1.généralités

 

1.La réalisation de l'esprit comme origine de toutes les traditions

Plusieurs centaines de traditions se sont manifestées dans le monde, toutes issues de l'activité de l'éveil spirituel provenant de la pleine réalisation de la nature de l'esprit .

Elles oeuvrent toutes pour le bien des êtres et les particularités propres à chacun.

- Certaines traditions religieuses nous permettre de reprendre naissance dans les premiers états d'existence supérieure ( religions au sens strict )

- D'autres dans des états divins du monde de la forme pure, ou du monde sans forme

- Certaines , enfin,  nous conduisent jusqu'à l'ultime réalisation spirituelle.

Mais toutes nous enseignent les pratiques nécessaires pour ne pas tomber dans les états d'existence inférieurs et pour s'élever vers les supérieurs.

Toutes les traditions donnent force spirituelle et pouvoir de transformation et c'est dans ce sens que personnellement j'ai confiance en toutes, à ce titre, ces traditions sont toutes de nature initiatique.

Je pense que ceux qui aspirent à ces enseignements et ont confiance en eux sont des êtres fortunés , qui pourront ainsi donner à l'existence humaine, qu'ils ont obtenue, son sens véritable.

2. Complémentarité des différentes traditions

On pourrait se demander, puisque chaque tradition et lignée consitue un enseignement authentique et complet, pourquoi il en existe plusieurs. D'une manière générale , leur variété correspond aux diverses réceptivités et inclinations des êtres.

Chaque système existe disctinctement pour répondre aux besoins et aux aptitudes particulières de personnes différentes, dotées de mentalités qui le sont aussi.

Personnellement j'ai été instruit de différentes traditions, j'ai pu instaurer avec toutes, d'excellentes connexions et nourri une grande confiance entre leurs différents enseignements . Je considère ces traditions de manière impartiale , chacune étant bénéfique à celui, ayant à son égard les affinités spécifiques provenant de connexions antérieures.

D'une façon générale, avoir confiance en toutes les traditions est un signe de compréhension profonde des enseignements; néanmoins, il est indispensable de s'engager dans une tradition donnée, d'y recevoir des instructions et d'être introduit aux pratiques essentielles ( initiation au sens large) .


Tout ceci est particulièrement applicable aux différentes écoles du Bouddhisme  

 

3.L'esprit au coeur de toutes les traditions

 

Les mêmes idéaux d'amour sont à la racine des principales religions de ce monde .
Bouddha, le Christ, Confucius, Zoroastre, ont avant tout enseigné l'amour. L'hindouisme, l'Islam, le Jaïnisme, le Judaïsme, la loi Sikh, le Taoïsme poursuivent un but identique. Toutes les pratiques spirituelles ont pour objectif la progression bénéfique de l'humanité.

Sa Sainteté le Dalaï-Lama, Océan de Sagesse

Nous occidentaux avons atteint un niveau technique étonnement élevé.
Pourtant, notre esprit qui est si proche de nous, reste une réalité impénétrable : Le Bouddhisme adamantin établit que nous ne connaissons pas ce qui est notre propre esprit ! Alors que nous disposons de téléscopes qui nous permettent de sonder les confins de l'univers, et de microscopes suffisamment puissants pour distinguer les détails atomiques de la matière, cet esprit qui est la partie la plus fondamentale de notre être, la plus intime, nous reste aussi la plus invisible, la plus insaisissable et inconnue. 

Le développement des sciences et des techniques nous ont apporté une connaissance de l'extérieur très élevée et une certaine forme de " bonheur " , cependant nous restons dans la méconnaissance de l'esprit, celui-ci reste opaque à nos représentations. Cet esprit est de ce fait conditionné et affligé de nombreuses manières par la souffrance, la frustration et l'angoisse.
Pour remédier à ces maux , il est nécessaire de découvrir et de comprendre la nature essentielle de son esprit, c'est ce que le Bouddhisme tantrique propose ainsi que les autres voies ou véhicules bouddhiques.

4.Comprendre notre véritable nature

Le point essentiel est de comprendre notre propre nature, ce que nous somme vraiment  Note : voir Alchimie occidentale : oeuvre au noir, Alchimie orientale du Dao : cinabre ( synabre )) 

Savoir ce que nous sommes vraiment , comprendre notre nature ultime ( union mercure/soufre)

POURQUOI NE PAS UTILISER NOS CONNAISSANCE ET NOTRE INSTRUCTION ? CES FACULTES PEUVENT NOUS PERMETTRE DE COMPRENDRE LA NATURE ESSENTIELLE DE NOTRE ESPRIT

Nous sommes tous potentiellement capables de le faire car nous avons tous un esprit de même nature.

Nous sommes tous semblables, nous avons tous le sentiment d'exister avec un ego soumis à diverses peines et souffrances, à diverses craintes et peurs. Cela provient d'une ignorance de notre nature essentielle .Si nous pouvons nous éveiller à la connaissance de ce que nous sommes profondément, à la nature réelle de notre esprit, il n'est pas de remède plus efficace pour dissiper toutes souffrances. C'est le coeur de toutes les pratiques spirituelles  

Toutes les traditions, qu'elles soient chrétienne, hindoue, védique, musulmane, païenne , ... enseignent que la compréhension de ce que nous sommes au niveau le plus profond est le point essentiel.

Cette compréhension de la nature de l'esprit éclaire de l'intérieur et illumine les enseignements de toutes les traditions

Dans chacune d'elle, quiconque parvient à la compréhension intime de la nature de l'esprit et en fait une expérience immédiate, aboutit à une vision essentielle, sans commune mesure avec celle qu'il pouvait avoir avant cette expérience directe.

La connaissance de la nature de l'esprit est la clef qui ouvre la compréhension de tous les enseignements 

C'est ainsi que peut être acquise une vision globale du dharma et de toutes les traditions . 
 
Avoir une très bonne compréhension théorique du dharma ou de toute autre tradition, et réaliser effectivement la nature ultime de l'esprit sont profondément différents 

Même un être réalisé en dehors du cadre défini d'une tradition spirituelle aurait, tout en vivant dans le monde ordinaire, une influence extrêmement bénéfique. 

 

5. Les trois véhicules

 

Le bouddhisme se décline en trois voies un peu différentes, mais nous verrons qu'elles découlent les unes des autres [/color]


Petit Véhicule (Hînayâna)


Ainsi nommé par les adeptes des 2 autres véhicules - parfois non sans une certaine nuance péjorative... - car il est le plus ancien des enseignements du Bouddha. Dans cette voie, seuls les moines peuvent atteindre le nirvana : la voie de la délivrance ne peut guère être suivie jusqu'au bout que par les ascètes mendiants (bhikshu), subsistant d'aumônes, soumis à une discipline fort austère. Ces moines doivent pratiquer des exercices variés, appelés en général «méditations» (dhyâna) et apparentés au yoga, pour affaiblir et supprimer erreurs et passions, obtenir la vision parfaitement claire de la réalité et la sérénité parfaite du nirvâna.

Le Hînayâna a compté une vingtaine de sectes, nées la plupart avant notre ère et dont seul subsiste aujourd'hui le Theravâda, ou «enseignement des anciens»; florissant au Sri Lanka, en Thaïlande et Birmanie et naguère au Cambodge et au Laos; la littérature en pali, langue indienne ancienne soeur du sanskrit, concerne surtout les moines (bhikshu) auxquels elle apprend la méthode pour devenir des arhant (hommes méritants), c'est-à-dire des saints ayant atteint le nirvâna.

Quant aux fidèles, ils doivent pratiquer l'aumône, s'abstenir comme les moines du meurtre de tout être vivant, de vol, de luxure, de mensonge et de l'usage des boissons

Grand Véhicule

Apparu à la fin du Ier s av. J.-C., a produit de nombreux textes sanskrits. Exhorte ses adeptes à devenir, non pas des arhant, mais des bodhisattva, en portant à leur perfection (pâramitâ) l'exercice des vertus, notamment en aidant et secourant les autres êtres, sans épargner leur peine ni leur vie, et en retardant leur propre entrée dans le nirvâna jusqu'à ce que tous les autres l'aient atteint eux-mêmes. La plupart de ses fidèles ont une vénération particulière pour le bodhisattva Avalokiteçvara, dont la compassion sans limite et toujours active leur sert de sauvegarde et modèle.

D'autres vouent un culte exclusif au bouddha mythique Amitâbha (Lumière infinie), qui accueille, dans son paradis nommé Sukhâvatî, tous ceux qui ont eu même une seule pensée de respect à son égard. Écoles de philosophie : Mâdhyamika, fondée par Nâgârjuna (IIIe s.), démontre et enseigne que tout est «vide» (çûnya) de nature propre derrière le monde illusoire auquel croient et s'attachent les êtres ; Viânavâdin, fondée par Asanga (fin du IVe s.), réduit tout, êtres et choses, à la pure conscience (vijñâna) virtuelle, vide elle-même de nature propre comme de tout contenu autre qu'illusoire: C'est ce que l'on appelle la vacuité. Les penseurs du Mahâyâna voulaient aider leurs disciples à se détacher des objets, des passions et des erreurs en prouvant l'irréalité de ceux-ci. En soutenant la thèse de la vacuité de nature propre, intermédiaire entre l'être et le néant, ils rejetaient l'accusation de nihilisme lancée par les autres philosophes indiens.

Tantrisme bouddhique (Vajrayâna)

Beaucoup le considère, non pas comme un troisième véhicule, mais comme une branche du Mahayana, ce qui semble philosophiquement plus juste. Appelé ainsi parce que sa littérature, en sanskrit, est constituée d'ouvrages nommés tantra (trame).

Ensemble de sectes nées du Mahâyâna à partir du VIIe s., différentes les unes des autres par leurs doctrines et leurs pratiques religieuses, où l'on note une forte influence de l'hindouisme, qui subit à la même époque une évolution parallèle. Elles se distinguent du bouddhisme par un panthéon (ensemble de dieux) riche et complexe et par des activités rituelles, où symbolique et magie exercent des fonctions déterminantes (principe d'identité universelle fondé sur la doctrine de la vacuité). C'est ce dernier que nous étudierons plus particulièrement

LECTURES INTERMEDIAIRES

 Sachez qu'un bodhisattva ayant accompli l'Eveil ne s'attache pas à la Doctrine, ne cherche pas à s'en délivrer, ne déteste pas le devenir, n'a pas d'attirance envers le nirvana. Il ne vénère pas ceux qui respectent les préceptes, ne hait pas ceux qui les enfreignent, ne respecte pas les adeptes expérimentés, ne méprise pas les débutants. Pourquoi cela ? Parce que tout est Eveil. Ainsi, la lumière des yeux qui illumine le paysage extérieur étant parfaite, elle est dénuée d'amour et de haine. Pourquoi? Parce que cette lumière est non-dualité et il n'y a par conséquent ni haine ni amour.

Citation / traduction n° 795 : Sutra de l'Eveil parfait, ( VIe -VIIe siècle), apocryphe chinois, Bouddhisme, Mahayana, Madhyamaka
Source : traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.423

Tchao-tcheou demande à Nan-ts'iuan : " Qu'est-ce que la Voie ? "
Ts'iuan dit : "Le cœur quotidien, c'est la Voie. "
Tcheou dit : "Alors peut-on la suivre ?"
Ts'iuan dit : " Si l'on s'y attache, aussitôt on va de travers."
Tcheou dit: "Si je ne m'y attache pas, comment pourrai-je savoir si c'est la Voie?"
Ts'iuan dit : " La Voie n'appartient ni à la connaissance ni à la non-connaissance. La connaissance est un éveil irréel et la non-connaissance est indifférence. Si tu arrives vraiment à la Voie sans attache, c'est comme le vide suprême, très vaste et très profond. Comment pourrais-tu la juger de force par discrimination ?" Sur ce mot, Tcheou a instantanément l'Éveil.

Par la quête de : " Qui suis-je ? ", le mental devient silencieux. La pensée " Qui suis-je ? " détruit toute autre pensée, et, de la même façon que le bâton utilisé pour remuer le bûcher funéraire, elle finira par être elle-même détruite. Puis la réalisation du Soi surviendra.
Lorsque d'autres pensées émergent, il ne faut pas les entretenir mais rechercher plutôt : " A qui cette pensée apparaît-elle ? " Peu importe combien de pensées se présentent. Pour chaque pensée qui émerge, il faut se poser la question avec assiduité : " A qui cette pensée est-elle apparue ? " La réponse sera alors " à moi ". Sur ce, si l'on se demande : " Qui suis-je ? ", le mental retourne à sa source, et la pensée qui avait surgit devient silencieuse. Ainsi, grâce à une pratique régulière, le mental acquerra la capacité de rester dans sa source. Lorsque le mental, sous sa forme subtile, passe par le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes grossières apparaissent. Lorsqu'ils demeurent dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas permettre à l'activité mentale de s'extérioriser et la maintenir dans le Cœur est ce qu'on appelle : " intériorité " (antar-mukha). Laisser le mental quitter le Cœur est appelé : " extériorisation " (bahir-mukha). Ainsi, lorsque le mental demeure dans le Cœur, le " je " qui est la source de toute pensée s'évanouira, et le Soi, à jamais présent, brillera. Quoi que l'on fasse, il faut agir sans l'ego " je ". Lorsqu'on se conduit de la sorte, la nature de tout ce qui apparaît alors, est celle de Siva (Dieu).

- Ramana Maharshi

ll est vrai qu’aussi longtemps que l’on entretient une relation avec soi-même , avant que la dualité ne s’évanouisse à jamais,
on a besoin de se rappeler .

Ce rappel témoigne de ce que le processus psychologique n’a pas abouti à sa propre résolution .
le chercheur est sentimental et romantique , si belle est sa voie qu’il en oublie de voir au travers de toutes ses expériences ….
ni joie ni peine , en vérité , le soi est sans préférence !

aucun choix laissent libres les milliards de ses formes.

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Date de dernière mise à jour : 17/05/2012