avec 2 noyaux ou plus, chacun avec 1 graine. Les graines possèdent un abondant albumen charnu et un embryon long et dressé.

File:Empetrum.jpgEmpetrum nigrum.

 

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Date de dernière mise à jour : 12/06/2014