Paléoanthropologie 8

La fin de la deuxième radiation des homininés

Les adaptations anatomiques, comportmentales et culturelles de tous ces homininés peinent à dégager des hommes véritablement distincts. Certes, Homo habilis semble plus gracile , nanti d'un plus grand cerveau et plus omnivore, mais son squelette locomoeur le lie encore au monde des arbres. Homo rudolfensis apparaît plus engagé dans les savanes arborées, mais ses fortes mâchoires le rapprochent des Paranthropes . Quant à ces derniers, leur face robuste les écarte résolument des origines de l'homme , mais leur cerveau s'avère développé et ils utilisent aussi des outils de pierre. Face à cette situation très complexe , certains paléoanthropologues reviennent sur la définition du genre Homo.  Classiquement, en effet, on a tenté de définir notre genre sur la base de quatre critères  :la taille du cerveau, une bipédie dérivée, l'outil et la main, le langage. Aucun des trois premiers critères ne suffit puisque tous les homininés de la deuxième radiation y répondent. Reste le langage . Toutefois, depuis que l'on a mis en évidence une aire de Wernicke chez les chimpanzés, la relation entre l'anatomie cérébrale et l'usage du langageest devenu une condition nécessaire mais non plus suffisante ? Face à ces interrogations , plusieurs paléoanthropologues reviennent à une définition du genre qui repose sur des différences adaptatives marquées dans les organismes . En ce qui concerne le genre Homo, ce sont les adaptations anatomiques et comportementales qui les amènent à se libérer de la dépendance au monde des arbres . Ce n'est pas le cas d'"Homo" habilis , ni celui d'"Homo " rudolfensis . Ainsi tous les homininés de la seconde radiation de notre lignée évolutive sont au seuil du genre Homo mais aucun ne l'a véritablement franchi. Pour cela , il faut attendre l'extinction des "premiers hommes" - Homo habilis et Homo rudolfensis  - et l'affirmation de la grande divergence écologique entre les paranthropes et des hommes incontestables qui se manifeste vers 1,9 millions d'années avec l'apparition d'Homo ergaster

En effet,  deuxième radiation connue des hominidés s'étiole à partir de 1,6 millions d'années. Les premiers à disparaître sont les Homo rudolfensis, puis les Homo habilis, certainement en relation avec un refroidissement global intervenant vers 1,7million d'années. Les paranthropes entrent à la fois dans une phase de déclin et de spécialisation qui s'achève par leur extinction vers 1,2 million d'années. Ils connaissent un destin comparable en Afrique du Sud.

IV HOMO ERGASTER ET L'EXPANSION DU GENRE HOMO

C'est au coeur de la deuxième radiation des homininés qu'apparaît Homo ergaster. C'est un homme de grande taille et bipède accompli. Son arrivée sanctionne le déclin des autres homininés. Seuls les parantropes survivent à ses côtés pendant quelques centaines de milliers d'années. La scène africaine ne suffit plus à cet homme capable de vivre loin de la protection des arbres. Il sort d'Afrique et s'installe sur les franges méridionales de l'Eurasie.

Les premiers grands hommes

Découverts au cours ds années 1970 sur le rives est du lac Turkana au Kenya, les premiers hommes sont d'abord présentés comme des Homo erectus africains. Cependant leurs caractères plus graciles et leur ancienneté conduisent certains anthropologues à reconnaître une espèce distincte appelée désormais ... Homo ergaster . Ce sont des hommes de grande taille qui émergent en Afrique orientale entre 2 et 1,8 millions d'années.

L'anatomie de leur crâne en fait des hommes incontestables . Le cerveau a une capacité  700 à 850 cm3 . Les asymétries entre les deux hémisphères sont très marquées. Les lobes temporaux et frontaux sont plus importants . Le développement des parties antérieures du cortex se retrouvent dans l'intensification du réseau méningé moyen qui devient plus dense dans ses parties antérieures . La boîte cranienne est plus arrondie . Le plan occipital domine largement un plan nucal réduit, cependant un bourlet  persiste entre ces deux plans. En vue de face, la région sus orbitaire apparaît plus volumineuse. Les lignes temporales forment deux crêtes nettement séparées en relation avec des muscles masticateurs moins importants. De ce fait la constriction postorbitaire se réduit. La face, bien plus robuste que la nôtre, est plus gracile que celle des homininés contemporains. Le nez est saillant.Une fosse canine creuse le maxillaire en dessous de la racine antérieure de l'arcade zygomatique. Celle ci prend naissance au dessus de la première molaire. Les dents forment des arcades dentaires paraboliques harmonieuses qui s'ouvrent vers l'arrière. Les incisives sont développées. Les canines s'alignent avec les autres dents . Les prémolaires sont moins molarisées . La réduction de la taille de l'appareil masticateur se manifeste par une troisième molaire devenue plus petite que la deuxième . La mandibule, plus gracile que celle des autres homininés contemporains, reste renforcée par plusieurs bourrelets osseux. Elle est dépourvue de menton . Les crânes ER 3733 et ER 3883, trouvés à l'est du lac Turkana, et datés de 1,7 millions d'années , sont ceux d'un homme et d'une femme . Ils montrent une réduction du dimorphisme sexuel propre au genre Homo

Le squelette complet d'un adolescent - WT 15000, découvert sur les rives ouest du la Turkana, à Nariokotomé, au Kenya en 1985 - révèle l'existence fort ancienne d'hommes de grande taille et doués d'une bipédie comparable à la nôtre . L es fémurs sont longs. Le col court et robuste mais encore de section ovalaire , porte une tête développée . La cavité articulaire correspondante dans le bassin est large et profonde .Des piliers osseux renforcent cette région du bassin .Les jambes très longues reposent sur des pieds courts et arqués. Le gros orteil est accolé aux autres doigts du pied. Les bras sont relativement courts et s'articulent sur des épaules large et dégagées du cou. La cage thoracique conserve une forme cônique . Un espace important sépare les dernières côtes du bord supérieur du bassin, laissant aparaître une taille . Le bassin est court et refermé en forme de cuvette . La stature de cet adolescent, dont l'âge est estimé à 12 ans ,dépasse 1,60 m. Il aurait atteint la taille de 1,80m s'il avait continuité de grandir, en admettant une courbe de croissance semblable à la nôtre. En dépit de cet ajustement, on est confronté à des hommes de très grande taille, bien plus grands et meilleurs bipèdes que tous les autres hominidés prédécesseurs ou contemporains.  

 Une anatomie adaptée à la savane .

Le corps longiligne, le tronc et les membres d'Homo ergaster possèdent des formes longues et cylindriques propices à la dissipation de la chaleur. D'une part, la bipédie place le tronc nettement au dessus du sol , à plus d'un mètre, ce qui correspond à des couches d'air moins chaudes que celles situées au niveau des pieds. La verticalité fait que le tronc ne reçoit les rayons du soleil qu'au niveau des épaules aux moments les plus chauds de la journée. D'autre part, l'action qui consiste à se déplacer le tronc face au flux d'air favorise l'évacuation de la chaleur par convection. A celà s'ajoute très certainement l'acquisition d'une peau riche en glandes sudoripares . On pense que la perte de la pilosité advient chez Homo ergaster .  Une toison si dense  chez les singes, protège efficacement contre l'ensoleillement . En revanche, elle limite l'évacuation de la chaleur produite par l'organisme au cours des déplacement. Pour des hommes très actifs et mobiles, il importe de pouvoir réguler la température du corps en éliminant la chaleur produite par les efforts musculaires . Cela ne peut se faire sans une pilosité réduite. Un autre organe s'avère très sensible aux variations de température  : le cerveau. Létude du reseau veineux cérébral chez Homo ergaster  révèle l'intensification de ses ramifications. Il joue un rôle de régulateur thermique , comme une sorte de radiateurTous ces caractères s'accordent avec la physiologie d'un organisme capable de produire des efforts soutenus.

Les caractéristiques du squelette locomoteur d'Homo ergaster sont celles d'un homme apte à faire de ongues marches dans la savane et capable de courir en position verticale . Les hommes , comme tous les singes sont des animaux diurnes . Se déplacer dans les savanes requiert une marche efficace et endurante , mais aussi la capacité à la course .Toute l'anatomie postcrânienne d'Homo ergaster en témoigne. Comme chez l'homme moderne, la marche se fait avec une jambe en hyperextension. Le pieds est court et propulsif, le tarse devenant sa partie la plus la plus longue au détriment d'un métatarse et d'orteils réduits.; Il touche le sol par le talon et bascule sur la partie à la naissance du gros orteil . La cheville n'autorise plus de mouvements latéraux . La double courbure transversale et longitudinale favorise le transfert de poids du talon vers l'avant du pied. Le balancement alternatif des bras avec les jambes du côté opposé, assure une stabilité du haut et du bas du corps par rapport au bassin. Celui-ci n'effectue que de faibles rotations à chaque pas . Les mouvents du centre de gravité du corps suivent des courbes oscillatoires de faible amplitude qui se compensent . La marche comme la course humaine sont d'une grande efficacité mécanique entretenue par une physiologie non moins efficace .      

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Les origines d'Homo ergaster

Les inventeurs de ce taxons le surnomment "le nouveau venu". Cette expression souligne l'émergence soudaine de cet homme au milieu de la deuxième radiation des homininés. Classiquement, on fait dériver Homo ergaster d'Homo habilis . Cette phylogénie suppose une succession linéaire de ces taxons au cours du temps et repose sur l'évolution rapide du crâne. Or Homo habilis et Homo ergaster ont été contemporains pendant plusieurs centaines de milliers d'années. D'autre part, les squelettes OH 62 d'Homo habilis et WT15000 d'Homo ergaster soulignent des différences morphologiques considérables. Il est donc improbable que cet homme dérive d'un des homininés, connus en Afrique de l'Est .

Face à cette interrogation, il convient de rappeler que tous les fossiles évoqués jusqu'à présent proviennent de cette seule province . On rencontre une situation comparable en Afrique du Sud , mais sans certitude quant à la présence d'Homo ergaster en son sein. Demeure tout le reste de l'Afrique. On sait depuis la découverte de Abel au Tchad qu'il y a des Hominidés de l'autre côté du rift . On ignore cependant tout de leur évolution . Ces quelques vestiges rappellent que notre histoire évolutive est panafricaine depuis 4 millions d'années. Il est donc fort probable que les origines d'Homo ergaster, et partant du genre Homo au sens strict ne soient pas en Afrique de l'Est.  

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L'adaptation culturelle d'Homo ergaster  

L'archéologie met en évidence, à cette époque,les premières traces , certes discutables d'habitat. Un cercle de pierres trouvé à Olduvaï, daté de 1,8 millions d'années pourrait représenter ce qui reste des fondations d'une hutte de branchage . Ces constructions deviennent plus fréquentes , notamment avec des habitats aménagés sur les berges des affluents des fleuves et des plages. Par la suite, l'archéologie témoigne d'installations éoignées de l'eau et sises sur des collines. Ces hommes sont capables de construire des campements et, évidemment , de se protéger . Alors que les Homo habilis et, dans une moindre mesure les autres homininés , utilisent avec discernement les ressources de l'environnement, les Homo ergaster transforment leur environnement .

Les outils contemporains des plus anciens Homo ergaster appartiennent à la culture Olduwayenne. Ce n'est que vers 1,6 millions d'années qu'apparaissent les bifaces et les cultures dites acheuléennes ( Olduvaï et Melka Kunturé en Afrique de l'Est, Swartrkrans en Afrique du sud ). Les bifaces sont des outils en pierre de forme épointée et symétrique entièrement taillés sur les deux faces . Ils attestent d'une maîtrise accrue des techniques de taille pour l'obtention de formes géométriques et efficaces. L'invention des bifaces s'accompagne d'autres outils tels que les hachereraux, des sphères en pierre et d'autres outils formes moins caractéristiques. Si le biface est emblématiquement de l'acheuléen, il fait partie d'un ensemble plus large d'outils. D'autre part, l'apparition de l'Acheuléen ne marque pas le déclin de l'oldowayen. Ces deux grands faciès technologiques perdurent pendant des centaines de milliers d'années et représentent le premier âge de la pierre taillée, ou paléolithique ancien.

L'observation au microscope électronique des traces d'utilisation - tracéologie - des bifaces révèle leur utilisation pour débiter des carcasses et, pour d'autres, tailler les végétaux. Les directions des stries comme l'état des tranchants indiquent des actions de sciage, de découpage, de grattage ou encore d'écrasement. Ces observations rappellent que seuls les outils lithiques nous parviennent . Tous les outils ou ustensiles en matière végétale  - épieux, bâtons à fouir, paniers , récipients divers - ont disparu à jamais , sauf dans de rares cas, comme des fragments d'épieux en bois trouvés à Kalombo Falls, au Kenya. Ceux en pierre ne sont que le dessus der la boîte à outils des cultures de la préhistoire .

Les premières traces d'utilisation du feu apparaissent vers 1,4 millions d'années . A Chesowonga au Kenya, les archéologues trouvent des plaques de terre ayant subi l'action du feu et quelques vestiges archéologiques à proximité. A Swartkrans , à la même époque en Afrique du Sud , des fragments d'os brûlés témoignent de la plus ancienne occupation d'une grotte . Ce sont là des traces ténues, mais il ne peut en être qu'ainsi. En effet, avant d'aménager de véritables foyers et de savoir fabriquer le feu , les hommes l'ont d'abord apprivoisé, puis domestiqué.

Homo ergaster vit dans les savanes arborées grâce à une double adaptation biologique et culturelle . Sa grande taille et ses capacités physiologiques en font un véritable chasseur . Cependant la chasse, le charognage, la collecte de nourritures végétales et l'obtention de matières premières s'organisent autour de camps de base. Les ateliers de boucherie , situés à l'écart du camp, deviennent plus nombreux . Les archéologues y trouvent des ossements d'animaux de différentes espèces ayant été décharnés . Les roches et les galets sont collectés parfois à plus d'une dizaine de kilomètres . Après une taille souvent grossière , ils sont rapportés au campement pour être taillés avec plus de précision. Avec le désir d'obtenir des outils aux formes plus complexes, ces artisans deviennent plus sélectifs sur le choix des matières premières. Celles nouvelles activités s'associent à un cerveau plus développé . Cependant, soulignons que si celui d'Homo ergaster  est absolument plus grand que celui des homininés contemporains, sa taille relative dénote d'un accroissement proportionnellement modeste en regard de celle corporelle . Il reste que l'une et l'autre exigent, chez homo ergaster , des apports nutritifs conséquents - actuellement , par exemple, notre cerveau représente 2% de notre masse corporelle mais consomme 20 % de l'énergie apportée par l'alimentation . On suppose que l'usage du feu et la cuisson des aliments , notamment des nourritures végétales , facilitent une digestion rapide des nourritures , ce qui favorise le développement et le fonctionnement d'un cerveau de taille importante. C'est une corrélation intéressante , bien que plusieurs centaines de milliers d'années séparent les plus anciens Homo ergaster des premières traces d'une maîtrise plus sûre du feu.

Paléogène (Paléocène, Eocène, Oligocène)  65 Ma, Néogène ( Miocène Pliocène) 23 Ma, Quaternaire ( Pléistocène, Holocène)2,6Ma         

L'expansion du genre Homo hors d'Afrique  

Homo ergaster est le premier homme et même le premier homininé à sortir d'Afrique. les preuves fossiles de cette première grande migration humaine proviennent de Dmanisi, en Géorgie. C'est d'abord la découverte d'une mandibule attribuée à Homo ergaster trouvée en 1992, puis deux crânes annoncés en 1999 et à nouveau en 2002. Les datations confirment un âge autour de 1,7 million d'années Les autres témoignages sont encore l'objet de controverses . Le fossile de Longuppo, daté de 1,8 millions d'années, est trop fragmentaire pour affirmer son appartenance au genre Homo. Le problème est tout autre à Java puisque les datations sont validées mais la provenance exaxte des fossiles humains demeure incertaine . Bien que l'anatomie de certains fossiles s'accorde avec une présence humaine entre 1,5 et 1 million d'années en Indonésie.

D'autres vestiges de l'expansion des premiers hommes proviennent de l'archéologie . Les plus anciens outils sont connus en Chine , à Renzidong, et datés de 2 millions d'années. Il en est de même pour divers sites du plateau de Potwar au Pakistan. Mais l'ancienneté de ces gisements n'est pas encore admise . Il en va autrement de Riwat, toujours au Pakistan ( 1,4 millions d'années ) et d'Ubeidiya au Proche Orient ( 1,7 millions d'années ) . Tous ces témoignages soutiennent une expansion d'Homo ergaster hors d'Afrique entre 2 et 1,5 millions d'années. 

Les plus vieux fossiles connus en Europe sont ceux de Ceprano en Italie et de Gran Dolina en Espagne . Ils datent de 900.000 à 800.000 ans . Les sites archéologiques les plus anciens remontent à 2.000.000 années , comme Chilhac, Saint Elbe et Blassac dans le Massif central ou Sept Fonds dans le Périgord . Leur authenticité archéologique ou leur âge reste discuté. Puis arrivent dans l'ordre, les sites d'Orce en Espagne , de Sandalja en Croatie, du Vallonet en France , de Stranska Skala en République tchèque, Nauwied en Allemagne, Irsenia en Italie, Soleilhac et Nohlac encore en France  , etc, tous compris entre 1,2 et 0,7 million d'années . Des hommes ont abandonné des outils en Europe bien avant 1 million d'années. De toute évidence , les premières pénétrations humaines sur ce continent sont le fait de petites bandes dont les vestiges sont très rares et d'autant plus difficiles à identifier comme tels.

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Les migrations précoces des bandes d'Homo ergaster s'expliquent facilement . Ces hommes sont de grande taille , endurants et de véritables chasseurs . Leur force, leurs armes et leur organisation sociale en font des prédateurs redoutables . Ils peuvent abbatre des animaux de grande taille comme disputer les cadavres aux autres carnivores. Les animaux que l'on trouve au côtés de ces hommes proviennent , eux aussi, des communautés des savanes africaines . Les lions, les Macaques, les panthères, les chevaux, les Antilopes, les éléphants migrent hors d'Afrique , occupent le Proche-Orient et vont jusqu'en Europe. Il y a une continuité écologique entre les savanes africaines et les steppes des climats tempérés chauds, Ce sont ces milieux qui soutiennent les plus grandes biomasses d'animaux de grande taille . En tant que chasseurs et charognards opportunistes, des populations d'homo ergaster on suivi naturellement les mouvements des faunes. Ces migrations découlent des changements climatiques.On peut supposer , c'est une hypothèse , que ces hommes vivent en partie dans les vastes savanes arborées d'Afrique centrale couvrant alors le Sahara . Au cours d'une période plus froide et surtout plus sèche , notamment vers 1,7 million d'années, certaines populations migrent vers le Sud, d'où leur apparition soudaine en Afrique de l'est , et d'autres vers le Nord . L'absence de données paléontologiques et archéologiques en Afrique centrale ne permet pas de tester cette hypothèse . Mais elle a le mérite d'expliquer l'expansion simultanée d'Homo ergaster en Afrique et dans les marges méridionales de l'Ancien Monde.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 08/03/2015