b) Anthropologie intro

Anthropologie physique/biologique 1

I. Nous avons dit anthropologie biologique......

 

1. L'anthropologie


D'après Wikipedia :

L'anthropologie physique, ou anthropobiologie, ou anthropologie biologique est la science qui étudie les groupes humains du point de vue physique et biologique.

En France, l'anthropologie a longtemps désigné l'anthropologie physique, qui n'est plus à présent qu'une de ses nombreuses disciplines.

L'anthropologie physique étudie la diversité de la morphologie et de la physiologie des groupes humains, ainsi que les bases biologiques du comportement des humains, notamment par comparaison avec les proches parents de l'espèce humaine : les grands singes asiatiques et africains (primatologie).

Ces études, complétées par celles d'Hominidés fossiles, ainsi que par les avancées récentes de la génétique des populations, aident à comprendre le processus évolutif qui a conduit à l’Homo sapiens et à la diversité génétique de l'humanité.

 

D'après l'encyclopédie canadienne :

L'anthropologie physique, ou son synonyme plus moderne, l'anthropologie biologique, est l'étude de l'histoire naturelle de l'espèce humaine. La discipline se concentre donc principalement sur les problèmes liés à l'ÉVOLUTION humaine, l'adaptation, et la variation. Les fondements de l'anthropologie physique moderne, tout comme ceux de la biologie moderne, reposent sur la théorie évolutionnaire néo-darwinienne. 

 

 

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L'anthropologie physique/biologique étudie la diversité des populations humaines. actuelles et anciennes. Ellle aborde donc tant la variabilité contemporaine que la reconstitution de leur espèce évolutive. L'étude de l'évolution humaine ne peut se limiter à la paléontologie, elle doit aussi intégrer les apports d'autres disciplines comme la génétique des populations et la biologie moléculaire

La diversité biologique de population contemporaines aborde des thèmes aussi divers que le polymorphisme génétique, la croissance et le développement, l'écologie humaine, les problèmes de nutrition et de santé et la biodémographie.

De manière générale et implicite, l'anthropologie doit donc s'adjoindre d'autres disciplines comme :

- Génétique moléculaire, étude des protéines et des ADN fossiles

- Cytogénétique

- Démographie

- Biométrie

- Anatomie comparée

- Préhistoire

- Sciences médicales, psychologiques et sociales

- Primatologie

- Paléontologie

- géologie

Seront abordés dans ce premier module, les  les thèmes suivants :

DEFINITIONS ET BASES GENETIQUES

- HISTOIRE DE L'EVOLUTION HUMAINE

- BASES GENETIQUES

- PROTEINES ET ADN FOSSILES

- GENOME HUMAIN

2.Aujourd'hui l'anthropologie 


Il est aujourd'hui unanimement accepté que l'homme est d'origine animale et que la vie est un phénomène physique. Mais l'évolution biologique et la différenciation physique de l'Homo sapiens, en tant qu'espèce zoologique, ne  peuvent être séparées de l'évolution technologique et culturelle, parce que ces évolution sont continuellement inter-dépendantes. 

Une "population génétique " ( ou une population mendélienne :Population mendélienne, un groupe d'individus se reproduisant qui partagent un ensemble commun de gènes (patrimoine génétique)) est influencée par la manière dont les couples procréateurs se constituent; elle est constituée d'un pool génétique ( et donc biologique) et par des règles culturelles qui régissent la formation de ces couples ( règles d'appartenance à une société ).

Ces règles culturelles ayant des " ratés " , les populations doivent être définies par des critères génétiques ou culturels qui ne secoupent pas forcément.

Il a été montré que les distances génétiques les plus élevées ne sont pas observées entre populations, mais entre individus qui les forment. Par exemple, les distances génétiques entre individus appartenant à une même nation représentent 86% de la variation humaine totale, 7% pour les distances entre " grandes races " ( caucasoïde, mongoloïde, négroïde ) et 7% entre nations appartenant à une même "race".

Les mécanismes d'évolution et d'origine de ces populations polymorphiques sont, comme le montre aujourd'hui la génétique moléculaire des populations, des mécanismes aléatoires de transmission et non uniquement le résultat d'une sélection déterministe éliminant les moins viables et/ou les moins féconds. Les mécanismes d'évolution se limitent donc, comme l'écrivait Jacques Monod, au hasard ( recombinaison, mutation, dérive génétique ) et à la nécessité (sélection naturelle). Chez l'homme, cependant, une transmission ( non héréditaire, mais héritable également ) des comportements acquis et de la culture s'ajoute à la transmission génétique des parents aux enfants.

L'anthropologie biologique s'intéresse donc à l'histoire naturelle de l'homme et forme, en quelques sortes, un pont entre les sciences naturelle.elle est une science naturelle car elle étudie la position systématique du genre Homo et de l'espèce Homo sapiens, sa relation avec les autres Primates , son anatomie, sa physiologie et même ses aspects pathologiques et psychologiques. Mais l'anthropologie est aussi science humaine car elle aborde les caractéristiques sociales de l'humanité,les modifications profondes des milieux naturels de l'homme,la production des cultures humaines, et elle peut également constituer une synthèse sous forme d'un discours qui se veut parfois philosophique.  

 L'anthropologie doit intégrer les méthodes expérimentales et historiques elle est donc une science de synthèse. 

Par l'analyse des populations anciennes, l'anthropologie a également valeur de prédiction pour un certains nombre de problèmes récurents de l'humanité contemporaine accusée d'un certains nombres de dysfonctionnement comme :

- effectuer une pression trop forte sur le milieu et ne pas en assumer les conséquences à long terme

- être incapable d'endiguer la surpopulation.

- avoir des difficultés à planifier les migrations des populations.

Ces trois points sont funestes et hypothèquent fortement l'avenir du groupe humain, le premier point regroupe un ensemble de réalités létales pour l'humanité. 

La pression sur le milieu se décline sous divers dynamismes mortifères :

- Destruction des biotopes à grande échelle provoquant la disparition d'une flore et d'une faune indispensables à l'équilibre de l'écosphère, démantèlement de populations autochtones traditionnelles au mépris de toute considération des droits de l'homme.

- Production généralisée de déchets hautement polluants ( pollution physique, chimique et biologique ) et issus d'une activité économique incontrolée  et philosophiquement inutile.

- Epuisement inconsidéré de ressources naturelles.

- Déshumanisation généralisée par découplement avec le milieu naturel et ses réalités, divinisation de la croissance et activité économique, apauvrissement de l'intelligence et de la conscience humaine .

3.Anthropologie biologique, ...... culturelle ,.........


L'activité anthropologique physique ou biologique doit se concevoir actuellement avec la collaboration de nombreuses disciplines telles que l'anthropologie culturelle , l'ethnographie, la linguistique, l'archéologie, l'histoire, la géographie humaine, l'économie , la démographie, l'écologie humaine, la biologie moléculaire, la génétique ...

L'anthropologie culturelle, l'anthropologie biologique et l'archéologie sont des disciplines parallèles même si elles sont séparées par des "cultures scientifiques" différentes. Dans le cadre de l'évolution humaine , ces disciplines sont interconnectées : il n'existe naturellement pas un point de vue de l'histoire humaine où l'évolution physique cesserait et où l'évolution culturelle commencerait. L'un se dédie à l'étude de l'origine de l'espèce humaine et à son évolution en se concentrant sur l'examen des fossiles humains , soit sur des comparaisons avec les Primates actuels et spécialement les Pongidés. L'autre explore les variations physiques des populations humaines contemporaines, par l'intermédiaire des compositions corporelles, de la croissance, et du développement, des analyses d'ADN ou de protéines, de susceptibilités aux maladies .

 L’anthropologie culturelle, avec l’anthropologie physique, est une bifurcation de l’anthropologie. Elle a pour objet l’étude de l’homme et des sociétés humaines dans leur versant culturel. La représentation, par la parole ou par l’image, est l’une de ses questions centrales. Ainsi, l’étude de la nature du signe dans la communication humaine est devenu l’un de ses soucis majeurs. Le signe (voir Ferdinand de Saussure), en langage humain ou l'icône, en représentation iconographique (voir Charles Sanders Peirce), est le point de départ pour le développement des disciplines de l’anthropologie orale ou de l’anthropologie visuelle.(L'ethnologie(ou anthropologie sociale et culturelle) est une science humaine qui relève de l'anthropologie et qui est connexe à la sociologie, et dont l'objet est l'étude comparative et explicative de l'ensemble des caractères sociaux et culturelsdes groupes humains d'ethnie« les plus manifestes comme les moins avou[é]s ». À l'aide de théories et concepts qui lui sont propres, elle tente de parvenir à la formulation de la structure, du fonctionnement et de l'évolution dessociétés. Elle comporte notamment deux théories opposées, le fonctionnalisme de Bronislaw Malinowski et le structuralisme de Claude Lévi-Strauss).

L’ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives ».

Dans une perspective anthropologique, l'homme n'est pas séparé de la nature ni du monde animal, il en fait partie . L'homme n'est pas une espèce unique,ou,s'il l'est, il n'est qu'une autre espèce unique caractérisée par un ensemble de traits physiques et comportementaux. Les capacités humaines de développer une culture nous mettent cependant dans une position inhabituelle vis à vis des écosystèmes. Un aspect particulier de la culture humaine, la technologie, à savoir nos outils et l'intelligence de leur utilisation nous permet de dépasser nos limites physiologiques.

L'anthropologie physique envisage ces vastes possibilités d'études sous une multitude de perspectives.  L'un se dédie à l'étude de l'origine de l'espèce humaine et à son évolution en se concentrant soit sur l'examen des fossiles humains, soit sur des comparaisons avec des primates actuels et spécialement les Pongidés ( Paléo-anthropologie ). L'autre explore les variations physiques des populations humaines contemporaines par l'intermédiaires des compositions corporelles, de la croissance et du développement, des analyses d'ADN ou de protéines, de susceptibilités aux maladies. 

 4. Anthropologie moléculaire.


Plus nous comprendrons notre évolution moléculaire, anatomique et comportementale, plus nous serons à même d'aborder les problèmes des populations actuelles, nous avons a apprécier la variabilité culturelle et biologique pour mieux appréhender les services sociaux et sanitaires, les aides étrangères, les programmes environnementaux. Apprécier cette variabilité doit naturellement exclure tout sentiment d'infériorité ou de supériorité vis à vis de telle ou telle différence.  La conservation du matériel vivant est aujourd'hui une méthode couramment en écologie. Pour l'homme aussi , les moyens techniques permettraient de sauvegarder aussi bien des populations entières que des gènes . Peuvent se conserver,en effet,des embryons, des gamètes, des lignées cellulaires, de l'ADN extrait, des gènes amplifiés par PCR,, des gènes introduits dans des bactéries ou des levuresou même des séquences de nucléotides déchiffrées ; même la conservation d'élément moléculaires fossiles peut s'envisager.

Ces conservations ne peuvent se faire que dans un esprit de consentement libre et éclairé, que celà concerne les sociétés traditionnelles menacées par la cupidités des populations développées ou la conservation du génome humain : chaque individu ou société doit avoir la liberté de participer ou non à de tels programmes et d'en contrôler les retombées.

Découvrir "l'identité génétique" d'une population est un souhait insensé  ; celà n'a pas de sens scientifique et s'éloigne même  de l'objectif d'étudier les populations " en voie d'extinction ". Protéger les populations en danger est ce qui importe, pas les prélèvement de sang. Après avoir exterminé ces populations, s'être de leurs terres et détruit leur mode de vie, les Européens enverraient des scientifiques leur " sucer" le sang, sans faire appel à leur consentement libre et éclairé et en brevetant les lignées cellulaires prélevées.  

Le projet se veut politiquement en reconnaissement l'inexistence de races mais publie " l'Histoire et Géographie des gènes humains " uniquement sous forme de quatre régions éthiques majeures : Africains, Australiens, Mongoloïdes et Caucasoïdes .  

Il conviendrait de ne pas combiner des technologies de pointe et des concepts archaïques rappelant une période révolue de l'Anthropologie .

5. En définitive...


L'Anthropologie est donc une science holistique, considérant les découvertes de toutes les autres sciences impliquées dans l'étude de l'homme. Cette vue synthétique se reflète essentiellement dans ses deux subdivisions principales l'anthropologie culturelle et physique.

L'anthropologie culturelle se centre sur la culture humaine, donc sur la totalité du comportement d'une société ( comportements physiques et sociaux, normes et systèmes ...)  Elle étudie la transmission sociale des comportements , mais doit également envisager les structures biologiques  ( du bipédisme au cerveau, les traits biologiques interfèrent avec les modes de vie ). L'homme voit son milieu au travers un écran culturel , et il est dépendant de cette culture pour sa survie. l'anthropologue culturel ne se limite pas à l'étude des populations "en voie de disparition" ou " moins complexes au niveau technologique ", il applique aujourd'hui sa méthodologie à des populations industrielles également. L'archéologie effectue des travaux similaires sur des sociétés anciennes et essaie de reconstruire les cultures. l'anthropologue linguiste se concentre sur une partie intégrante de la culture humains, le langage, outil de communication et de transmission de la culture d'une génération à l'autre.

L'anthropologie physique qui est notre sujet , étudie la biologie humaine en termes d'évolution et de variation . Pour l'interprétation des faits , l'anthropologie doit toutefois tenir compte d'un ensemble de facteurs bioculturels.

Reconstituer l'évolution humaine implique des travaux des paléoanthropologie  ( d'étude de restes fossiles ) et d'analyse ostéologique , ainsi que des travaux de primatologie . 

L'anthropologie applique parfois ses données à des fins médicolégales

La variation humaine englobe donc les bases héréditaires ou environnementales de diversité de notre espèce. L'étude de cette variation  peut impliquer des travaux d'anatomie  ( composition corporelle ,...), physiologiques ( réponses à des stress environnementaux ,...), pathologiques ( variations de réponses immunitaires ), auxologiques ( effets de nutrition et de malnutrition sur la croissance ), biochimiques et génétiques moléculaires ( études de polymorphisme génétique ,...) mais aussi des travaux de génétique des populations ( microévolution ).

Dans toutes ces différentes sous disciplines , l'anthropologie physique sera amenée à considérer l'espèce humaine comme une espèce caractérisée par des traits physiques peu spécialisés mais différenciée localement par son héritage culturel . L'homme est une espèce colonisatrice , de niches écologiques très différentes , mais de cultures très variables

Bibliographie particulière :  Anthropologie biologique : évolution et biologie humaine , Charles Suzanne ,..... Edts De Boeck, 2003  


 Suite

 

 

 

 

  

 

 

 

 

  

  

 

 

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Date de dernière mise à jour : 11/02/2015