Paléoanthropologie 11

 CRO-MAGNON ET LES ORIGINES DE L'HOMME MODERNE

Les populations humaines actuelles appartiennent à une seule et même espèce : Homo sapiens. En dépit de quelques différences superficielles, toutes possèdent des caractéristiques génétiques, morphologiques et comportementales très homogènes. Cette réalité biologique plaide pour une origine récente de ces populations . Mais de profonds désaccords opposent les paléoanthropologues , les généticiens et même les linguistes à propose des origines géographiques et des modalités d'évolution de notre espèce. Nous sommes plus de 6 milliards d'hommes , nous avons décrypté notre génome qui se réduit à moins de 40.000 gènes, mais nous ne savons pas comment nous sommes devenus des hommes modernes. 

L'émergence des hommes anatomiquement modernes

Les hommes de cro-magnon occupent toute la terre depuis plus de 30.000 ans . Leurs origines ne sont ni australiennes ni américaines, car ces terres sont de colonisation trop récente, ni européennes ni indonésiennes à cause de la présence d'autres hommes. Restent l'Afrique , le Moyen-Orient et l'Asie. Ces régions de l'Ancien-Monde abritent des hommes depuis près de 2 millions d'années , moment où Homo ergaster a quitté le continent africain. Une telle dispersion géographique , à laquelle s'ajoute une grande mobilité des populations humaines complique les recherches de nos origines . Deux modèles s'affrontent  : celui du remplacement ( monogéniste ) et celui de la continuité régionale ( polygéniste ). voir : schémas 

Le modèle du remplacement soutient qu'une population émerge dans une région du monde et se répand rapidement jusqu'à supplanter toutes les autres populations humaines, qu'elles appartiennent à d'autres espèces ou pas. On l'appelle aussi modèle de l'Arche de Noé et, si l'on pense que ces populations viennent d'Afrique , le modèle Out of Africa. A l'opposé, le modèle multirégional suppose une continuité évolutive dans toutes les régions de l'Ancien monde . Les différentes populations modernes trouvent leurs racines au sein de populations locales plus anciennes et plus archaïques . Mais pour rendre compte de l'unité biologique de notre espèce  Homo sapiens , il est nécessaire de maintenir des flux génétiques entre toutes ces populations . Ce modèle, appelé aussi modèle du candélabre s'appuie sur une continuité génétique dans le temps et dans l'espace . Aucun des deux modèles ne suffit à rendre compte des données disponibles en paléoanthropologie comme en génétique et en linguistique comparées.  

Tour du monde des fossiles et des cultures 

Les hommes anatomiquement modernes apparaissent au début du pléistocène récent ( - 120.000 ans ). Leur crâne se caractérise par un frontal redressé. Le relief sur-orbitaire s'efface et chaque partie au-dessus de chaque orbite se subdivise elle-même en deux arches ( relief surciliaire et relief sus-orbitaire). La boîte cranienne contient un cerveau de plus de 1500 cm3 . Sa plus grande largeur se situe entre des boisses pariétales proéminentes ( forme en maison ). Sa voûte est très élevée et ses parois osseuses sont minces. Un chignon étire l'occiput vers l'arrière , mais ses reliefs sont très atténués. l'écaille de l'occipital domine largement un plan nucal considérablement diminué . La face encore large , se loge sous la partie antérieure de la boîte cranienne . Les dents antérieures restent développées alors que désormais la première molaire est la plus grande en raison de la diminution de ses homologues postérieures . Les os du nez sont fortement redressés. l'ouverture nasale devient haute et étroite . les pommettes s'orientent dans un plan frontal et surplombent des fosses canines très échancrées. La mandibule , bien que plus gracile que celle des autres hommes , se renforce de plusieurs bourrelets. Enfin, le caractère le plus saillant d'Homo sapiens est la présence d'un vrai menton. C'est le portrait des hommes modernes , mais en plus robuste.Il en est de même pour le squelette postcrânien qui porte de fortes marques d'insertions musculaires . Les membres ont des articulations développées . Les premiers représentants de notre espèce sont corpulent, plus charpentés. Ces caractères se mettent en place au cours de la fin du pléistocène moyen , entre -300.000 et -120.000 ans . Les fossiles précurseurs d'Homo sapiens sont appelés Homo sapiens archaïques . On suit un processus évolutif à la fois progressif et mosaïque tout à fait analogue à celui décrit pour les pré-Néandertaliens en europe . Seulement il s'inscrit dans une dimension planétaire qui complique la question des origines géographiques de l'homme moderne.

L'Afrique  

on trouve des hommes anatomiquement modernes en afrique du Sud ( Border Cave, Klasies River ) , en afrique de l'est ( omo Kibish 1, ngaloba) et en afrique du Nord ( dar es Soltan, djebel Irhoud). Selon les parties fossiles conservées , on note un menton , une écaille du frontal redressée, une région sus-orbitaire subdivisée, une forme en maison pour la boîte cranienne . La distribution de ces hommes étant panafricaine , la question d'une origine régionale est plus délicate à cerner. Quelques rares Homo sapiens  archaïques sont connue en afrique australe  ( saldanha, Florisbad ) et au Maghreb ( Sili Abderrahman, Carrière Thomas, Salé ). Cependant les meilleures traces d'une continuité évolutive régionale se trouvent en Afrique de l'Est : Omo Kibish 2, Ndutu Bodo, Kwabe et ceux de herto datés de 160.000 ansqui consolident la racine africaine . Cette liste de fossiles, malheureusement presque exhaustive , suggère la longue existence d'un groupe d'Homo sapiens archaïques  qui, au cours de la seconde moitié du pléistocène moyen , voit s'affirmer les tendances évolutives décrites précédemment. 

Le Proche-Orient

Des hommes anatomiquement modernes , appelés proto-Cro-magnon , occupent cette région depuis au moins 100.000 ans  ( Qazfeh, Skuhl ). Ils sont donc quasi contemporain des premiers Homo sapiens d'Afrique. Il est possible que leurs origines soient africaines , comme le confirment les crânes fossiles , mais celà n'a rien d'évident , surtout si certaines datations pour le site de skuhl et la mandibule avec menton tabun 2 confirment des âges d'environ 160.000 ans. Le fossile de zuttiyeh, atteste de la présence d'Homo sapiens archaïques dans cette région depuis au moins 200.000 ans . Même si les fossiles restent trop rares pour confirmer une évolution locale , les préhistoriens décrivent une continuité culturelle régionale depuis l'acheuléen jusqu'à un faciès culturel local appelé jahbroudien. Si des populations venues d'Afrique avaient remplacé des populations régionales , on devrait déceler quelques changements comparables à ceux décrits en Europe ; ce qui n'est pas évident en l'état des données disponibles. 

L'Asie continentale  

Les hommes anatomiquement modernes sont connus grâce aux crânes de Liujang et des niveaux supérieurs de la grotte de Zhoukoudian autour de 70.000 ans . Puis on trouve les hommes de Maba et de Xsujiayao à la limite du pléistocène récent. Ces derniers sont sensiblement plus archaïques . Mais il possèdent des caractères que l'on retrouve chez les formes plus récents et notamment dans les populations actuelles comme des incisives dites en pelle ( les bords latéraux de leur couronne portent des reliefs d'émail qui leur confère cette forme ), une face aplatie dans ses parties moyenne et supérieure et des mâchoires plus courtes avec des dents relativement plus petites , notamment pour les dernières molaires . Les prémices de ces caractères se retrouvent chez les Homo sapiens archaïques plus anciens comme ceux de Zhoukoudian, de Hexian et de Dali âgés de 300.000 à 200.000 ans . Les fossiles d'Asie continentale s'accordent avec une forte contribution des populations anciennes de cette région à l'émergence de l'homme moderne. 

L'Asie du Sud-Est et l'Australie.

Le crâne de Niah à Bornéo ( environ 40.000 ans ) et celui de Tabon aux Philippines ( environ 35.000 ans ) confirment l'expension des hommes anatomiquement modernes dans cette région . Leurs plus anciens précurseurs apparaissent avec deux crânes indonésiens de Wadjak, mal datés. Ils exhibent des caractères modernes à côté d'autres plus archaïques qui rapellent les hommes de ngandong ( plus de 200.000 ans ). Comme on l'a vu, la situation de l'apparition de Homo sapiens en Indonésie suppose des migrations au gré de la variation du niveau des mers. Certains hommes de Solo ( Ngandong ) suggèrent une dérive analogue à celle des Néandertaliens en Europe occidentale et leur remplacement vers -30.000. Cependant les crânes de Wadjak annoncent ceux des hommes modernes tout en conservant des caractères archaïques dont certains propres aux hommes de Ngandong. Le peu de fossiles disponibles et le manque de datations fiables ne permettent pas de résoudre le processus d'apparition d'Homo sapiens en Indonésie . On affronte une situation tout aussi complexe pour le peuplement de l'Australie . Plusieurs squelettes du lac Mungoindiquent la présence d'hommes anatomiquement modernes depuis 60.000 ans d'après la datation récente du squelette d'une femme . Ce squelette trouvé dans une sépulture , porte les plus anciennes marques d'une crémation partielle . Un autre squelette, celui d'un homme , indique un décubitus dorsal avec les mains ramenées sur le pubis . Les Aborigènes actuels enterrent leurs morts ainsi, les mains réunies pour protéger le pénis. La morphologie de ces fossiles comme les indices de pratiques funéraires très anciennes plaident pour une longue évolution régionale. L'ancienneté du peuplement d'australie remonte à plus de 60.000 puisque le site de Mungose trouve au sud-est de ce continent alors que les premiers hommes ont dû arriver par le nord-est, distant de plusieurs milliers de kilomètres. Les datations , encore très contestées , de quelques sites d'occupation humaine de la région du Kimberleyou de la terre d'Arnhem font remonter ces premiers débarquements à plus de 100.000 ans .

d'autres fossiles proviennent de la région des lacs Willandra, là où se trouve le lac mungo. Bien qu'ils soient plus archaîques , les datations les donnent pour plus récents  ( 30.000 ans ). Plus surprenant encore sont les fossiles de Kop Swamp, toujours dans cette province de Nouvelle Galles du sud. Datés de 15.000 ans , ils sont les plus archaîques des hommes fossiles d'australie. Bien que certains crânes portent des marques de déformations artificielles , ils conservent de nombreux caractères que l'on retrouve chez les hommes de ngandong, comme une boîte crânienne robuste, une région sus-orbitaire encore importante quoique subdivisée, une face plus prognathe , des dents développées et une mandibule aux reliefs assez puissants . Il y aurait eu plusieurs populations d'hommes dans cette région au cours du pléistocène récent. Les modalité du peuplement de l'Asie du sud-est et de l'australie sont loin d'être élucidées. La raison en incombe au peu de données disponibles mais aussi à l'insularité endémique des terres de cette région. Les isolements répétés et rompus des grandes îles actuelles de l'Indonésie favorisent les dérives génétiques . Il en va autrement de l'Australie . Même au cours des périodes glaciaires , quand l'abaissement du niveau des océans est extrême, un bras de mer large d'au moins 80 km sépare les îles de la Sonde et le Sahul formé par la réunion de l'Australie  et de la Nouvelle-guinée. C'est la mer de Timor qui n'a jamais pu être traversée par des mammifères ( ligne de Wallace ). Seuls des hommes , forcément accompagnés de femmes et certainement de jeunes , l'ont fait à plusieurs reprises . Cela signifie que des hominidés , des Homo sapiens , ont inventé des moyens de navigation hauturière depuis plus de 60.000 ans . Cela nous oblige à reconsidérer les voies de migration des hommes que l'on imaginait seulement capables de se déplacer à pieds.   

L'Europe 

L'Europe occidentale n'est certainement pas le berceau originel des hommes modernes. reste l'Urope centrale et orientale , en contact avec le Proche-Orient. Les hommes anatomiquement modernes  sont largement représentés entre 40.000 et 26.000 ans à Mladec, Dolnice-Vestonice et Predmosti en Moravie , Zlati)Kun en Bohème, Velika Pecina en Croatie , Hahnöfersand en Allemagne et ailleurs . Certains fossiles conservent des caractères apparemment néandertaliens comme à Mladec. D'autres rappellent les Proto-Cro-Magnon de Qafzeh, comme les hommes de Predmosti distants de 4000 km et de 70.000 ans . En fait, dans l'état actuel des pièces disponibles, on trouve peu d'éléments favorables à une continuité évolutive régionale et à des hybridations avec les Néandertaliens. On voit mal , en effet, qu'une telle situation ait pu se produire dans une région située entre deux autres , l'Europe occidentale et le Proche Orient, qui indiquent un processus de remplacement .

Une autre voie d'approche touche à l'archéologie préhistorique . L'expansion des hommes modernes en europe est associée à l'aurignacien. Il s'agit en fait d'une vaste complexe culturel qui couvre l'europe et le Proche-Orient entre -38.000 et - 20.000 ans. Il se caractérise par la fabrication dominante d'outils sur lames et lamelles  - grattoirs, pointes, burins, etc. A cela s'ajoute de l'outillage sur des matières animales comme l'os, l'ivoire et les bois de Cervidés Les pointes de sagaie à base fendue , les lissoirs, les épingles, les bâtons percés sont très présents dans l'aurignacien d'europe, plus rare au Proche-Orient. Jusqu'à présent, tous les restes humains associés à des cultures aurignaciennes sont de type Cro-Magnon. Mais une incertitude persiste car on ne connaît aucun reste humain dans l'aurignacien ancien. 

La transition entre les cultures du paléolithique moyen et celles du paléolithique supérieur est loin d'être simple . En Europe , des cultures longtemps considérées du paléolithique supérieur comme le châtelperronien, l'uluzzien et le szélétien sont associés à des Néandertaliens . Elles sont contemporaines de l'aurignacien. A Bacho Kiro en bulgarie et à Vindja en Croatie, des niveaux aurignaciens ont livré des restes humains fragmentaires qui évoquent les Néanderthaliens. Est-ce que des néandertaliens se sont installés dans un site occupé auparavant par des hommes modernes ou se sont ils engagés plus avant dans l'aurignacien ? On rencontre une situation tout autre au proche orient. Dans le seul site de Qafzeh, des homo sapiens anciens sont associés à des cultures du moustérien. Ce n'est que dans les niveaux supérieurs, vers 35.000 ans , que l'on trouve des hommes modernes dans un contexte aurignacien. De ces situations complexes on retient une certitude : l'association classique entre, d'un côté, le paléolithique moyen et l'homme de néandertal  et, d'un autre côté , entre le paléolithique supérieur et l'homme moderne en ressort erronée.

Au Proche-Orient, Boker tachtit est l'un des rares sites de transition culturelle entre le moustérien et l'aurignacien.Il installe une tradition locale qui se poursuit avec les sites de Erq-el-Ahmar et de Kébara. C'est la culture ahmarienne considéréesouvent comme à l'origine de l'aurignacien entre -43.000 et -35.000 . Dans la même région et à la même époque se développent d'autres cultures ( Ulmm El Tiel, Kasr Akil, Amud ). On constate l'essor de différentes traditions techniques contemporaines , certaines issues du moustérien avec un débitage levallois , d'autres dédiées au seul débitage lamellaire caractéristique du Paléolithique supérieur . La transition passe moins par l'apparition d'outils sur lame que par les techniques d'obtention des lames . En effet cette obtention par débitage Levallois est presque aussi ancienne que l'invention de la méthode elle même . on connaît aussi plusieurs sites anciens entre 300.000 et 100.000 ans au Proche-orient ( Yabroud, Hayonim ) et en europe ( Saint-Valery-sur-Somme , Seclin, Rheindahlen ) ayant fourni des outils sur lame . Quant à l'aurignacien proprement dit, il éclate à l'échelle européenne vers -38.000 ans  ( Bacho-Kiro en bulgarie , Castillo et l'Arbreda en espagne , abri romani en italie etc... ). Ce n'est qu'à partir de ce moment là qu'on peut dire qu'il s'agit d'hommes de cro-Magnon. 

L'état des données pertinentes sur les origines et l'expansion de l'homme moderne ne s'accorde avec aucun des deux modèles classique, celui de l'Arche de Noé ou celui du candélabre. C'est en Afrique et surtout en Afrique de l'Est , que l'on suit une continuité évolutive depuis les homo sapiens archaïques jusqu'aux hommes anatomiquement modernes . Il en est de même pour les transitions culturelles entre le Middle stone Age et le Latestone Age . De là, plusieurs populations ont migré et se sont retrouvées au Proche Orient, étape obligée . Elles en ont rencontré d'autre de la même espèce Homo sapiens et se sont mélangées. La diversité des traditions culturelles s'accorde avec une multitude d'échanges entre toutes ces populations . Puis certaines d'entre elles se sont engagées vers l'ouest, d'abord en europe centrale puis en europe occidentale . Ces hommes de Cro-Magnon au squelette longiligne mais néanmoins robuste conservent une morphologie adaptée à la vie dans les savanes . Ils finissent par supplanter les Néandertaliens après, là aussi, plusieurs millénaires de cohabitation attestée par l'archéologie préhistorique . A terme , ce n'est pas une espèce qui supplante d'autres , mais des populations d'une seule espèce, Homo sapiens, qui des populations d'une seule espèce Homo sapiens, qui succèdent aux autres populations de la même espèce et d'autres espèces , en l'occurrence Homo néanderthalensis.

Les modalités d'apparition d'Homo sapiens en Asie orientale sont plus difficiles à suivre . D'une part l'archéologie préhistorique , bien moins documentée, apporte trop peu d'information . D'autre part la paléoanthropologie souligne une forte  continuité évolutive régionale . Celà ne signifie pas que les populations asiatiques modernes s'enracinent sur une lignée isolée  depuis des centaines de millénaires. En fait , il n'y a jamais eu de rupture de flux génétique conséquent entre les populations d'Asie continentale et les autres . Ils semble que les populations régionales d'Homo sapiens archaïque  contribuent de manière très significative au pool génétique des populations modernes de l'homme moderne en Asie du Sud - Est  et en australie sont beaucoup plus confuses . Certaines populations ont été remplacées alors que d'autre indices s'accordent avec la transmission de caractères  présents parmi des populations d'Homo sapiens   archaïques locales . Cela se complique aussi du fait que les hommes ont inventé la navigation bien plus tôt qu'on ne l'imaginait.

Les origines de notre espèce d'Homo sapiens  semblent complexes mais s'accordent avec ce que l'on observe pour d'autres espèces  . Il y a une continuité graduelle , qui se décline à la fois dans le temps et l'espace, entre des populations qui occupentles grandes aires continentales et des discontinuités plus ou moins marquées avec des populations périphériques et insulaires . En fait, c'est à force de vouloir imposer des modèles à la fois trop simplistes et trop contradictoires que l'on rend cette question encore plus difficile à appréhender. Cette recherche à travers les données de la paléoanthropologie et de la préhistoire a ses limites , celle inhérente à l'état très discret des données. Une autre voie de recherche prometteuse s'ouvre avec la génétique des populations .

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Date de dernière mise à jour : 13/01/2016