2 Exemple d'étalage politique

Texte de l'activiste Zombie de la très Vénérable association pour la ré-activation du réflexe de penser chez Homo sapiens oeconomicus

Mis en ligne par le Grand babou qui sent l'eau de Cologne ( étant attendu et entendu qu'autrui sent la charogne ) exerçant en tant que Grand Maître de cette Vénérable

 

Mélenchon… Marine Le Pen… Hollande …  et les autres…

An de Grâce 2012

 

Le 27-04-2012,  Yvon Toussaint, écrivain, ancien rédacteur en chef du Soir, déclarait «  Sarko pue le FN  (…) car l’ombre brune recouvre le bleu marine ».

Sur sa lancée, il compare Marine Le Pen à Arturo Ui, personnage central d’une œuvre de Bertolt Brecht : « La résistible ascension d’Arturo Ui », une biographie allégorique qui évoque la montée du nazisme.

L’article du 25 mai « Menus travers du monde politique » est du même tonneau.

 

Par contre, il place systématiquement sur le pavois, le « sieur » Mélenchon, fer de lance de la gauche plurielle .

 -- Mélenchon « le magnifique » va devoir triompher dans une mêlée ouverte à  Hénin-Beaumont pour faire mordre la poussière à la dame bleue-brune . —

Y. Toussaint feint d’ignorer qu’il est le descendant politique des plus grandes crapules de l’aventure humaine : Lénine, Trotsky, Staline, Mao … et j’en passe.

Il est vrai que les intellos gauchistes vivent dans une amnésie totale en ce qui concerne les crimes des régimes socialo-marxistes (plus de cent millions de morts) !

Je tiens à signaler que j’emploie le mot socialiste et non communiste à dessein, car j’estime que le « communisme », stade final du marxisme n’a jamais été pratiqué.

Ainsi, en Russie socialiste soviétique, il existait une classe dirigeante privilégiée, la nomenklatura, qui vivait de l’exploitation des autres classes.

 

Les insultes habituelles qu’elle reçoit –raciste, fasciste, néonazi…- sont des épithètes que l’on peut attribuer à d’autres factions politiques d’hier et d’aujourd’hui.

 

Venons-en au fait. Posons-nous la question : comment Hitler a-t-il pu accéder au pouvoir le 30 janvier 1933 ? Qui lui a préparé le terrain ?

Il serait intéressant de rappeler à certains journalistes dévots de la « gauche divine », les racines socialistes du nazisme.

Je sais, les gens n’aiment guère qu’on leur rafraîchisse la mémoire.

Pourtant dès le début  du XXe Siècle, la « gauche » (ou les gauches), cette nouvelle religion du progrès s’employa à endoctriner les masses avec les principes marxistes.

Ainsi en France, l’unification des mouvements gauchistes réalisée en 1905, s’est faite sur la base du marxisme allemand.

Jules Guesde, soutenu par les politiciens allemands avait imposé ses vues à Jaurès.

Dès le départ, la SFIO n’est donc plus un parti démocratique mais un parti qui aspire à une société sans classe.

Les penseurs allemands sont principalement E. Bernstein, tendance social-démocrate, et K. Kautsky, le gardien de l’orthodoxie marxiste, mais au fil du temps, le « révisionnisme » de Bernstein fut condamné par Kautsky et l’appellation « socio-démocrate » ne sera plus qu‘un paravent.

Jaurès, ce grand théologien du socialisme fut toujours un personnage équivoque.

Dans un essai qu’il consacre à Bernstein, il avoue sa préférence pour un activisme révolutionnaire. Il écrira : « Dans la controverse qui s’est élevée au sujet des principes et de la méthode du socialisme entre Bernstein et Kautsky, je suis dans l’ensemble avec Kautsky ».

En 1905, au congrès d’Amsterdam, il prendra fait et cause pour le marxisme radical de Kautsky. « C’est le prolétariat organisé avec la force de classe qui doit dénouer les nœuds ». Avec de tels propos, le mythe Jaurès, légaliste et pacifiste tombe.

Idem pour L. Blum qui en 1926, devant le congrès socialiste se révèle.

Il déclara : « Bien qu’en ce qui concerne la conquête du pouvoir, je ne suis pas un légaliste, je le suis en ce qui concerne l’exercice du pouvoir. »

De là cette ambiguïté constante au sein de la tradition socialiste française pro-allemande, démocrate ou révolutionnaire ?

Faut-il rappeler que E. Daladier pactisa avec Hitler et signa les accords de Munich, la nuit du 29 au 30 septembre 1938, accords qui ne firent que renforcer l’Allemagne dans sa politique d’expansion.

Cette équivocité s’est encore manifestée lors des dernières élections avec ce Mélenchon appelant à « l’insurrection civique » et F. Hollande, « le grand rassembleur » qui n’a fait que vitupérer contre le capitalisme financier, le bouc émissaire de la crise actuelle.

Or, une enquête en bonne et due forme permettrait de découvrir que les politiques, ceux qui tirent les ficelles portent une lourde responsabilité dans cette crise.

L’incurie des gouvernementaux (suppression du Banking Act aux USA, non respect des accords de Maastricht dans la zone Euro…) n’est plus à démontrer, c’est l’évidence même.

Revenons au couple Kautsky – Bernstein, responsables des déstabilisations sociales qui aboutirent à la montée du « parti national-socialiste des ouvriers allemands » sur lequel Hitler s’est appuyé pour obtenir le pouvoir.

Ces socialistes allemands furent influencés par des philosophes allemands et c’est là où se situent les origines du nazisme.

Citons par exemple, Sombart,  Plenge, Lentsch, Spengler et Moeller Van Den Bruck.

En 1915, W. Sombart publie « Haendler und Helden », marchands et héros. Pour lui, rien n’est plus méprisable que l’aspiration universelle du bonheur individuel. Ce qui compte, c’est la « Volksgemeinschaft », la communauté populaire dans laquelle l’individu n’a aucun droit mais seulement des devoirs. L’individu n’est qu’un agent, un instrument, un chiffre au service d’un Etat totalitaire.

L’économie, elle, doit être au service de la guerre pour mieux anéantir la société libérale libre –échangiste.

A la même époque, le professeur J. Plenge indique la recette : « soumission volontaire de l’individu à l’ensemble » !

Dans le journal socialiste « Die glocke », il donne l’avertissement suivant : « …il est grand temps de reconnaître que le socialisme doit être une politique de force. Le socialisme doit prendre le pouvoir… Pour ce, il faut une organisation de tous les secteurs de la vie selon un plan centralisé. »

En 1918, Paul Lentsch, politicien du parti « social-démocrate »,  nous donne sa conception d’une société idéale dans son livre « Trois ans de révolution mondiale ».

Il présente le socialisme comme le principe le plus élevé du développement social mais dit-il « … méfiance vis-à-vis de l’individualisme libéral, de la bourgeoisie cultivée, il faut combattre l’anglais qui est en nous. »

Toutes ces idées étaient partagées par des ouvriers allemands, une jeunesse idéaliste et diffusées par les milieux universitaires.

Le chercheur W. Ostwald n’avait-il pas déclaré publiquement «  Je veux vous expliquer le grand secret de l’Allemagne : nous, ou plutôt la race allemande, avons découvert la signification de l’organisation pendant que les autres nations vivent encore sous le régime de l’individualisme. »

 Citons encore O. Spengler et A. Moeller Van Den Bruck.

Le premier, philosophe, dans sa brochure « Prussianisme et socialisme » publiée en 1920, considère que l’homme responsable doit être un « Amt », un fonctionnaire, un serviteur de l’ensemble du peuple.

L’Etat de l’avenir deviendra un «  Beamtenstaat », un Etat de fonctionnaires dans un Etat totalitaire dans lequel Etat et société se confondent.

De là, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour parvenir au national-socialisme : éliminer la pensée libre issue de l’humanisme des lumières. Ce fut fait avec  Moeller Van Den Bruck : « La jeunesse allemande d’aujourd’hui reconnaît dans le libéral son ennemi par excellence. Il faut, disait-il, que « toutes les forces anti-libérales se liguent contre tout ce qui est libéral. »

Les nazis se servirent de ses idées et s’approprièrent le titre de son livre, « Troisième Reich » paru en 1923 comme slogan politique.

Tous ces doctrinaires socialistes sont donc responsables de la montée du nazisme. La stratégie est toujours la même. Il faut endoctriner les masses, considérer la supériorité de la « race », extirper de la société la mentalité individualiste, « capolariser » la population .

Hitler pourra donc facilement passer son programme et le slogan du IIIe Reich :  «  Ein Volk, ein Reich, ein Führer ».

Pour Hitler, le libéralisme est la doctrine la plus détestable car issue de l’humanisme critique. Par contre, il avait vociféré lors d’un discours en février 1941 : « Fondamentalement, le national-socialisme et le marxisme sont la même chose. »

« Marxisme, socialisme, communisme » … la même bande dont les applications et les conséquences furent gravissimes.

Ainsi, le second conflit mondial : 60 millions de morts, coût : 1500 milliards de $ et le recul définitif de l’Europe sur l’échiquier mondial, une Europe de plus en plus vassalisée par les USA.

 

Revenons à l’actualité.

Aujourd’hui, la gauche française « triomphe », celle qui avec les Guesde, Jaurès, Blum, Thorez, Daladier… admirait la « social-démocratie allemande ».

F. Mitterand, cet ancien vichyste (décoré de la Francisque n° 2002 sur 2626 titulaires) est de « retour» par personne interposée.

F. Hollande avait pratiquement repris son slogan « La continuité dans le changement ». Quel changement ?

Soyons sérieux, en Europe W, un vrai programme socialiste n’a jamais existé. Dans la réalité économique, il s’agit de vieilles recettes néo-keynésiennes qui furent déjà mises au point en 1935, dans le second New Deal, sous le président

F. D. Roosevelt.

Par ailleurs, ce néo-capitalisme keynésien est le plus mauvais système parmi les doctrines libérales.

Il relance la demande par la hausse des dépenses publiques, accentue l’endettement de l’Etat, augmente la pression fiscale, accroît le rôle de l’Etat. Tout ce qui décourage le travail, l’épargne, l’investissement .

 

En résumé, on peut dire que le socialisme est une grande utopie savamment entretenue par les intellos gauchistes qui, soit dit en passant, profitent des retombées du système capitaliste.

Personne n’a vu plus clairement que de Tocqueville que la démocratie, basée sur les libertés individuelles était inconciliable avec le socialisme qui veut l’égalité dans la gêne et la servitude.

Ces théories sont donc inapplicables. En effet, l’esprit humain fonctionne depuis la nuit des temps suivant la recherche de l’intérêt particulier et parvient à travers les mécanismes du marché à l’intérêt général  comme le déclarait déjà en 1776, Adam Smith, le fondateur du libéralisme économique.

Signé Zombie : Activiste assermenté et initié

 

Dans le vieux bassin minier du Nord - Pas de Calais, Mélenchon, tribun de la gauche de la gauche et  l’égérie de la droite de la droite s’affrontent : Spartacus contre Dracula, « on va la déloger, dit le premier !  (c’est l’effet Dracula) – on va rallumer la lumière et l’abominable vampire va partir en petite fumée. »

Cet émeutier dont l’agitation précède toujours la pensée, a des arguments à faire valoir.

Les lepénistes ne sont-ils pas les héritiers des « camelots du roi », la branche activiste de la ligue, l’Action française. Il cite bien sûr R. Brasillach qui se vit confier par Ch. Maurras, le feuillet littéraire de cette ligue.

Il est vrai que l’on peut, dans l’écheveau des ligues françaises, ces mouvements ultranationalistes, citer de nombreuses personnalités de gauche comme de droite.

 

Ainsi, l’apparition du premier véritable parti fasciste français fut celui de Doriot en 1936, le P.P.F. (Parti Populaire Français). Cet ancien ouvrier métallurgiste fut secrétaire général des Jeunesses communistes, député en 1924 … et combattit aux côtés des allemands, sur le front russe.

Mélenchon a la mémoire courte et sélective.

Rappelons à ce « révolutionnaire sans révolution » que le 10 juillet 1940, 88 socialistes sur 149 et la majorité des radicaux acceptent de donner les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Parmi les opposants à cet acte de décès de la IIIe République, 31 seront arrêtés et 10 déportés.

Une majorité importante du Front Populaire avait cédé face aux pressions exercées par le couple Laval – Pétain.

Laval, membre de la S.F.I.O. en 1905, fut le principal « collabo » avec le IIIe Reich. Il créa la milice, déporta les Juifs et aggrava la répression contre les résistants.

 

Mélenchon « tire à la Grosse Bertha » sur le libéralisme, le capitalisme, la finance. Il faut « taper, taper, taper » dit-il, sur le système libéralo – financier.

Pour cela, il rappelle les bonnes vieilles déclarations des paléo-socialistes.

Il cite Blum qui avait déclaré en 1931 « La démocratie ne sera réalisée qu’après que la révolution sociale aura effacé la propriété privée et les servitudes héréditaires du travail ».

 

Je lui conseille de se baser sur les directives de Saint-Simon, l’un des nombreux représentants du socialisme utopique. Ce premier planiste social prévoyait dans son ouvrage, le «  Nouveau Christianisme » (1825) que « ceux qui n’obéiraient pas à ses plans seraient traités comme du bétail. »

Avec de telles diatribes, on imagine le chaos économique dans la région Nord – Pas de calais, en défaveur du monde ouvrier : recul des investissements des entreprises menacées,  diminution des I.D.E., du taux d’emploi, de la croissance et au final, des recettes de l’Etat.

Les déstabilisations sociales coïncident toujours au recul économique des régions (exemple, la Wallonie); Mélenchon, le plébéen n’en a cure. Après les élections, il retournera s’installer dans son confortable appartement parisien ou dans sa maison de campagne dans le Loiret.

Licencié en philosophie, il est, vous vous en doutez, pour une société égalitaire. Il s’est cependant constitué un « petit » patrimoine depuis qu’il est devenu sénateur socialiste en 1986. Il vit confortablement de la politique et investit dans l’immobilier. Pourquoi n’applique-t-il pas le bon vieux principe communiste «  à chacun selon ses besoins ». Il pourrait même se contenter du salaire minimum  interprofessionnel français…

Il est vrai que bien souvent les donneurs de leçons ne sont pas des donneurs d’exemples !

 

Le discours de cet ancien ministre est réducteur mais clair.

Il se base essentiellement sur la jalousie sociale. Avec lui, la question de l’égalité peut être très facilement résolue : « Je taxe et je redistribue ». Par cette technique des vases communicants, on atteint le bonheur collectif et l’harmonie sociale.

 

Comme il aime la philosophie, je lui rappellerai la pensée de F. Nietzsche à ce sujet : « Prédicateurs de l’égalité, vous êtes pour moi des tarentules avides de vengeances secrètes » ou encore «  La racaille socialiste, les apôtres tchândâla  qui minent l’instinct, le contentement de l’ouvrier satisfait, qui rendent l’ouvrier envieux, qui lui enseignent la vengeance… L’injustice ne se trouve jamais dans les droits inégaux, elle se trouve dans la prétention à des droits égaux. » (L’Antéchrist).

 

Hollande, Mélenchon, Le Pen ont une idée commune, le mépris vis-à-vis de l’ultralibéralisme.

Pour les démago-néo-gauchistes, le néolibéralisme est la dernière appellation du diable. Pour ceux qui le dénoncent, le néolibéralisme accroît les inégalités sociales, réduit la souveraineté des Etats et augmente la marchandisation du monde.

Après la dénonciation par la droite  de la pensée unique « social-démocrate », c’est la pensée unique venue de droite « la pensée unique libérale » qui est ensuite prise pour cible.

Ignacio Ramonet dans son éditorial du Monde diplomatique de janvier1995  précise et critique la Nouvelle Economie Classique (NEC).   Principe de base : « L’économie l’emporte sur le

Politique » ; ses corollaires : une régulation par le marché - le primat de la compétitivité et la flexibilité – la règle des 3D (déréglementation, débureaucratisation, défiscalisation) – le libre échange intérieur et extérieur – l’Etat doit se limiter aux fonctions régaliennes minimum. Avec eux, on en revient aux principes classiques des Smithiens avec la « main invisible » du marché.

Quel scandale ! proclament les Tartuffe de gauche.

 

La crise de 2008 qui est  allée d’une crise financière à une crise économique, donne en apparence raison aux néogauchistes.

Que faut-il penser ?

Rappel : En 1999, sous la présidence de Bill Clinton, la loi, le Gramm –Leach-Bliley Act permet aux banques commerciales et d’investissements, de consolider leurs activités ; les dispositifs de sécurité entre les différentes activités bancaires datant de la crise de 29 sont démantelés.

Les banques centrales se plient aux injonctions du monde politique. En l’ absence de tout obstacle, le tsunami financier se propagea sur l’ensemble du système bancaire mondial et principalement dans le réseau des banques « complexes » à fort effet de levier (accroissement de la rentabilité des capitaux propres par l’endettement). De plus, l’Etat donnait sa garantie à des emprunts hypothécaires douteux et la FED encourageait les produits dérivés, des armes de destruction massive à risques systémiques.

Le monde politique a donc une lourde responsabilité dans cette crise. Les gouvernementaux veulent souvent, pour des raisons électorales, la croissance pour la croissance, quitte à ce que la situation à moyen terme se retourne contre le citoyen. Mais le monde politique est cynique.

 

Aujourd’hui, la zone euro est dans la tourmente. Est-ce la faute du libéralisme, du capitalisme bancaire ?

Soyons sérieux, les pays PIIGS étaient déjà bien endettés avant 2008.

Les prêts étatiques aux banques, qui permettaient de pallier au blocage de l’interbancaire, ne représentaient souvent que quelques % du P.I.B.

Hypocrisie totale du monde politique responsable des dettes souveraines des Etats qui actuellement plombent les bilans bancaires (près de 700 milliards d’euros).

La NEC …, le néolibéralisme… ne sont que des boucs émissaires pour justifier l’incapacité des Etats de gérer quoi que ce soit.

 

L’Allemagne s’en tire à son avantage. Son secret : l’ordolibéralisme, l’un des rameaux du néolibéralisme c’est à dire une économie qui ne se développe qu’à l’intérieur d’un cadre forgé et maintenu par l’Etat, un ordre construit par la loi et permettant de mettre en œuvre une politique de concurrence dans un marché libre.

Néolibéralisme signifie « laisser faire mais pas laisser tout faire » !

En effet, il n’y a pas de système rationnellement soutenable dans lequel l’Etat ne ferait rien. Un système socio-économique efficace nécessite une armature juridique intelligemment conçue et constamment adaptée.

 

Avec les élections françaises…, l’éternel retour : la gauche et la droite, des notions vides de sens datant de la Convention nationale de 1792 : Girondins (droite) – Jacobins(gauche).

Le PS, parti dévot contemporain a su habilement maintenir ce clivage, cette merveilleuse boussole sociale avec ses mensonges entretenus de générations en générations.

Des déterminismes primaires se sont forgés au cours du temps.

La gauche progressiste, social-démocrate, égalitaire, solidaire face à …

…la droite libérale, conservatrice, inégalitaire , exploitant le monde ouvrier.

Et le tour est joué pour permettre au député européen Mélenchon d’exprimer sa haine vis-à-vis de la droite. Il se sent d’ailleurs investi d’une mission apostolique.

Son heuristique s’appuie sur quelques mythes: les luttes ouvrières et le progrès social - la création de l’Etat-providence et la Sécu – la social-démocratie avec le suffrage universel.

Ces dogmes constituent depuis toujours « l’opium des intellectuels gauchistes » (R. Aron).

Il est difficile de cliver ces croyances car la gauche pratique toujours la dissonance cognitive qui consiste à rejeter toutes les informations qui contredisent leurs préjugés.

Or, pouvons-nous expliquer le progrès social par l’action de la gauche ?

Soyons sérieux. Il faut analyser ce progrès en fonction de l’évolution du capitalisme  dans son ensemble…du commercial au métacapitalisme actuel (basé sur l’immatériel).

Le capitalisme marchand avait instauré le salaire, progrès fondamental permettant l’accès à la propriété privée qui allait abolir diverses formes d’aliénation juridique comme l’esclavage, le servage, les corporations médiévales qui s’opposaient aux libertés individuelles.

Pour le capitalisme manchestérien, il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Suite à la révolution agricole (les enclosures en Angleterre), il y a eu transfert de la misère des campagnes vers les villes, incapables de faire face à cet exode rural. Ces manouvriers ruinés, déqualifiés, s’insèrent difficilement dans le capitalisme manufacturier. « Le XIXe S., c’est le monde féodal qui s’entasse dans les villes » (F. Braudel). La pauvreté était toujours la même, seul le cadre avait changé.

L’économie de l’époque privilégie surtout le commerce extérieur, suivant la théorie ricardienne (la théorie des avantages comparatifs) sans voir l’intérêt de développer un marché intérieur.

Marx escomptait l’implosion de ce capitalisme industriel.

C’était sans compter sur le tayloro-fordisme qui s’appuie sur les masses populaires. L’augmentation de la productivité permit de redistribuer le surtravail et d’augmenter les salaires dans les industries fordistes.

Avec le New Deal, la révolution tranquille, le néocapitalisme keynésien se met en place et permet de lancer le circuit économique national.

La trilogie, taylorisme, fordisme, keynésianisme est donc à la base de la haute croissance.

Le socialisme qui prévoyait l’organisation scientifique de la production, le contrôle des facteurs de production, l’abolition de la propriété privée, avait échoué et n’a donc jamais été appliqué dans nos économies marchandes.

Exemple en Belgique, la Charte de Quaregnon du POB du 26 mars 1894 est restée à l’état de projet.

Deuxième mythe, la Sécu. C’est en 1935 que le Social Security Act fut établi par le président F.D. Roosevelt sous la direction d’Edwin E. Witte, soit dix ans plus tôt que la mise en place du système belge du gouvernement Pierlot, influencé par le libéral W. Beveridge, conseiller de Churchill.

Je tiens à mentionner que John Stuart Mill, en 1848 avait déjà fondé un réformisme libéral, en adaptant les idées d’Adam Smith. Il prévoyait la redistribution des revenus par l’impôt, le trade-unionisme et la sécurité sociale.

Il a eu finalement beaucoup plus de poids dans l’histoire socio-économique que le « non » de Marx vis-à-vis de la société marchande. Il avait entrevu immédiatement le contenu totalitaire du socialo-marxisme.

Troisième mythe, le suffrage universel pur et simple. En Belgique, il fut défendu par Paul Janson puis son fils, libéraux radicaux qui furent à la base de ce combat démocratique – suffrage universel obtenu en 1919 pour les hommes mais repoussé par la gauche pour les femmes jusqu’en 1948.

Pour revenir à ce Mélenchon, détenteur d’un projet néodivin, s’il perd face à Le Pen, il pourra reprendre la déclaration de Jospin lors de son échec face au père de Marine Le Pen ; L. Jospin déclara « nous avions cru que nous avions davantage avancé dans la guérison d’un certain nombre de maux de la société française ». Ce  propos digne d’un inquisiteur fou, prêt à extirper les hérétiques de la société et à rallumer les bûchers, révèle l’intolérance de ces pseudo-démocrates.

Malheureusement la mentalité de gauche progresse, elle tient même  de plus en plus en laisse une certaine droite qui ne sait plus qu’inventer pour toucher la clientèle électorale.

On nous parle d’un social libéralisme basé sur la théorie J. Rawls, juriste et philosophe américain ; cette théorie se targue de réconcilier justice sociale et rationalité individuelle.

On s’en doute, le libéralisme social est un pléonasme.

Certes, le libéralisme n’a pas la vanité de changer le peuple, mais de mettre en valeur les qualités intrinsèques des individus en fonction de la diversité des intelligences.

La gauche, elle veut néantiser la société et faire de l’individu un être qui s’est déchargé de la quasi-totalité de son existence sur l’Etat en échange de la disparition de sa liberté, un Etat « Big Mother », la route de la servitude comme disait F.A. Hayek.

Pour ma part, je n’ai jamais milité pour la canaille du pouvoir (Nietzsche), ces frelons du monde du travail, ces parasites sociaux qui cultivent en tout, l’ambiguïté mais qui ont été responsables des conflits, des génocides qui ont jalonné toute l’histoire des civilisations (3,6 milliards de morts depuis -3570 (stat OMS)).

Les grands de l’aventure humaine, ceux qui ont assuré notre survie se trouvent dans l’histoire des sciences et des techniques. Dans la recherche agricole, citons O. De Serre sous Henri IV…, les physiocrates du 18e s (Quesnay, Turgot…) puis plus tard J. Liebig, l’un des fondateurs de la chimie agricole.

Ce problème de la survie subsiste. Malthus qui avait déjà signalé en 1798, les incidences de la pression démographique sur le potentiel nutritif , est toujours d’actualité mais le débat est aujourd’hui plus large, plus complexe. Le néomalthusianisme n’est plus seulement économique mais écologique. Il s’agit de la survie de la biosphère dans son ensemble.

Choisissez, comme disait V. Vernadski : une noosphère avec un écocapitalisme basé sur une croissance qualitative ou une cupidosphère, synonyme de chaos pour les générations futures bloquées sur ce petit vaisseau cosmique.

« L’humanité ne peut se permettre de se tromper » (B. Pascal) car les cavaliers de l’Apocalypse sont aux portes de la cité.

Alors, vous savez, les Hollande, les Mélenchon … dans un tel débat …

Ces individus ne sont que des métastases d’un cancer social, les parasites de l’écosystème Terre.

Signé Zombi : activiste initié et assermenté

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Date de dernière mise à jour : 28/11/2013