spiritualité primitive 1

INTRODUCTION PREREQUISE

 

 

 

PROPOS LIMINAIRES VDS

 

08/06/2010 VDS

Comme point de départ, nous considérons que être,  ou plutôt  -devenir un homme-  signifie être "religieux", aucune autre tentative de définition ne sera menée dans ce texte. Aux origines, spiritualités et religions se confondent un peu et je prends l’option apparemment simplificatrice, mais significative de mes convictions, de n’y opérer que peu de différences. La numinosité, pouvant parfois mener à l’extase, est un phénomène fomenté par nos dynamismes de structure inconsciente et collectivement représentés dans l’humanité universelle. La psychanalyse et la psychologie des profondeurs ont d’ailleurs bien montré que cette extase n’est pas l’unique apanage des religions. En effet, d’autres humains moins connus que Paracelse ou Zozime de Panopolis peuvent ressentir la violence de ces états dans d’autres situations bien plus communes. L’aliéné n’est anormal que dans le sens ou il ne peut conscientiser ces états. Je fais cette parenthèse introductive pour bien souligner l’intensité de l’énergie psychique mise en cause dans ces situations, et insister sur le caractère universel des religions, Aristote a peut-être raison en admettant que tout homme a une nature politique,mais par dessus tout cela il est spirituel ce qui ferait,semble-t’il, toute sa différence d’avec les autres organismes vivants.

Pour aborder la spiritualité primitive, il faut fixer les idées, comme en mathématiques, et considérer, éventuellement par convention, que l’état psychologique de ces hommes est celui d’une aube dans lequel se lève timidement le soleil de la conscience, dans une matrice maternelle fusionnelle avec le monde. Il en est de même au sujet de  la psyché, qui vient de mettre au monde les potentialités différentielles conscientes. En manière corrélative, l’homme de cette époque  est alors très proche de son inconscient collectif en tant que cette matrice paralléle et fusionnelle avec la nature, car l’inconscient collectif est le lac naturel - penser à l’image du lotus qui émerge des profondeurs pour fleurir et constituer le Démiurge cosmogonique des égyptiens du sud du delta (Héliopolis).

Pratiquement il faut comprendre que les influences de l’inconscient ne constituent pas une troisième blessure narcissique de l’homme, en ce sens qu’il ne serait plus maître de sa destinée.  Si l’homme n’est en effet jamais le maître de sa destinée précise, il peut adopter une direction générale vitalement riche en laissant advenir ces contenus, en les interprétant notamment par la projection adéquate et la symbolisation.

Le drame incommensurable de notre époque , est l’unilatéral refoulement que tend l’homme à pratiquer vis à vis de l’inconscient collectif. De cette manière, il appauvrit sa vie, mais plus gravement il  prend le risque d’être, en retour, la proie d’un reflux dévastateur des dynamismes inconscients mis sous pression pat le refoulement, et de subir un Tsunami archétypique non contrôlé et non intégré. De là proviennent les horribles exactions allemandes de la seconde guerre mondiale. Il suffisait d’un individu déséquilibré mais charismatique comme le Furher ( le guide ) pour canaliser les eaux furieuses collectives vers des desseins incroyablement funestes. Voilà où mène le refus de la spiritualité par la sécularisation, l’institutionalisation, la matérialisation excessives catalysées par l’archétype du père.

Non, résolument non, point d’unilatéralité en la matière, père et mère, lune et soleil sont faits pour collaborer équitablement à l’émergence d’un enfant divin, d’un enfant vivant, d’un enfant spirituel. Ce sont des noces qui célèbrent la conjonction dans le thalamus nuptial divin de l'äme et de l'Esprit. DESCARTES a tort quant il célèbre la différence entre corps et âme, il s’agit au contraire d’une trinité Esprit, âme, corps qui en réalité ne fait qu’un dans, je cite, l’unité du saint esprit.

09/06/2010 VDS

Il est difficile d’imaginer comment l’esprit humain pourrait fonctionner sans la conviction qu’il y a quelque chose d’irréductiblement réel dans le monde,  et il est impossible d’imaginer comment la conscience pourrait apparaître sans conférer une signification aux impulsions et aux expériences de l’homme. La conscience d’un monde réel et significatif est intimement liée à la découverte du Sacré. Par l’expérience du sacré, l’être humain a saisi la différence entre ce qui se révèle comme étant réel, puissant, riche et significatif et ce qui est dépourvu de ces qualités, c’est à dire le flux chaotique et dangereux des choses, leurs apparitions et disparitions  fortuites et vides de sens.

Mircea Eliade affirme tout comme CG Jung que le sacré est un élément dans la structure de la Psyché, et non un stade dans l’évolution de la conscience. Comme nous allons le voir dans ce chapitre sur les spiritualités et religions primitives, - vivre en tant qu’être humain - est en soi - un acte religieux , car l’alimentation, la vie sexuelle, et le travail ont une valeur sacramentale.

Je le martèle  en accord avec M. Eliade : Etre ou plutôt devenir un homme signifie être religieux. Cette rubrique dénommée "histoire des spiritualités et des religions" aborde la partie la plus descriptive ",à l’image d’un certain empirisme historique, de la science des religions, Suivrons des rubriques avec des contenus plus analytiques.

Il est possible de critiquer la valeurs des critères bibliographiques que je choisirai pour grouper les grandes contributions à l’histoire des religions. Cependant le développement historique des religions le confirme : c’est grâce a des crises en profondeur et aux mises à jours importantes qui s’ensuivent que "religare" trouvera ses nouvelles déclinaisons et  que le dynamisme évolutif psychologique des adeptes religionnaires de tout l’Univers se nourrira.

CHAPITRE PREMIER : COMPORTEMENT MAGICO-RELIGIEUX DES ORIGINES/

Prérequis

Il faudrait, pour vraiment planter le décor, y inclure des notions fondamentales de paléoanthropologie et de préhistoire. Pour ce qui concerne celles-ci, vous en trouverez des éléments dans les rubriques origine de l’agriculture et histoire des sciences . Pour ce qui concerne la paléoanthropologie, j’ai créé une nouvelle rubrique intitulée Paléoanthropologie et Préhistoire qu’il m’est indispensable d’achalander. Je ne vous cache pas que je voudrais aussi aborder l’anthropologie biologique et l’ethnologie des primitifs, l’anthropologie et l’ethnologie sociale de notre époque ne m’intéressant pas, tout comme l’étude des sociétés contemporaines dont le contenu brut,  ou disons encore le sujet d’étude,  est constitué d’infantiles futilités pour niais. Attention, je n’apprécie pas la société occidentale ni l’occidentalisation pour des raisons évidentes, mais je ne crois pas être sociopathe. Le maximum que je puis cautionner en matière de société correspond au milieu agropastoralisé d’avant 1950.

Pourquoi cette pré-étude doit-elle être menée ?

Simplement, il faut accéder au contexte vital et "historique" de la préhistoire pour comprendre les conditions d’apparition de la spiritualité des origines, de manière à appréhender certains liens de cause à effet. Il en est de même au sujet de l’hominisation qui , comme je l’ai affirmé , dans cette présente rubrique, va de pair avec la spiritualisation consécutive à l’apparition du moi conscient. il faut pouvoir,pour les mêmes raisons, comprendre  et "arcaniser" l’évolution biologique corrélative de cette branche si particulière du sous phylum des Primates antropomorphes. Vous verrez qu’après cette petite parenthèse, lorsqu’elle sera écrite, vous pourrez acquérir pleine compréhension des conditions d’apparition de la station verticale marquant déjà le dépassement de la condition des Primates ( voire l’hypothèse fort controversée mais riche de l’East Side Story de Coppens ).

L’expérience originelle de l’Orient.

Pour paraphraser Eliade dans le premier volume de son "histoire des croyances et des idées religieuses". L’état de veille correspond à une état plus ou moins attentif de l’environnement et à la station verticale, et c’est de cette manière que l’espace est organisé en quatre directions horizontales à partir d’un axe central haut-bas ( voir le trièdre trirectangle ou repère cartésien ou encore repère orthononormé de référence de la géométrie analytique). Les notions de haut , bas, droite, gauche peuvent maintenant être comprises. Pour l’homme des origines, comme pour l’homme contemporain d’ailleurs, l’espace est ainsi organisé par rapport à son corps physique comme s’étendant devant, derrière, à gauche, à droite, en haut et en bas. Cette sempiternelle hexalité ou trinité selon les  conceptions et contextes se décline ad libitum depuis la  compréhension sacrale des origines jusqu’à leurs survivances actuelles. elle constitue d’ailleurs un élément central de toute symbolisation opérative ou spéculative des spiritualités comprises en rites et hermétismes.

Plus prosaïquement, on ne peut vivre longtemps dans le vertige causé par la dés-orientisation, mes frêres le savent très bien.Cette expérience de l’espace orienté autour d’un centre explique l’importance des divisions et répartitions exemplaires des territoires et des agglomérations et des habitations, ainsi que leur symbolique cosmogonique. 

Expérience originelle des outils 

Un autre propre de l’homme qui, en tant que tel, se construit et construit, est mis en lumière par l’usage des outils. Les Paléoanthropiens de la basse préhistoire se servent d’outils, cette affirmation est abondamment étayée et peut donc raisonnablement servir de départ à une spéculation.Il existe, il est vrai, des primates d’autres obédiences qu’humaines, qui utilisent des outils, mais c’est fort différent, il ne fabriquent pas ces outils, Hors tout Paléoanthropien commence par utiliser des outils qu’on lui a fabriqué et c’est seulement quand il en acquiert la maîtrise par le compagnonnage avec ses semblables  qu’il peut commencer à les fabriquer. Il en arrive ainsi a initier la fabrication d’outils pour faire des outils.Ces outils ils les gardent près d’eux , prêts qu’ils sont , à s’en servir en toute situation. L’usage de l’outil ne se limite pas, en cette sorte, à une utilisation singulière, comme cela arrive avec les singes lorsqu’ils y sont forcés. Ces outils ne sont pas des prolongations amplificatrices des propriétés du corps. Tout outil en pierre, aussi ancien soit-il constitue une virtualité supplémentaire du potentiel humain. Ainsi, le couteau sert d’évidence à couper, mais il ne le fait pas à la manière de la mâchoire dentée ou des ongles lorsqu’ils égratignent.Il est troublant de constater que le matériaux pierreux est disponible de tout temps sous forme d’assises géologiques profondes et comprimées. L’image d’Epinal constituée par la vision parlante des ressources maternelles géo-logiques permettant le salut de l’homme est à tous égards riche de conclusions potentielles intuitives pour les hommes de bonne volonté.

VDS 11/06/2010      

Expérience originelle du feu chaleureux et éclairant

A nouveau, le feu est une composante complexe naturelle de notre environnement, si l’on parle en scientifique, mais, pour le Paléoanthropien qui n’est pas encore atteint par les excés de la rationnalité aristotélicienne, le feu est non analysé et constitue une donnée brute, primitive et naturelle.

Les progrès en technologie, on le sait, n’impliquent pas un développement causal, ni même corrélatif de l’intelligence. L’essor extraordinaire des technologies ces deux derniers siècles, n’a pas produit un développement durable de l’intelligence humaine occidentale. D’ailleurs toute inovation comportait un péril de mort collective ( André Varagnac). L’immobilisme technologique entraînait la survie des Paléoanthropiens, de quoi regarder nos traditions avec un regard moins condescendant.

Domestiquer le feu, c’est le produire, le transporter et le conserver et ces possibilités séparent définitivement les paléoanthropiens de leurs précurseurs zoologiques. La première trace de ces activités est traditionnellement acceptée sur le site de Chou kou tien il y a 600.000 ans. Cependant, la domestication eut probablement lieu bien avant en divers lieux.

12/06/2010

Structure et charpente mystique originelle de l’homme

L’homme préhistorique était déjà intelligent et imaginatif et son activité inconsciente ( rêves, fantaisies, visions, affabulations,extase etc) ne différait de la nôtre que par son intensité et  son ampleur.

Ces termes d’intensité et d’ampleur sont à prendre dans leur déclinaison forte et dramatique.

L’homme est le produit final d’une décision prise au "Commencement des temps" , l’homme a dépassé ses ancêtres, il est devenu carnivore et doit tuer pour vivre. 

En effet, les produits de la cueillette et du glanage tels que les fruits, les racines, les mollusques, etc sont devenus insuffisants pour assurer le métabolisme de l’humain , l’homme a donc eu l’idée de chasser , activité qui assura sa survie pendant deux millions d’années,... avant le néolithique.

C’est la chasse qui a déterminé la division du travail selon le sexe , en renforçant l’hominisation ; car dans le reste de la nature, cette division est très rare , fortuite ou réduite à un instinct comme chez le lion et la lionne.

L’éternel jeu de la mort a mis le chasseur en rapport sui generis  avec les animaux massacrés ( voir plus loin ) Actons pour l’instant qu’une solidarité mystique s’installe entre l’homme et l’animal par le fait même de l’action de tuer et que le sang versé est en tout point semblable à celui de  l’homme (notion unitaire). Cette solidarité mystique dévoilera une parenté entre les sociétés humaines et le monde animal.

Le fait d’abattre une bête chassée ou domestiquée devient un sacrifice équivalent à un sacrifice humain, les victimes sont donc, dans ce cadre, interchangeables. Ces conceptions installées chez l’homme se sont constituées pendant les dernières phases de l’hominisation. Elles sont encore actives actuellement sous des formes modifiées, revalorisées, camouflées... , des millénaires après la disparition des civilisations paléolithiques.

En reliant ce qui vient d’être écrit, l’on peut induire que, étant donné le retard évolutif de l’intelligence sur la technologie, en d’autre termes la différence d’ordre entre la cinétique culturelle et la cinétique intellectuelle, que l’homme contemporain joue à l’apprenti sorcier et que le monde dans lequel il s’impose de vivre n’est pas adapté à ses instincts de chasseur. L’homme a la propension de tuer et consécutivement de vaincre en lui, au plus profond de ses archaïsmes et rien ni personne n’y changera quoique ce soit, surtout pas les Institutions. Le chasseur est un homme libre de se mouvoir et de vivre à sa guise pour se nourrir, pourtant la société contemporaine ne lui laisse que peu  de voies dérivées pour vaincre sainement, cela est funeste , parce qu’alors il massacre ses semblables réellement ou par monnaie interposée. Contrairement à ce qui est dit en jargon maternel scolaire, vouloir n’est pas pouvoir, je suis alcoolique et ce n’est pas la volonté qui m’a rendu abstinent, c’est la recherche de moi-même. Cette société constitue l’archétype de l’erreur par l’uniformisation et le nivellement intellectuel par le bas qu’elle impose, l’institutionalisation de même que la législation à outrance enferme l’homme dans une nasse dont il ne peut ou n’ose sortir consciemment. Son inconscient, et ses archaïsmes sont pourtant bien là  et rien d’artificiel ne pourra les refouler définitivement car l’inconscient est nature et que la nature vaincra l’erreur énorme dans laquelle nous vivont. Seul le retour vers des valeurs plus fondamentales, plus " naturelles, voire archaiques et vers une saine spiritualisation peut faire de l’homme un peuple paisible et heureux. Je vous supplie, lecteurs de reconsidérer les formatages successifs que la société occidentale et consumériste vous a imposé, vous n’en êtes pas responsables. Le comble est que c’est la société qui nous met sous pression et en position psychologique instable et que c’est elle-même qui nous en punit. Je suis convaincu que sans violence, et en toute intelligence, les peuples peuvent, s’ils le veulent vraiment, combattre et vaincre sans dégats humains les cupides, malhonnêtes, et manipulateurs dinosaures qui nous dirigent. Ces personnes ne sont pas plus respectables que vous, ni plus intelligentes, loin de là, elles sont simplement mieux formatées que vous, complètement irresponsables et elles ne peuvent rien contre l’intelligence du coeur, contre l’abnégation dont elles ne connaissent que vaguement l’existence. Pour nos enfants et pour que les psychiatres soient moins sollicités, réfléchissons à coeur ouvert, nous ne sommes pas seuls et il est presque trop tard.

Voilà l’amère conclusion que l’on peut tirer des écrits de géants comme M.Eliade, C.G Jung, C Tarot, Mauss, Lévi-Strauss, Girard, Durkheim, Dumezil et j’en passe beaucoup, ces livres ne sont pas censurés mais ne vont pas jusqu’au bout de toutes les pistes de réflexions qu’ils ouvrent.

VDS 12/10/2010

Remarque personnelle

Et pour cause, ce n’est pas pour rien que l’école latine de psychiatrie ne fait pas grand cas de la littérature de Jung qui serait trop floue et non scientifique, il n’y a rien de plus faux , Jung est un grand empiriste et utilise à ce titre la base de toute méthode scientifique, la plus réelle qui soit. Remarquons que les Anglo-saxons sont d’un l’avis contraire et enseignent activement Jung. A noter que les Anthropologues, historiens et scientifiques des religions que je cite, ne sont pas non plus censurés, et que, pourtant, nulle part dans les cursus généraux ils ne sont mentionnés. Pourtant, il faut que notre jeunesse puisse disposer d’une culture alliant ouverture d’esprit et outils de création d’idéaux nouveaux c’est infiniment plus important que la mémorisation d’articles de notre droit constitutionnel ou de codes comptables.

J’en appelle effectivement à la révolution par l’esprit, rien ne peut lui résister, n’oubliez pas que quelques personnes, trois ou quatre, un noyau en somme, peut générer  des prises de conscience en quantité effroyable et très vite, communiquez, discutez, parlez entre vous et c’est gagné, le monde change.

Je ne suis pas jeune, pas riche, pas beau, l’argent me dégoute, je suis de plus pensionné et n’ai absolument pas peur de parler devant les tribunaux divers de l'humanité, car ma conviction est que la vérité triomphe toujours.

Si dans votre coeur vous sentez votre authenticité et l’honnêteté de votre vérité, ne craignez pas les moqueurs, les railleurs, les destructeurs et les manipulateurs qui vous fréquentent, ils sont impuissants contre vous et tôt ou tard il devront déchanter et ne mériterons plus que votre mépris.

Si l’on prend le monde politique belge en exemple d’étude, et que l’on a un certain recul par rapport à l’image qu’il donne et à son fonctionnement humain collectif, l’on ne peut ignorer un certains nombre de caractéristiques :

- Promesses merveilleuses en période préélectorale et évanescence de celles-ci en période post électorale,  caractéristique redondante.

- Fréquentes contradictions entre discours séparés , parfois de quelques semaines, caractéristique redondante.

- Silence radio lors de mises en cause sérieuses, caractéristique redondante .

- Fréquentes mises en cause dans des affaires à caractére douteux, caractéristique redondante

- Usage d’un discours de type réthorique avec tous ses travers, fausses inductions, logique biaisée, interprétation incompétente des statistiques

- Refus catégorique du referendum populaire sous prétexte qu’il n’est pas prévu par la constitution, rien n’empêche donc de le prévoir.

- Compétence et formation inadaptées aux postes ministériels occupés, rien que des juristes, des économistes ou des métiers du droit social, caractéristique redondante.

- Frayeur développée face à un discours scientifique cohérent avec lequel le louvoiement est proscrit, un peu à l’image de l’ancienne opposition entre religion catholique et sciences.

- Incohérence mathématique dans la distribution des richesses, recours systématique à la rage taxatoire pour combler les lacunes financières.

- Aucune dynamique constructive de système, aucune remise en question de ce système ni adaptation véritablement nouvelle si ce n’est de frêles greffons opportunistes et à court terme sur un arbre malade par inadaptation éconoécologique. Aucune politique de changement à long terme, les dinosaures s’accrochent et freinent des quatres fers pour conserver une économie de marché totalement obsolète.

- Politique de formatage des esprits dans le sens d’une adaptation la plus précoce possible aux valeurs niaises de l’économie de marché, divinisation de la croissance économique qui n’a aucune caractéristique d’un objet spirituel, religieux ou symbolique.

- Interprétation biaisée des résultats électoraux, non représentativé de la réalité psychologique belge, écluse ouverte aux immigrations massives sans filtre adaptatif si ce n’est la ressource de la sécurité sociale et grande pourvoyeuse de clientélisme électoral de gauche.

- Edulcoration des principes philosophiques originaux de droite ne reprenant plus la liberté philosophique et de pensée, mais bien l’agressive liberté économique du "crevez, je suis là "

- Zone centrale de l’hémicycle ne représentant plus une voie médiane de conjonction mais bien un papier indicateur virant vers la couleur politique prépondérante. Cette remarque est réellement fondamentale car un gouvernement unitaire avec ses riches oppositions internes génératrice de débats authentiques n’existera plus, ce qui explique les éternelles tentatives de coallition vouées à l’échec .

Toutes ces babioles ne sont rien par rapport au déni total d’éléments rationnels de niveau enseignement fondamental.

La course à la croissance, pourtant indispensable au maintien d’une tension macroéconomique suffisante à la réalisation des dynamismes de production de richesse et d’échange ne peut plus être maintenue, pourquoi ?  La croissance implique une augmentation de l’activité économique qui elle, impose une augmentation de la production de richesses à partir de ressources naturelles. Une croissance annuelle de 2 % est loin d’être un chiffre insignifiant, car quiconque connaît un peu les mathématiques sait que ces courbes exponentielles croissent très vite et que l’on peut arriver à doubler l’activité économique en quelques décennies.C’est déjà très grave si la croissance n’est maintenue que dans les seuls pays dits développés, mais si l’on sait que l’ensemble des nations ne jure que par cet état économique, il y a lieu alors de regarder en face le mur indesctructible vers lequel nous nous jettons sans vergogne.

En effet, l’augmentation de la consommation de ressources naturelles ne peut se poursuivre car la terre est un élément de taille finie et les stocks de matériaux naturels également, de plus produire c’est produire de l’ordre en consommant de l’énergie, il y a donc relarguage consécutif d’entropie en quantité équivalente sur notre terre . En majorité, cette entropie se manifeste par la production de déchets chimiques voire physiques très réactifs, augmenter la croissance c’est intensifier ce relarguage. Cela risque à terme d’épuiser les ressources et de rendre le biotope terre inhabitable, rendez vous bien compte qu’un être humain n’est pas une bactérie dans une boîte de Pétri qui sporule pour attendre des temps meilleurs ou coloniser d’autres milieux, l’être humain ne sporule pas, il n’a pas de formes de résistance biologique et périra sans ressources alimentaires et noyé dans ses déchets. Aucune technologie ne peut venir à bout de ce principe fondamental de physique. Bien sûr la terre dispose d’un système d’épuration propre qui peut supporter de petites variations du contexte écologique, étant en équilibre thermodynamique il sera et est déjà dépassé, d’autant que les éléments épurateurs sont eux-même pollués ( réservoirs terrestres d’eau ) ou supprimé au profit de l’économie ( coupe à blanc des forêts sans possibilité à moyen terme de régénération). On dit souvent que l’homme détruit la nature, ce n’est qu’à moitié vrai, l’homme se détruit en modifiant son écosystème à un point tel qu’il ne pourra plus y survivre. La nature se contrefiche de nous ,elle est nature et ne connaît ni le bien ni le mal, une fois disparu par inadaptation, l’homme sera remplacé par d’autres lignées vivantes adaptées et l’épuration naturelle des déchets se poursuivra jusqu’à effacer toute trace de notre passage conformément aux théories de l’évolution et aux écritures.

Cette évidence, pourtant, personne ne l’exhibe franchement, elle est rès facile à défendre parce-que vraie, aucun scientifique ne peut totalement la réfuter et même si il y parvenait en partie, ce qui est illusoire, la raison impose le principe de précaution quand il y va de l’avenir de l’humanité entière ( n’est-ce pas Monsieur ALLEGRE).

Quant aux politiciens ils sont incapables de comprendre un traître mot de ce qui vient d’être écrit et de plus il n’en ont pas envie, tristes sires qu’ils sont.J’en suis d’ailleurs content car il y a longtemps que j’ai renoncé à m’adresser à eux, ce sont des interlocuteurs irresponsables qui se tiennent entre eux et ne laissent pas les tenants de la raison entrer dans leurs cénacles.

Avec mes pauvres moyens, et en prenant le risque de la censure, j’adresse un vibrant appel aux hommes de bonne volonté ayant une tête bien faite, toutes formations comprises , de l’ouvrier d’usine au physicien des particules pour tenir un peu compte de ce qui est, par places, écrit dans ce site.

Oui, la révolution du coeur et de la raison doit être menée de manière souterraine, sinon il en est fait de nous et de nos enfants, essentiellement parce que le bonheur ne sera plus de ce monde gangrainé par les plaisirs malsains et débiles de toute existence spirituellement stérilisée.

Le nouvel apocalypse commencera de toute manière, même si on s’y est préparé, l’effondrement naturel de l’économie, évènement proche, produira plus de victimes que toutes les révolutions sanguinaires mises bout à bout. Dans cette situation l’homme préparé et qui a préparé ses enfants pourra rebondir contairement aux tristes sires qui disparaîtrons tous. Je fais un pari sur vingt ans et si je me trompe ce ne sera que sur ce chiffre du délai.Je crois qu’Albert JACQUART ne me démentirai pas totalement d’après ce qu’il écrit et que je vous invite à lire.    

La religiosité est un fait découlant de l’existence de la psyché humaine différenciée

Nous avons montré que les Paléoanthropiens étaient des hommes complets, il possédaient une psyché différenciée et dès lors il est impossible qu’ils ne pratiquent pas de rites et ne possèdent pas de croyances.En effet, comme nous l’avons rappelé, l’expérience du Sacré constitue un élément dans la structure de la psyché. Il incombe donc aux défenseurs de la non religiosité de prouver leurs hypothèses péremptoires. En d’autres termes, l’athéisme est une sornette et l’agnosticisme est la seule option conforme à la raison aristotélicienne, ce qui ne veut pas dire que d’autres raisons n’existent pas. Il est bien entendu totalement libre aux anti-religieux de diviniser une sornette. C’est l’évolutionnisme mal compris qui a généré cette tendance, lorsque les analogies avec les primates se sont trouvées établies. En effet, il s’agit d’un malentendu, car ce qui compte dans ce cas, n’est pas la structure anatomico-ostéologique des Paléoanthropiens ( similaire a celle des primates) mais leurs oeuvres qui démontrent une activité intelligente proprement humaine.

Remarque : Ce qu’est que l’intelligence

Je crois que c’est comme le sacré ou le religieux, aucune définition parfaitement opératoire ne peut en être donnée, tentons quand même d’éclaircir le sujet :

On admet que l’homme intelligent est souvent celui qui perçoit comme processus unique ce que ses contemporains voient comme phénomènes indépendant (toujours cette notion d’unité et d’unicité).

Ainsi, après les intuitions de Galilée et Descartes, Newton comprit que le jet d’une pierre, la rotation de la Lune et les marées relevaient du même "mécanisme", similitude qui n’était pas évidente. Il percevra aussi comme distincts des phénomènes qui avant lui étaient perçus comme un tout : ainsi masse et poids, ou température et quantité de chaleur, avant que les physiciens ne s’en préoccupent

Toutefois, il faut bien garder à l’esprit que ce dernier exemple d’intelligence, très caractéristique d’une certaine forme de représentation, est lié à l’héliocentrisme. On a constaté dans l’Histoire ses conséquences sociologiques (voir révolution copernicienne). Les découvertes ultérieures de la physique au XXe siècle (trois autres interactions élémentaires, physique quantique) relativisent cet exemple, tout en le confirmant sur le fond sur le plan des sciences physiques. Cette forme d’intelligence a été poussée à son maximum avec la pensée de Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon , qui pensait que Dieu avait été remplacé par la gravitation universelle.

Un problème est présenté par le fait qu’une personne à l’esprit peu délié considèrera elle aussi comme un phénomène unique ce que ses contemporains voient comme différent ( il mélange tout), et comme différents ce que ceux-ci voient comme unique. On peut s’en rendre compte en reprenant l’exemple ci-dessus sur Newton dans le contexte actuel, où toutes ces idées sont bien assimilées.

Il ne sera donc pas possible de trancher entre une manifestation d’intelligence et de son absence par autre chose que par l’épreuve du réel. Ce paradoxe a parfois été désigné dans les forums Usenet du groupe fr. sous le nom de Loi de Nadot.

Personnellement j’adopte conventionnellement une définition sensée être opératoire " l’intelligence est la faculté de résoudre des problèmes donnés et imprévus, quoiqu’en soit le domaine" évidemment cette faculté varie selon l’individu et selon le domaine de connaissances abordé, on peut ainsi parler d’intelligence géométrique, verbale, conceptuelle, historique, analytique... il y ainsi autant d’intelligences que de domaines de compétences. Cependant ce n’est pas si simple et certaines facultés sont communes à plusieurs domaines de compétences, ainsi la mémoire intervient souvent, de même que les facultés de synthèse et de généralisation, la puissance analytique est également importante tout comme l’activité conceptualisante et l’imagination. Idéalement, il faudrait disposer d’un système a n composantes, sachant que n sera énorme car il regroupera toutes les facultés connues et inconnues de l’humain , que celles-ci soient conscientes ou inconscientes. Il s’agirait d’un concept limite donc  atteignable en théorie mais non en pratique qu’il faudrait comprendre dans une structure métrique pour son évaluation. A partir de là on voit ce qu’est le QI en tant que concept horriblement édulcoré qui ne vise finalement qu’une efficacité sociale voire économique donnée par convention ou même par idéologie par les critères peu nombreux qu’elle prend en compte. La valeur du QI est trop particulière pour mesurer quoique ce soit de l’intelligence multi-facettes de l’homme. Il vaut mieux finalement se fier aux résultats de cette intelligence, l’éprouver par échange verbal et se fier à son intuition. De toute manière, si on est intelligent on le sait.

Dans les chaumières bien pensantes des gens bien intentionnés mais très peu actifs pour le bien social (cf l’Auvergnat de Brassens), on peut souvent entendre une affirmation du genre " il ira loin, car il travaille bien a l’école, c’est grâce à son intelligence.", méfiez vous comme de la peste de ce raisonnement, pour vous comme pour vos enfants. Que veut dire aller loin ?

VDS 14/062010

Opacité des documents et artefacts préhistoriques

Il est dificile, voire très difficile de découvrir le contenu des religions préhistoriques, cependants les chercheurs n’ont jamais désarmé et certaines convictions peuvent-être adoptées raisonnablement car il reste un certain nombre de documents sur la vie des Paléoanthropiens dont on espère réussir un jour à déchiffrer la signification religieuse. On espère un jour découvrir un langage similaire à celui que Freud a découvert pour ôter l’absurdité aux contenus inconscients manifestés par les rêves, rêves éveillés, fantasmes etc, pour décrypter ces documents, et qui serait tout aussi riche et précieux pour la connaissance de l’homme.Pourtant les documents sont nombreux, malheureusement, de prime abord, ils sont recouverts d’un voile d’opacité et sont peu variés :

- Ossements humains, beaucoup de crânes.

- Outils de pierre.

- Pigments ( ocre rouge, hématite...) 

- divers objets trouvés dans les tombes.

-peintures rupestres

- Galets peints.

- Statuettes en pierre et en os.

Dans certains cas :

- Sépultures différenciées

- Oeuvres d’art

Et, dans les limites que nous allons fixer, on est au moins sûrs d’une intentionnalité à caractère spirituel ou même religieux.

Mais la majorité des "documents" avant l’Aurignacien ( - 30.000 ), ces à dire les outils, ne dévoilent rien en dehors de leur valeur utilitaire. 

Pourtant, les outils, servant à réaliser des tâches importantes comme la transformation de la pierre, la fabrication d’instruments d’attaque, de défense, la maîtrise du feu, autant d’éléments assurant la survivance et le développement de l’espèce humaine n’ont pu que produire des valeurs sacrales , mythico religieuses et incité l’imagination créatrice.

Encore actuellement, la mythologie des populations humaines restées au stade de la chasse et de la pêche reste le témoin de ces valeur, et même, survit encore chez les populations rurales européennes non seulement dans le folklore.

Parmi les armes et outils , il est un type d’arme qui a suscité des croyances , mythes et légendes en très grand nombre : l’arme projectile.    

On sait ce que l’ imagination a pu produire comme notions mythologiques chez des peuples  actuellement chasseurs-cueilleurs : Des lances qui atteignent le ciel et transpersent les démons, permettent l’ascension au ciel, ou encore forment une chaîne jusqu’au ciel. Partant de là, on peut juger de ce que les pierres travaillées des Paléoanthropiens ne peuvent plus nous communiquer. Cette opacité n’a rien de singulier et un outil, même contemporain ne peut révéler que son intentionnalité technique, il est spirituellement opaque tant  qu’il reste impossible de le déchiffrer en faisant appel à un  système de significations intégrateur;

Tout ce que son producteur et ses possesseurs ont senti, rêvé, imaginé , imaginé, en relation avec cet outil nous échappe . Il est cependant indispensable pour les préhistoriens d’essayer de se figurer les valeurs non matérielles de ces outils préhistoriques, sans quoi nous risquons une compréhension  complètement erronée de l’histoire de la culture.

Ainsi nous prendrions le risque, par exempler, de confondre l’apparition d’une croyance avec la date où elle est clairement attestée pour la première fois.

C’est ainsi que certaines traditions de l’âge des métaux font référence à des "secrets de métier" en relation avec le travail des métaux et la métallurgie, ainsi que la fabrication des armes. Il serait erroné de croire que cette invention est sans précédent car ces traditions prolongent au moins en partie un héritage de l’âge de la pierre.

Pour quelques deux millions d’années, les Paléoanthropiens ont vécu principalement de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Mais les premières indications archéologiques concernant  l’Univers religieux du chasseur paléolithique remonte à l’art pariétal franco-cantabrique ( - 30.000 ans). Si l’on analyse le comportement magico-religieux des peuplades de chasseurs-cueilleurs existant encore, l’on constate que,à partir des artefacts préhistoriques, l’on ne peut absolument rien démontrer en matière d’existence ou d’absence de croyances telles chez les Paléoanthropiens.es

Résumons cependant les tendances magico-religieuses des chasseurs cueilleurs actuels :

- La mise à mort de l’animal est rituelle.

- Croyance en un seigneur des fauves qui veille à ce que le chasseur ne tue point en excès et ne gaspille pas.

- Le crâne a une valeur rituelle considérable parce qu’il renferme l’âme ou la vie de l’animal, c’est pourquoi le "Seigneur des fauves" peut faire pousser une chair nouvelle à partir du squelette.

- C’est pourquoi les crânes et les os longs sont exposés sur des branches ou ailleurs en hauteur.

Dans cette dernière optique il existe en core certaines pratiques rituelles comme le festival des ours chez les Aïnous ou lesGilyaks) qui envoye l’âme de l’animal tué dans sa patrie spirituelle. Les pygmées, les Négritos des Philippines ont la coutume d’offrir aux êtres suprêmes un morceau de chair de l’animal tué ou le crâne ou les os longs comme chez les Samoyèdes. Chez certaines populations du Soudan le jeune homme, après avoir abbatu son premier gibier, barbouille avec du sang les parois d’une caverne.

Les seules croyances que l’on peut raisonnablement identifier dans les documents archéologiques sont les offrandes du crâne et des os longs. Ce qui est sûr, c’est que l’idéologie religieuse des chasseurs cueilleurs est incroyablement riche et très complexe  mais que nous sommes dans l’impossibilité totale de la prouver ou de la nier chez les Paléoanthropiens, les croyances et les idées n’étant pas fossilisables. Personnellement, j’ai la conviction qu’il en était bien ainsi chez ces hommes de la préhistoire parce qu’alors si tel n’est pas le cas l’on devrait admettre que la spiritualité et la religions sont apparues de manière brutale avec l’époque des premiers documents écrits dont on dispose.

Les sépultures et leur symbolisme 

Les documents les plus anciens et les plus courants sont évidemment les ossements . A partir du Moustérien ( 70.000-50.000) on peut parler avec certitude de sépultures; mais on a trouvé des crânes et des mandibules inférieurs dans des sites beaucoup plus anciens, par exemple à Chou-kou-tien (400.000-300.000) et leur présence a posé des problèmes. Puisqu’il ne s’agissait pas de sépultures, leur conservation et leur présence pouvait s’expliquer par des raisons religieuses.  

L’abbé Breuil a rappelé la coutume attestée chez les australiens et d’autres peuples primitifs de conserver le crâne des parents morts et de les emporter avec eux dans leurs déplacement, la communauté scientifique de l’époque ne fût que peu convaincue par cet hypothèse et notamment Leroy-Gourdan. Une autre explication avancée fût le cannibalisme rituel ou profane, celle-ci ne fût pas non plus acceptée unanimement. Je ne désire pas m’étendre outre mesure sur le sujet des sépultures, mais les restes évocant des sépultures ne purent donner certitude qu’à partir de 100.000 ans avec le site de skhul en Israël et Quena en Egypte. Entre temps beaucoup de discussions voire palabres ont été menés par les spécialistes, notamment au sujet de l’utilisation de l’ocre rouge qui semble quasi mondiale et dont on peut penser que sa présence dans des supposées tombes témoigne d’un substitut rituel du sang donc symbole de vie.En partant de là il est normal de penser qu’une spiritualité existait déjà et qu’une forme de survie après la mort étatit imaginée par les Paléoanthropiens. Il faut comprendre que même dans des cas où l’on est en droit d’imaginer l’abandon précoce du corps aux organismes sauvages et éléments naturels, cela ne signifie pas qu’il y ait absence de croyance en une vie après la mort, absence de spiritualité. C’est ainsi qu’a fortiori, la présence d’éléments de sépulture, confirmerait la croyance en une survie. On justifierait difficilement le travail d’inhumation pour une autre raison. Evidemment, si l’on peut interpréter dans le sens d’une croyance de la post existence d’une "âme" corroborée par l’apparition de défunts dans les rèves , l’on peut également imaginer une précaution contre le "retour du mort" dont le cadavre sera alors replié et ficelé dans son sépulcre. D’une autre manière, on pourrait penser que loin de traduire une peur du défunt et de son cadavre qui pourrait reprendre vie ( peur attestée chez certaines peuplades primitives) il s’agit en fait de l’espoir en une renaissance corroborée par la position foetale du cadavre. Parmi les meilleurs exemples de sépultures à signification magico religieuse, citons celle de Teshik-Tash dans l’Usbekistan (enfant entouré d’une garniture faite de cornes de bouquetins) ou celle de la Chapelle aux Saints en Corèze ( outils de silex et morceaux d’ocre rouge dans la fosse ou reposait le corps...).

De toute manière : La découverte d’un squelette bien conservé, dans une position anatomique, pourrait laisser logiquement penser qu’on est en face d’une sépulture volontaire. Il n’en est rien : les circonstances de l’ensevelissement ont pu reproduire fortuitement une apparence de pratique funéraire.Plusieurs indices sont recherchés pour prouver l’existence d’une inhumation volontaire. Les premières sépultures prouvées sont datées de 100 000 ans et se trouvent dans l’actuel Israël.         

Plusieurs critères sont pris en compte pour déterminer une activité sépulcrale.

  • Pour Bernard Vandermeersch, "il semble que le meilleur critère soit la préservation du squelette en connexion". C’est-à-dire que les ossements sont retrouvés positionnés de manière anatomique par rapport au corps originel. D’une manière ou d’une autre, le corps a donc été preservé des charognards et de l’éparpillement des ossements. La tombe a pu ainsi être "aménagée" avec des blocs de pierre qui renforcent l’intérieur de la sépulture ou d’une dalle qui protège l’ensemble.
  • Premieres sépulturesLes études taphonomiques peuvent révéler d’autres indices d’une inhumation volontaire. - la tombe a pu être remblayée avec des sédiments différents de la pleine terre où a été creusée la fosse. - le corps peut avoir été recouvert d’une matière spécifique. On a trouvé parfois des ossements présentant des traces d’ocres sur tout ou partie du corps. - des objets accompagnant les corps démontrent la volonté d’accompagner le défunt dans son dernier voyage : outils, ossements d’ animaux, qui ont pu servir d’offrande funéraire.

 

Les preuves d’un rite funéraire sont multiples. - Le corps était en position repliée, une main posée sur sa tête, dans une attitude évoquant celle du sommeil. - Elle portait autour du cou, un collier formé de 70 canines de cerf trouées. - De petits coquillages ont été retrouvés au niveau du bassin (un reste de vêtement ?). - L’ensemble de la sépulture était recouvert d’ocre rouge. - Le corps était déposé dans une fosse dont les parois étaient formées de dalles, le tout étant recouvert de 2 grosses pierres. Squellete de femme Saint Germain-la-rivière
  Squelette de Saint Germain-la-rivière (Musée de Préhistoire - Les Eyzies)

 

 

On peut distinguer les types de sépultures en cherchant à savoir si l’inhumation a eu lieu en un seul ou plusieurs temps.
Les sépultures primaires

La découverte des ossements indique que ceux-ci ont été déposés en une seule fois, à un seul moment. Si le fossile a bénéficié d’une protection, on peut donc espérer retrouver la quasi-totalité du squelette.
Un exemple : La sépulture individuelle de Noyen-sur-Seine (au musée de Nemours)
Les sépultures secondaires

Les vestiges humains peuvent avoir été déplacés avant d’être inhumés. Les causes de ce déplacement peuvent être multiples : embaumement de tout ou partie du corps, rite "religieux"... On a pu remarquer que c’est souvent la tête du défunt (la boîte crânienne) qui a subi un traitement particulier. Exemple : à la Ferrassie, le crâne de LF6 a été retrouvé à plus d’un mètre du corps. On peut également classer les tombes suivant le nombre d’individus qui les composent.

Les sépultures doubles Ici deux individus sont présents dans la même fosse. Pour des sépultures doubles, les corps doivent avoir été enterrés au même moment (voir la découverte d’un couple enlacé en Italie, à Mantua). Dans le cas contraire il est possible que la tombe ait été simplement réutilisée, sans qu’aucun lien n’existe entre les deux corps. Exemple : la récente découverte à Krems en Autriche d’une sépulture double.
Les sépultures multiples Il peut arriver de retrouver dans une même fosse le corps de plusieurs individus. A de rares exceptions près, les inhumations ont été multiples et les corps déposés sur une période plus ou moins longue (jusqu’à plusieurs dizaines d’années).

Des sépultures vieilles de 100 000 ans

Les plus anciennes sépultures volontaires dateraient de 100 000 ans. C’est au Proche-Orient que l’on trouve les premières preuves d’une inhumation intentionnelle des morts, à Skhul et Qafzeh en Israël, et à Qena en Egypte. Dans toutes ces premières tombes sont enterrés des représentants de l’espèce Homo sapiens.
Les sépultures de Skhül (Mugharet es-Skhül) - 100 000 ans

Des sépultures vieilles de 100 000 ans

Les plus anciennes sépultures volontaires dateraient de 100 000 ans. C’est au Proche-Orient que l’on trouve les premières preuves d’une inhumation intentionnelle des morts, à Skhul et Qafzeh en Israël, et à Qena en Egypte. Dans toutes ces premières tombes sont enterrés des représentants de l’espèce Homo sapiens.
Les sépultures de Skhül (Mugharet es-Skhül) - 100 000 ans

 

Fouillé depuis 1929, et plus particulièrement en 1930 par Dorothy Garrod (Université de Cambridge), le site de Skhül a livré 10 squelettes (7 adultes et 3 enfants) et 16 os isolés.

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Commentaires (1)

1. Louis E. dnk 02/04/2013

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Date de dernière mise à jour : 31/10/2014