Dicotylées 12

ORDRES DIALYPETALES A OVAIRE SEMI - INFERE

V.2 Ordres hétérochlamydés dialypétales à ovaire infère ( semi-infère ) 

Il existe essentiellement trois ordres à ovaire semi-infère et à fleurs généralement épigynes : sépales, pétales et étamines insérés sur le bord du réceptacle.

ordre des Saxifragales :

- Crassulacées

- Saxifragacées

- Grossulariacées

- Hydrangéacées

ordre des rosales :

- Rosacées et selon l'extansion que l'on attribue à cette famille, elle comprend les Malacées et les Prunacées ou non :

- Malacées

- Prunacées

ordre des Fabales ( ou légumineuses )

- Papilionacées ( = Fabacées )

- Cesalpinacées

- Mimosacées

Cependant, l'unanimité des auteurs a été longtemps difficile a obtenir, d'un ouvrage à l'autre, voie d'une édition à l'autre ... Parfois l'on regroupait  toutes les familles périgynes dans l'ordre des Rosales et dans d'autres cas, l'ordre des rosales comprennait aussi les familles de l'ordre des Saxifragales tout en étant séparé de l'ordre des Fabales. 

Dans les classifications phylogénétiques, APGIII, on a :

ordre Fabales

famille Fabaceae
famille Polygalaceae
famille Quillajaceae
famille Surianaceae
Ici les Fabaceae (= Leguminosae) incluent les plantes précédemment comprises dans les familles Caesalpiniaceae, Mimosaceae et Fabaceae (ou Papilionaceae).
Comme nous le faisons dans cette Botanique pour l'agronomie, nous nous référons à la classification traditionnelle inspirée par Cronquist en 1981. Cette classification est désuète pour les chercheurs en biologie végétale ou autres spécialistes, mais elle comprend encore une majorité d'adeptes dans le domaine appliqué.

 

V.2.I. Ordre des Saxifragales

- Plantes ligneuses ou herbacées

- Feuilles parfois épaisses et charnues, parfois en rosette basilaire ( caractères variables selon les familles).5+5

- T5 à disque nectarifère, avec tendance à la périgynie et à G2

- Sépales pétales et étamines insérées sur le bord du réceptacle qui, d'autre part se relève sur le bord. Carpelles au centre du réceptacle. 

Crassulacées

 La famille comprend environ 40 genres et 1 500 espèces, largement répandues des zones froides aux régions tropicales. La famille comporte des espèces très différentes les unes des autres : de la simple herbe, à la rosette en passant par l'arbuste. Chez les succulentes, les feuilles ne sont pas les seules à assurer le rôle de "réserve". Le tronc et les branches de certaines espèces assurent aussi cette fonction : Crassula ovata, Sedum frutescens...

Ce sont des plantes herbacées, dites "grasse" car leurs feuilles sont épaisses et contiennent du parenchyme à mucilages ( = gorgé d'eau ), ce qui constitue une adaptation à la sécheresse, rochers, murs,rocailles, pierrailles, sols secs etc..... appréciées en décoration intérieure et extérieure.  

Présence de tannins, d'alcaloïdes et parfois de composés cyanogénétiques.

Poils simples, mais le plus souvent plantes glabres et glauques. Feuilles alternes,opposées ou verticillées, parfois en rosettes basilaires , simples ou rarement composées pennées,entières à crénelées, dentées serrées ou simplement dentées, succulentes ,à nervation pennée, mais nervures souvent peu apparentes ; stipules absentes.

Inflorescences déterminées, parfois réduites à une fleur solitaire, terminales ou axilaires. Fleurs généralement hermaphrodites, actinomorphes, dépourvues d'hypanthium.

Sépales généralement 4, 5 libres ou soudés.

Pétales généralement 4, 5 libres ou soudés ( dans ce cas formant une corolle +/- tubulaire), imbriquées.

Etamines 4-10 à filets libres ou légèrement soudés, séparés ou adnés à la corolle ; anthères poricides 

Carpelles généralement 4 ou 5 libres ou légèrement soudés à la base; placentation pariétale ( ou axile à la base, si les carpelles sont soudés ). Chaque carpelle est sous tendu par une glande nectarifère.

Fruit constitué par un ensemble de follicules, rarement une capsule...  

S(4,5-n) P(4,5-n) ( A4,5-n) ou A(5+5) G(4-5-n) , ovaire semi-infère, c-à-d T5 à T∞

En classification classique, la famille est répartie en 6 sous-familles : Crassuloideae, Kalanchoideae, Cotyledonoideae, Echeverioideae, Sedoideae et Sempervivoideae. Cette répartition a été faite en fonction de la structure de la fleur.

En classification phylogénétique, il y a 2 sous-familles : Crassuloideae et Sedoideae. La première comprend le genre Crassula. Tous les autres genres sont placés dans la deuxième en 6 clades : Kalanchoe, Telephium, Aeonium, Sempervivum, Leucosedum, Acre. (Le genre Sedum se trouve éclaté en plusieurs clades).

Sans 414

Epinglons 3 genres :

Sempervivum : les Joubardes ( ex : Joubarde des toits )

Les Sempervivum -ou- joubarbes - sont des Crassulacées originaires des montagnes européennes. Leur aire de distribution s'étend vers l'est  vers le  Caucase jusqu'au Mont Elbrouz en Iran. Une espèce est également présente dans l'Atlas marocain.

La réserve de la Heid des Gattes, située sur la commune de Aywaille, province de Liège est le seul endroit connu où pousse naturellement un Sempervivum en Belgique.

L'origine de cette joubarbe est contreversée car le biotope se situe à basse altitude et est séparé très nettement de l'aire géographique du genre Sempervivum. Sempervivum funckii aqualiense vit là sur une falaise difficile d'accès orientée sud, sud-est. Notons que l'accès de cette station est strictement interdit pour des raisons administratives car classée en réserve naturelle.

S. funckii F.Braun ex Koch, est la seule Joubarbe présente en situation d'apparence naturelle dans les Ardennes et la Heid-des-Gattes y constitue sa seule station connue. On peut très probablement trouver dans la région S. tectorum çà et là échappé de culture, comme un peu partout en Europe, mais il n'y est pas spontané.

La Heid-des-Gattes est même l'une des rares stations qui soient certaines pour cette plante. S. funckii est en effet une plante "problèmatique".

Tout est douteux et incertain chez cette Joubarbe : s'agit-il d'une réelle plante naturelle ou d'une très ancienne plante horticole naturalisée ? Est-ce un hybride ? Si oui, cet hybride est-il naturel ou non ? Si oui, de quelle parenté ?

S. funckii possède une distribution naturelle apparemment très large si on consulte les anciens documents. En fait, cette plante a été abondamment confondue avec de nombreux hybrides d'origine diverse, et l'immense majorité de ces indications sont fausses ou très douteuses. Elle n'a même jamais été retrouvée dans son locus classicus, au pied des Hohe Tauern en Autriche ! Très rares sont donc ses stations certaines, encore plus rares sont celles où la plante se présente réellement sous l'apparence d'une plante naturelle, la Heid-des-Gattes est l'une d'elles, sinon la seule...

Attention, "station naturelle" ne signifie pas forcément "station spontanée". Il n'est en effet pas exclu que la population de cette plante à la Heid-des-Gattes soit le résultat d'une naturalisation ancienne, soit qu'elle se soit échappée de culture soit qu'elle ait été introduite volontairement pour des raisons diverses. Les documents anciens attestent en effet la fréquente culture de cette plante sur les vieux murs de la région. Quant à savoir si ces plantes en cultures sont issues de plantes localement sauvages puis placées en culture ou si les plantes localement sauvages sont issues de plantes cultivées puis échappées de culture, il s'agit là de l'éternel problème de l'oeuf et de la poule...

Donc, rien localement ne permet d'affirmer ou d'infirmer le statut spontané de S. funckii à la Heid-des-Gattes, tant qu'aucun document ancien n'attestera son introduction volontaire ou accidentelle.

Néanmoins, l'espèce concernée, l'extrême ponctualité de cette station, le caractère très ectopique de cette station par rapport au reste du genre Sempervivum et la culture ancienne attestée de cette plante dans la région font que l'hypothèse d'une naturalisation ancienne reste la plus probable.

Il n'en reste pas moins que S. funckii est présent là depuis fort longtemps, puisque la présence de "S. montanum" sur les "rochers près de Sougnez" est déjà attestée par Lejeune en 1813 [Supl. Flore de Spa] et il s'y maintient sans aucune intervention humaine. Donc, même si à l'origine son arrivée à la Heid-des-Gattes était la conséquence d'activités humaines, ce qui n'est pas démontré, son intégration dans l'écosystème local est maintenant une réalité objective et son statut de plante naturelle (d'origine subspontanée ou naturalisée) ne peut être nié.

Sans 415

 

Sans 417

 

Crassula : Crassule ( sur sable ).

Sans 418

 

Sans 419

Kalanchoe : exotique, ornementale , avec bourgeons adventifs à l'extrémité des fleurs .

Fa Saxifragacées

Plantes largement distribuées dans les régions tempérées et arctiques, spécialement dans l'hémisphère Nord, souvent en montagne. 

- Plantes souvent à tannins, parfois à composés cyanogénétiques;

caractères végétatifs

- Poils souvent simples ; 

-Feuilles généralement alternes, parfois en rosettes basilaires , simples ou composées palmées, entières à dentées serrées ou simplement dentées, à nervation pennée à palmée ;

- Stipules absentes ou représentées par les marges élargies de la base du pétiole ;

- Inflorescences déterminées ou indéterminées en position généralement terminale ;

appareil reproducteur S5 P5 A5(+5) G2*

- Fleurs hermaphrodites ou unisexuées ( plantes alors monoïques à +/- dioïques ), actinomorphes à zygomorphes munies d'un hypanthium plus ou moins développé;

- Sépales généralement 4 ou 5, libres ou soudés ;

- Pétales généralement 4 ou 5 , libres, à onglet souvent bien développé, parfois découpés, imbriqués ou enroulés, parfois réduits ou absents;

- Etamines généralement 3 à 10 ;

- Carpelles 2 (-5)+/- soudés ou plus rarement libres ;

- Ovaire semi infère ou supère* ; à placentation axile ou pariétale ; stigmates libres et capités ;

- Ovules généralement nombreux sur chaque placenta

- Disque nectarifère souvent présent autour de la base de l'ovule ;

- Fruit, capsule septicide ou un follicule.  

Quelques genres :  

Saxifraga sp = Saxifrage, avec de nombreuses espèces ; décoration.

Sans 420

 

 

Les saxifrages sont des plantes herbacées vivaces de la famille des Saxifragacées appartenant au genre Saxifraga.

Le mot saxifrage vient du latin saxum, le rocher et frangere, briser. Ces plantes rupicoles sont en effet connues pour leur capacité à s'installer dans des fissures de rochers. Elles se font d'ailleurs parfois appeler Casse-pierre ou Perce-pierre.

Le genre Saxifraga comprend environ 440 espèces de vivaces, d'annuelles, plus rarement de bisannuelles. Elles vivent principalement dans les régions tempérées de haute latitude ou dans la zone alpine.

Très variables dans leur port, les saxifrages produisent, dans la plupart des différentes espèces, des fleurs étoilées. Quelques espèces comme Saxifraga bulbifera L. et Saxifraga cernua L. produisent des bulbilles qui assurent une multiplication végétative.

 

Parnassia sp = Parnassie

Sans 423

 

La Parnassie des marais est la seule représentante en France du genre Parnassia.

C'est une plante vivace qui pousse surtout dans les prairies humides de haute montagne, mais aussi dans les lieux marécageux, sur les bords de ruisseaux, dans les tourbières de montagne.

Elle est reconnaissable à ses fleurs blanches larges de 15-30 mm, à cinq pétales blancs et à nervures transparentes. Le calice, beaucoup plus petit que la corolle, est composé de cinq écailles vertes munies de cils.

Elle fleurit en juillet-août.

La plante se présente généralement en touffes et mesure entre 5 et 40 cm. La tige porte une seule fleur.

Ses feuilles sont disposées à la base (feuilles basales), à l'exception d'une qui est implantée sur la partie inférieure de la tige (feuille caulinaire).

Chrysosplénium sp = Dorine ( ou Cresson doré )

 Sans 422

    

Fa Grossulariacées

( = Ribésiacées ) Tendance infèrovariée

Arbustes ou sous-arbrisseaux, vivaces.

Feuilles alternes, souvent fasciculées, pétiolées et stipulées ou non, à limbe palmatilobé.

Inflorescences en grappes.

Fleurs ( S4-5  P4-5 A4-5 G2* ) actinomorphes et hermaphrodites ou dioïques, pédicellées, axillaires et bi-bractéolées, 4-5 mères, tétracycliques.

Calice campanulé ou en coupe à 4-5 sépales généralement pétaloïdes, soudés à la base.

Corolle formée de 4-5 minuscules pétales (pouvant être comparés à des staminodes), non contigus et beaucoup plus courts que les sépales.

Androcée constitué de 4-5 étamines libres, toutes fertiles, alternipétales et insérées à la gorge du calice ; anthères non versatiles, introrses, à déhiscence longitudinale.

Gynécée formé de 2 carpelles soudés ; ovaire infère* uniloculaire ; 4-n ovules en placentation pariétale ; 2 styles.

Fruit : baie. Graines nombreuses, albuminées, à embryon droit.

Exemples :

RIBES PETRAEUM : Bois, rochers, éboulis ; préférence silice.

 

 

Sans 425

 

RIBES ALPINUM : Rocailles, bois clairs ; préférence calcaire

 

Sans 424

 

RIBES UVA- CRISPA/Bois, talus, lieux rocheux.

Sans 427

 Les trois espèces que nous venons de présenter, sont sauvages, cependant le g. Ribes est une plante alimentaire importante au travers de cultivars :

Groseillers rouges, Groseillers noirs ou cassissiers, Groseillers à maquereaux  ( épineux, grosses baies vertes velues ).

Fa Hydrangéacées

Appareil végétatif

Arbustes à feuilles opposées souvent simples.

Ovaire semi infère ou infère.

Capsule. 

Arbustes ou herbes, lianes ( Decumaria).

Plantes non succulentes.

Autoportantes (en général), ou grimpantes.

Feuilles persistantes ou caduques;pétiolées; Limbe simple (généralement), ou disséqué, quand disséqué, palmatifides (par exemple Kirengeshoma); pennatinervé, ou nervation palmée, 

Feuilles sans stipule

Marges du limbe simple, dentée ou dentelée

Bourgeons végétatifs écailleux.

Appareil reproducteur

Plantes hermaphrodites ( ou parfois les fleurs extérieures sont des agrégats stériles ) , ou polygame ( Broussaisia ​​) .

Inflorescence : Fleurs regroupées en « inflorescences »; en cymes , en corymbes ou en grappes ( par réduction ) . Les unités ultimes de l'inflorescence sont cymeuses . 

Fleurs petites , ou moyennes ; régulières , ou assez irrégulières ; 4-10 mères; cycliques . Hypanthium libre présent ou absent .

Périanthe avec calice et corolle distincts ; 8-24 ; 2 verticillées ; isomères.

Calice 4-5 ( -10 ) ; 1 verticille ; dialysétale (rarement ) , ou gamosépale (généralement ) ; obtus à dentée ; régulier (sauf dans des fleurs stériles externes lorsque celles-ci sont présentes ) ; imbriqué , ou valvaire . 

Corolle 4-5 ( -10 ) ; 1 verticille ; dialypétale ; imbriquée , ou tordue , ou valvate ; régulière .

Androcée 4 , ou 8, ou 10 à 200 . Membres androcée ramifiés ( quand «beaucoup» , à partir d'un nombre limité de « troncs » ) , ou non ramifié ; quand étamines nombreuses, venant à échéance centripète ; libre du périanthe ; libre de l'autre, ou cohérente ( basale parfois les filaments légèrement fossile ) ; ( 1 - ) 2-15 verticillées (parfois en « plusieurs séries ). Androcée munie exclusivement d'étamines fertiles .

Étamines 4-100 ( c'est à dire «beaucoup» ) ; isomère avec le périanthe , ou diplostemone à polystemone ( le plus souvent ) . 

Anthères dorsifixes ( Kirenghesoma ) , ou dorsifixes à basifixes s'ouvrant par des fentes longitudinales ;

Gynécée ( 2 - ) 3-5 carpelles . Carpelles en nombre réduit par rapport au périanthe à isomeres avec le périanthe .

Le pistil 1-5 . Syncarpe . Ovaire monoloculaire (' incomplètement pluriloculaire ') ou 2-3 ( -5 ) loculaire . Disque épigynes habituellement présents ( au sommet de l'ovaire ) . Gynécée stylé . Styles ( 2 - ) 3-5 ; libres ou partiellement rejoints apicalement .


Fruit charnu (rarement ) , ou non charnu ; déhiscent (généralement ) , ou indéhiscent ; une capsule (en général ) , ou une baie . Capsules  loculicide . Fruit avec de nombreuses graines .

Sans 428 

Hydrangea est un genre de cette famille dont l'espèce la plus connue, Hydrangea macrophylla, est une plante horticole dénommée Hortensia. Par extension, les espèces du genre Hydrangea sont souvent dénommées par Hortensia suivi d'un qualificatif, comme « hortensia grimpant » pour Hydrangea anomala. Ce genre possède de belles inflorecences globuleuses.

Sans 430

 

D'autres genres sont :

- Deutzia sp

Deutzia gracilis est un petit arbuste aux rameaux grêles et  arqués, ne dépassant pas 1 m à 1,20 m. Ses feuilles vert vif mettent en valeur  en mai et juin ses fleurs en grappes d’un blanc très pur.

Sans 429Nombreux cultivars et hybrides ornementaux

- Seringa sp

- Philadelphus sp etc ...

 

5.2.2 Ordre des Rosales

- L ' ordre est très vaste, nous n'en donnons que les caractéristiques très générales.

- Plantes ligneuses ou herbacées; feuilles simples ou composées stipulées.

- T5 A∞ G∞→1 avec périgynie, mais aussi hypogynie et épigynie.

- Collier nectarifère autour d'une aire carpellaire variable. 

Nous allons développer la classification traditionnelle :

La famille de loin la plus importante de cet Ordre est celle des Rosacées, on peut, pratiquement distinguer trois familles au sein des Rosales :

1) Amygdalacées

2) Malacées

3) Rosacées

(4) et éventuellement une famille des Connaracées : lianes et arbustes tropicaux.

D'autres auteurs divisent la famille des Rosacées en sous familles et en tribus, et on distingue les sous familles de Rosacées suivantes :

1) Spiraeoïdées

2) Potentilloïdées ou Rosoïdées ; tribus : Fragariées, Rubées, Rosées, Agrimonées

3) Prunoïdées ( = Fa Amygdalacées ) Un seul genre Prunus divisé en sous genres : Prunophora, Amygdalus, Cerasus

4) Pomoïdées ( = Fa Malacées ); tribus : Pirées, Mespilées.

nous adoptons,dans ces notes, la seconde option.

Fa Rosacées

C'est une famille très importante, particulièrement en horticulture ; arbres fruitiers, plantes herbacées, fruitières, plantes décoratives diverses; floriculture. Fleurs ( souvent blanches) apparaissent avant les feuille pour les arbres ( g.Prunus ).

Le nombre d'espèces est considérable : plus ou moins 2000 espèces réparties dans l'hémisphère nord surtout en régions tempérées.

Feuilles spiralées, simples ou composées : stipulées, les stipules sont libres, parfois très développées ou concrescentes avec la base du pétiole ( exemple : Rosiers ).

Type floral : S5 p5 A∞ G∞-5-2-1 avec généralement périgynie et conformément aux caractéristiques de l'ordre des Rosales : ovaire semi-infère.Périgynie : , étamines implantées sur le base des sépales ( disposition caliciflore ).

Il y a parfois présence d'un calicule ( Fraisier ) qui double le calice et alterne avec les sépales. Parfois, staminodes pétaloïdes ( Rosiers cultivés ); pétales pourvus d'un onglet à la base.

Fruits variables : Follicules, akènes, druppes, baies ou fruits composés.Une ou plusieurs graines par carpelle.

Rappel sur les fruits 

n.m. (du latin fructus = fruit) – c’est l’organe qui résulte de la transformation de l’ovaire, c'est-à-dire des carpelles, après la fécondation. Il contient les graines. Parmi les plantes à fleurs, il n’existe que chez les Angiospermes. Les Gymnospermes (pins, sapins, épicéa, mélèze) dont les ovules sont nus, c'est-à-dire non renfermés dans des carpelles, ne forment pas de fruit : la pomme de pin n’est pas un fruit au sens botanique. Puisque le carpelle seul est à l'origine du fruit, cet organe ne devrait concerner, au sens le plus strict, que le résultat de la transformation d'ovaires supères ou libres. En effet, lorsque l'ovaire est infère celui-ci (et par conséquent le fruit) est presque toujours adhérent à des pièces florales telles que réceptacle ou calice. Seules quelques fleurs périgynes à ovaire infère libre font exception. Le fruit mûr se trouve souvent associé à d'autres organes de la fleur, dont le plus fréquent est le calice et qui sont désignés sous le nom d'induvies (du latin induvium = enveloppe).

Classification des fruits

Habituellement, la fécondation est immédiatement suivie de la fanaison et de la chute de l'ensemble des pièces florales hormis l'ovaire (paroi et ovules).
Les parois de l'ovaire vont évoluer pour former la paroi du fruit ou péricarpe. Le réceptacle peut parfois intervenir dans ces transformations. Les graines
proviennent des ovules.

 

Sans 440

Le péricarpe comporte plusieurs parties :

- l'épicarpe ;
- le mésocarpe ;
- l'endocarpe.

A ) Fruits simples, formés par un seul carpelle ou un ovaire gamocarpique

En fonction du développement plus ou moins important et de la consistance variable des diverses parties du fruit, on différencie des fruits secs, issus de la dessiccation des parois de l'ovaire, et des fruits charnus, où la paroi de l'ovaire devient partiellement ou totalement charnue ou juteuse. Si un fruit sec est disséminé à maturité sans s'ouvrir, il est indéhiscent. Dans le cas contraire, le fruit est déhiscent et présente des ouvertures ou des fentes permettant la libération et la dispersion des graines.

1) Fruits secs

a) fruits indéhiscents............ Akènes

Ces fruits ne s'ouvrent pas à maturité. L'akène en est le représentant caractéristique avec une paroi membraneuse plus ou moins dure et résistante.

Sans 431

Il existe d'autres fruits secs indéhiscents qui correspondent à un akène plus ou moins modifié :

- La samare est un akène où le développement accru du péricarpe forme une aile membraneuse comme chez le Frêne ou l'Orme. La disamare (Érable) est issue d'un ovaire à deux carpelles.

- Le caryopse est l'akène propre à la famille des Poacées.

Sans 432

 


- La nucule est un akène pour lequel la paroi, extrêmement dure, est dite osseuse comme chez le Noisetier.

Sans 433

b) fruits déhiscents............... Capsules

Ces fruits s'ouvrent à maturité Selon le nombre de carpelles présents dans l'ovaire, on distingue différents sous-types :

Fruits monocarpiques ou dialycarpiques

Ils sont issus d'ovaires à un carpelle ou à plusieurs carpelles libres.

Le follicule s'ouvre le long du placenta, suivant la ligne de suture ventrale des bords du carpelle (Ancolie, Pivoine...).

Sans 434

La gousse ou légume s'ouvre en deux valves selon deux fentes (Fabacées : Pois...).

Les gousses lomentacées présentent un rétrécissement entre chaque graine et se rompent transversalement à ce niveau à maturité (Sainfoin, Desmodie, Coronille...) ; chaque fragment contenant une graine peut être déhiscent ou non. Parfois, les gousses où les graines sont initialement libres sont secondairement cloisonnées et sont dès lors indéhiscentes.

Sans 435

 

Fruits gamocarpiques

Ces fruits proviennent d'ovaires à carpelles soudés ; ce sont des capsules qui se différencient selon leur mode de déhiscence ou d'ouverture. On distingue ainsi :

la capsule poricide : déhiscence par des pores ou des clapets comme chez le Pavot et le Muflier ;

la capsule denticide, qui présente des dents au sommet (Caryophyllacées avec le Silène ou les Stellaires) ;

la pyxide, caractérisée par une déhiscence transversale, liée à la chute de la partie supérieure de la capsule selon une fente circulaire (Plantain...) ;

la capsule septicide, où des fentes longitudinales provoquent la rupture de la paroi des cloisons ou septums qui séparent les loges (Millepertuis...) ;

la capsule loculicide, dont la déhiscence se fait selon une fente longitudinale au niveau de la nervure des loges (Tulipe...) ;

la capsule septifuge à déhiscence valvaire où le fruit se fend de part et d'autres des placentas pariétaux en autant de valves que de carpelles (Orchis maculé).

Sans 436

Les fruits de la famille des Brassicacées, issus d'un ovaire à deux carpelles, appartiennent à ce dernier type.

Il en existe deux formes :

- la silique, longue et étroite, éventuellement terminée par  une partie indéhiscente ou bec (Moutarde)

- la silicule, aussi large que longue (Bourse-à-pasteur, Thlaspi)

Sans 437

2) Fruits charnus

a) fruits entièrement charnus…………………………… Baies

En fonction de la partie du fruit qui devient charnue, on distingue les baies et les drupes.

Les baies, dont la majorité des fruits à pépins, sont caractérisées par un péricarpe charnu dans sa totalité, et en contact direct avec la graine (ou pépin). C'est le cas de la myrtille, du raisin, de la tomate, de l'aubergine, du poivron, de la groseille...

Parmi les baies, on trouve aussi :

- les agrumes ou Hespérides qui font partie de la famille des Rutacées comme l'orange, le citron, le pamplemousse, la mandarine...

- les péponides (famille des Cucurbitacées) avec le melon, le concombre, le cornichon, la courge...

Certaines baies sont monospermes (une seule graine) : l'Avocatier, le Dattier, ainsi que la famille des Pipéracées ou des Aracées.

Sans 438

 

b) fruits charnus à noyau (endocarpe osseux)....Drupes

Les drupes ou fruits à noyau sont caractérisées par leur endocarpe devenu scléreux ou cartilagineux. Les différents types de drupes se différencient selon le nombre de noyaux par fruits et le groupement des fruits. En général, les drupes sont monospermes (un seul noyau par fruit) comme la prune, la cerise, la pêche, l'abricot, l'olive, la noix... Parfois, celles-ci sont polyspermes (plusieurs noyaux par fruit) comme le Caféier, le Lierre grimpant, le Pommier, le Poirier... Les framboises et les fruits (mûrons ou mûres) des autres espèces du genre Rubus sont des polydrupes constituées de l'association de drupéoles.

Sans 439

B ) Fruits composés, formés par une seule fleur

Sans 442

C) Fruits complexes

Les fruits de ces quatre espèces sont des polycarpes ou syncarpes. Chaque élément est appelé un méricarpe : ici chaque méricarpe est un akène qui ne contient qu'une seule graine.

Sans 441

 

 

Sans 443 

 D ) Faux-fruits, formés à partir d'une seule fleur ou de plusieurs fleurs : ce sont toujours des organes charnus qui ne concernent pas le fruit au sens botanique.

Sans 444

 

LES SOUS-FAMILLES ET LES TRIBUS

(SF1) Spiraeoïdées = Spiroïdées

Fruits secs composés de follicules

Les Spiraéoïdées comprennent en particulier la Reine des prés (Spirae Ulmaria); ce sont des plantes cultivées pour l'ornementation à cause de leurs petites fleurs blanches. Leur pistil n'est plus formé que d'un petit nombre de carpelles pluriovulés qui, à maturité, deviennent des follicules et non des akènes comme chez le Fraisier.

- Spirea sp ( 100 espèces ) = Spirée. Nombreuses plantes ornementales, Aruncus ( 12 espèces comme Aruncus dioïcus, dioïque ) , Physocarpus ( 12 espèces ).

Sans 445

 

 

- Filipendula ulmaria  ou Spiraea filipendula = Reine des prés : peupleraies fraîches, prés humides. 

Sans 446

D'après des recherches en phylogénie moléculaire, cette sous famille ne serait pas monophylétique ...

(SF2) Potentilloïdées 

Les Potentilloïdées ou Fragaroïdées ont pour type la Fraise (Fragaria vesca) dont  le pistil est formé de nombreux carpelles indépendants, les fruits sont des akènes.Cette sous-famille comprend celle des Fragariées et des  Ruboïdées ( ou Rubées ), qui renferme la Ronce (Rubus fruticosus) ou Mûrier des haies le Framboisier qui n'est qu'une espèce de Ronce (Rubus idaeus); chez ces deux plantes, les carpelles deviennent autant de petits fruits charnus ou drupes qui restent accolés les uns aux autres par leur base et constituent des fruits multiples (Mûre et Framboise). Les botanistes ont décrit plus de 1500 espèces de Rubus.

Tribu des Fragariées 

- Fragaria vesca = Fraisiers sauvages.

- Fraisiers cultivés qui sont des hybrides, avec nombreux cultivars .

Sans 447

Attention : la fraise = faux-fruit charnu composé, réceptacle tubérisé; le fruit simple du fraisier est l'akène. 

Sans 450

- Potentilla sp = potentille. Réceptacle non succulent.

Sans 449

- Geum urbanum = Benoîte ; stipules très développées.

 Sans 448

Tribu des Rubées

- Rubus sp, ce sont le ronces avec de très nombreuses espèces dont R. idaeus ou framboisier. Fruits = drupes agglomérées ( drupéoles ).

Sans 451

 

(SF3) Rosoïdées

Le fruit sec est un akêne

le (s)  carpelle(s) libre (s) est (sont) inséré(s) au fond d'un réceptacle charnu.

Le Rosier sauvage ou Églantier (Rosa canina), qui est le type de la sous-famille de Rosoïdées, est caractérisé par sa fleur dont la partie centrale est déprimée en forme de coupe profonde; de nombreux carpelles indépendants sont fixés au fond de cette coupe et laissent leurs styles et leurs stigmates sortir à l'extérieur; les étamines, les pétales et les sépales sont fixés sur les bords de la coupe; les étamines sont périgynes. On pourrait dire que le pistil de l'Églantier est un pistil de Fraisier dont le mamelon se serait enfoncé en doigt de gant au centre de la fleur.

Après la fécondation, les parois de la coupe grossissent et deviennent une sorte de «-fruit » rouge, de forme ovoïde, qui abrite dans son intérieur de nombreux akènes provenant des carpelles. En réalité, cette masse rouge n'est pas le fruit véritable et ne représente que les parois de la coupe qui abritait les carpelles; ce sont ces derniers qui constituent les fruits véritables sous la forme d'autant d'akènes.

Ajoutons que les feuilles du Rosier sont composées pennées, avec deux stipules à leur base. Les Rosiers cultivés diffèrent du Rosier typique ou Rosier sauvage par leurs fleurs doubles : la plupart des étamines redeviennent à l'état de pétales sous l'effet de la culture, et celles qui restent au centre de la fleur sont généralement stériles, de sorte que la fécondation, et par conséquent la formation des graines, ne peuvent pas avoir lieu chez les Roses doubles.

Le genre Rosa comprend un très grand nombre d'espèces, avec de nombreuses variétés.

Tribu des Rosées fleurs de type 5

Rosa sp avec de nombreuses espèces dont R.canina et R. arvensis ( = Eglantiers ); Roses cultivées avec multiplication des pétales = staminodes pétaloïdes

Sans 457

 

Sans 458

 

T des Agrimonées fleurs de type 4

Les genres :

- Agrimona sp : A. eupatoria = Aigremoine

Sans 453

 

- Sanguisorba sp : Pimprenelles

Sans 454

 

Sans 455

- Alchémilla sp : Alchémies

Sans 452

 

Sans 456 

(SF4) Prunoïdées=Amygdaloïdées ou Fa Amydalacées

Le fruit est une druppe issué d'un ovaire supère de type G1, Partiquement un seul Genre : Prunus. Nombreuses espèces à fruits comestibles ou plantes décoratives ( fleurs, feuillage ), Parfois on divise le genre Prunus en sous genres.

La sous-famille des Prunoïdées ou Amygdaloïdées a pour type l'Amandier (Amygdalus communis ou Pruns amygdalus) ou le Pêcher (Prunus Persica).
Elle a pour caractère de posséder un pistil plus simple encore que celui des tribus précédentes : il est réduit à un seul carpelle renfermant deux ovules et occupe le fond d'une coupe sans la moindre adhérence avec les autres pièces florales, ce qui en fait un ovaire libre ou supère; les étamines occupent les bords de la coupe et sont dites périgynes.

Le fruit est une drupe, c'est-à-dire un fruit charnu à noyau. Le noyau est formé par la couche la plus profonde du fruit ou endocarpe qui s'épaissit et se lignifie. Les deux ovules enfermés dans ce fruit deviennent deux graines; mais il n'est pas rare que l'une des deux s'atrophie.

L'albumen manque et les deux cotylédons sont volumineux comme le montre une graine d'Amandier ouverte.

Autres plantes de cette sous-famille : le Prunier (Prunus domestica), l'Abricotier (Prunus Armeniaca), le Cerisier vulgaire (Prunus Cerasus), dont les fruits sont acides, le Cerisier des oiseaux (P. avium), dont les fruits sont sucrés et dont le type sauvage est le Merisier, avec les fruits duquel on fabrique le Kirsch; le Prunellier (Prunus spinosa) qui croît dans les haies; ce sont autant d'espèces du genre Prunus.Une classification en sous-genre est régulièrement usitée à partir du Genre Prunus :

Sous-genre Amygdalus

- Prunus amygdalus......... Amandier. Asie mineure et Turkestan, fruit amer contient HCn et des huiles.

- Prunus persica................Pêcher.

Dans certaines régions d'Asie Mineure, Iran........existence de forêts de fruitiers : Noyers ( Juglans regia ) sous étagée de Pêchers...Cette forêt apparaît comme étant le berceau d'un grand nombre de nos fruitiers. 

Sans 460

 

Sous genre-Prunophora.

- Prunus domestica ... Prunier, originaire d'Anatolie et de Perse

- Prunus insititia..........Reine-claudier. Asie mineure

- Prunus armeniaca....Abricotier. Turkestan et Mongolie.

- Prunus cerasifera.....Mirobolan. Europe centrale et Orient. il sert de porte-greffe et P.c var. pissardi, ornemental au feuillage brun-rouille.

- Prunus spinosa.........Prunelier épineux: colonisateur; surtout en terrains calcaires +/- secs.

Sans 465

Sous-genre Cerasus

Deux glandes à la base du limbe ou sur le pétiole.

- Prunus cerasus............Griottier ou cerisier du nord : cerises acides, sûres .

- Prunus avium...............Merisier = Cerisier spontané dans nos bons sols forestiers. A l'origine de nos cerisiers fruitiers par sélection.

- Prunus mahaleb...........Cerisier de Ste Lucie : porte-greffe ; bois de saveur agréable, d'où son emploi comme porte-cigares. Ane pas confondre avec le

suivant.

Sans 461

 

- Prunus padus...............Cerisier à grappes ou "bois-puant" . Ornemental ; spontané dans certains sols humides.

- Prunus laurocerasus....Laurier-cerise. Ornemental.

- Prunus serotina..........

N.B. Elaguer les arbres fruitiers à noyaux ( et les Juglans ) à l'automne

(SF5) Pomoïdées = Fa Malacées

Un ovaire de type G5 → G1 infère , carpelles soudés à placentation axile; réceptacle en urne : Fruit charnue : baie ou drupe ( ou fruit qualifié par certains d'intermédiaire ), ou composé par croissance simultanée du réceptacle et des ovaires.

La sous-famille des Maloïdées, Pyroïdées ou Pomoïdées comprend notamment  le Pommier (Malus malus), le Poirier (Pyrus communis), le Cognassier (Cydonia vulgaris), l'Aubépine (Crataegus), le Néflier (Mespilus germanica) et le Sorbier (Sorbus domestica) dont le bois, très fin et très dur comme celui du Buis, est employé pour la gravure sur bois.

C'est encore la disposition du pistil qui fournit le caractère essentiel de ce groupe : il est formé de cinq carpelles soudés latéralement et compte cinq loges à deux ovules chacune, avec cinq styles libres sur toute leur étendue.

Mais les carpelles, au lieu d'être libres au centre de la fleur comme dans les groupes précédents, sont soudés par toute leur face externe avec le calice, la corolle et la partie inférieure des filets des étamines, de telle sorte que l'ovaire tout entier paraît situé tout à fait au-dessous des autres pièces de la fleur, et n'être qu'une dilatation des parois du pédoncule floral : c'est ce qu'on appelle un ovaire infère ou adhérent. Ce caractère distingue la sous-famille des Maloïdées de toutes les autres Rosacées, dont l'ovaire est toujours libre ou supère.

La masse renflée au centre de laquelle se trouve l'ovaire grossit énormément après la fécondation et contribue à former le fruit. Dans une pomme, par exemple, on trouve au centre cinq loges à parois parcheminées, renfermant chacune deux graines ou pépins, le tout provenant des cinq carpelles primitifs; c'est le véritable fruit, formé ainsi de cinq drupes. La masse charnue périphérique et comestible provient de la base des autres pièces florales qui étaient concrescentes avec les parois de l'ovaire.

On peut distinguer deux tribus : Tribu des Pirées et Tribu des Mespilées

a) Tribu des Pirées

- Poirier = g. Pyrus, les Poiriers sauvages se rencontrent dans certains de nos bois, sur calcaires secs; arbustes épineux.

- Pommier = g.malus. ( d'où acide malique : jus de pomme ) mêmes caractéristiques que le Poirier sauvage.

Sans 464

- Cognassier = g. Cydonia donne les poires de coing.

Sans 463

- Sorbier : g. Sorbus avec de nombreuses espèces. S. aucuparia, S. torminalis, S.aria

- Alisiers, avec plusieurs espèces.

b) Tribu des Mespilées

- Mespilus = Néflier

- Eryobotrya = Bibassier ( du Japon )

- Crataegus = Aubépines

- Cotoneaster

Sans 462

D'après ce qui précède, les caractères communs aux différentes Rosacées peuvent se résumer comme suit : ce sont des dialypétales à corolle régulière, à ovaire le plus souvent libre, à étamines nombreuses ayant leurs filets plus ou moins soudés aux sépales et insérées sur plusieurs verticilles; carpelles en nombre variable.

La famille des Rosacées est très voisine de celle des Renonculacées, dont elle ne diffère que parce que les étamines sont périgynes, c'est-à-dire situées au-dessus de l'ovaire, par l'absence de l'albumen et la présence des stipules. Elle se rapproche des Saxifragées; les Rosacées ont aussi par les Maloïdées des affinités avec les Rhumnacées; les Prunoïdées ont des ressemblances avec les Légumineuses.

 

Rosoïdées  Nombreux carpelles et nombreux akènes enfermés dans une masse rouge;   ovaire libre.

Rosa (ce genre, qui comprend les Rosiers proprement dits et l'églantier   (rosier sauvage) rassemble plus d'une centaine d'espèces; feuilles   composées); Hulthemia (ce genre ce distingue du précédent seulement par ses feuilles   simples).

Prunoïdées ou Amygdaloïdées
  Un carpelle biovulé; drupes.

Amygdaleae : Amygdalus (Amandier), Maddenia,   Padus, Prunus (ce genre comprend plus de 200 espèces dont les Cerisiers et les Lauriers-cerises,   les Abricotiers , les Pêchers et les Pruniers), Pygeum.

Dans d'autres tribus : Exochorda, Oemleria, Prinsepia.

Potentilloïdées
  ou Fragaroïdées
  Nombreux carpelles indépendants et uniovulés; ovaire libre; akènes ou   drupes

Potentilleae (Potentilla,   Argentina, Chamaerhodos, Comarum, Duchesnea, Fragaria (Fraisier), Horkelia, Horkelliella, Ivesia,   Sibbaldia); Alchemilleae (Alchemilla, Aphanes); Dryadeae (Dryas,   Fallugia); Geeae (Geum ( = Benoîte), Coluria,   Novosieversia, Orthurus, Sieversia, Taihangia, Waldsteinia); Purshieae (Purshia,   Chamaebatia, Cowania); Sanguisorbeae (Sanguisorba, Acaena, Agrimonia, Aremonia, Bencomia, Cliffortia,   Hagenia, Leucosidea, Margyricarpus, Polylepis, Sarcopoterium, Spenceria,   Tetraglochin).

Dans d'autres tribus : Cercocarpus, Potaninia.

Maloïdées, Pyroïdées ou Pomoïdées
  Cinq carpelles biovulés ; ovaire infère; pépins enfermés dans
  une masse charnue volumineuse.

Maleae (Malus ( = Pommier), Amelanchier,   Aronia, , Chaenomeles, Chamaemespilus, Cormus, Cydonia ( = Cognassier), Docynia, Docyniopsis, Eriolobus,   Eriobotrya, Heteromeles, Peraphyllum, Photinia, Pseudocydonia, Pyrus (.= Poirier), Rhaphiolepis, Sorbus ( = Sorbier), Torminalis); Crataegeae (Crataegus (Aubépine, Alisier), Chamaemeles, Cotoneaster,   Hesperomeles, Malacomeles, Mespilus ( = Néflier), Osteomeles, Pyracantha ( = Buisson ardent)); Kageneckieae (Kageneckia); Lindleyieae (Lindleya,   Vauquelinia).

Spiraéoïdées
  Petit nombre de carpelles indépendants et pluriovulés; ovaire libre;   follicules.

Spiraeeae (Spiraea ( = Spirée), Aruncus,   Kelseya, Luetkea, Pentactina, Petrophytum, Sibiraea); Neillieae (Neillia,   Physocarpus, Stephanandra); Sorbarieae (Sorbaria,   Chamaebatiaria).

Dans d'autres tribus : Adenostoma, Gillenia, Spiraeanthus,   Holodiscus.

Dans d'autres sous-familles :

Coleogyne, Dichotomanthes, Filipendula, Lyonothamnus, Quillaja, Rubus (Framboisiers); Kerrioïdées : Rhodotypeae (Rhodotypos); Kerrieae (Kerria,   Neviusia).

 

La classification peut être basée sur 3 points :

1) Forme de l'aire carpellaire

2) Nombre de carpelles

3) Nature du fruit

On peut résumer cette classification  comme suit : selon que l'on considère la seule famille des Rosacées avec ses subdicisions en sous familles (suffixes oïdées ) ou les diverses familles à part entière qui sont les Rosacées, les Amygdalacées et les Malacées.

Famille des ROSACEES au sens général

A) ------------------------------------------> Sous famille Spiracoïdées ou Spiroïdées.----------> Fa Rosacées ( au sens restreint )

- Aire carpellaire plane ou légèrement bombée

- Peu de carpelles

- follicules

B)--------------------------------------------> Sous famille des Potentilloïdées.----------> Fa Rosacées ( au sens restreint )

- Aire carpellaire bombée

- Peu de carpelles

- Fruits simples de deux types : 1) akènes, Tribu des Fragariées; 2) druppes, Tribu des Rubées 

C)--------------------------------------------> Sous famille des Rosoïdées.----------> Fa Rosacées ( au sens restreint )

- Aire carpellaire creusée en urne, ovaire infère G∞-2-1

- Carpelles  libres;  de deux types :

1) fruits = akènes, G∞, T5 = Tribu des Rosées;

2) fruits = akènes, G1-2,T4 = Tribu des Agrimonées

D)--------------------------------------------> Sous famille des Prunoïdées.----------> Fa amygdalacées ( au sens restreint )

- Aire carpellaire creusée en urne, ovaire supère

- Carpelles libres G1

- Fruits = druppes

E)---------------------------------------------------------> Sous famille des Pomoïdées .----------> Fa Malacées ( au sens restreint )

- Aire carpellaire creusée en urne, ovaire infère

- Carpelles soudés G5-1

- Fruits composés ou baies

Toutefois, les diverses classifications se rejoignent généralement au travers des variantes qui viennent d'être signalées; le tableau qui précède constitue à l'expérience une base de classement relativement bonne.

 

V.2.3 Ordre des légumineuses ou Fabales

- Plantes ligneuses ou herbacées; quelques lianes.

- Feuilles spiralées, composées et stipulées ( généralement composées pennées parfois composées palmées ).

- G1 donnant une gousse ( deux valves ).

- Vie en symbiose avec une bactérie : Rhizobium radicicola, qui produit des nodosités bactériennes au niveau des racines. Cette bactérie fixe L'azote de l'air qui est ensuite cédé à la plante et au milieu ( sol )où la plante se développe. D'où plante améliorantes, engrais verts.   

- Ordre important à la fois par sa représentaion numérique - 15.000 espèces : surtout tropicales ; en Belgique plus ou moins 50 espèces indigènes et 40 introduites - et par son rôle agricole et alimentaire.  

La plupart sont des plantes ligneuses des régions tropicales ou méditerranéennes. Dans les régions tempérées, prédominent les Fabaceae herbacées dont certaines ont une valeur alimentaire (pois, haricots, fèves) ou fourragère (luzerne, trèfles).  Les régions tropicales abritent majoritairement des espèces ligneuses, arbustives ou lianescentes, appartenant aux trois familles de l'ordre.
Les Fabales sont définies par cinq caractères essentiels :

- le réceptacle est élargi en forme de cône, de plateau, de cupule, d'urne;

- le gynécée , libre et supère, est, sauf exceptions, réduit à un seul carpelle dont les bords sont suturés dorsalement. Ce caractère suffit à conférer à la fleur une symétrie bilatérale ;

- chez la plupart des Fabales, cette zygomorphie est étendue à l'ensemble de la fleur suivant des modalités facilement reconnaissables, propres à la famille ;

dans la graine, l'albumen est extrêmement réduit ou même, très généralement, fait défaut ...

D'autres caractères, sans être aussi constants, sont extrêmement répandus dans l'ordre et contribuent à lui donner sa physionomie. Chez la plupart des Fabales, le fruit et une gousse (ou légume, d'où l'ancien nom donné à l'ensemble de Legumineuses), c'est-à-dire un fruit sec s'ouvrant par deux fentes opposées, dont l'une correspond à la suture dorsale et l'autre à la ligne médiane du carpelle unique.  Les feuilles sont généralement composées pennées ou bipennées, même si dans quelques genres, la feuille est simple et entière par avortement des folioles latérales, seules subsistent alors la foliole terminale ou deux folioles terminales concrescentes, ou par avortement des pennes et ablation du rachis (phyllodie). 

TABLEAU DES FAMILLES

A) Fleurs zygomorphes et en grappes

1. Type papilionacé à préfloraison descendante ; étamines monadelphes ou diadelphes

 → Fa Papilionacées ( = Fa Fabacées ).

2. Type papilionacé à pléforaison ascendante ; étamines libres ; corolle et androcée souvent réduites

→ Fa Césalpinacées 

B) Fleurs actinimorphes et en épis

→ Fa Mimosacées

La famille des Papilionacées ou Fabacées

La famille est cosmopolite. Elle est particulierement concentrée dans les régions subtropicales et tempérées chaudes, comme en Afrique du sud ou sur le pourtour méditeranéen. Les régions tropicales abritent essentiellement des espèces ligneuses, tandis que les régions tempérées regorgent d'espèces herbacées.

Les Fabaceae sont des arbres, des arbustes ou des lianes ligneuses, caducs ou persistants, ou encore des herbes annuelles, vivaces ou pluriannuelles. Qielques espèces tropicales sont épiphytes, et, d'autres, grimpantes, développent des tiges vrillées, tournant généralement dans le sens des aiguilles d'une montre, plus rarement dans le sens inverse (Phaseolus, Wisteria), ou des vrilles axillaires, ou encore des crochets. Quelquefois, les feuilles sont réduites, les fonctions photosynthétisques étant transférées aux tiges, ou modifiées en phyllodes. L'heterophyllie est parfois présente, mais bien plus rare que chez les Mimosaceae.

Les feuilles sont généralement bien developpées, généralement alternes mais parfois opposées à verticillées comme chez les Mirbelieae, spiralées ou distiques. Pulvinées ou non, elles sont très majoritairement stipulées, les stipules étant intrapétiolaires, caduques ou persistantes, souvent libres, parfois concrescents ou transformés en écailles, en épines ou développant des glandes.

Primitivement alternes, imparipénnées, elles peuvent, comme chez les Rosaceae, évoluer vers une feuille simple, ou vers une feuille composée-pennée, mais selon un mode qui leur est propre. En particulier, la foliole terminale se transforme souvent en vrille et les stipules peuvent devenir plus importants que les feuilles, voire les remplacer. Ainsi, à partir de la feuille à folioles régulières Onobrychis, Astralagus), il peut y avoir :

- disparition de la foliole terminale (Fabus),

- transformation de la foliole terminale en vrille (Vicia). Les folioles latérales peuvent alors se réduire à deux ou même totalement disparaître, tandis            que par compensation, les stipules acquièrent la taille de folioles (Lathyrus),

- réduction à trois folioles (Trifolium), avec parfois développement des important des stipules, stimulant une feuille à cinq folioles (Lotus),

- réduction à une seule foliole terminale (Cytisus),

- transformation des stipules en épine (Robinia),

- subdivision, par surevolution, des deux folioles latérales (Lupinus),

- développement, toujours par surevolution, de petites stipules au niveau des folioles, les stipelles (Phaseolus).

Sans 466

Les fleurs sont solitaires ou rassemblées en panicules, en fascicules, en racèmes, en épis ou en têtes axillaires et terminales ou opposées aux feuilles comme chez certains membres des Bossiaeeae. Elles sont bisexuées, et la pollinisation est entomophile, ornithophile, en particulier chez de nombreuses espèces du sud de l'Australie, ou encore, plus rarement, cheiropterophie (chez Mucunna holtonii par exemple, un des pétale est concave et sert à refléchir les ultrasons). Enfin, chez certaines espèces de Medicago, elle est explosive et se fait de proche en proche.

  Elles sont plus ou moins zygomorphes, rarement actinomorphes (certaines Sophoreae et Swartzieae), parfois resupinées ou calyptrées. Le caractère zygomorphe de la fleur des Fabaceae est dû au périanthe ainsi qu'à l'androcée. Elles sont tetracycliques, plus rarement tricycliques. Le receptacle floral développe parfois un gynophore, souvent plus ou moins cupuliforme. Un hypanthium libre est aussi quelquefois présent, comme par exemple chez les Dalbergieae.

  Le calice est composé de 5 sépales généralement soudés, imbriqués ascendants, le median étant antérieur, fréquemment inégaux, et est parfois bilabié (Spartium), persistant ou caduc (Lamprolobium), généralement non accrescent. Il est dans certains cas entouré d'un épicalice, qui peut résulter de la soudure des bractéoles, comme chez Pullenaeae. La corolle est caractéristique. Generalement constituée par 5 pétales, parfois moins (Amorphieae, Swartzieae), libres ou plus ou moins connés, elle est zygomorphe. Le pétale postérieur, dressé (étendard) recouvre les pétales latéraux (ailes), qui recouvrent eux-mêmes les deux pétales antérieurs, plus ou moins soudés en une pièce en forme de carène.

Sans 467

La préfloraison est ainsi caractérisée par une imbrication descendante. Chez les Trifolium, où les fleurs sont très serrées dans l'inflorescence, l'ensemble des pétales peut se souder ; la corolle devient gamopétale, elle est de plus persistante. Ce schéma est constant, et ne varie qu'un peu dans quelques tribus, comme les Sophoreae, les Swartzieae et les Amorphieae. Les pétales sont parfois auriculés ou appendiculés. Chez quelques genres, comme Lens, Pisum, Vicia par exemple, les ailes sont connées à la carène.

Sans 468 

Le fruit est un légume charnu ou non, dehiscent ou plus rarement indehiscent, parfois lomentacées. La dehiscence est double : ventrale, le long de la ligne de suture du carpelle, et dorsale, au niveau de la nervure principale de la feuille carpellaire. La gousse peut, chez certaines espèces, se transformer secondairement. Ces variation sont identiques à celles décrites pour les siliques des Brassicaceae. Ainsi :

  • la gousse peut devenir pauciséminée, et alors indéhiscente : akène des Onobrychis,
  • la gousse, bien que multiséminée, peut perdre ses déhiscences dorsales et ventrales. Elle devient lomentacée. Dans les cas les plus primitifs, les graines sont libérées par pourriture du fruit (Sophora), mais également la gousse acquiert une désarticulation secondaire en segments akènoïdes : Coronilla,
  • la gousse peut prendre également une fausse cloison longitudinale par introflexion : Astralagus,
  • la gousse peut devenir spiralée ou arquée (Medicago), vésiculeuse (Colutea), ailée et charnue...
  • dans quelques cas, la gousse peut acquerir une morphologie samaroide ou drupacée.

 

 

 Sans 480

Fig. 3 : Le fruit des Fabaceae. A - La gousse typique des Fabaceae chez Phaseolus ; B - Gousse spiralée chez Medicago sativa ; C - Gousse à intraflexion chez Astragalus ; D - Gousse bisperme chez Lens culinaris ; E - Gousse pauciséminée devenue indehiscente chez Arachis hypogea ; F - Gousse uniséminée et indehiscente de type akenoide chez Lathyrus ; G - Gousse monosperme, indehiscente et ailée de type samaroide chez Toluifera ; H - Gousse lomentacée chez Sophora japonica ; I - Gousse articulée chez Coronilla ; J - Gousse articulée chez Hippocrepis

En résumé :

- Plantes herbacées, lianes ou ligneuses des régions chaudes et tempérées.

- S5 P5 A5+5 G1 ( supère ), sépales soudés, préfloraison descendante

- Les pétales ont des noms consacrés :  1 étendart, 2 ailes ( sous l'étendart ), 1 carène ( sous les ailes : deux pétales antérieurs soudés ).    

- 10 étamines soudées par les filets jusqu'à une certaine hauteur, ou bien 9 étamines soudées et une dixième libre , c'est l'étamine postérieure ou étamine vexile.

- Ovaire de type G1 supère, horizontal, multiovulé, à la base de l'ovaire, une petite glande nectarifère.

- Inflorescences nombreuses, généralement en grappes ( parfois plus ou moins globuleuses comme chez les trèfles ), parfois un autre type ou fleurs solitaires..... graines exalbuminées riches en protéines et en matières grasses, aussi en glucides. Quelques exemples de genres sous forme de planches :

Lathyrus, Colutea...

Sans 469

 

Astragalus, Sarothammus,Trifolium.......

Sans 470

Nombreuses  plantes alimentaires;

- Pois = Pisum sativum, à ne pas confondre avec g. Sathyrus.

Pisum sativum

Sans 471

Sans 472

- Haricot = Phaseolus vulgaris ( Phaseolus sp : Fêve des marais, féverole......).

Phaseolus coccineus

Sans 476

Phaseolus, un genre de plantes de la famille des Fabaceae, regroupe les espèces de haricots au sens strict, soit environ quatre-vingts espèces de plantes herbacées annuelles originaires d'Amérique centrale dont quatre présentent un réel intérêt économique et agricole. La plus connue est le haricot commun (Phaseolus vulgaris) cultivé comme légume dans toutes les régions tempérées et chaudes du globe.

En langage courant, le terme « haricot, sans autres précisions, désigne cette plante ou ses produits comestibles (graines et gousses immatures). De nombreuses autres espèces apparentées sont aussi appelées « haricot », notamment dans le genre Vigna (haricot mungo, haricot adzuki).

Les haricots, riches en amidon (féculents) et en protéines, jouent un rôle important dans l'alimentation humaine, en particulier dans certaines régions tropicales d'Afrique et d'Amérique latine.

- Vesces = Vicia : alimentaires, fourragères ( V. sativa ) et servant d'engrais vert.

Vicia sativa et Vicia angustifolia

Sans 473

Vicia sepium et Vicia lutea

Sans 475

 

- Lentilles = Lens esculatum. Très utilisées en région méditerranéenne.

Sans 477

 

- Pois chiche = Cicer arietinum

Sans 478

 

Sans 479

- Soja = S. hispide ou Glycine. max...Extrême-Orient, actuellement cultivée un peu partout en raison de sa valeur alimentaire : 20 % de matières grasses et 50 % de protéines.

Les feuilles sont trifoliolées (portant rarement cinq folioles) et rappellent la forme générale des feuilles de haricot. Les folioles mesurent de 6 à 15 cm de long et de 2 à 7 cm de large. Comme chez le haricot, les deux premières feuilles sont entières et opposées. Les feuilles tombent avant que les gousses ne soient arrivées à maturité.

Les fleurs, blanches ou pourpres, de petite taille, presque inaperçues, apparaissent à l'aisselle des feuilles, groupées en grappes de trois à cinq. Elles sont hermaphrodites et autogames, mais la pollinisation croisée est parfaitement possible.

Les fruits sont des gousses velues, longues de 3 à 8 cm, de forme droite ou arquée, et contiennent en général 2 à 4 graines (rarement plus).

Les graines, de forme sphérique ou elliptique, ont un diamètre de 5 à 11 mm. Elles sont comestibles (avec certaines réserves).

Le soja est un oléo-protéagineux dont la graine contient en moyenne 22 % d'huile et 40 % de protéines.

Sans 481

- Arachide : Arachis. hypogea. graines oléagineuses ; A. hypogea parce que après floraison, le pédoncule se recourbe et la graine se développe dans le sol. 

L'arachide est une plante pérenne à fruits jaunes de 20 à 90 cm de hauteur.

Les feuilles sont composées à 2 ou 3 paires de folioles membraneuses, ovales. Elles sont munies à leur base de stipules engainantes.

Les fleurs sont presque sessiles et apparaissent à l’aisselle des feuilles, isolément ou en petits groupes. La corolle papilionacée est jaune orangé. Les étamines au nombre de neuf sont soudées en tube par leur filet. L’ovaire est inséré sur un support particulier, le gynophore.

Après fécondation, l’ovaire est porté en terre par le développement du gynophore qui s’allonge en se courbant vers la terre par géotropisme positif.

Le fruit mûrit à une profondeur de 3 à 5 cm. C’est une plante qui requiert pour cette raison un sol léger et bien drainé. Le fruit est une gousse de 3 à 4 cm de long, appelée coque au plan commercial, contenant le plus souvent seulement deux graines, qui est réticulée extérieurement et étranglée entre les graines mais non cloisonnée.

Les graines ovoïdes sont enveloppées dans un tégument sec rouge.

Sans 482

 

Nombreuses plantes fourragères, des prairies, des moissons;

- Trèfles ou Trifolium ( des prés : bleu-violet; rampant = blanc = coucou ; minus = jaune; incarnat,...).

Sans 483

- Luzerne = Medicago sativa = grande luzerne.

- Lupuline = Medicago lupulina = petite luzerne = lupuline ; fleurs jaunes.

Sans 484

- Sainfoin = Onobrychis viciaefolia, la gousse se désarticule en akènes.

Sans 485

- Mélilot = Melilotus albus

Sans 486

- Lotier = Lotus corniculatus

Sans 487

- Hypocrepis

 Sans 491

- Seradelle = Ornithopus sativus ; fourrage des sols pauvres ( Campine ).

Sans 488

- Lupinus = Lupin ; ornementale ; améliorante ( engrais vert, de même que la Vesce ; Vicia ).

Sans 490

- Lathyrus = Gesse.

 Sans 492

Quelques plantes tropicales

- Dalbergia : ébénisterie

- Perocarpus : ébénisterie

- Milletia : ébénisterie

- Derris et Lonchocarpus : plante à propriétés insecticides

- Indigofera tinctoria = indigo

Fa Césalpiniacées

Arbres tropicaux à préfloraison ascendante, à l'inverse de celle des Papilionacées : l'étendard recouvre directement les organes reproducteurs les ailes recouvrent l'étendart, et la carène les ailes. 

Les Caesalpiniaceae regroupent des arbres, des arbustes ou des lianes, caducs ou persistants, et plus rarement des herbes. Certaines espèces arborecentes ont un tronc pourvu de contreforts, et d'autres des rameaux épineux.

  Les feuilles, alternes et spiralées, sont pennées à bipennées Caesalpinia et genres affines), rarement simples et unifoliolées, par reduction des folioles. Elles sont encore primitivement subopposées chez Ceratonia. Les folioles sont rarement réduites et le rachis rarement phyllodial. Certains genres présentent des nectaires extrafloraux (Senna, Chamaecrista), et des petiolules vrillés (Crudia, Afzelia). Les stipules sont presque toujours présentes et interpetiolaires, disposées en paires, et souvent caduques. Parfois, on rencotre des épines intrastipulaires (Bauhinia). Chez les espèces lianescentes du genre Bauhinia, certaines feuilles sont transformées en vrilles et redevenues supposées par abortion d'un entre-noeud. Enfin, quelques espèces ont leur pétiole transformé par myrmecophilie.

  Contrairement aux autres Fabales, les racines des Caesalpiniaceae ne sont que rarement pourvues de nodulosités. On les rencontre par exemple chez les ChamaecristaCassia qui en sont dépourvus.

Plus de 2000 espèces, principalement tropicales et tempérées chaudes.

Quelques genres :

- Haematoxylon :

Sans 493

- Cercis siliquastrum, arbre de Judée ; méditerranée, Californie.

Sans 494Pour les plus connus, mais encore les Genres : Gleditsia, Macrolobium, Cassia, Cynometra,Scorodiphlaeus,Copalifera, Palyelasme....... 

Les inflorescences, axillaires, terminales ou cauliflores, solitaires, fasciculées ou plus communément paniculées, sont des racèmes ou des épis, rarement réduits à des fleurs solitaires. Elles sont souvent munies de bractées et de bractéoles, souvent caduques, ces dernières étant typiquement grandes, colorées et souvent persistantes chez les Detarieae et les Amherstieae.

Elles rassemblent des fleurs périgynes, rarement hypogynes, généralement bisexuées et plus ou moins zygomorphes, plus rarement actinomorphes ou unisexuées, avec dioecie ou polygamie (Gymnocladus, Gleditsia, Ceratonia). Les Caesalpiniaceae présentent donc des fleurs qui vont d'une actinomorphie similaire à celle des Mimosaceae à une zygomorphie annonçant celle des Fabaceae : d'un point de vue structurel, leur fleur est donc intermediaire entre ces deux familles.

  L'hypanthium est court à cupuliforme ou turbiné (Bauhinia). Il possède frequemment des glandes nectarifères très variées. Le périanthe, frequemment très voyant, se compose de 4 ou plus souvent 5 sépales libres ou connés à la base, et imbriqués. Les 5 pétales, parfois absents (Ceratonia) ou uniques, sont imbriqués et ascendants, l'adaxial étant souvent réduit. L'androcée possède généralement 10 étaminres, parfois plus nombreuses (Cassia, Senna, Chamaecrista), aux filets libres ou diversement soudés, et aux anthères biloculaires, dehiscentes par des fentes longitudinales ou des pores apicaux. L'ovaire, pédonculé ou sessile, est libre ou adné à la base de l'hypanthium. Unicarprellé, il renferme un ou de nombreux ovules anatropes, disposés sur deux rangs de part et d'autre de la suture adaxiale. Le style est terminal, souvent recourbé, et le stigmate est pelté ou capité, parfois très réduit.

  Le fruit est un légume généralement oblong à linéaire, parfois comprimé latéralement, droit ou courbé. Il est déhiscent, pourvu de deux valves, et sa nature est charnue à ligneuse, ou indéhiscent, et il est alors souvent drupacé ou samaroide, glabre, pubescent (Sindora) ou épineux (Caesalpinia). Les graines, frequemment aplaties, ont un testa membraneux ou coriaces, et sont parfois arillées. L'endosperme est parfois absent, le radicule est droit ou legerement oblique, et les cotylédons sont charnus ou foliacés.

Les expressions très diverses, encore hésitantes, d'un plan floral caractéristique, l'absence de formes herbacées à cycle court, le faible développement des nodosités racinaires, la rareté des Caesalpiniaceae hors des tropiques, donnent à penser que cette famille constitue un groupe de Fabales ancien et peu spécialisé.

Fa Mimosacées.

Arbres et arbustes tropicaux. Fleurs actinomorphes en grappes plus ou moins compactes ou en épis ; feuilles bipennées; G1 gousse généralement longue.

Les Mimosaceae sont en premier lieu des arbres caducs ou persistants, plus secondairement des lianes ligneuses, des arbustes ou encore plus rarement des plantes herbacées. Chez Neptunia, exceptionellement, on rencontre quelques espèces aquatiques. Dans de très nombreux cas, en particulier dans le genre géant Acacia, ce sont soit des phyllodes, soit les ramilles qui assurent l'essentiel des fonctions photosynthétiques.

Les feuilles sont alternes, spiralées ou distiques, développées ou réduites. Chez Acacia principalement, il y a hétérophyllie. Quand elles sont développées, les feuilles sont habituellement bipennées, plus rarement pennées, et les pinnules sont opposées. Sinon, elles sont réduites à des phyllodes ou encore à des épines. Les stipules, parfois absentes, sont intrapétiolaires, caduques ou persistantes, de formeécailleuse, foliacée ou épinneuse, ou encore réduites à des glandes. Le pétiole possède un pulvinus. Le genre Mimosa comprend des espèces dont les feuilles bipennées, s'affaissent et replient leurs folioles, non seulement au crépuscule par adoption d 'une position de sommeil, mais encore après un contact.

Les racines sont très frequemment munies de nodules.

Les fleurs sont rassemblées en épis cylindriques ou en têtes globuleuses, plus rarement en racèmes ou en panicules composés, terminales ou axillaires. Les bractées sont généralement caduques et petites, et les bractéoles sont caduques ou absentes.
Elles sont actinomorphes, rarement legerement zygomorphes chez certaines Parkieae, généralement de petite taille. Très majoritairement bisexuées, elles sont quelques fois unisexuées, et, dans ce cas, il peut y avoir monécie, andromonécie ou polygamomonécie. La pollinisation est anémophile, entomophile, ornithophile, ou quelquefois cheiropterophile.

Le receptacle floral développe parfois un gynophore, et un hypanthium libre est parfois présent (Dinizia). Le périanthe est isomère. Le calice se composent de 5 sépales connés, parfois libres, parfois au nombre de 3 ou 6, valvaires ou plus rarement imbriqués (Parkieae), le sépale médian étant antérieur. La corolle, unisériée, possède généralement 5 pétales libres ou connés, parfois au nombre de3 ou 6, valvaires, sauf chez Dinizia ou ils sont imbriqués.
L'androcée est soit isomère, avec un petit nombre étamines, de 3 à 6, généralement 5, soit polystemoné, avec un grand nombre d'étamines, de 12 à plus de 100, parfois adnés à la corolle, généralemrent égales. Elles sont libres ou connées, parfois monadelphes, disposées sur 1 à 6 verticilles. Des staminodes sont parfois présentes (Pentaclethra par exemple). Les anthères, biloculaires, parfois conniventes, sont dorsifixes et versatiles, introrses, dehiscentes par des fentes longitudinales, et sont quelquefois munies d'appendages apicaux, sous forme de glandes caduques.
Le gynécée est généralement monocarpellé, plus rarement constitué par 2-16 carpelles (Archidendron, Affonsea, Klugiodendron). L'ovaire, sessile ou stipité, est dans tous les cas supère et uniloculaire. Les carpelles renferment 2 ou de nombreux ovules pendants et biseriés, anatropes, arillés ou non, crassinucellés, et bitegumentés, sur un placenta marginal, et ont un style apical. Le style est fin et le stigmate généralement de petite taille.

Les fruits sont des légumes déhiscentes ou indehiscentes, charnues ou ligneuses, plus rarement de type folliculaire ou samaroide. Droits ou contortés, ils se cassent parfois en des segments monospermes. Les graines, fréquemment plano-comprimées, parfois ailées, ont un endosperme réduit, et développe parfois un testa dur, généralement pourvu d'un pleurogramme. Les cotylédons sont plats, et la germination est phanérocotylée ou cryptocotylée. 

Quelques genres :

g.Mimosa : plus de 400 espèces dont M. pudica = Sensitive, douée de mouvements

Sans 495

g Acacia : dont A. farnisiana : Mimosa des fleuristes, ou de Nice ; très grande variété d'espèces

 

 

 

g. Albizzia.....port en parasol ; utilisé dans les plantations de café pour son ombrage; autres genres utilisés pour leur ombrage à d'autres plantes.

g. Entada : dont Entada scoudens ..... longues gousses parfois de plus d'un mètre de l'ongueur.

 

 

 

 

 

 

 

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (1)

1. Wilton (site web) 22/08/2015

Il n'y a rien à ajouter. Salutations!

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 09/06/2014