Egypte analyse historique religieuse

I. Le miracle de la première fois

L'évolution culturelle de la période néolithique précédent l'unification s'est pour suivie durant les 2000 ans qui on précédé cette "Egypte unie", cependant rien de fondamentalement nouveau n'est apparu. Cependant, vers le IVème millénaire, les égyptiens on entretenu des contacts avec la civilisation sumérienne et ont adopté le cylindre sceau, les constructions en briques crues , la technique de construction des bateaux, des motifs artistiques et surtout la pratique d'une forme d'écriture.....au début de la première dynastie.L'écriture hiéroglyphique est attestée dès le IVe millénaire : la plus ancienne inscription a été découverte en 1992 sur une tombe dans l'antique site d'Abydos et remonte aux années -3250/-3200 avant notre ère5, c'est-à-dire simultanément à l'apparition des caractères cunéiformes en Mésopotamie. Elle fut employée pendant plus de 3 000 ans : la dernière inscription connue à ce jour est datée du 24 août 394, et se trouve dans le temple de Philæ. La civilisation égyptienne aborda immédiatement un style propre, manifeste dans toutes ses créations. En fait, la position géographique de l'Egypte imposait un développement différennt de celui de la civilisation Suméro-akkadienne. En effet , la Mésopotamie était vulnérable aux invasions de tous les côtés - La vallée du Nil - quand à elle était isolée, défendue, par la mer rouge, le désert et la Méditerranée. Jusqu'à l'irruption des Hyksos ( ~ 1674 )  l'Egypte n'a pas connu le danger venu de l'extérieur

Extrait de Wikipedia :

Les Hyksôs (en démotique heka khasewet, littéralement « chefs des pays étrangers », en grec ancien : Ὑκσως) formaient autrefois un groupe pluriethnique vivant dans l'Asie de l'ouest, et qui arriva à l'est du delta du Nil au cours de la seconde période intermédiaire.Ils chassèrent les dirigeants de la XIVe dynastie, qui siégeaient à Avaris, et fondèrent les XVe et XVIe dynasties d'Égypte (entre -1674 et -1548), régnant sur la Basse et la Moyenne-Égypte durant plus d'un siècle.Traditionnellement, seuls six dirigeants de la XVe dynastie sont appelés « Hyksôs ». Les noms hyksôs sont très proches des noms cananéens, et certains archéologues pensent que les Hyksôs et les Phéniciens sont un seul et même peuple.[réf. nécessaire] Les Hyksôs introduisirent de nouveaux armements en Égypte, notamment l'arc composite1, le cheval et le char.Les nombreux princes de la XVIe dynastie sont en partie Hyksôs, en partie sémites, en partie asiatiques et en partie égyptiens. Les noms des princes de la XVe dynastie nous sont parvenus grâce aux œuvres et aux monuments égyptiens, ainsi que par l'Histoire d'Égypte de Manéthon, rédigée sous Ptolémée Ier.

D'autre part, la navigabilité du Nil permettait au Souverain de gouverner le pays par le truchement d'une administration de plus en plus centralisée.En outre, l'Egypte n'a pas connu de grande villes de type mésopotamien.On pourrait dire que le pays était constitué d'une masse rurale dirigée par les représentant d'un dieu incarné, le Pharaon.

Mais c'est surtout le principe de la divinité de Pharaon et la religion qui ont contribué au début à modeler la structure de la civilisation, ou bien disons plutôt que la religion s'est constituée sur base des conditions géo-culturelles de ce pays .

Comme nous l'avons vu, Ménès, pharaon mentionné par la liste royale de Manéthon, serait l'instigateur et le réalisateur de l'unification (~3185) du Pays, selon une opinion courante ce pharaon serait de nature symbolique et  serait en fait une notion unifiée de quelques derniers pharaons de la dynastie 0 ayant oeuvré à cette unification, avec en dernier lieu le souverain Narmer , dernier de la dynastie 0 ou premier de la Dynastie I, thinique. Ce pharaon venu du sud aurait bâti sa capitale du pays unifié à Memphis.Très proche chronologiquement du roi Scorpion II, il était originaire de Hiéraconpolis, la capitale du royaume du Sud. Il aurait remporté une grande victoire contre le Nord qui aurait conduit à l'unification du pays. C'est là que pour la première fois fût célébrée la cérémonie du couronnement.Par la suite, et pendant plus de 3000 ans, chaque souverain fût couronné à Memphis , il s'agissait d'une cérémonie culminante inaugurée par "Menès". Il ne s'agissait pas de le célébration d'exploits, mais du renouvellement d'un acte créateur ; de la source créatrice présente dans l'évènement originel.

La fondation de l'Egypte unifiée sonne l'échos de la cosmogonie : le Pharaon, dieu incarné fonde un monde et une civilisation plus complexes que celle des villages néolithiques, il fallait assurer la permanence de cet acte conforme au modèle divin c'est à dire lutter contre les crises susceptibles d'ébranler les assises de cette création. En cela, le Pharaon était divin car immortel, son décès signifie la translation au ciel. Les dynasties représentent la continuité d'un dieu incarné à un autre dieu incarné, par conséquent, la continuité de l'ordre cosmique et social est ainsi assurée. On voit ainsi que la mythologie est aussi un modèle idéal du fonctionnement social.   

Avant d’aborder les cosmogonies égyptiennes à proprement parler, il nous faut revenir sur le mot « dieu » (ou déesse) utilisé pour traduire le mot égyptien de Neter. Le mot dieu n’est pas un mot neutre : chacun en aura inconsciemment une idée selon, qu’il soit croyant ou pas, selon sa religion, selon l’époque ou il vit… Les mots sont toujours chargés d’affects, c’est peut-être pour cela que l’Egypte a utilisé une écriture symbolique complexe (hiéroglyphes) en même temps qu’une écriture plus simple pour la vie quotidienne.

Le Neter est une Puissance, un Principe ou une fonction de la Nature, qui découle de la scission de l’Unité originelle, et qui évoque par ses caractères propres une des caractéristique (ou Qualité) de cette Unité originelle : si tous les Neter étaient indifférenciés, nous serions revenu au stade de l’Unité originelle (état neutre).

Il est remarquable que les plus importantes créations sociales, politiques et culturelles aient eu lieu pendant les premières Dynasties. Ce sont des ces créations qui ont fixé les modèles pour les 15 siècles qui ont suivi. Après la Vème dynastie (~2500-2300), presque rien d'important  n'a été apporté au patrimoine culturel. Cet "immobilisme" qui caractérise la civilisation égyptienne, mais que l'on retrouve dans les mythes et les nostalgies d'autres sociétés traditionnelles est d'origine religieuse. La répétition des gestes et des exploits effectués à l'aube des temps , sont la conséquence de la logique théologique qui mettait en exergue un ordre cosmique et le considérait comme oeuvre divine. Aucune atteinte ne devait être portée à cet ordre sous peine de faire régresser l'univers au chaos, ce qui est l'inverse de l'oeuvre cosmogonique et consacre le triomphe des forces démoniaques. Cet aspect immobiliste était en fait motivé par la volonté de maintenir intacte la première création en tant que perfection cosmologique, sociale, religieuse et éthique. Les phases successives de la cosmogonie sont évoquées dans les différentes traditions mythologiques. En effet les mythes se réfèrent à des évènements "spirituels " qui  on eu lieu au temps fabuleux des commencement, il faut noter que généralement la notion de course des Astres n'apparait qu'en fin de cosmogonie, il n'y avait à cet époque pas de temps et tout était simultané, les successions d'évènement cosmogoniques constituent une hérédité non temporelle, la notion de succession y est une métaphore de mécanismes relatifs à la pensée.Cet époque est un âge d'or appelé "Tep Zepi" soit "la première fois " C'est la succession atemporelle depuis l'apparition du créateur jusque l'apparition de Horus et son intronisation comme premier Pharaon légendaire. C'est cette époque d'Or qui est à l'origine de toutes les réalités culturelles et religieuses ( plan des temples, calendriers, rituels, écriture, enseignes royales .....) parfaites à l'origine, l'age d'or est l'age de la perfection de la création. Toutes ces réalités culturelles et religieuses doivent leur justification au fait qu'elles émanent de ce âge d'Or, perfection absolue. Celà correspond d'ailleurs au monde des idées de Platon.

Il faut mener une réflexion, cette cosmogonie donne une structure, une organisation de l'essence du monde et c'est celà qui permet la vie de la matière comme des Hommes, cette organisation émane du Noun, chaos primordial qui contient cependant un germe structurel donnant naissance au monde émané, qui n'est pas matériel jusqu'au stade d'Horus, à partir de là apparait le matériel, le physique qui cotoyent le spirituel au sein de la pensée des hommes. Le spirituel permet par l'intermédiaire des divinités du panthéons d'avoir accès à la mémoire des choses , du monde et des origines, à cette période d'or garante de stabilité. Toute chose possède son inverse, et le stable a pour inverse l'instable du Chaos représenté par le dieux Seth. Pour persister le monde doit  de manière permanente lutter contre ce chaos, au risque d'y retourner, au risque de retourner au Noun, l'incréé par nature. Ce qui est içi évoqué correspond à la structure de l'Ennéade d'Heliopolis, cependant les Ogdoades donnent plus de détails sur ce qui est précréationnel, nous en parlerons plus loin.

Il est une "réalité" qui permet de comprendre le sens profond du mot mythologie, le monde, nous le voyons au travers d'un prisme ou d'une lentille qui est notre esprit, celui çi est tourné vers l'extérieur par l'intermédiaire de nos différents sens et sensations et transmets vers notre intériorité une vision transformée, nous n'avons pas une vision directe de ce qu'il y a en réalité autour de nous, nous ne le savons pas. Notre esprit structure un monde inconnu par l'intermédiaires des idées spirituelles que nous nous en faisons et ce monde inconnu est le chaos, l'océan primordial, le Noun qui contiendrait ce germe qu'est l'esprit de dieu. Les mythologies donnent une vision de la structure dynamique de la pensée " ontogénétique " qui est la seule réalité à laquelle nous avons accès, ce sont les idées. et ces idées correspondent à la perfection de l'âge d'or. Une fois que cette pensée s'amoindrit, se déstructure, le monde finit par ne plus être et ce sont les aspects eschatologiques des religions lorsque le soleil esprit se perd dans les ténèbres de l'Amdouat et ne peut plus se lever, la Maat est protectrice de l'ordre anti eschatologique. En effet dans le monde matériel et vivant, apparaissent la rage, le bruit...  contre lesquels il faut perpétuellement lutter. Ni la mort ou la maladie n'existent durant l'âge d'Or appelé âge de Ré d'Osiris ou de Horus........

A la suite de l'intervention du mal ou du chaos, le désordre apparut en mettant fin à l'âge d'or, mais cet âge d'or n'a pas été relégué dans les oubliettes , cette époque fabuleuse constitue la somme des modèles qui doivent être imités , cette époque est continuellement réactualisée .En quelques sortes, l'on peut dire que les rites, poursuivant la déroute des forces démoniaques, on pour but la restauration de la perfection initiale.

II. Réflexions sur les théogonies et cosmogonies.

Comme dans toutes les religions traditionnelles

 

   

      

  

  

      

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Date de dernière mise à jour : 04/01/2013